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Barcelone, le bulldozer des années 2000
Photo Panoramic

Barcelone, le bulldozer des années 2000

Depuis 2000, un club domine globalement la situation sur le plan européen, malgré les excellents résultats affichés par le Real Madrid, Manchester United ou encore le Bayern Munich. Ce club, c’est le FC Barcelone, quadruple champion d’Europe entre 2006 et 2015…

Difficile de dire si le Barça serait plébiscité meilleur club des années 2000, mais les statistiques sont implacables et sans appel : il faut remonter au grand Liverpool pour trouver trace d’un club ayant gagné quatre fois la C1 en dix ans. Le club de la Mersey, hégémonique avant le drame du Heysel, l’avait emporté en 1977, 1978, 1981 et 1984, dressant la guillotine en Europe face à ses rivaux.

Le bilan statistique du club catalan est tout proprement hallucinant sur les seize dernières éditions de la C1 :

-  4 fois vainqueur en 2006, 2009, 2011 et 2015, respectivement dans des finales à Paris (contre Arsenal), Rome (contre Manchester United), Londres (contre Manchester United) et Berlin (contre la Juventus Turin)

-  6 fois demi-finaliste en 2000, 2002, 2008, 2010, 2012, 2013 respectivement éliminé par Valence, le Real Madrid, Manchester United, l’Inter Milan, Chelsea et le Bayern Munich, soit 5 fois 6 par le futur lauréat (Valence étant l’exception en 2000)

-  2 fois quart de finaliste en 2003 et 2014 respectivement éliminé par la Juventus Turin et l’Atletico Madrid tous deux futurs finalistes

-  2 fois huitième de finaliste en 2005 et 2007 respectivement éliminé par Chelsea et par Liverpool

-  1 fois éliminé en phase de poules en 2001 (devancé par le Milan AC et Leeds) avant de s’incliner en demi-finale de C3 contre Liverpool

-  Non qualifié en 2004 (éliminé en huitième de finale de la C3 par le Celtic Glasgow)

Depuis que la C1 s’est rebaptisée Ligue des Champions en 1992-1993 et a choisi une formule avec des poules au lieu de matches couperet en 1991-1992, Barcelone a même soulevé cinq fois la Coupe aux grandes oreilles, la victoire de 1992 à l’époque de Johan Cruyff et de sa Dream Team des Stoïtchkov, Guardiola, M.Laudrup, Koeman et autres Zubizarreta étant l’acte fondateur d’un club décidé à venger les défaites passées (1961 contre le Benfica Lisbonne et 1986 à Séville contre le Steaua Bucarest) et à sortir de l’ombre du rival séculaire, le Real Madrid, sextuple champion d’Europe entre 1956 et 1966, donc cinq titres consécutifs avec Alfredo Di Stefano entre 1956 et 1960.

Barcelone avait commis deux erreurs fatales dans les années 50, primo en 1953 en se faisant piéger par Raimundo Saporta et Santiago Bernabeu dans l’épisode du transfert d’Alfredo Di Stefano, partie de poker avec le Real Madrid, le Barça, River Plate et les Millionnarios Bogota, secundo en  1955 en refusant l’invitation du quotidien L’Equipe pour la toute première édition de la Coupe d’Europe des Clubs Champions en 1955-1956.

Tombant du Capitole à la Roche Tarpéienne malgré le talent du virtuose Kubala, Barcelone gagna quelques championnats au milieu de l’hégémonie madrilène, en 1974 avec Cruyff ou en 1985 avec Schuster … A peine son compteur ouvert en 1992, le Barça voyait le Real Madrid gagner trois fois la Coupe aux Grandes Oreilles en 1998, 2000 et 2002 …

