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Alonso-Ferrari : la fin d’une histoire
Photo Panoramic

Alonso-Ferrari : la fin d’une histoire

Sauf retournement de situation, Fernando Alonso conclura sa cinquième et ultime saison pour la Scuderia à Abou Dhabi. Cette issue, longtemps considérée comme fantaisiste, a pris tout son sens après le GP de Singapour.

Un pilote emblématique

Il existe bien des pilotes qui resteront longtemps associés à Ferrari sans pour autant avoir pu être sâcré au volant d’une monoplace italienne. Que ce soient Lorenzo Bandini, Clay Reggazzoni, Gilles Villeneuve, Gerhard Berger, Alain Prost, Jean Alesi ou Felipe Massa, ils sont considérés comme des hommes ayant profondément marqué l’histoire de la Scuderia. Et dans cette liste, Fernando Alonso s’apprête à prendre une place de choix. Car depuis 2010, date de son arrivée, le pilote espagnol a permis au team transalpin de ne pas sombrer, de créer l’illusion, de placer le Cheval Cabré au niveau des cadors de la F1. Avec Alonso, le miracle est permanent, et le pilote a pris le rôle d’un arbre énorme cachant une forêt ravagée. Car depuis 2009 et le GP de Belgique remporté par Kimi Raikkonen, nul autre qu’Alonso n’a réussi à faire triomphé Ferrari. Et le vide qu’il s’apprête à laisser est vertigineux.

Alonso considère la perte du titre 2010 comme étant de sa responsabilité suite à deux erreurs majeures (une sortie de piste lors des EL3 à Monaco le privant de qualif et un accident à Spa). Il s’est alors promis de devenir plus fiable encore, dépensant plus d’un million de dollars pour équiper son domicile d’un simulateur relié directement à Maranello. Durant tout l’hiver 2010-2011 et après, le pilote d’Oviedo a fait ses gammes, répétant tous les virages de tous les circuits du monde, cherchant le moindre signe lui permettant d’optimiser le rendement de sa monoplace. L’Espagnol fréquente assidument les ateliers Ferrari, le simulateur du team, avec une régularité et une motivation sans égal. Nul autre que lui au sein du paddock ne cherche à trouver les solutions pour grapiller ici ou là quelques centièmes. Depuis ce moment, Fernando n’a connu que très peu d’abandons. Surtout, aucun n’est de sa responsabilité. En 2011, il a inscrit des points en chaque occasion, sauf à Montréal où il s’est fait percuté par un Jenson Button optimiste. En 2012, il vécu deux abandons à Spa et à Suzuka, la Lotus de Romain Grosjean le percutant violemment dans les Ardennes et celle de Kimi Raikkonen l’accrochant en terres nipponnes. En 2013, un contact avec la Red-Bull de Sebastian Vettel à Bahrein fragilisa son aileron avant qui cèda quelques kilomètres plus loin, envoyant sa F138 dans le sable. Enfin, cette année, il n’a du renoncer qu’à Monza et à Suzuka, sur un incident mécanique.

Très vite, il est apparu que le talent du pilote espagnol permettait à sa monoplace imparfaite d’obtenir des résulats qu’elle ne valait pas. En comparaison, l’écart observé avec Felipe Massa au fil des saisons est saisissant. Si le Pauliste se permettait de titiller parfois son équipier malgré une irrégularité chronique, il s’est complètement éteint dès 2011. L’écart entre les deux pilotes était de 108 points en 2010. Il est passé à 139 points en 2011. Puis 156 en 2012. Et enfin 130 en 2013. Massa est parti et a été remplacé par Kimi Raikkonen, champion du monde 2007, que l’on pensait plus à même de faire briller la seconde Ferrari. Avant le GP des Etats-Unis, à trois courses du terme de la saison, son retard sur Alonso atteint déjà 94 points…Ces cinq dernières saisons, sur les 11 victoires de la Scuderia et ses 40 podiums, Fernando Alonso est le seul à s’être imposé et a pu sabrer le champagne à 32 reprises. Les 8 autres ont été réalisés par Massa, Raikkonen n’ayant pas fait mieux cette saison qu’une quatrième place en Belgique. L’emprise d’Alonso est donc énorme sur les résultats de Ferrari. Et avec son départ, arrivent bien des inquiétudes à Maranello. Comment faire pour se passer d’un tel leader ? La Scuderia est-elle vraiment tombée sur la tête ?

