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Pete Sampras : avec un ange sur l’épaule
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Pete Sampras : avec un ange sur l’épaule

C’est ainsi que Pete Sampras définissait lui-même son parcours en 1996 à Roland-Garros. L’Américain était arrivé sur l’ocre parisien à court de préparation, mais se hissa avec un courage surhumain en demi-finale où il fut éliminé par Evgueni Kafelnikov, après trois victoires homériques en cinq sets contre Sergi Bruguera, Todd Martin et Jim Courier.

1995, quart de finale de l’Open d’Australie contre Jim Courier, début du cinquième set. Assis sur son banc pendant le changement de côté, Pete Sampras, tenant du titre et numéro 1 mondial, pleure. Petros craque émotionnellement, son coach Tim Gullikson ayant été victime d’une attaque cérébrale durant le tournoi. Melbourne est un calvaire pour l’Américain, qui a battu Magnus Larsson en cinq manches au tour précédent.

Champion d’exception, Sampras trouve pourtant des ressources inouïes pour finir le match et l’emporter face à Courier. Sans panache, mais avec un mental impressionnant, le numéro 1 se tire de ce guêpier, même s’il s’inclinera en finale contre Andre Agassi.

A Wimbledon puis à l’US Open, Pete Sampras gagne ses deux derniers titres du Grand Chelem comme protégé de Tim Gullikson.

Fin 1995, Sampras tutoie la perfection sur terre battue à Moscou en Coupe Davis. Clé de voûte d’une équipe des Etats-Unis orpheline de son deuxième atout maître Agassi, Pete Sampras bat Chesnokov le vendredi lors de son premier simple. C’est une véritable prouesse, digne des travaux d’Hercule, que Sampras accomplit dans la capitale russe. Fourbu de crampes, il a vaincu Chesnokov au bout de la fatigue, à la limite de l’épuisement. Trouvant des ressources inouïes, avec un panache extraordinaire, l’Américain a aussi vaincu le public local, soutien de Chesnokov. Le vieux souvenir de Lyon, où Guy Forget avait terrassé celui qui n’était encore qu’un jeune espoir sorti de l’anonymat en 1990 à l’US Open, est rayé de sa mémoire.

Il continue de marcher sur l’eau le samedi en double, associé à Todd Martin, sur une surface ocre qui ne lui a pourtant souri qu’une fois en simple dans sa carrière, en 1994 au tournoi de Rome. Le dimanche, c’est Kafelnikov qui sert de victime à Sampras, porté en triomphe pour avoir offert aux Etats-Unis un nouveau saladier d’argent. Si sa virtuosité a été manifeste, c’est par son courage et sa résistance physique que Sampras a le plus impressionné lors de ce week-end moscovite.

En 1996, Sampras entame sa quatrième saison comme numéro 1, lui a succédé à Jim Courier au pinacle du tennis le lundi de Pâques 1996. Battu de façon précoce en Australie par Mark Philippoussis, Sampras espère bien se rattraper dans son jardin de Wimbledon, puis sur le ciment new-yorkais de l’US Open.
Mais avant cela, Sampras a rendez-vous avec la terre battue de Roland-Garros, qu’il aimerait bien dompter. Quart de finaliste en 1992 (battu par Jim Courier), en 1993 (sorti par Andrei Medvedev), en 1994 (éliminé par Sergi Bruguera), Sampras se doit de combler ce manque à son palmarès.

Tant de grands joueurs du passé ont buté sur l’obstacle de Roland-Garros, tels Jimmy Connors, John McEnroe, Stefan Edberg ou encore Boris Becker. Saison après saison, Roland-Garros demeure cette jachère intolérable pour Sampras, terre où il n’a jamais cueilli les fruits d’une victoire tant recherchée. Cette terre battue qui se refuse à lui, il va pourtant faire corps avec elle le temps d’un tournoi à nul autre pareil pour lui. Un ange gardien inattendu va porter Sampras. Avec une force invisible et la rage de vaincre chevillée au corps, le patron du circuit va frôler l’impensable, un succès au French Open, histoire de compléter son puzzle, sa mosaïque, accomplir le Grand Chelem en carrière.

Avant de se rendre sur l’ocre parisien et de se lancer à la conquête de la Coupe des Mousquetaires, Sampras est cependant frappé d’une terrible nouvelle, la mort de Tim Gullikson. Si ce dernier n’est plus son entraîneur, remplacé par Paul Annacone depuis 1995, l’homme a compté énormément dans le parcours de Sampras, dans son ascension vers les sommets du tennis mondial.