Mais le Barça peut dire merci à Florentino Perez. Car si le tycoon du BTP espagnol a piégé Barcelone et Joan Gaspart en 2000 en obtenant le transfert de Luis Figo vers le Real Madrid, il a commis quatre erreurs fatales à l’intersaison 2003, année où le Barça va entamer le reconquête, et où Madrid va tomber de Charybde en Scylla même si la Decima obtenue en 2014 a refermé quelques vieilles cicatrices chez les socios castillans : primo le transfert de Makélélé vers Chelsea, le poumon défensif français réclamant une augmentation de salaire pour se rapprocher des Galactiques, secundo l’achat de David Beckham plutôt que celui de  Ronaldinho, tertio et quattro le capitaine Fernando Hierro et l’entraîneur Vicente Del Bosque poussés vers la sortie comme des parias et autres pestiférés.

Entre 1992 et 2015, Barcelone est donc quintuple champion d’Europe, contre quatre trophées au Real Madrid (1998, 2000, 2002, 2014), trois au Milan AC (1994, 2003 et 2007), deux à Manchester United (1999, 2008) et deux au Bayern Munich (2001, 2013). Notons cependant que le Milan AC de Capello lauréat en 1994 succédait à celui d’Arrigo Sacchi doublement titré en 1989 et 1990, soit cinq titres pour le club lombard sur la période 1988-2015, avec Sacchi, Capello et Ancelotti comme coaches emblématiques. Ironie du destin, ce fut en 1994 contre le Milan AC que le FC Barcelone subit sa plus lourde défaite en C1 depuis que le Ligue des Champions existe, en finale au stade Olympique d’Athènes. Favori suprême après une série de vingt matches sans défaite, le Barça avait redressé la tête après un revers 6-3 à la Romareda en février 1994. La Liga devenait utopique mais après le serment de Saragosse, les coéquipiers de Romario purent vise leur quatrième titre de champion d’Espagne consécutif, aux dépens de La Corogne, malgré l’épée de Damoclès qui était suspendue sur leur tête … Mais bien qu’orphelin de Franco Baresi et Alessandro Costacurta, pierres angulaires de sa charnière centrale, le club lombard entraîné par Fabio Capello allait triompher avec un appétit colossal de victoire, digne de Pantagruel. L’effet underdog ferait de l’outsider milanais le grand vainqueur dans l’arène des gladiateurs au détriment du fauve catalan, pour quatre raisons.

Primo, Johan Cruyff s’était montré arrogant avant la finale envers le Milan AC, jouant la provocation exagérée à la façon d’un Mourinho, leur violon d’Ingres commun, surmotivant les coéquipiers de Paolo Maldini qui considéraient que le gourou néerlandais avait franchi le Rubicon en manquant de respect au club rossonero, bien que son fils spirituel Marco Van Basten ait fait en sorte d’arrondir les angles entre les deux ogres des années 90, Marseille excepté. Secundo, Romario avait déjà la tête à ce qui serait son bâton de maréchal, la World Cup américaine où le Brésil mettrait fin après d’un quart de siècle de disette mondiale, depuis l’apothéose mexicaine de Pelé, Carlos Alberto, Jairzinho et consorts en 1970. Tertio, Hristo Stoïtchkov et d’autres. Quattro, le Barça vivait son chant du cygne et le vestiaire n’était pas si soudé que cela. L’idylle entre Michael Laudrup et Johan Cruyff était rompue, et Andoni Zubizarreta avait appris à l’aéroport d’Athènes de la part du vice-président qu’il n’entrait plus dans les plans du club pour la saison 1994-1995. Tombant du Capitole à la Roche Tarpéienne sur quatre buts de  Daniele Massaro (doublé), Dejan Savicevic et Marcel Desailly, le Barça de Cruyff fut humilié en terre athénienne par cette université du football qu’était le Milan AC de Fabio Capello en 1994, cette équipe qui allait propulser Silvio Berlusconi, Il Cavaliere, au premier de ses trois mandats à la Présidence du Conseil italien. Depuis ce 18 mai 1994, le Barça n’a plus jamais perdu de grande finale européenne en C1, marqué au fer rouge par ce désastre d’Athènes …

