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RC Lens : ce que pourrait être le 11 titulaire des “Sang & Or”
Photo Panoramic

RC Lens : ce que pourrait être le 11 titulaire des “Sang & Or”

Si aujourd'hui le RC Lens végète en Ligue 2 entre mauvais résultats sportifs (10ème place) et gestion financière douteuse (l'affaire Mammadov), il est une chose qu'on ne peut lui enlever : son centre de formation de la Gaillette et l'un des meilleurs du pays. Pour vous en convaincre, voici un petit tour d'horizon des joueurs formés durant au moins 2 années au RC Lens au début de leur carrière. Si le club avait eu les moyens de les garder, les sangs et or seraient certainement l'un des seuls club de Ligue 1 à pouvoir rivaliser avec l'ogre parisien. Nostalgie quand tu nous tiens...

Voici le  11 de départ et les cinq remplaçants que nous vous proposons : supporters lensois, sortez les mouchoirs…

GB – William Dutoit (Saint-Trond, BEL)

C’est sans doute le moins connu des 16 joueurs présents dans la liste. A sa sortie de la Gaillette où il reste de 2005 à 2007, le jeune gardien de but ne signe pas de contrat pro à Lens qui ne le conserve pas – seulement 4 match avec la CFA en 2 saisons -. Il part alors rouler sa bosse en CFA2, à Belfort puis à Vesoul (29 matchs) dans le but de se faire repérer par des clubs de l’étage supérieur, en vain. Il prend alors la direction de la Belgique et de sa 2ème division (Tweede Klasse) et plus particulièrement du petit club du Royal Boussu Dour Borinage avec qui il parvient peu à peu à s’installer en tant que gardien N°1  en jouant le maintien (73 matchs en 4 saison). Début de la saison 2014, il est alors repéré par Saint-Trond, qui le récupère et en fait son titulaire du poste dans une équipe qui joue la montée et va brillamment l’obtenir, permettant à William Dutoit de découvrir cette année à 27 ans la Jupiter League, la première saison de sa carrière dans l’élite ! Et le moins que l’on puisse dire c’est que son adaptation est une réussite avec 18 matchs sur 18 en tant que titulaire. Mieux, il a fait le “buzz” le 7 novembre dernier en…marquant un but décisif synonyme de match nul (1-1) à la 93ème minute contre Lokeren, en reprenant dans les 6 mètres un ballon mal dégagé par son homologue sur le corner de la dernière chance.

AD – Serge Aurier (PSG, France)

Né à Ouragahio en Côte d’Ivoire, il rejoint ses parents à Sevran, en Seine Saint-Denis (son père y était employé à la ville) à l’âge de douze ans. C’est là que le gamin d’Abidjan va s’ épanouiet débuter dans le football. A 14 ans, il prend la direction de Lens et de la Gaillette, son centre de formation, où il va vite se révéler comme un des patrons de toutes les équipes de jeunes des sangs et or. Vice-champion de France U17 et Champion U19, il gravit les échelons avec le brassard de capitaine, jusqu’à l’équipe réserve en CFA.Le 22 décembre 2009, à seulement 17 ans (moins 2 jours !), il joue son premier match de Ligue 1 contreSaint-Étienne en remplaçant au pied levé Marco Ramos blessé. Au total il joue 5 matchs de championnat et va s’imposer dès le début de la saison suivante comme un titulaire en puissance dans le couloir droit du RCLens, le tout à 18 ans, au côté d’un autre prodige, Raphael Varane. A l’issue de la saison 2010-2011, leclub est relégué en Ligue 2 mais malgré l’appel du pied de plusieurs écuries anglaises - Manchester City, Sunderland, Fulham - Aurier décide de prolonger l’aventure Lensoise en prolongeant même son contrat jusqu’en 2015. Le club ne parvenant pas à retrouver l’élite au cours de l’exercice 2011-2012 – décevant 12ème de Ligue 2 -, Aurier en accord avec ses dirigeants quitte son club formateur poucontinuer sa progression à l’étage supérieur et s’engage avec Toulouse contre un chèque de 1,3 million d’euros plus bonus. Le joueur de 21 ans débarque alors dans la ville rose comme doublure du serbe Pavel Ninkov (10 matchs la première année) mais prend les reines du couloir droit dès la saison suivante où il s’imposecomme un des meilleurs joueurs de son équipe dans le 3-5-2 mis en place par Alain Casanova. C’est d’ailleurs à ce moment qu’Aurier connait sa 1ère sélection avec les éléphants de la Côte d’Ivoire : alors qu’il jouit de la double nationalité franco-ivorienne, il prend le temps de la décision alors que de nombreux observateurs voient en lui le futur latéral de l’Équipe de France en remplacement de Bacary Sagna. Mais lejoueur prend tout le monde de court et décide de représenter le pays du contient africain qu’il estime“avoir plus besoin de lui”. Sa 3ème saison à Toulouse est celle de l’envol : 6 buts, 6 passes décisives et une place dans l‘équipe type de l’année aux trophées UNFP : il n’en fallait pas moins pour attirer l’œil du PSG qui jette son dévolu sur le joueur pour en faire le successeur de Van der Wiel au poste de back-droit(comme disent les belges) de la défense parisienne. Montant de l‘opération : 10 millions d’euros (prêt + option d’achat obligatoire pour déjouer le fair-play financier). Depuis, Aurier s’est imposé dans la capitale et certains voient même en lui l’un des 5 meilleurs arrière-droit actuels dans le monde.