Frère jumeau de Tom, à qui il fut associé en double (finale de Wimbledon en double en 1983), Tim Gullikson est l’entraîneur de Pete Sampras depuis 1992. Il a pris la succession de Peter Fischer, qui fut le mentor du jeune Pete Sampras et le porta jusqu’à sa première grande victoire, l’US Open 1990. Le docteur Fischer inculqua à Sampras le culte des tournois du Grand Chelem. Viscéralement attaché au Grand Chelem, Sampras fut au marqué au fer rouge par l’enseignement de Fischer, et s’employa durant sa carrière à gagner les titres majeurs à une vitesse boulimique, digne de Borg durant ses meilleures années.

Ecarté par la famille Sampras à la suite d’une querelle, Peter Fischer laissa donc place à Tim Gullikson. Ce dernier a aidé Petros à devenir numéro 1 mondial en 1993, alors que les saisons 1991 et 1992 avaient laissé les observateurs sur leur faim vis-à-vis du jeune espoir triomphant de 1990. Allait-il comme Agassi, décevoir après le premier titre ? Demi-finaliste en 1992 à Wimbledon contre Ivanisevic, finaliste à l’US Open en 1993, il ne manquait pas grand chose à Sampras pour franchir le dernier palier le séparant de la gloire.

Tim Gullikson aida Sampras à gravir l’ultime marche de son Everest. Conseillant son poulain sur son retour de service, le faisant progresser sur gazon, Gullikson a surtout fait mûrir sur le plan mental, ciment indispensable pour devenir un champion, fort d’un palmarès forgé par cinq victoires majeures durant leur collaboration (Wimbledon 1993 et 1994, US Open 1993, Australian Open 1994, Masters Cup 1994).

On ne devient pas intouchable sur les courts sans posséder un mental à toute épreuve, capable de résister à tout, telle une montagne face à l’agression permanente du vent et de la pluie.
Et c’est pour cela que Sampras résista si bien à l’usure du pouvoir six années durant (1993-1998), ne perdant qu’une finale de Grand Chelem durant la période, en 1995 à l’Open d’Australie contre un Andre Agassi stratosphérique qui sonna le glas de ses espoirs d’un doublé à Melbourne après le titre de 1994 obtenu en pleine euphorie. Mais on sait dans quelles conditions, avec son coach malade …

Si Sampras a fait du Grand Chelem l’alpha et omega de sa vie de tennisman, c’est l’oeuvre du docteur Fischer. Mais si Petros a réussi la quadrature du cercle en imposant si longtemps sa férule aux Agassi, Chang, Ivanisevic, Rafter, Kafelnikov, Bruguera, Muster, Enqvist, Rios, Corretja, Stich et autres Henman qui eurent le malheur d’être de la même génération que lui, c’est bien le fruit du travail de Tim Gullikson.
L’hégémonie de Sampras dans les années 90 dura grâce à son mental exceptionnel, dénominateur commun de tous les grands joueurs de tennis, Lendl, Agassi et même Federer l’ayant prouvé par l’absurde aux débuts de leurs carrières respectives.

Orphelin de son ancien coach et ami, Pete Sampras aborde le French Open sans préparation. Autant monter dans un avion kamikaze pour la bataille du Pacifique.
Mais contre toute attente, bien que promis aux Enfers, Sampras détourne la partition du requiem, et se fait une place au purgatoire avant d’espérer une rédemption au paradis de la terre battue, porte d’Auteuil.

Battu au premier tour en 1995 par le modeste Autrichien Gilbert Schaller, Sampras se défait en trois sets du Suédois Magnus Gustafsson pour son entrée en lice dans le tournoi 1996.

Au deuxième tour, Sampras a rendez-vous avec un épouvantail par le jeu du tirage au sort. Les fées du hasard ont fait à Petros un cadeau empoisonné. Le voilà confronté à un match guêpier à un tour où les meilleur sont encore en rodage … S’il n’est pas tête de série, Sergi Bruguera est double vainqueur de Roland-Garros (1993 et 1994). Demi-finaliste de l’épreuve en 1995 (battu par Michael Chang), l’Espagnol a donc un bilan de 19-1 sur les trois dernière éditions du French Open. En comparaison, le 8-2 de Sampras fait bien pâle figure.