Plus fort encore, la Dream Team de Pep Guardiola qui a imposé une férule implacable entre les saisons 2008-2009 et 2010-2011 a dépassé celle de Johan Cruyff dans les esprits et rejoint les équipes mythiques de l’Histoire du football européen : le Real Madrid de Di Stefano, le Benfica Lisbonne d’Eusebio, l’Inter Milan de Facchetti et Mazzola, l’Ajax Amsterdam de Cruyff, le Bayern Munich de Beckenbauer, le Liverpool de Keegan, Dalglish puis Rush, la Juventus Turin de Platini et Boniek, le Milan AC de Baresi et Van Basten …

A chaque fois l’usure du pouvoir, le péché d’orgueil, des transferts rendant orphelins ces grands clubs (l’Ajax perdant Cruyff en 1973, le Bayern perdant Beckenbauer en 1977) ou des drames (le Heysel pour Liverpool en 1985) ont sonné le glas des espoirs de ces différents clubs de prolonger leur domination sur le football européen, véritable univers reflet de la sélection naturelle de Darwin et de l’évolution, le plus fort émergeant sans cesse au fil du temps. Et le club le plus fort des années 2000, c’est incontestablement Barcelone, puceau en C1 pendant plus de trois décennies avant de décrocher son Graal avec son gourou Johan Cruyff en 1992 à Wembley contre la Sampdoria de Gênes de Gianluca Vialli … Depuis, le club catalan ne cesse de tutoyer la perfection et les superlatifs pleuvent … Ayant chaussé ses bottes de sept lieues, le Barça ne perd plus aucune finale, collectionnant donc quatre Ligue des Champions en dix ans (2006-2015).

Entre sa première et sa cinquième apothéose européenne, Barcelone n’a connu que 23 ans d’écart (1992-2015), là où tous les autres, Real Madrid excepté (4 ans entre 1956 et 1960), ont mis plus de temps : 28 ans pour Liverpool (1977-2005), 31 ans pour le Milan AC (1963-1994), et 39 ans pour le Bayern Munich (1974-2013), respectivement victimes du Heysel, du Totonero et de trop de finales perdues (1987 contre Porto et 1999 contre MU notamment pour le FC Hollywood).

Il ne manque plus qu’un seul défi à cet immense Barça, réussir la passe de deux, prouesse demeurée utopique depuis mai 1990 et le Milan AC de Sacchi, vainqueur à Vienne du Benfica Lisbonne un an après son triomphe à Barcelone face au Steaua Bucarest.
Le contexte était bien différent, la Coupe des Champions était plus facile à gagner car seul le champion des différents pays était en lice, à l’exception du champion d’Angleterre suspendu par l’UEFA jusqu’en 1990 après le drame du Heysel.

Vainqueur du Scudetto 1988 de façon rocambolesque après un sombre épisode de paris clandestins de la Camorra ayant forcé Diego Maradona et le Napoli à faire hara-kiri comme un drame de William Shakespeare, le Milan AC d’Arrigo Sacchi est donc le dernier à avoir accompli un tel exploit au carrefour des années 80 et 90, avec son ossature italienne (Baresi, Maldini, Ancelotti, Massaro, Donadoni) et son trident néerlandais (Gullit, Rijkaard, Van Basten).

Désormais, c’est tout le gratin européen qu’il faut affronter, avec 3 voire 4 clubs des meilleurs championnats : Liga espagnole, Premier League anglaise, Bundesliga allemande, Serie A italienne, Ligue 1 française, Eredivisie hollandaise ou Superliga portugaise, pour ne citer que les sept sœurs reines du pétrole européen depuis des décennies en terme de présence dans les derniers carrés, malgré quelques rébellions russes, écossaises, belges, yougoslaves, turques ou encore roumaines.