DC - Raphaël Varane (Real Madrid, Espagne)

Raphaël Varane arrive dès l’âge de 9 ans au RC Lens chez les poussins, il y restera pendant 9 ans jusqu’à sa majorité mais aura réussi l’exploit de marquer l’histoire du club en quelques mois. Le joueur, né chez le voisin rival Lillois et de père Martiniquais. Peu de gens le savent, mais tout a bien failli s’arrêter à l’âge de 13 ans pour Raphaël, quand il est stoppé dans son élan par la maladie d’Osgood-Schlatter, qui lui provoque des douleurs intenses dans le genoux gauche, jusqu’à l’immobiliser complètement pendant 4 mois. Quand il fait son retour, c’est le genoux droit qui lâche, rebelote avec 4 mois d’absence. En pleine croissance, cette double blessure aurait pu être fatale pour la suite de sa carrière mais il n’en sera rien bien au contraire : ces 8 mois d’indisponibilité vont l’endurcir mentalement et le préparer à affronter la suite. La suite justement, c’est un Varane qui survole toutes les équipes de jeunes, qui mets des buts du milieu du terrain quand il joue en 6 devant la défense, et s’éclate aux côtés de ses copains de la génération 93 : Kondogbia et Hazard brother. Raphaël le bien élevé, Raphaël le gendre idéal séduit tout son monde du côté du stade Félix Bollaert, à commencer par l’entraineur de l’époque Jean-Guy Wallemme qui le lance dans le bain de la Ligue 1 à seulement…17 ans ! Et tout va aller très vite pour lui car il a déjà tout : élégance, jeu de tête, relance, intelligence et maturité, le tout avec la sérénité d’un “papa” de 35 ans. 23 matchs de Ligue 1 plus tard, Manchester United et le Real de Madrid se tirent la bourre pour attirer la petite merveille dans leurs filets, et c’est Zizou en personne, transformé en conseillé du  président, qui appelle le jeune homme – à peine majeur et en pleine révision de son Bac Économique et Social qu’il obtiendra quelques jour plus tard – pour le convaincre de rejoindre la Casa bianca (la maison blanche). Montant de l’opération : 10 millions d’euros, hors bonus pour un contrat de 6 ans ! Pour sa 1ère saison chez les Merengue, Varane est le 3ème défenseur central dans la hiérarchie, derrière le doublette Pepe-Sergio Ramos mais prend tout de même part à 15 matchs (Liga, Copa del Rey et Ligue des Champions) en tout et pour tout, prenant même la peine d’inscrire un but en championnat d’une aile de pigeon, devenant le 4ème plus jeune buteur de l’histoire du championnat, le 1er non-espagnol. La suite coule de source pour le français qui s’installe peu à peu dans la charnière du Real grâce à son assurance, qui lui vaut d’être surnommé Don Limpio soit “Monsieur Propre” de l’autre côté des Pyrénées. Quatre ans après son arrivée, Varane en est déjà à 134 matchs disputés avec le maillot merengue, le tout à 22 ans et on le compare déjà à Fernando Hierro, une des légendes de la maison blanche. Le tout saupoudré de 27 sélections en Équipe de France dont il est destiné à devenir un capitaine en puissance. Propre.