Mais l’Américain fait abstraction du palmarès de Bruguera sur l’ocre. Le panthéon de la terre a fait de Sergi un dieu de la surface ocre, mais en ce jour de mai 1996, l’Espagnol redevient un simple mortel. Privé du secours du Styx et de son eau rendant immortelle, Bruguera n’est plus l’invulnérable conquérant de 1993, l’homme qui avait sonné le glas des espoirs de Jim Courier, mettant fin aux rêves de triplé du joueur américain à Paris, exploit inédit depuis Borg en 1981.

Vainqueur des deux premiers sets avec une insolente supériorité, Sampras voltige, marche sur l’eau, et joue un tennis offensif de rêve à en faire pâlir le John McEnroe des grandes années. Clés de voûte de ce récital virtuose, les volées sublimes et le service ravageur de l’Américain font de l’Espagnol un fétu de paille. Le lift tant redouté de Bruguera semble sans le moindre effet pendant les deux premières manches, sur cette terre battue cannibalisée par les spécialistes du fond de court depuis tant d’année. Mais devant la leçon de tennis infligée par le professeur Sampras, Bruguera va se rebeller. Aux yeux du double vainqueur, Pistol Pete a franchi le Rubicon. Un attaquant ne saurait atteindre un tel point de perfection sur une surface a priori hostile à sa palette de coups. Bruguera réagit au moment idoine, le tie-break du troisième set. Un marathon de cinq sets s’engage. Avec courage et volonté, l’Espagnol renaît de ses cendres. Le phénix Bruguera, l’oiseau de feu, déploie ses ailes sur le court, privant Sampras de la lumière divine qu’il avait cru sienne. Les ténèbres sont plus proches que jamais.

Au quatrième set, Sampras retrouve ses vieux démons, et Sergi Bruguera recolle au score à deux manches partout. Janus de la terre, quel visage Sampras va-t-il montrer au cinquième set ?
Dans ce match d’anthologie, c’est le visage de la victoire que le natif de Washington offre au public parisien, terrassant Bruguera 6-3 pour l’épilogue de ce match homérique.

Au troisième tour contre Todd Martin, Sampras s’engage pour un nouveau marathon de cinq sets. La trajectoire de Pistol Pete est semée d’embûches. Vainqueur 6-2 dans l’ultime set, Sampras indique le chemin de la sortie à son compatriote.

Un autre Américain est expédié en trois sets en huitièmes de finale, Scott Draper. L’épée de Damoclès suspendue au-dessus de Sampras semble n’avoir aucune prise sur lui. Au contraire, le numéro 1 mondial en a fait bon usage pour faire exploser les chaînes qui le retiennent.

Voilà Sampras en quart de finale, son zénith passé, atteint trois fois en 1992, 1993 et 1994. Mais s’il veut être Jupiter dans l’Olympe du tennis, Sampras se doit de surclasser les autres immortels du panthéon, à commencer par Jim Courier.

Ce dernier, lauréat du tournoi en 1991 et 1992, rencontre le nouvel épouvantail du tournoi. Pete Sampras. Outsider inattendu de Roland-Garros, Sampras retrouve son prédécesseur sur le trône de l’ATP. Pendant deux sets, Courier retrouve la finesse de son jeu, celle qui l’avait porté au sommet au début de la décennie. Mené deux sets à zéro, voilà Sampras devant un quitte ou double. Soit il sort la guillotine et il interrompt au plus vite le cavalier seul de Courier, soit l’hémorragie de points se poursuit et Sampras pourra dire adieu à ses desseins de gloire à Paris. Mais durant les trois manches suivantes, pour une nouvelle joute au long cours, Sampras fait de la terre battue parisienne sa Terre Promise, son jardin des Hespérides. Avec un supplément d’âme indescriptible, Sampras domine Courier en cinq sets d’un match inoubliable. Le voilà dans le dernier carré, prêt pour l’épilogue, prêt pour venger la caste des maudits de Roland, les McEnroe, Becker et autres Edberg, volleyeurs renvoyés à leurs chères études. Stakhanoviste de l’effort, Petros a malheureusement les jambes lourdes avant d’aborder la dernière ligne droite.