C’est pourquoi la performance de Barcelone prend un relief si particulier. Le puzzle serait donc parfait si les coéquipiers de Messi se succédaient à eux-mêmes au printemps 2016 sur la pelouse du stade San Siro de Milan, ironie du destin …

Implacable entre 2006 et 2015 avec une razzia de 4 titres européens et 8 demi-finales sur 10 possibles, le Barça a donc fait mieux que le Bayern Munich, alias FC Hollywood orphelin de titre de 1976 à 2001 et les époques Beckenbauer / Effenberg, l’Ajax Amsterdam privée de lauriers continentaux de 1973 à 1995 entre les générations Cruyff et Litmanen, ou même le grand Milan AC de Berlusconi, triple champion d’Europe entre 1989 et 1994 avec deux finales perdues en 1993 et 1995. Seuls le Real Madrid de Di Stefano (1956-1960) et Liverpool (1977-1984) ont fait mieux, à des époques moins concurrentielles, c’est dire quel Everest l’ogre catalan a atteint, quel pinacle il a érigé au sommet de l’Europe du football. Le drapeau catalan sera bien difficile à déloger …

Les explications d’une telle réussite à Barcelone sur les seize dernières saisons sont légion :

-  La qualité de la formation de la Masia, avec Carles Puyol, Xavi, Victor Valdes, Andres Iniesta, Pedro, Bojan, Sergio Busquets, Gerard Piqué (passé par Manchester United en 2007-2008 avant un retour au bercail), Cesc Fabregas (aguerri entre 2003 et 2011 en terre londonienne à Arsenal) et bien entendu Lionel Messi. La Masia de Barcelone sépare le bon grain de l’ivraie année après année et inculque le style de jeu inspiré des théories de Johan Cruyff, comme un ADN footballistique cloné de génération en génération. Un travail stakhanoviste auprès d’enfants et d’adolescents qui deviennent ensuite les chevilles ouvrières du club barcelonais et pérennisent les exploits au Nou Camp, portant au pinacle l’art du football offensif. Les équipes du Barça ayant conquis titres européens de 2009 et 2011 s’appuient sur une ossature de joueurs formés au club, comme pour l’Ajax Amsterdam de Louis Van Gaal en 1995 (Seedorf, Kluivert, Overmars, Davids, Reiziger, Kanu, Frank et Ronald de Boer, Van der Sar, et les vétérans Rijkaard, Blind) ou le Manchester United d’Alex Ferguson en 1999 (Beckham, Giggs, Scholes, Butt, Gary et Phil Neville). L’attachement viscéral des joueurs catalans au Barça a permet de fidéliser ce noyau dur, seul Cesc Fabregas quittant le club de nouveau en 2014 pour rejoindre à Chelsea l’ennemi juré du club, José Mourinho.

-  Une identité de jeu marquée du sceau indélébile de Johan Cruyff, revenu en 1988 en Catalogne dix ans après son départ (Cruyff avait joué au Barça de 1973 à 1978) après le tristement célèbre épisode de la mutinerie Hesperia qui avait mis fin aux années Schuster et à leur disette de titres. Les principes théoriques du Mister étaient simples : marquer un but de plus que l’adversaire, faire courir le ballon davantage que les joueurs avec peu de touches de balle (le fameux titikaka ou toque), s’appuyer sur les qualités techniques des joueurs … Ses héritiers sur le banc blaugrana, notamment Frank Rijkaard (2003-2008), Pep Guardiola (2008-2012) ou encore Luis Enrique (2014- ?) ont retenu la leçon dans cette cathédrale du beau jeu qu’est devenu le Nou Camp depuis 1988, avec des gardiens de talent (Andoni Zubizarreta, Vitor Baia, Victor Valdes), défenseurs capables d’apporter un plus offensif sur coup franc, pénalty ou corner (Ronald Koeman, Rafael Marquez, Carles Puyol, Gérard Piqué, Dani Alves), des milieux de terrain capables de toucher un nombre incalculables de ballons (Pep Guardiola, Deco, Yaya Touré, Xavi, Sergio Busquets), des ailiers à la vitesse foudroyante et au dribble chatoyant (Hristo Stoïtchkov, Luis Figo, Thierry Henry), des meneurs de jeu brillants et virtuoses à la technique de velours, passeurs de génie (Michael Laudrup, Gheorghe Hagi, Andres Iniesta), des électrons libres de style neuf et demi à la Baggio (Rivaldo, Ronaldinho, Lionel Messi), des buteurs capables de faire exploser n’importe quelle défense (Romario, Ronaldo, Patrick Kluivert, Samuel Eto’o, Zlatan Ibrahimovic, David Villa, Pedro, Neymar, Luis Suarez)