Le choix du contrôle

A son arrivée au printemps, Marco Mattacci avait clairement affirmé vouloir conserver Fernando Alonso. Il a même été jusqu’à présenter l’Espagnol comme l’un des fondements du redressement de Ferrari. Mais au fil des semaines et des GP, il s’est rendu compte à quel point la Scuderia tournait autour du pilote d’Oviedo. Lassé de courir une énième saison de transition, Alonso a multiplié les sorties, expliquant que seuls les titres l’intéressaient là où les observateurs soulignaient comme il avait gagné en respectabilité. James Allison, créateur des Lotus E20 et E21, fraîchement débauché du team Lotus, a d’ailleurs publiquement proposé à Alonso de le tenir informé des évolutions programmées pour la monoplace 2015, et ce dans l’espoir de faire patienter le double champion du monde au cours d’une saison aussi médiocre qu’interminable. Et ça, Mattiacci ne l’a pas digéré. L’Espagnol se vit interdit de se mêler aux plans d’Allison, qui fut de son côté sermoné par le team manager. Enfin, Mattiacci précisa après Silverstone que la priorité, avant de parler de 2015, était la lutte au championnat constructeurs. Ce à quoi Alonso répondait alors que les deux Ferrari se devaient de marquer des points chaque week-end de course. Dans la mesure où l’Espagnol avait scoré en chaque occasion, cette réfléxion visait bien entendu Kimi Raikkonen, auteur d’une saison désastreuse.

Malgré tout, jusqu’au GP d’Italie, il n’était nullement question de rupture. Maranello avait même retrouvé un peu de bonne humeur après le GP de Hongrie où l’Espagnol frôla la victoire. Mais devant les tifosi, sur l’asphalte de Monza, Alonso a abandonné sur un problème mécanique, pour la première fois depuis le GP de Malaisie en 2010. Sa réaction à son retour dans les stands en disait long sur sa frustration. Le problème n’était pas l’abandon, mais qu’il se produise en Italie, devant les tribunes des fans les plus fervents de la Scuderia. Et puis c’est aussi à cette occasion que Luca Di Montezemolo fut clairement lâché par Ferrari et en particulier par le PDG du Groupe Fiat, Sergio Marchionne. Si les relations entre le Président emblématique de la marque italienne et Alonso n’ont pas toujours semblées fusionnelles, il est un fait que l’admiration entre les deux hommes était réelle.

Pensant que Felipe Massa ne s’était pas remis de son accident en Hongrie en 2009, et que son niveau de performance en était affecté, Montezemolo fit revenir Kimi Raikkonen, qui comme le Pauliste, mord la poussière face à Alonso. Dès lors, il admit publiquement comme Fernando était important pour le développement de Ferrari, ce qu’il n’avait jamais consenti à faire dans le passé. Et si la venue quasi-certaine de Sebastian Vettel pour 2015 était l’un de ses projets, ce n’était certainement pas pour remplacer son pilote n°1. Seulement, Marco Mattiacci a depuis cet été forcé publiquement le trait pour soutenir médiatiquement Kimi Raikkonen. Pardonnant au Finlandais ses contre-performances chroniques, il se révéla bien moins loquace en commentant les courses d’Alonso, précisément même après Budapest que Ferrari “ne pouvant pas se satisfaire de terminer deuxième”. Comme au plus grave de l’Histoire de la Scuderia, il semble bien que l’intérêt du team passe après la bataille d’égos.