Face à un Sampras épuisé par le match de trop, le corps mutilé de banderilles signées Bruguera, Martin et Courier, c’est donc avec une logique implacable qu’Evgueni Kafelnikov porte l’estocade à son rival américain en demi-finale. Depuis la Coupe Davis fin 1995, le Russe rêve d’une revanche contre son bourreau moscovite. Mais à Paris, la couronne change de tête et le tsar a pour nom Kafel. Surpuissant, le Russe domine Sampras au tie-break du premier set. Ereinté, l’Américain abdique dans les deux suivants. Du Capitole à la Roche Tarpéienne, il n’y a qu’un pas. Gladiateur souverain dans l’arène de la Porte d’Auteuil, Kafelnikov indique le chemin de la sortie à Sampras, et la direction du Queen’s, histoire d’aller préparer Wimbledon, son Graal. Une fois encore, le rêve ocre de Pete Sampras demeure utopie. Kafelnikov, lui, finit le travail contre Michael Stich et remporte son premier majeur, confirmant enfin sa qualité de grand espoir du tennis mondial.

Le colossal appétit de victoires de Pistol Pete ne sera pas plus satisfait à Wimbledon, où Richard Krajicek joue le match de sa vie pour sortir l’Américain. Vainqueur du tournoi londonien, le Néerlandais aura sorti l’homme au jeu stratosphérique sur gazon, lauréat des éditions 1993, 1994, 1995, 1997, 1998, 1999 et 2000 de Wimbledon. Un titan du gazon est battu. David Krajicek sort Goliath Sampras, qui perd son bastion, sa chasse gardée.

C’est finalement à l’US Open que Sampras rend le plus bel hommage à Tim Gullikson, gagnant à domicile, sur le ciment new-yorkais, contre son compatriote Michael Chang. En quart de finale, l’Américain avait joué une fois plus un match dantesque contre Alex Corretja, où malgré des vomissements et une balle de match à sauver, il fit une fois de plus pencher la flèche du balancier de son côté. Après des montagnes russes d’adrénaline, Sampras évite de peu la correctionnelle, et fait en sorte de ne pas rentrer bredouille de sa campagne du Grand Chelem. Pour la quatrième année consécutive, Petros gagne au moins une levée du Grand Chelem.

La saison 1996 de Sampras se termine en apothéose à Hanovre, par une finale d’anthologie contre Boris Becker au Masters, où les deux joueurs portent le jeu de tennis à sa plus noble expression. Tirant la quintessence de son talent face à celui dont il est l’héritier dans la dynastie des serveurs-volleyeurs, l’Américain finit l’année sur les chapeaux de roue. L’ange gardien peut remonter aux cieux.

  1. avatar
    1 avril 2014 a 21 h 38 min

    slt AXELBORG

    Sympa l article …Un plaisir de te lire .
    immense joueur ( notament a Wimbledon meme Federer n est pas parvenu a m impressioner autant que Sampras )

    Cela dit un autre parrallele entre 2005-2008 (surtout a la fin de cette finale) a RG Federer semblait desemparé abattu Et il y avait du Sampras dans sa reflexion…..Il a du se dire je n arriverai pas a battre Nadal a RG ! Aaah et si j avais la meme malediction que Sampras sur terre battue ….

    Bon mon seul regret est que Sampras ne s est jamais investi a fond sur terre battue D ailleurs les americains depuis Courrier n ont eu aucun veritable joueur de terre battue ARod faisant carrement l impasse sur RG….Apparament Marathon Man n est pas mal sur terre battue ( Cf sa victoire en 5 sets sur terre en suisse face a Federer et son duel en 4h face a Nadal a RG) mais il a un seul probleme ( non negligeable) vu son gabarit il ne peut enchainer 3 matchs en 5 sets dans un tournoi de GC

  2. avatar
    2 avril 2014 a 8 h 38 min

    Salut armand, ca fait un bail

    En effet comme Sampras, Federer semblait désemparé mais la différence est qu’il n’a jamais renoncé dans sa tête, et a fini pâr gagner Roland-Garros.

    Paradoxalement, la chance de Federer est d’avoir eu en face de lui un terrien comme Nadal. Obstacle impossible à franchir, mais d’un autre côté Nadal a forcé Federer à repousser ses propres limites sur l’ocre … Et donc à prendre du recul sur son jeu.