-  Le faible turnover des joueurs clés et la stabilité des effectifs depuis 2000, avec plusieurs joueurs qui feront toute leur carrière au club, comme Carles Puyol et Xavi, deux totems que rejoindront sans doute Andres Iniesta et Lionel Messi à moyen terme, imitant d’autres joueurs fidèles à leur club en pleine ère Bosman, comme Steven Gerrard (Liverpool), Ryan Giggs et Paul Scholes (Manchester United), Alessandro Costacurta et Paolo Maldini (Milan AC), Francesco Totti (AS Rome) ou Alessandro Del Piero (Juventus Turin). La comparaison avec d’autres grands clubs montre que Barcelone, dans l’absolu, a connu un nombre élevé départs et d’arrivées sur la période allant de la saison 1999-2000 à la saison 2014-2015. Mais l’important était de conserver les cadres, comme Puyol, Messi, Iniesta, Piqué, Mascherano, Alves ou encore Xavi, mais aussi Eto’o, Deco ou Ronaldinho, chevilles ouvrières du titre européen de 2006.

FC Barcelone

o  Arrivées : 44 (1999 Frank de Boer, Ronald de Boer, 2000 Overmars, Petit, Litmanen, Dutruel, 2001 Saviola, 2002 Riquelme, 2003 Davids, Quaresma, Ronaldinho, Rafael Marquez, Rustu, 2004 Edmilson, Giuly, Eto’o, Deco, Henrik Larsson, 2005 Van Bommel, 2006 Thuram, Zambrotta, Gudjohnsen, 2007 Abidal, Henry, Yaya Touré, Gabriel Milito, 2008 Dani Alves, Piqué, Seydou Keita, Caceres, 2009 Ibrahimovic, Maxwell, 2010 Villa, Mascherano, 2011 Fabregas, Alexis Sanchez, 2012 Jordi Alba, 2013 Neymar, 2014 Luis Suarez, Vermaelen, Bravo, Ter Stegen, Rakitic, Mathieu)

o  Départs : 46 (1999 Sonny Anderson, 2000 Figo, Ronald de Boer, Hesp, 2001 Guardiola, Petit, Zenden, Litmanen, 2002 Rivaldo, Dutruel, 2003 Riquelme, Frank de Boer, 2004 Quaresma, Overmars, Cocu, Saviola, Kluivert, Luis Enrique, Rustu, Davids, 2006 Van Bommel, Henrik Larsson, 2007 Giuly, Thiago Motta, 2008 Zambrotta, Thuram, Deco, Edmilson, 2009 Eto’o, Caceres, Gudjohnsen, 2010 Yaya Touré, Ibrahimovic, Henry, Rafael Marquez, 2011 Gabriel Milito, Bojan, 2012 Maxwell, Seydou Keita, 2013 Abidal, Villa, Thiago Alcantara, 2014 Alexis Sanchez, Puyol, Valdes, Fabregas, 2015 Xavi)