Le point de rupture

Lors de la conférence de presse inaugurant le week-end de Singapour, Fernando Alonso est apparu passablement énervé. Se justifiant depuis plus de deux ans sur des rumeurs de départ, il se devait de répondre une nouvelle fois à une affirmation, concernant la venue de Sebastian Vettel chez Ferrari, pour le remplacer. L’Espagnol a explosé, visiblement très déçu de savoir que ce qui n’est pas encore une information venait directement de Maranello! Singapour fut un résumé de la situation, Mattiacci confirmant à chaque fin de séances comme Raikkonen est exceptionnel, Alonso surclassant son équipier comme à son habitude. En course, l’Espagnol échoua en quatrième position, dans l’aileron des Red-Bull de Vettel et Ricciardo. Plus loin, Raikkonen ne fit pas mieux que septième. A un journaliste qui lui demanda s’il regrettait de ne pas avoir pu passer l’une voir les deux Red-Bull, il répondit assez sèchement qu’il n’avait pas la voiture pour le faire, qu’il avait fait le maximum, prenant en exemple la deuxième Ferrari ayant franchi la ligne 45″ après lui…

A Suzuka, Sebastian Vettel annonça son départ de Red-Bull et Christian Horner indiqua que le quadruple champion du monde s’apprêtait à rejoindre Ferrari. Marco Mattiacci indiquant que Kimi Raikkonen serait là en 2015, la déduction ne souffrait d’aucune ambiguïté. Fernando Alonso est donc sur le point de quitter Ferrari, prié par la nouvelle direction d’aller voir ailleurs, une situation presque impensable en début de saison. Pour en finir avec ce triste week-end japonais, l’Espagnol a vu son ami Jules Bianchi être la victime d’un effroyable accident. L’Espagnol, si à l’aise avec les médias d’ordinaire, s’est refermé sur lui-même, cherchant l’exile quand il quitte sa monoplace, retrouvant souvent Felipe Massa, lui aussi terriblement affecté. La rupture se dessinait plus encore à Sotchi où Mattiacci défendait une nouvelle fois Raikkonen, comme toujours largué par la Ferrari n°14. De son côté, Alonso a fait le boulot, déclarant au passage qu’il n’avait rien annoncé, et surtout pas son départ.

Luca Di Montezemolo, dégagé de ses responsabilités, précisa que le pilote d’Oviedo allait s’en aller. Mais si la piste McLaren-Honda semblait être la seule à être crédible, une autre idée germe au sein du paddock. Et elle n’a rien de rassurante pour la F1. Lassé par le manque de compétitivité de sa monoplace, choqué par l’accident de Bianchi, viscéralement amoureux de Ferrari qui ne lui rend plus depuis quelques semaines, le risque existe de voir Alonso prendre sa retraite. En coulisses, Bernie Ecclestone, enfin libéré de ses soucis judiciaires, favoriserait le rapprochement entre l’Espagnol et Ron Dennis. Le grand argentier de la F1 sait trop bien quelles seraient les retombées négatives de l’absence du pilote d’Oviedo sur les grilles l’an prochain. Car avec Lewis Hamilton, Fernando Alonso est le pilote le plus connu au monde et son image est importante pour la diffusion mondiale défendue par Oncle Bernie. De plus, Porsche, qui a déjà enrôlé Mark Webber (également ami d’Alonso) en Endurance, drague continuellement le pilote Ferrari qui de son côté, rêve de courir les 24H du Mans. Si l’on ajoute à celà le projet de l’équipe cycliste emmené par le double champion du monde, les inquiétudes peuvent grandir. La réalité est celle-ci, celui qui est considéré comme le meilleur pilote au monde n’est pas certain de courir en F1 l’an prochain.

Un duo prometteur ?