    Djokovic le mentionnait en 2011, il n’aurait pas progressé aussi vite sans avoir Nadal et Federer en ligne de mire entre 2007 et 2010 …

  3. avatar
    2 avril 2014 a 16 h 46 min

    oui mais aussi Federer a eu la chance d avoir un Soderling de feu en 2009…Car en finale face a Nadal le suisse aurai perdu..Sampras aurait du se battre afin que la chance puisse lui sourire
    Concernant NOLE c est la meme chose il devra prier pour qu un autre fasse le boulot et lui enleve Nadal sur sa route a RGa

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      3 avril 2014 a 9 h 21 min

      @armand, Soderling de feu + Nadal partiellement blessé.

      Car on a bien vu en 2010 qu’un Soderling de feu et moins impressionné mentalement par le contexte de la finale a perdu contre un Nadal physiquement OK.

      Mais en 2009, Federer a un parcours héroïque. Il revient de 2 sets à 0 en faveur de Haas à 3 sets à 2 en 1/8e de finale, bat Del Potro en 5 sets en demi-finale …

      On peut aussi mentionner l’élimination précoce de Djokovic en 2009, alors qu’il avait tant menacé le roi Nadal à Madrid en demi-finale, 4h de jeu pour un match en 2 sets gagnants !! Epuisement complet pour Rafa qui perdit le lendemain contre Federer en finale dans la capitale espagnole.

  4. avatar
    3 avril 2014 a 0 h 11 min
    Par cyril

    Salut Axel,

    Toujours un plaisir de te lire.

    Dans mon souvenir, 1996, Roland Garros est sous le soleil. Après ce qui est cruel est que Sampras est la chèvre de M.Seguin dans ce tournoi: combattant en 5 sets, forcé par son tableau à jouer du lourd (Bruguera en l’occurrence puis Courier), on sent que son physique risque de lui jouer des tours et pourtant il repousse l’inéluctable mais échoue sur Kafelnikov qui peut-être au vu de la finale de coupe Davis et de son inconstance apparaît comme un obstacle franchissable. Je crois que Sampras a vite compris qu’il avait laissé passer sa chance et n’a jamais voulu se donner les moyens de gagner ce tournoi. Tout était réuni: Muster sorti très tôt, Agassi encore plus tôt, les espagnols moins redoutables qu’avant sur terre battue. L’autre demi-finale c’était Stich contre Rosset de tête donc Sampras était le grand favori. Cela ne se représente pas tous les ans.

    • avatar
      3 avril 2014 a 9 h 24 min

      Salut Cyril,

      ça fait longtemps ;-) Oui avec Muster et Agassi “out”, il y avait un coup à jouer pour Sampras mais il n’était pas assez bon sur terre battue pour passer des cadors comme Bruguera ou Courier, tous deux anciens lauréats de RG, autrement qu’en 5 sets.

      Quant à Kafelnikov, c’était un des joueurs avec le meilleur physique du circuit à l’époque. Et en effet mentalement, Pistol Pete avait l’avantage de la Coupe David 1995 où il avait joué mieux que jamais sur l’ocre moscovite.

      Dommage en effet car en finale contre Stich, c’eut été jouable.

      Bref, Sampras a rejoint Becker, Edberg, McEnroe ou Connors au panthéon des maudits de la Porte d’Auteuil.
      Espérons que Djokovic n’en fera pas autant, il mériterait vraiment un titre à Paris.

    • avatar
      31 mai 2014 a 18 h 41 min
      Par sampras

      précisément, si Sampras n’avait pas du subir un tableau aussi chargé (Bruguera, Martin Courier) AVANT de jouer Kafelnikov,,il aurait probablement rempoter le tournoi en 96….

  5. avatar
    3 avril 2014 a 13 h 26 min

    NADAL

    “J’ai gagné 2600 points avec deux finales gagnées (Doha, Rio de Janeiro) et deux finales perdues (Open d’Australie, Miami). La finale en Australie a peut-être gâché un début d’année fantastique. Ça n’a pas été fantastique mais ça a été bon. En finale à Miami, je n’ai pas été au niveau de Djokovic. Il a été bien meilleur que moi mais je rentre à la maison plus content que triste parce qu’il faut savoir apprécier les tournois dans leur globalité”

  6. avatar
    3 avril 2014 a 13 h 27 min

    NADAL

    J’avais eu un problème de dos à régler après l’Open d’Australie et j’ai eu du mal à récupérer, a déclaré l’Espagnol. A Rio, je n’avais pas le niveau tennistique, je jouais en ayant mal et j’ai réussi à gagner. Ensuite j’ai fait un traitement qui m’a permis de m’entraîner mais pas de servir. A Indian Wells j’ai joué sans pouvoir servir correctement et donc j’ai perdu rapidement. A Miami, ça aurait pu être pareil, mais ça n’a pas été le cas. Lleyton Hewitt et Denis Istomin m’ont donné du rythme, Milos Raonic non et la demi-finale contre Berdych aurait pu me permettre d’atteindre le niveau optimal pour mieux aborder la finale contre Djokovic.”