Real Madrid

o  Arrivées : 51 (1999 Anelka, 2000 Figo, Makélélé, 2001 Zidane, 2002 Ronaldo, Cambiasso, 2003 Beckham, 2004 Owen, Woodgate, Samuel, 2005 Gravesen, Cassano, Sergio Ramos, Robinho, 2006 Van Nistelrooy, M.Diarra, Higuain, Cannavaro, Sneijder, Emerson, Reyes, 2007 Robben, Pepe, Heinze, Saviola, Metzelder, Dudek, Marcelo, 2008 Huntelaar, Van der Vaart, 2009 Cristiano Ronaldo, Kakà, Benzema, Xabi Alonso, L.Diarra, Raul Albiol, 2010 Di Maria, Ozil, Khedira, Ricardo Carvalho, Adebayor, 2011 Varane, 2012 Modric, Essien, 2013 Bale, Diego Lopez, Isco, 2014 Kroos, James Rodriguez, Navas, Javier Hernandez)

o  Départs : 51 (1999 Seedorf, Mijatovic, Suker, 2000 Redondo, Karembeu, Eto’o, Anelka, 2001 McManaman, Sanchis, 2003 Makélélé, Hierro, Morientes, 2004 Cambiasso, 2005 Figo, Owen, Samuel, 2006 Zidane, Woodgate, Gravesen, 2007 Beckham, Ronaldo, Roberto Carlos, Helguera, Emerson, Cassano, Reyes, 2008 Robinho, 2009 Saviola, Heinze, Cannavaro, Robben, Huntelaar, Sneijder, Salgado, 2010 Raul, Van der Vaart, Van Nistelrooy, Metzelder, Guti, 2011 Adebayor, L.Diarra, M.Diarra, Dudek, 2013 Ozil, Higuain, Ricardo Carvalho, Essien, Kakà, Raul Albiol, 2014 Di Maria, Xabi Alonso, Diego Lopez)

Manchester United

o  Arrivées : 34 (1999 Bosnich, 2000 Barthez, 2001 Van Nistelrooy, Laurent Blanc, Veron, 2002 Rio Ferdinand, Forlan, Fletcher, 2003 Cristiano Ronaldo, 2004 Rooney, Van der Sar, Heinze, Piqué, 2005 Evra, Vidic, 2006 Carrick, Henrik Larsson, 2007 Tevez, Anderson, Hargreaves, 2008 Berbatov, 2009 Owen, Valencia, Pogba, 2011 De Gea, 2012 Van Persie, 2013 Mata, 2014 Di Maria, Radamel Falcao, Shaw, Rojo, Daley Blind, 2015 Valdes, Depay)

o  Départs : 40 (1999 Schmeichel, 2000 Bosnich, 2001 Stam, Andy Cole, Sheringham, Blomqvist, 2002 Yorke, Irwin, 2003 Barthez, Laurent Blanc, Veron, Beckham, 2004 Forlan, Butt, 2005 Roy Keane, Phil Neville, 2006 Van Nistelrooy, 2007 Heinze, Solskjaer, Henrik Larsson, 2008 Mikael Silvestre, Piqué, 2009 Tevez, Cristiano Ronaldo, 2011 Van der Sar, Scholes, Gary Neville, O’Shea, Hargreaves, 2012 Berbatov, Owen, Pogba, 2014 Anderson, Giggs, Evra, Vidic, Rio Ferdinand, Welbeck, 2015 Fletcher, Radamel Falcao)

Bayern Munich

o  Arrivées : 33 (2000 Sagnol, Sforza, Hargreaves, 2001 Pizarro, 2002 Ballack, 2003 Makaay, Demichelis, 2004 Lucio, Frings, 2006 Van Bommel, Podolski, Van Buyten, 2007 Ribéry, Toni, Klose, 2009 Robben, Mario Gomez, Ivica Olic, 2010 Alaba, 2011 Rafinha, Neuer, Jérôme Boateng, 2012 Mandzukic, Javi Martinez, Shaqiri, Pizarro, Dante, 2013 Götze, Thiago Alcantara, 2014 Xabi Alonso, Benatia, Lewandowski, Pepe Reina)