La Scuderia va donc s’appuyer sur Kimi Raikkonen, qui n’a rien montré cette année, et Sebastian Vettel, régulièrement étrillé par Daniel Ricciardo. Les deux pilotes se cachent depuis le début de saison derrière leur manque d’aisance avec une monoplace à l’aéro plus réduite, et le nouveau système de freinage. En clair, Ferrari regroupera un duo de pilotes ayant les mêmes difficultés d’adaptation sur les monoplaces 2014… Il fallait oser… Car Vettel comme Raikkonen ont vu leur cote plonger cette saison, le premier subissant la loi de son nouvel équipier au sein d’une écurie où il avait toutes ses aises, et le second en constatant comme d’autres avant lui à quel point il est difficile de subir la comparaison avec Alonso. Raikkonen a déclaré qu’avec Vettel, l’ambiance sera meilleure. En effet, les deux pilotes d’apprécient mutuellement. Mais est-ce que la paire sera plus compétitive ? Des doutes sérieux existent.

Car s’il venait à rejoindre McLaren, Alonso serait associé sans aucun doute à Jenson Button, redoutable finisseur ayant tenu la dragée haute et même battu Lewis Hamilton chez McLaren. L’affiche semble quand même plus belle à Woking. Sergio Marchionne et Marco Mattiacci ont le sentiment d’avoir pris le pouvoir à Maranello, mais les départs conjugués de Luca Di Montezemolo et de Fernando Alonso rappellent les plus grandes crises traversées par la Scuderia. A l’époque de la dernière en date, en 1991, c’est à Cesare Fiorio et Alain Prost qu’on avait demandé de partir. La suite est connue. Deux saisons pleines sans la moindre victoire en GP, sept sans titre constructeurs et huit années sans couronne pilotes. Quand à Vettel et Raikkonen, 2015 sonne déjà comme un enjeu de taille. Celui qui sera battu par l’autre ne pourrait pas s’en relever.

  1. avatar
    5 novembre 2014 a 21 h 45 min

    Salut Jayce,

    Excellent article sur Alonso, le scorpion espagnol a sorti son dard comme en 2006 chez Renault et 2007 chez McLaren, totalement justifié comme avec Woking, il est le meilleur pilote du monde et mérite plus de respect.
    Les dés étaient pipés, 2014 fut la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

    En 2000, sans le titre, Michael Schumacher serait parti chez McLaren où Ron Dennis l’aurait accueilli en éjectant probablement David Coulthard, sauf si Montezemolo avait réussi à attirer Häkkinen avec qui il était justement en pourparlers pour combler l’éventuelle fuite du Kaiser vers Woking …

    5 ans sans titre avec Ferrari, déjà 8 ans depuis fin 2006 qu’il court après une 3e couronne qui lui ferait égaler le palmarès d’Ayrton Senna, son idole. Même Niki Lauda (1977-1984) n’a pas attendu aussi longtemps son 3e titre

    Bref logique qu’Alonso qui aurait mérité le titre en 2010 et plus encore en 2012, parte surtout vu la communication du team autour d’Iceman en 2014, 1 seule fois meilleur que lui, dans son jardin de Spa.

    Pour 2010, certes erreurs d’Alonso à Monaco et Spa (plus Silverstone où il s’énerve contre Kubica, pénalité qui le prive de points) mais bon Ferrari est aussi largement responsable du fiasco d’Abu Dhabi, qui coûta sa place à Chris Dyer. Sans oublier tout le début de saison où Red Bull et McLaren étaient loin devant, la victoire initiale de Sakhir n’étant qu’un feu de paille, un leurre lié aux problèmes de boîte de Vettel ce jour là (4e).

    Pour Vettel – Raikkonen, malheur au vaincu mais surtout pour l’Allemand car si Kimi se fait écraser par Baby Schumi, il partira juste en retraite.

    Moi je crois de plus en plus à une année sabbatique d’Alonso avec 24 Heures du Mans et développement de son équipe cycliste avant de préparer 2016 avec Mercedes, car Red Bull est condamnée à sombrer. Ricciardo ne pourra pas combler à lui seul les départs de Newey et Promodou …
    Quant à McLaren, 2e option mais sacré travail pour Ecclestone que de réconcilier deux rancuniers comme Alonso et Ron Dennis.