  7. avatar
    3 avril 2014 a 13 h 27 min

    NADAL a propos de la saison sur terre battue

    Le passé ne sert pas à grand-chose dans le présent, c’est pour ça que même si j’ai eu des bons résultats sur terre, il faut que je continue à travailler pour qu’ils le restent. J’ai hâte de commencer ma préparation. J’ai envie de bien faire les choses, de m’entraîner, d’avoir de bonnes sensations et j’espère pouvoir réunir tout ça pour être compétitif à Monte-Carlo

  8. avatar
    3 avril 2014 a 13 h 29 min

    pour rappel depuis le debut de sa carriere Nadal est a

    298 victoires pour 13 defaites soit un pourcentage de 95%…Si l on considere que Nadal joue depuis 10 ans eh bien BRAVO

    • avatar
      4 avril 2014 a 9 h 54 min

      Les stats comme le palmarès montrent que Nadal est le meilleur joueur de tous les temps sur terre battue, n’en déplaise aux fans de Borg ou Rosewall, eux mêmes un ton au-dessus de grands terriens comme Lendl, Kuerten, Vilas ou Wilander.

  9. avatar
    3 avril 2014 a 15 h 13 min

    Nadal doit défendre un paquet de points sur terre battue datant de sa campagne 2013 : victoires à Barcelone, Rome et Madrid ainsi que Roland-Garros, finale à Monte-Carlo (battu par Djokovic).

    Ce sera difficile de faire mieux cependant on peut penser que le Majorquin va réussir à vaincre le signe indien à Wimbledon, lui qui reste sur deux éliminations précoces (2e tour contre Rosol en 2012, 1er tour contre Darcis en 2013).

    Si jamais Djokovic parvenait à battre Nadal à RG, il faudrait voir les conséquences mentales sur l’Espagnol, déjà bien déstabilisé en 2011 par la double défaite à Madrid et Rome en finale des Masters 1000 terre battue contre le Serbe …

    Il sera intéressant de voir Wawrinka sur une de ses surfaces favorites, lui qui avait atteint la finale à Madrid en 2013.

    Ce sera l’occasion pour Berdych et Federer de reprendre des points à Ferrer qui aura le gros handicap de défendre sa finale parisienne de 2013, pas évident de faire deux finales de suite Porte d’Auteuil (Soderling l’a fait en 2009 et 2010), surtout que cette fois Ferrer rencontrera Djokovic ou Nadal en demi-finale, et non pas Tsonga qui était une proie facile.

  10. avatar
    4 avril 2014 a 13 h 16 min

    Salut. Comme l’a dit Cyril, Pete était devenu le favori pour la gagne après sa victoire en quarts et vu le reste des concurrents. D’où la grande désillusion de le voir échouer aussi facilement en demie. Apparemment, il a aussi souffert en demie à cause de sa thalassémie, une maladie qu’il a longtemps tenue secrète…

  11. avatar
    4 avril 2014 a 16 h 55 min

    Hello Moctezuma, oui mais c’est là qu’on voit la force mentale de Sampras en 1996. Sans préparation, l’Américain se sublime en souvenir de Tim Gullikson dans le tournoi qui lui est le moins favorable.

    Le voir échouer en 1/2 était “logique” au sens où il avait puisé dans ses ressources physiques.

    Sampras avoua après sa défaite contre Kafelnikov qu’il savait que les carottes étaient cuites après le 1er set, il n’avait plus d’énergie ce jour là.

  12. avatar
    4 avril 2014 a 17 h 49 min

    Favori de la rencontre, Stanislas Wawrinka n’a jamais réussi à se libérer. Les jambes semblaient lourdes, les coups imprécis. Le vainqueur de l’Open d’Australie termine avec 70 fautes directes au compteur, dont 61 sur les 3 sets qu’il perd. Ses 55 coups gagnants et 19 aces n’ont pas suffi à inverser la tendance face à un adversaire si opiniâtre.