o  Départs : 33 (1999 Basler, 2000 Mätthaus, Babbel, 2001 Patrick Andersson, 2002 Effenberg, Paulo Sergio, Sforza, Jancker, 2003 Elber, 2004 Lizarazu, 2005 Sami Kuffour, Frings, 2006 Ballack, Jeremies, 2007 Makaay, Pizarro, Scholl, Salihamidzic, Hargreaves, Santa Cruz, 2008 Kahn, 2009 Lucio, Podolski, Sagnol, 2010 Toni, 2011 Klose, Demichelis, Van Bommel, 2012 Ivica Olic, 2013 Mario Gomez, 2014 Mandzukic, Van Buyten, 2015 Shaqiri)

Chelsea

o  Arrivées : 42 (1999 Deschamps, Weah, 2000 Hasselbaink, Gudjohnsen, 2001 Lampard, Zenden, Petit, Gallas, 2003 Makélélé, Crespo, Joe Cole, Mutu, Bridge, Veron, 2004 Cech, Drogba, Robben, Ricardo Carvalho, 2005 Essien, Crespo, 2006 Ballack, Shevchenko, Ashley Cole, 2007 Ivanovic, Alex, 2008 Deco, Anelka, 2010 Ramires, 2011 Torres, Mata, 2012 Hazard, Azpilicueta, Oscar, 2013 Eto’o, Willian, Schürrle, 2014 Courtois, Diego Costa, Fabregas, Zouma, Matic)

o  Départs : 32 (1999 Brian Laudrup, 2000 Deschamps, Weah, Flo, 2001 Leboeuf, Poyet, 2002 Di Matteo, 2003 Zola, Zenden, 2004 Desailly, Crespo, Hasselbaink, Mutu, Veron, 2006 Gallas, Robben, Gudjohnsen, Crespo, 2008 Makélélé, 2009 Bridge, Deco, 2010 Anelka, Ricardo Carvalho, Joe Cole, 2012 Drogba, Alex, 2014 Mata, Lampard, Ashley Cole, Eto’o, Torres, 2015 Schürrle)

Milan AC

o  Arrivées : 41 (1999 Shevchenko, 2000 Redondo, 2001 Pirlo, Kaladze, Rui Costa, Inzaghi, 2002 Nesta, Rivaldo, Seedorf, Tomasson, 2003 Kakà, Cafu, 2004 Stam, Dhorasoo, Crespo, 2005 Gilardino, Vieri, 2006 Yoann Gourcuff, 2007 Ronaldo, 2008 Thiago Silva, Ronaldinho, Zambrotta, Flamini, Pato, Senderos, 2009 Huntelaar, Beckham, 2010 Ibrahimovic, Yepes, Kevin Prince Boateng, Robinho, 2011 Van Bommel, Mexès, El Shaarawy, 2012 De Jong, Bojan, Montolivo, 2013 Balotelli, 2014 Torres, Diego Lopez, Alex)

o  Départs : 43 (1999 Weah, 2001 Leonardo, Bierhoff, Boban, 2003 Rivaldo, 2004 Redondo, 2005 Crespo, Dhorasoo, Tomasson, 2006 Shevchenko, Rui Costa, Vieri, 2007 Costacurta, 2008 Gilardino, Ronaldo, Cafu, Yoann Gourcuff, 2009 Kakà, Paolo Maldini, Senderos, 2010 Beckham, Huntelaar, Kaladze, 2011 Pirlo, Ronaldinho, 2012 Ibrahimovic, Thiago Silva, Nesta, Seedorf, Inzaghi, Cassano, Van Bommel, 2013 Pato, Gattuso, Yepes, Kevin Prince Boateng, Flamini, Ambrosini, Bojan, 2014 Balotelli, Kakà, Robinho, 2015 Torres)