    • avatar
      6 novembre 2014 a 12 h 58 min
      Par Jayce

      Bonjour Axel. Je ne crois pas vraiment à l’année sabbatique, je vois plutôt une retraite pour se consacrer à l’Endurance ou le choix de McLaren-Honda. Il semble que les dernières rumeurs aillent dans ce sens.

      Quel challenge en tous cas, pour Alonso, de venir essayer de faire triompher cette mythique association entre Woking et Honda! D’autant que si le motoriste japonais se montre performant, alors la suprématie des Mercedes pourrait être un peu moins hégémonique.

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        6 novembre 2014 a 15 h 04 min

        salut Jayce,

        Retraite carrément ? Ce serait un terrible échec pour Alonso dont le talent mérite 3, 4 voire 5 couronnes mondiales.

        L’Espagnol, bien au fait de l’Histoire de son sport, sait cependant que les années sabbatiques sont difficiles. A part Lauda, Prost et Raikkonen, personne n’est revenu aussi fort en F1 après un come-back : Jones en 1986, Mansell en 1995, J.Villeneuve en 2004 ou M.Schumacher entre 2010 et 2012 ont tous mordu la poussière.

        Endurance ? Possible car Alonso pourrait viser la Triple Couronne de Graham Hill, d’abord les 24 Heures du Mans puis l’Indy 500 par la suite.

        Quantà McLaren Honda, je suis partagé. Certes le constructeur japonais sait construire des moteurs compétitifs, mais il faudra du temps pour que cela marche.
        En 1988, Honda était revenu en F1 depuis 1984 et avait fait progresser son turbo avec Williams (plus Lotus en 1987).
        Là Alonso veut de suite être compétitif avec Mercedes, sans parler des questions d’une cohabitation explosive avec Ron Dennis …

        Donc je mets en 1 l’année sabbatique avec précontrat 2016 chez Mercedes (ce qui renverrait Hamilton chez McLaren Honda, voire Red Bull, si l’on considère Vettel à 99.9 % chez Ferrari), en 2 la piste Woking, en 3 la retraite pure et simple avec reconversion en endurance et du temps pour son projet d’équipe cycliste pro …

        Mais Dieu que le temps est long de savoir ce que l’Asturien va faire !

      • avatar
        6 novembre 2014 a 15 h 07 min

        Sur les saisons où les monoplaces sont bien imparfaites, il faut rajouter Monaco et Jarama 81 (Gilles Villeneuve), Monaco 97 (M.Schumacher) voire Detroit 86 (Senna)

        Pour Alonso, je rajouterais Imola 2005 aussi, Renault R25 certes bien née mais quelle pression du Kaiser derrière lui. Tenir en respect Schumi comme ça à seulement 23 ans, chapeau bas … Course mythique.

  2. avatar
    5 novembre 2014 a 21 h 54 min

    2011 et 2012 furent les 2 meilleures saisons de la carrière d’Alonso, surtout la 2e.

    Avec 4 immenses victoires, Silverstone 2011 face aux Red Bull déchaînées sur le circuit aéro par excellence, Sepang 2012 sous la pluie, Valence 2012 remontée d’anthologie, Hockenheim 2012 tenant en respect Button …

    Bref, un leader digne de Senna 93, Schumacher 97 ou 98, tirant la quintessence d’une voiture bien imparfaite.

    • avatar
      6 novembre 2014 a 12 h 55 min
      Par Jayce

      La victoire en Malaisie en 2012 est certainement la plus belle de sa carrière avec Silverstone 2011 et Nürburgring 2007. Il est bien rare de penser qu’un pilote surclasse à ce point le niveau de sa monoplace. C’est d’ailleurs dans ces circonstances que les plus mémorables victoires sont signées, comme Alain Prost au Brésil et à Estoril en 1987, Ayrton Senna à Donington et à Suzuka en 1993, Michael Schumacher à Barcelone en 1996 et à Spa en 1997.