DC – Thimotée Kolodziejczak (FC Séville, Espagne)

Né à Arras, Thimothée arrive au RC Lens à l’âge de 9 ans où il intègre année après année les différentes équipes de jeunes des sangs et or. D’origine martiniquaise de par sa maman et polonaise de par son papa,il intéresse vite de grandes écuries européennes comme Manchester United, attirées par les qualités physiques et la polyvalence du jeune joueur - il peur jouer arrière-gauche ou défenseur central - Pour blinder son poulain, Lens va proposer au joueur un contrat professionnel de 5 ans. Le défenseur refuse cette offre et préfère s’engager avec L’Olympique Lyonnais, qui domine alors le football français dans les grandes largeurs. L’opération est conclue sous la forme d’un prêt avec option d’achat fixée à 3 millions. Chez les gones, Kolo arrive pour jouer les doublures, tantôt de Fabio Grosso, tantôt d‘Anthony Réveillère.Mais dans une équipe qui tourne à plein régime, le joueur n’aura que rarement sa chance, L’OL préférant confier le poste d’arrière gauche à des joueurs d’expérience : Aly Cissolkho ou Mouhamadou Dabo viendront garnir les rangs lyonnais à son poste, poussant le joueur vers la sortie. Juin 2012 il s’engage donc 4 ans en faveur de l’OGC Nice, où il va littéralement exploser au plus haut niveau. En 2 saisons passés au Stade du Ray, Thimotée devient un titulaire en puissance et l’un des meilleurs latéraux du championnat : avec 71 matchs de Ligue 1 en 2 saisons et quelques matchs d‘Europa League, il attireforcément l’œil des recruteurs européenet c’est le FSéville qui va être le plus convaincant pour le signer contre un chèque de 4 millions. Après quelques mois d’adaptation à la Liga, il gagne ses talons de titulaires dans le 11 andalous et remporte en juin dernier la Ligue Europa avec son équipe en battant en finale les Ukrainiens du Dnipro. A ce jour, il n’a jamais été appelé en Équipe de France A, alors qu’il a été de toutes les sélections des équipes de jeunes (U17 , U19, Espoirs), ce qui pousse le joueur à se demander s’il nedoit pas se tourner vers la Pologne, le pays de son papa, pour avoir un avenir international. A moins qu‘on lui donne sa chance après le départ à la retraite de Patrice Evra. Seul problème, il joue désormais plus dans l’axe de la défense à Séville que dans le couloir gauche, et à ce poste, un avenir en bleu semble impossible à ce jour (Varane, Koscielny, Mangala, Laporte, Sakho…)

AG – Benoit Assou-Ekoto (AS Saint-Étienne, France)

Comme son compère Kolo, il est né à Arras dans le Pas-de-Calais, ce qui lui vaut naturellement d’arriver au RC Lens dès ses 10 ans où il rejoint son grand frère Mathieu – de 6 ans son aîné - , avant d’intégrer la Gaillette à 14. A 17 ans, il intègre la réserve des sangs et or en CFA et ses bonnes performances lui permettent de pousser le sportes de léquipe première dès la saison 2003-2004 à seulement 20 ans, tout d’abord en tant que doublure de Yann Lachor. La saison suivante, il profite de la blessure de ce dernier pour s’installer dans le onze de départ et ne le quittera plus durant les deux saisons à venir. Au total, il jouera quelques 83 matchs avec le Racing, avant de s’envoler vers l’Angleterre, considérant la Premier League comme l’endroit idéal pouassouvir son ambition, comme le prouve cette déclaration symbolique du caractère du garçon : “rester en France pour tourner en rond, ça ne m’intéressait pas ! En France tu joues quatre gros matchs par an : Lyon, Paris puis le derby face au LOSC”. Direction donc les Spurs de Tottenham où il s’impose vite comme le “back gauche” titulaire indéboulonnable dès sa 1ère saison en 2006, à seulement 22 ans. 223 matchs et 4 buts plus tard, Assou-Ekoto s’est fait un nom outre manche, et est devenu international camerounais – 23 sélection – le pays de son père. Sous le maillot des lions indomptables, il va aussi faire le buzz par quelques sorties médiatiques comme cette interview en 2011 où il déclare “l’équipe de 2010 et celle d’aujourd’hui n’a rien à envier aux Lions de 1990. Mais à cette époque, ils avaient plus à cœur de prouver au peuple camerounais qu’ils pouvaient répondre à leurs attentes. Il n’y avait pas de problèmes d’ego. Maintenant chacun joue dans un grand ou un “pseudo” grand club et arrive en sélection en se disant qu’il est quelqu’un”Jugé responsable des guerres intestines quipourrissent la sélection par Javier Clemente et son staff - au même titre qu’Alex Song par exemple -  il est mis à l’écart de la sélection. Mais en novembre 2011, le nouveau sélectionneur fait appel à lui afin de le remplacer. Assou-Ekoto refuse de revenir en sélection considérant que sa mise à l’écart était un « affront » et que le mal des Lions va au-delà d’un simple changement de l’encadrement technique“. Ambiance.Laissé libre par Tottenham en février 2015, il effectue son retour en Ligue 1 et s’engage fin juin avec l’AS Saint-Étienne et récupère le poste de latéral gauche laissé vacant par le départ de Frank Tabanou à Swansea.