    Excellent match réussi aujourd’hui par le “Monsieur Coupe Davis” du Kazakhstan. Après Berdych et Melzer, Andrey Golubev s’offre une nouvelle tête d’affiche du tennis mondial dans la compétition, en la personne de Stanislas Wawrinka. Le Kazakh a livré une copie impeccable, (50 coups gagnants pour 45 fautes directes) et a surtout affiché une patience à toute épreuve face à la tempête soufflant sous le crâne de Wawrinka. Connu pour son caractère tumultueux, Golubev a inversé les rôles aujourd’hui.

    PS

    WAWRINKA – GOLUBEV : 6-7 2-2. L’attaque de coup droit de Golubev est jugée bonne par Carlos Bernardes, ce qui a le don de mettre Stanislas Wawrinka dans une colère noire. Le superviseur doit intervenir pour calmer le Suisse

    WAWRINKA – GOLUBEV : 6-7 2-3. Et break Golubev sur une vilaine double faute du Suisse ! L’affaire se complique pour le n°3 mondial…
    14:53 – L’incident a évidemment déconcentré le Suisse, qui offre une nouvelle balle de break à Golubev sur un plateau : 30-40.

    cherchez l erreur eh oui c est cela la magie de la coupe Davis Kamke a battu Benetteau a la reguliere
    La republique tcheque sans berdych mene 2-0
    La suisse va devoir cravacher car c est l annee ou jamais…Federer devra mouiller le maillot…Et si Wawrinka n atteindra plus jamais son niveau de feu ?

  13. avatar
    4 avril 2014 a 17 h 50 min

    Concernant la terre battue et la montagne de points de Nadal
    disons que c est la routine d une annee a l autre le montant de points a defendre est quasi similaire.Je ne me fais aucune inquietude la dessus
    Je vois Nadal gagner Monaco NOLE soit eliminé avant la finale bref perdant dans tous les cas….

  14. avatar
    4 avril 2014 a 22 h 39 min

    ahahha “Kinder pas Bueno” battu par le 119 mondial…Escudé declarait Tsonga prêt a tout casser des le mois d Avril ahahahaha au contraire KinderJo est devenu un biscuit tres delicieux mangeable et appreciable par le premier venu…Bon la France menee 2 – 0. La suisse devra aller chercher la victoire avec les tripesa

  15. avatar
    4 avril 2014 a 23 h 33 min

    Comment expliquez-vous cette défaite alors que vous partiez favori ?

    Julien Benneteau. Il faut arrêter de toujours dire sur le papier, sur le papier… Regardez Suisse – Kazakhstan. Golubev il n’a pas gagné beaucoup de matchs sur le circuit et il bat chez lui le vainqueur de l’Open d’Australie (NDLR: le Kazakh a battu Wawrinka lors du 1er match 7-6, 6-2, 3-6 et 7-6). On sait depuis le début que ce ne sera pas facile, même si on est favoris et on l’assume. Après, il m’a bien contenu du fond du court, il a su maintenir une cadence élevée et marquer les points essentiels.

    Vous menez pourtant 4-0, balle de 5-1, vous avez 5 balles de set…

    Oui, ça aurait pu tourner. C’est dur, il ne faut pas se le cacher. Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas réussi à gagner ces petits points… Après, on est un peu désabusé, frustré, mais en même temps on y croit. Il y a le capitaine sur la chaise, on se dit ok, ça va venir. C’est cruel… Mais la déception de la défaite doit être mise de côté. Mes coéquipiers ont été supers dans le vestiaire. Je reste mobilisé si on doit faire appel à moi en double. Je dois réagir tout de suite. C’est différent de si je jouais pour ma pomme.

    PS

    Moralité les media francais pourront toujours faire de Simon le favori face a Berlocq mais la verité sera sur le court de tennis

  16. avatar
    5 avril 2014 a 0 h 01 min

    pas tres cool LaBenett pas tres cool de dire la verité et toute la verité
    ainsi le KinderJo est sur le papier surdosé…Genre 1 kinder pour 1 journee d effort et sur le court de tennis 1 kinder c est moins qu un carré de sucre….Franchement il n y avait que Lamonf qui a affirmé au coach :” je suis a court en termes de condition physique…” Et Gasquet (blessure diplomatique ?)