      • avatar
        6 novembre 2014 a 15 h 07 min

        Sur les saisons où les monoplaces sont bien imparfaites, il faut rajouter Monaco et Jarama 81 (Gilles Villeneuve), Monaco 97 (M.Schumacher) voire Detroit 86 (Senna)

        Pour Alonso, je rajouterais Imola 2005 aussi, Renault R25 certes bien née mais quelle pression du Kaiser derrière lui. Tenir en respect Schumi comme ça à seulement 23 ans, chapeau bas … Course mythique.

      • avatar
        6 novembre 2014 a 15 h 52 min

        En dehors du suspense Alonso, la F1 est en vraie crise.

        Succession d’Ecclestone pas assurée, pérennité financière en grand péril avec mort programmée des teams les plus faibles, calendrier incohérent (trop de GP dans des pays sans culture automobile, même si le retour de l’Autriche et du Mexique font du bien), questions sur la sécurité, spectacle pas assuré …

        Il faudrait supprimer les arrêts au stand, les contacts radio (équivalent des oreillettes dans les pelotons cyclistes) et laisser les pilotes courir à l’instinct, les panneaux suffiraient pour passer des infos comme en Moto GP.

        Quant aux circuits, permettre à la France, au Portugal, à l’Argentine et à l’Afrique du Sud de revenir au calendrier, exit Abu Dhabi, Sotchi et Sakhir (garder Singapour et Shanghai)

        Limiter le budget des équipes et le prix des places pour que la F1 ne soit pas dans sa tour d’ivoire financière.

        Supprimer le championnat constructeurs qui ne sert à rien.

        Et limiter l’aérodynamique pour plus de dépassements …

        Bref tant de voeux pieux

        • avatar
          8 novembre 2014 a 10 h 34 min
          Par Jayce

          Je ne suis pas aussi alarmiste que toi. Marussia est désormais en faillite et on peut considérer que le drame subi par Jules Bianchi a précipité le destin du courageux team russe. Caterham est aussi en danger, mais Haas va faire son entrée en 2016. Quand à Sauber, l’histoire récente a prouvé que le paddock ne laissera pas tomber l’écurie suisse.

          La F1 se doit de redevenir une vitrine technologique pour attirer les constructeurs. On ne peut pas faire une F1 Low Cost. En voulant à tout prix réduire les coûts, la F1 s’est fourvoyée en privilégiant la quantité à la qualité. On voit comme des écuries historiques telles que Williams peuvent se redresser quand on leur laisse un peu de liberté technique.

  3. avatar
    10 novembre 2014 a 7 h 16 min

    Salut Jayce,

    Tu peux faire les deux, F1 low cost (tout est relatif, entendons nous, je parle juste de brider les budgets à un niveau raisonnable, pas de diviser les coûts par 3 ou 4) en gardant la qualité, avec le passage à 3 voitures

    Mieux vaut 3 Ferrari et 3 McLaren que 2 Marussia et 2 Caterham

    Sinon belle réaction de Nico Rosberg, tout se jouera à Abu Dhabi. Une défaite finale serait cruelle pour Lewis Hamilton qui a globalement dominé cette saison 2014, surtout si l’on se souvient de l’épisode de Spa Francorchamps qui le priva d’un autre podium par la faute de son coéquipier allemand.

  4. avatar
    29 décembre 2014 a 19 h 14 min
    Par apocaly

    Je pense au contraire que le duo Vettel-Raikkonen sera du bon.

    Beaucoup pense que Ferrari est perdu sans Fernando, mais pourtant, Ferrari n’a pas eu besoin de lui en 2007 et 2008. D’ailleurs 2 pilotes que l’espagnole domine, l’ironie.

    Raikkonen et Vettel ont un talent fou. L’un est ultra rapide (40 meilleurs temps en course quand même), l’autre un travailleur acharné. Le seul défaut des deux, qu’il possède un style de pilotage assez sensible, et qu’en cas de voiture qui leurs plaisent pas, la performance dégringole.