MC – Mohamed Diamé (Hull City, Angleterre)

Pensionnaire de l’INF Clairefontaine de 2000 à 2003 (promotion 1987), Mohamed rejoint à l’âge de 16 ans le RC Lens où il va faire ses classes avec des U17 à l’équipe réserve en CFA. Considéré par certains comme le nouveau – et regretté – Marc-Vivien Foé, bien qu’il soit d’origine sénégalaise et non camerounais, il signe professionnelau début de la saison 2006-2007 à l’âge de 19 ans. Malheureusement pour lui, tout ne va pas se passer comme prévu car un examen décèle chez le jeune homme une malformation cardiaque durant la préparation de la saison. Tout semble indiquer qu’il ne pourra pas disputer de matches au plus haut niveau et il passe donc sa saison loin des terrains courant d’expertises en expertises : le joueur pense alors que la fin de sa carrière est imminente, d’autant que le RC Lens rompt son contrat et le joueur se retrouve sur le carreau. Un club ne va pas se montrer aussi frileux et laisse sa chance au joueur : il s’agit du CD Linares, en…3ème division espagnole ! La-bas, le joueur se reconstruit un physique de champion et effectue unesaison complète : le voici rassuré sur ses capacités physiques à exercer son métier au plus haut niveau.Son abatage au milieu du terrain saute aux yeux de clubs plus huppés et il rejoint alors le Rayo Vallecano,club de 2ème division de la banlieue madrilène. Auteur d’une année impressionnante Diamé attire les convoitises de plusieurs clubs européens, notamment anglais. Et c’est ainsi qu’en aout 2009, après seulement deux saisons dans les basfonds du championnat espagnol, le joueur est recruté à Wigan, club de Premier League ! Toutefois, une semaine plus tard, le transfert est mis en attente, la visite médicale ayant décelé à nouveau des anomalie cardiaques. Finalement, tout est bien qui finit bien pour Diamé qui devient officiellement un joueur des “Latics” le 21 aout 2009. Il y disputera la bagatelle de 103 matchs (pour 7 buts) en 3 saisons et deviendra l’un des chouchous du DW Stadium. Laissé libre à la fin de la saison 2012, il rebondit à West Ham dans la banlieue de Londres et s’installe comme un titulaire en puissance dans l’entre-jeu des Hammers, en attestent ces 79 matchs en 2 saisons ! Aujourd’hui, Diamé continue d‘arpenter les pelouses de Premier League sous les couleurs des Tigers de Hull City, preuve en est qu’il est devenu l‘un des milieux de terrain qui comptent dans le meilleur championnat du monde. Enparallèle, le joueur est devenu internationasénégalais – 23 sélections - depuis 2010 bien qu’il ne soit plus appelé ces derniers mois sous la houlette d‘Aliou Cissé qui lui préfèrent le lillois Idrissa Gueye ou encore Pape Kouly Diop.

MC – Geoffrey Kondogbia (Inter Milan, Italie)