    Bref il est temps que LeBueno s asseille dans un sursaut d orgueil vire les 2 guignols qui sont autour de lui et repense son team…Car voila RG qui sonne a la porte et LeKinder a une demi finale a defendre…bref

  17. avatar
    5 avril 2014 a 7 h 25 min

    ouais, armand, j’avais annoncé que Wawrinka serait une étoile filante dès sa victoire en Australie. Bon après je m’étais ravisé mais sans doute à tord…

    • avatar
      5 avril 2014 a 7 h 26 min

      A tort… Enfin il faut lui laisser au moins 2 GC pour digérer.

  18. avatar
    5 avril 2014 a 14 h 47 min

    Coupe Davis

    l image est tellement drole et devait figurer dans les guignols de l info
    on voit gasquet frapper du point hausser le ton
    on voit lamonf crier a l attention de BuenoMan

    on voit clement applaudir comme pour encourager

    mais on voit le KinderJo impuissant errant comme une ame en peine

    comme le dit fort bien Eurosport

    “…..La défaite de Tsonga en Coupe Davis a mis le doigt sur une évidence : sans autres joueurs cadres que lui, les Bleus ne pourront jamais viser la victoire finale. Samedi lors du double à Nancy, les Tricolores tenteront de sauver la face et une piteuse élimination dès le deuxième jour de compétition face à une Allemagne qui sera en roue libre……”

  19. avatar
    5 avril 2014 a 14 h 52 min

    MOCTE

    bon je crois qu on est revenu a l ancien Wawrinka le mec qui pour un point perdu ou une erreur d arbitrage s enerve perd ses moyens et le match
    Quelle debauche d energie a aller parlementer avec Bernades pendant des minutes ???? (a un moment tu as la classe de laisser et continuer le match) au point qu il a fallu que le superviseur vienne en renfort afin que Stan aille continuer le match….J ai peur qu il ai besoin de Norman meme en Coupe Davis ( et la il ne sera pas Espagnol et ne beneficiera pas de l effet Nadal…En effet la REFT permet a Tony Nadal d être assis sur le banc de coach au cas ou Nadal est en difficulté pour le booster. Ce fut le cas lors de la finale face Del potro en Coupe Davis)

    Non j ai l impression que la pression s est accaparee de Wawrinka. Et il lui sera difficile de depasser cette pression. A mon sens il devrai rester lui meme

  20. avatar
    5 avril 2014 a 14 h 53 min

    .Jo-Wilfried Tsonga :

    «Je m’en veux. Oui, ça fait mal. Je n’ai pas envie de revivre ça. J’ai le match en mains pendant quatre heures et je le perds. Je dois mener deux sets à rien. En entrant sur le terrain à 1-0, mon adversaire (Peter Gojowczyk) s’est senti pousser des ailes. Il a fait un super match, il a été vaillant et il a aussi eu beaucoup de réussite. Il ne joue pas tous les jours comme ça, sinon il ne serait pas 119e mondial. Je regrette bien sûr cette volée ratée sur ma balle de match. C’est horrible. La balle arrive vite et elle monte, elle monte et sort. Maintenant, ce n’est pas fini. Si on me demande de jouer en double, j’irai. Physiquement, je suis solide. Et dimanche, on va se battre comme des fous.

  21. avatar
    5 avril 2014 a 14 h 55 min

    Depuis l’instauration du Groupe mondial, en 1981, l’équipe de France n’a remporté qu’une rencontre sur 14 après avoir été menée 2-0, soit 8% de réussite

  22. avatar
    6 avril 2014 a 21 h 21 min

    Bon la France gagne sans convaincre….La suisse parvient a passer….France republique Tcheque …Italie suisse.

    Avec un Berdych en feu ca va être compliqué pour la France…Bon je l ai dit c est l annee de la Suisse…Si la suisse rate le saladier cette annee ce sera fini…Franchement Murray….( sans commentaires )

  23. avatar
    6 avril 2014 a 22 h 20 min

    apparement l heure est a la farniente pour Nadal piscine puis relaxation a la maison…Place a la terre battue

  24. avatar
    30 mai 2014 a 16 h 43 min
    Par Nicolas

    Bonjour, article sympa mais il y a quelques petites erreurs factuelles, notamment à un endroit vous décrivez une défaite de Sampras en finale de l’US Open 1993 alors que c’était en 1992, contre Edberg.
    Par ailleurs, Scott Draper n’était pas américain mais australien.

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