    Pour Kimi pas une surprise, il a eu énormément de mal début 2007 et 2012 même si les bons résultats le masqué un peu, et c’est pas un secret qu’il s’applique pas vraiment. Mais beaucoup semble surpris du cas Vettel. Pas moi.

    Il y a déjà eu des signes en 2012, lorsque l’Australien a pris le meilleur sur l’Allemand qui batailler contre sa voiture, et même chose en 2009. Sauf qu’il avait (comme Kimi) toujours réussi a trouver la solution. Pas cette année.

    Kimi semble avoir la vitesse encore. Il a égalé Alonso au Brésil et Abu Dhabi ou il termine a moins de 2 secondes. Vettel sembler également plus véloce en fin de saison malgré une sacré raclé sur la dernière course.

    Ferrari possède une paire de couille de mettre les deux ensemble. Un duo Vettel-Raikko aurait fait rêvé plus d’un en 2012 ou 2013 mais plus maintenant, change vite.

    Selon moi, Vettel risque plus gros que Kimi.

    Kimi c’est fait dominé par un double champion du monde régulièrement considérer comme étant le meilleur des meilleurs. Vettel c’est fait humilié par un ex-Pilote Toro Rosso guère meilleur que Vergne. Certe 40 points qui sépare la différence entre les coéquipiers entre Vettel et Kimi mais Vettel dans F14T contre Alonso, je doute qu’il fasse mieux que Iceman, seulement voilà :

    Raikkonen risque d’avoir une Ferrari 2015 plus dans son pilotage avec un avant qui lui plaira sans doute beaucoup plus. Il pourra que faire mieux que sa triste saison 2014. Alors que Vettel risque de bavé (ou pas) dans des Ferrari réputé être difficile a conduire.

    J’espère sincèrement que les deux vont faire une excellente saison pour le bien de Ferrari vu que je suis Tifosi mais j’ai plus d’espoir pour Kimi qui aura moins de pression. Il possède 35 ans, il est en fin de carrière, avec une carrière bien remplie, il n’a rien a perdre hormis une image mais je pense qu’il s’en tape. Vettel en revanche, a gagner 2 des 4 (voir 3…) de ses titres avec une formidable voiture, la seul chose qu’il pouvait lui arrivé qu’il se fasse explosé par un autre pilote. Chose faite. Comme si Massa avait dominé le grand Schumacher en 2006. Vettel sera attendu au tournant et n’aura pas d’être choix d’écrasé Kimi. Même si il le bat de 5, 10, 20, 30 points, on pourra pas parler de domination, et on dira que Vettel n’a pas battu Kimi comme Fernando (même si genre de comparaison sont un peu douteuse mais la majorité des gens réagisse de cette manière).

    Imaginer si Kimi bat Vettel ? Imaginer si Vettel s’adapte mal et que Kimi l’écrase ? Il risque d’avoir quoi ?

    Pour cela que j’espère un duel acharné entre les deux 1) pour le plaisir mais aussi pour 2) le bien de Ferrari.

    Les deux sont très amis, l’ambiance sera excellente, contrairement aux dernières années. Massa était pote avec Alonso mais ce dernier possède trop un caractère de cochon. Vettel est excellent dans ce domaine là, Kimi pose jamais de soucis (sauf quand on le paye pas xD), le duo Ferrari 2015 est excitant car remplie de doute. Ils pourront surprendre. Si Kimi est massacré, il partira définitivement en retraite. Mais si les deux sont assez proche mais que Vettel termine devant, aucune raison de mettre le Finlandais dehors pour 2016.

  5. avatar
    5 janvier 2015 a 15 h 22 min

    @Apocaly,

    En 2007 et 2008 Maranello n’avait pas besoin d’Alonso car Ferrari vivait encore sur l’héritage de la Dream Team Todt / Brawn / Byrne / Martinelli.
    Cet héritage s’est dilué chaque année depuis, conduisant au fiasco de 2013 et surtout 2014.

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