C’est à l’âge de 11 ans en 2004 que Geoffrey débarque au RC Lens. Fort d’un talent certain, le jeune joueur va passer directement de l’équipe U17 à l’équipe première sans passer par les U19 ni la réserve lensoise, comme ses acolytes Varane et Aurier. C’est ainsi que Kondogbia signe son premier contrat professionnel en avril 2010 et effectue ses débuts avec les pros le 21 novembre de la même année contre Lyon. Lors de cette saison il ne prend part qu’à 3 rencontres mais le joueur à pris rendez-vous pour la suivante. Dès l’exercice 2011-2012, à seulement 18ans et demi, il s’installe comme un titulaire en puissance dans le 11 de départ des sang & or, bien que le club officie désormais en Ligue 2.  Malgré une décevante 12e place pour le RCL, Kondogbia a su se mettre en valeur grâce à son abattage à la récupération et son aisance technique ce qui attire l’œil des plus grandes écuries européennes. Le club connaissant de graves difficultés financières, Geoffrey est invité à quitter son club formateur et le président Gervais Martel accepte une offre de 4 millions d’euros de la part du FC Séville en Liga. Remplaçant en début de saison, il connait sa première titularisation le 5 octobre 2012 lors de la 7e journée contre le Celta Vigo et une défaite 2-0. Il s’impose ensuite petit ) petit comme un titulaire indiscutable à partir de la 13e journée de la Liga et une déroute face à l’Atletico Madrid (0-4). Au total il prend part à 31 matchs de championnat et se fait un nom sur la scène européenne grâce à sa 1ère sélection en Équipe de France le 8 août 2013 lors d’une rencontre amicale face à la Belgique. Malgré cette réussite, le joueur ne souhaite pas rester en Andalousie et il paye lui-même sa clause de résiliation à hauteur de 20 millions d’euros (!) pour être libre de s’engager dans le club de son choix. Alors qu’il est annoncé un peu partout dans les plus grands clubs d’Europe comme le Real Madrid, l’Inter ou le Milan AC Kondogbia surprend tout son monde en rejoignant l’AS Monaco qui vient de retrouver l’élite et qui accepte de lui “rembourser” sa clause libératoire de 20 millions d’euros, pour 5 ans. Sur le rocher monégasque, le fait que le club ne dispute pas de Coupe d’Europe est atténué par un recrutement ambitieux qui vise une qualification directe en Ligue des Champions avec des stars à tous les étages : Falcao, James Rodriguez, Moutinho, Toulalan, Abidal ou encore Berbatov. Objectif atteint puisque l’ASM termine second derrière l’intouchable PSG et se qualifie pour la phase de groupes de la Ligue des Champions 2014-2015. C’est sans doute ce qui pousse le joueur a continuer l’aventure monégasque et bien lui en a pris car le club est étincelant sur la scène européenne et pousse l’aventure jusqu’en 1/4 de finale de la coupe aux grandes oreilles, seulement éliminés par le futur finaliste, la Juventus de Turin (0-1/0-0) après avoir notamment éliminé Arsenal en 1/8ème avec un Kondogbia étincelant. Auteur d’une grosse saison, il est désormais courtisé par de plus en plus de grands clubs européens et plus précisément les 2 clubs de Milan qui se déchirent pour attirer le joueur en Lombardie. Au final, Kondogbia choisit l’Inter de Milan et dans l’opération Monaco récupère la coquette somme de 40 millions d’euros (!). Avec un tel montant,  il devient le 3ème joueur le plus cher acheté par l’Inter, derrière Hernan Crespo et Cristian Vieri mais devant Ronaldo le brésilien ou Zlatan Ibrahimovic ! L’attente autour du joueur ne semble pas avoir d’incidence sur son adaptation puisqu’il prend par à 12 des 15 premiers matchs d’une équipe de l’Inter qui pointe en tête de la Serie A devant la Fiorentina et le Napoli ! (10v, 3n, 2d).

MG – Kevin Monnet Paquet (AS Saint-Étienne, France)

Natif de Bourgoin-Jallieu au pays du rugby et d’origine Rwandaise, Kevin Monnet-Paquet – KMP de surnom – débarque à Lens à l’âge de 10 ans et y fait toutes ses gammes comme la plupart des ses petits camarades déjà évoqués. En 2006, il fait ses débuts en Ligue 1 avec son club formateur à l’âge de 18 ans seulement, juste avant de terminer meilleur buteurs du championnat d’Europe U19 avec les mini-bleus. Il refuse alors d’être prêté en Ligue 2 chez le voisin de Boulogne-sur-Mer, persuadé de pouvoir s’imposer au sein de l’effectif sang & or malgré son jeune âge. L’avenir lui donne en partie raison car dès 2007 il s’installe dans la rotation de l‘effectif lensois et marque même ses premiers buts en Ligue 1 – 2 en 2007 -. La saison suivante, le Racing est relégué en Ligue 2 et KMP devient un titulaire en puissance avec 7 buts en 35 matchs et participe activement à la remontée en Ligue 1. Il choisit de prolonger l’aventure du côté de Felix-Bollaert, conforté par son tout nouveau statu d’international espoir. Lors de l‘exercice 2009-2010 à l’échelon supérieur, il marque seulement 4 buts mais en étant repositionné sur l’aile de l’attaquelensoise. Fort de 5 saisons passées en pro sous le maillot sang & or, le joueur aspire à une nouveau challenge et privilégie la Ligue 1 pour la suite à donner à sa carrière : c’est ainsi que dans les dernières heures du mercato estival, il est prêté avec option d’achat au FC Lorient pour la saison 2010-2011. Il devient alors vite incontournable sur le flanc gauche des Merlus, disputant 137 matchs de Ligue 1 lors de ses 4 saisons qu’il va passer au club, devenant l’un des chouchous du Moustoir. Fin 2014, KMP a des envies d’ailleurs et notamment de goûter aux compétitions européennes : c’est pour cette raison qu’il décide d’accepter l’offre stéphanoise quand Christophe Galtier le coach de l’AS Saint-Etienne cherche à le faire venir dans le Forez. Le joueur signe pour 4 ans à l’ASSE et découvre la Ligue Europa où il prend part aux 7 matchs de la campagne des verts en 2014 de même que cette année lors de la saison 2015-2016 où il marque même un but contre la Lazio de Rome en phase de poules. En championnat, il s’est également imposé comme un titulaire en puissance  avec près de 40 matchs en une saison et demi – 3 buts – et fait aujourd’hui parti des meilleurs ailiers de la Ligue 1.

MD – Adel Taarabt (Benfica, Portugal)

Né à Fes au Maroc, Adel Taarabt débarque en France dès l’âge de 9 mois avec sa famille dans la banlieue de Marseille où il passe son enfance jusqu’à ses 9 ans : c’est à ce moment qu’il intègre le RC Lens, avant d’intégrer le centre de formation 3 ans plus tard. Dès son plus jeune âge, il est tout de suite catalogué comme un joueur d’une aisance technique au dessus de la moyenne avec un jeu à risque(s) basé sur la provocation balle au pieds, mais aussi au niveau de son comportement…Premier exemple en date, en 2006 le joueur à peine âgé de 16 ans il dispute un match son 1er – et seul – matche de Ligue 1 à l’occasion d’un Sochaux-Lens, et en vient aux mains avec son propre coéquipiers, le latéral gauche Grégory Vignal : il quitte alors le terrain sans prévenir et laisse ses équipiers finir le match à 10 plongeant son entraineur sans une colère noire. La réaction du club est sans appel : dès janvier 2007 il est prêté à sur le champs à Tottenham en Premier League, avec une option d’achat d’un montant de 4 millions d’euros qui sera levée en juin de la même année. Durant les 2 saisons qui suivent, il n’arrive pas à s’imposer au sein de l’ équipe fanion des Spurs – seulement 8 bouts de matchs – et se fait donc prêter aux Queens Park Rangers, autre club londonien évoluant en Championship (2ème division). Son prêt est renouvelé pour la saison 2009-2010 Là-bas, le joueur va littéralement va progressivement exploser au grand jour et mettre l’Angleterre du football à ses pieds. 2010 : en 41 matchs il marque 7 buts et délivre 11 passes décisives, mais c’est surtout l’année suivante qu’il va se révéler avec 19 buts et 23 (!) passes décisives, contribuant grandement à la montées des QPR en Premier League. Il est élu meilleur joueur de Championship et est transféré de manière définitive dans son club. A partir de 2012, il découvre la Premier League, toujours avec QPR et si son influence sur le jeu de son équipe est en baisse, il joue toujours autant et marque encore quelques buts qui font le buzz sur la planète football – 7 buts en 58 matchs de Premier League. A l’issue de la 1ère partie de la saison 2014, le joueur, devenu entre temps international Marocain – il compte aujourd’hui 17 sélections, alors qu’il fut international français U17 – ne jour presque plus dans son club et n’est plus en odeur de sainteté : sa direction, lassée de ses problèmes extra-sportifs, décide de le prêter au Milan AC où il découvre pour la League des Champions. Son adaptation en Lombardie est aussi rapide que son transfert avait été qualifié de surprenant par les observateur : en 14 matchs de Serie A il marque 4 buts et délivre 2 passes décisives ! Cependant, le prêt n’ayant pas d’option d’achat, il retourne à Tottenham qui ne veut plus du joueur dans ses rangs et le transfère de manière définitive au Benfica Lisbonne où il se trouve actuellement. A près 6 mois au Portugal, l’adaptation de Taarabt est pour le moins difficile puisqu’il n’a joué aucun match avec l’équipe première, étant sanctionné disciplinairement – aperçu en discothèque à 3h du matin la veille d’un match, multiples retard à l’entrainement et infractions au code de la route - par son entraineur jusqu’à la trêve ! Itinéraire d’un talent gâché…

MOF - Thorgan Hazard (Borussia Mönchengladbach, Allemagne)

Le “petit frère de” (en l’occurrence Eden, 10 de Chelsea et de l’équipe nationale belge, une des “stars” mondiale du ballond rond) est comme toute la fratrie (ils sont 4 frères) né à la Louvière, et c’est à 14 ans qu’il intègre le centre de formation du RC Lens alors que son aîné a intégré lui quelques années plus tôt celui du rival nordiste du LOSC : “les deux clubs étaient intéressés mais avec mes parents, on a préféré Lens pour éviter les comparaisons avec Eden. Après un parcours classique au sein des équipes de jeunes des sang & or, Thorgan Hazard intègre lors de la saison 2010-2011 la CFA du club, juste après avoir signé son premier contrat professionnel.  La saison suivant va voir le jeune belge promu en équipe première :  il effectue ses débuts en Ligue 2 lors de la défaite du RC Lens face à Reims (0-2) en ouverture de la saison 2011-2012. Présent sur le banc de touche au coup d’envoi, Thorgan Hazard entre en jeu à la 64e minute pour remplacer Serge Aurier, autre pépite de la Gaillette. Dès lors, il continue à faire quelques apparitions avec les pros mais n’est titularisé qu’à six reprises, ce qui n’empêche pas les plus grands clubs européens de le suivre, conscient du réel potentiel du joueur et pas ses “gènes” Hazard….A l’issue de la saison de Ligue 2, le Racing termine à une décevante douzième place et doit faire face à des soucis financiers qui l’obligent à se séparer de ses plus fortes valeurs marchandes, comme Serge Aurier ou Thorgan Hazard. Le 24 juillet, les londoniens de Chelsea annoncent avoir trouvé un accord avec Lens au sujet du transfert du joueur peu de temps après l’arrivée de son grand frère Eden. Le montant du transfert est estimé à 500 000 euros mais le club précise aussi que Thorgan Hazard n’intégrera simplement que l’équipe réserve dans un premier temps. Soucieuse de lui donner un peu plus d’expérience et de le faire jouer à une niveau supérieur que la réserve londonienne,  Chelsea décide d’envoyer Hazard vers le club de Zulte Waregem et la Jupiter League, sous la forme d’un prêt d’un an sans option d’achat. Après un court temps d’adaptation, il gagne un statut de titulaire dans l’une des équipes en forme du pays qui joue le haut de tableau de la Jupiler League. Il est aussi appelé chez les espoirs de la Belgique et boucle sa première saison en tant que titulaire avec 5 buts et 10 passes décisives en 38 rencontres disputées. Le 29 mai 2013, Thorgan Hazard connaît sa première sélection avec la Belgique en rentrant en jeu lors de la victoire face aux USA en match amical. En quête de temps de jeu pour le jeune belge, Chelsea décide de le laisser en prêt à Zulte Waregem pour la saison 2013-2014 et Thorgan va littéralement exploser ses stats avec 14 buts et 17 passes décisives en 39 matchs, devenant le meilleur passeur du championnat et le Soulier d’or belge de la saison. En fin de saison, il figure parmi les 30 joueurs pré-sélectionnés pour participer à la Coupe du Monde avec la Belgique mais figure finalement parmi les réservistes. En juillet 2014, Chelsea prête de nouveau le joueur mais dans un championnat plus relevé : la Bundesliga. C’est le Borussia Monchengladbach qui rafle la mis et fait rapidement confiance au joueur dans son 11 de départ : 28 matchs de championnat et 9 de League Europa, pour un total de 4 buts et 10 passes décisives. Très acclimaté au sein de l’équipe allemande et après plusieurs refus de Mourinho, les deux clubs trouvent un accord pour un transfert définitif du joueur pour un montant de 8 millions d’euros et un contrat qui court jusqu’en 2020.

ATT – Nolan Roux (AS Saint-Étienne, France)

La natif de Compiègne n’arrive à Lens et à la Gaillette qu’à l’âge de 16 ans, en 2004. Très vite, il s’impose à la pointe de l’attaque des U17 et des U19 des sang & or, avant de se voir récompensé par un premier contrat professionnel en 2008 à 20 ans. Le 15 septembre 2008 il joue son premier match de Ligue 2 avec son club formateur contre le FC Metz en entrant peu après l’heure de jeu en remplacement de son n°10 Geoffrey Doumeng. Ce sera le seul match de championnat joué par Nolan Roux sous la maillot lensois… En manque de temps de jeu, le joueur est contacté par plusieurs clubs français à l’été 2009 et choisit finalement de s’engager pour 3 saisons avec le Stade Brestois, son contrat avec Lens ayant été résilié quelques jours auparavant, pour faciliter son départ – les présidents des deux clubs s’accordant verbalement sur ce que le Racing touche lors de la revente du joueur, à savoir 50 % -. Son adaptation en Bretagne est immédiate et le joueur brille à la pointe de l’attaque brestoise : en 34 matchs de Ligue 2, il marque 15 buts et délivre 5 passes décisives. Il participe donc activement à la remontée de Brest en Ligue 1. Récent international espoir et troisième meilleur buteur de Ligue 2,il attire naturellement les convoitises chez des clubs plus huppés de l’hexagone, mais choisit de rester en Bretagne. Lors de la saison suivante, Nolan Roux arpente les pelouses de Ligue 1 avec plus ou moins de réussite, car jouer seul en pointe d’une équipe qui joue le maintien n’est pas chose aisée. Au final il marque 10 buts en une saison et demi, mais lorsque le club reçoit une offre de la part de Lille au mercato d’hiver, le joueur considère qu’il est temps pour lui d’aller tenter sa chance ailleurs. Nolan Roux signe un contrat de quatre ans et demi en faveur du LOSC, pour unmontant estimé à 8 millions d’euros dont 50 % est reversé au RC Lens comme convenu. En 4 saisons passées sous le maillot des Dogues, le joueur va s’affirmer comme l’un des meilleurs attaquant du championnat, avec un total de 37 buts en 138 matchs de Ligue 1. Il découvre également la Ligue des Champions lors de la campagne européenne du LOSC lors de la saison 2012-2013. Le 20 juillet 2015, Nolan Roux, n’entrant plus dans les plans du nouvel entraineur des Dogues Hervéé Renard, Roux rejoint Saint-Etienne en signant un contrat de 3 ans en faveur des Verts. Le montant du transfert est d’environ 2 millions d’euros. Il s’installe rapidement à la pointe de l’attaque des verts, profitant notamment de la blessure de Robert Beric l’attaquant titulaire du poste en début de saison. Il brille notamment en Europa League où il marque 2 buts et délivre 4 passes décisives en 5 rencontres.

Mais aussi pour le banc des remplaçants…

Nadir Belhadj (Al Sadd Doha, Qatar) / Gaël Kakuta (FC Séville, Espagne) / Anthony Knockaert (Standard de Liège, Belgique) / Steven Joseph-Monrose (Brest, France) / Alexandre Coeff (GFC Ajaccio, France) / David Pollet (Charleroi, Belgique) / Mehdi Abeid (Panathinaikos, Grèce)

Entraineur : Eric Sikora

Alors cette équipe, qu’en pensez-vous ?

Geoffrey Lieutaud / @Geoffrey2b

  1. avatar
    9 décembre 2015 a 15 h 22 min

    Pff… Avec cette équipe on pourrait être champion de France. Le pire, c’est que le club les a vendus à vitesse grand V sans pouvoir réellement en profiter et pour trois fois rien. Prenons l’exemple de Raphaël Varane. Pour s’attacher ses services, le Real Madrid n’a dépensé que 10 millions d’euros. Aujourd’hui, certains clubs peuvent se le disputer pour six à sept fois plus cher et Lens ne touchera que des miettes (indemnités de formation). C’est malheureux.
    Je ne peux que saluer la qualité de ton article Geoffrey.

    • avatar
      10 décembre 2015 a 13 h 19 min

      Lol, champions de France avec Nolan Roux en attaque? Non, on est sur un site sérieux là, monsieur, s’il vous plait.

      • avatar
        10 décembre 2015 a 14 h 11 min

        Salut El Zanque, Champions de France non mais second dans la Ligue 1 actuelle OUI je suis désolé de te le dire, cette équipe sur le papiers est nettement supérieure à Angers second de Ligue 1 (avec Gilles Sunu en pointe) ou celle de Caen, troisième ;) et puis ils ont pas formé mieux comme attaquant de pointe et ça j’y suis pour rien ;)

      • avatar
        10 décembre 2015 a 18 h 52 min

        Il est vrai que je me suis un peu emballé après avoir lu l’article, surtout en pouvant observer la qualité du secteur défensif. Il est vrai qu’il existe meilleur attaquant que Nolan Roux dans le championnat de France, mais ce dernier est loin d’être le plus maladroit. En tous cas, il ne pourrait faire que mieux par rapport aux actuels attaquants lensois.

        • avatar
          11 décembre 2015 a 10 h 55 min

          Pas de soucis, on est là pour rêver, et en tant que supporter on est tous pareils, on voit tout en plus beau.

          Mais bon, en voyant le banc, j’ai un peu peur quand même

  2. avatar
    11 décembre 2015 a 10 h 58 min

    Je vous prépare le “11 type” des joueurs formés au Havre, et ça fait pas rire, c’est encore plus épais….

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