Inter Milan

o  Arrivées : 41 (1999 Vieri, Laurent Blanc, Peruzzi, 2000 Hakan Sukur, 2001 Toldo, Materazzi, Kallon, Emre, Sergio Conceiçao, 2002 Cannavaro, Crespo, 2004 Cambiasso, Stankovic, Adriano, Mihajlovic, Davids, Veron, 2005 Samuel, Figo, Julio Cesar, 2006 Ibrahimovic, Vieira, Maicon, Dacourt, Grosso, Crespo, 2007 Chivu, Balotelli, 2009 Eto’o, Sneijder, Diego Milito, Lucio, Pandev, Thiago Motta, 2011 Forlan, 2012 Handanovic, Palacio, Guarin, 2014 Vidic, 2015 Shaqiri, Podolski)

o  Départs : 45 (1999 Winter, Youri Djorkaeff, 2000 Roberto Baggio, Peruzzi, 2001 Laurent Blanc, Hakan Sukur, Zamorano, Frey, 2002 Ronaldo, Seedorf, 2003 Crespo, Sergio Conceiçao, Di Biagio, 2004 Cannavaro, Kallon, 2005 Vieri, Emre, Davids, 2006 Mihajlovic, Veron, 2007 Recoba, Grosso, 2009 Crespo, Adriano, Figo, Ibrahimovic, Dacourt, 2010 Toldo, Vieira, Balotelli, 2011 Eto’o, Materazzi, Pandev, 2012 Thiago Motta, Maicon, Julio Cesar, Lucio, Forlan, Cordoba, 2013 Sneijder, Stankovic, 2014 Javier Zanetti, Chivu, Diego Milito, Cambiasso)

Juventus Turin

o  Arrivées : 35 (1999 Van der Sar, Oliseh, 2000 Trezeguet, 2001 Buffon, Nedved, Thuram, Salas, 2002 Camoranesi, 2004 Cannavaro, Mutu, Kapo, 2005 Vieira, Emerson, Chiellini, 2006 Boumsong, 2007 Grygera, Salihamidzic, 2008 Manninger, 2009 Cannavaro, Diego Ribas, Caceres, 2010 Bonucci, 2011 Pirlo, Vidal, Lichsteiner, Simone Pepe, Barzagli, 2012 Pogba, Caceres, 2013 Llorente, 2014 Morata, Tevez, Evra, Coman, 2015 Dybala)

o  Départs : 27 (1999 Henry, Deschamps, Peruzzi, 2000 Oliseh, 2001 Zidane, Inzaghi, Van der Sar, 2003 Salas, 2005 Tudor, Kapo, 2006 Vieira, Ibrahimovic, Cannavaro, Emerson, Thuram, Zambrotta, Mutu, 2008 Boumsong, 2009 Nedved, 2010 Camoranesi, Diego Ribas, Caceres, 2011 Trezeguet, Grygera, Salihamidzic, 2012 Del Piero, Manninger)

Arsenal

o  Arrivées : 40 (1999 Henry, Suker, 2000 Pires, Wiltord, 2001 Campbell, 2002 Kolo Touré, Cygan, Gilberto Silva, 2003 Fabregas, Lehmann, Clichy, Senderos, 2004 Reyes, Van Persie, 2006 Julio Baptista, Rosicky, Gallas, Adebayor, Abou Diaby, Walcott, 2007 Sagna, 2008 Nasri, Mickael Silvestre, Ramsey, 2009 Arshavin, Senderos, 2010 Koscielny, Chamakh, Squillaci, 2011 Mertesacker, Gervinho, Arteta, 2012 Giroud, Podolski, Cazorla, 2013 Ozil, 2014 Alexis Sanchez, Debuchy, Ospina, Welbeck)

o  Départs : 37 (1999 Anelka, 2000 Suker, Overmars, Petit, 2003 Seaman, 2004 Kanu, Wiltord, 2005 Vieira, 2006 Bergkamp, Pires, Campbell, Ashley Cole, Reyes, Cygan, 2007 Henry, Julio Baptista, Ljungberg, 2008 Lehmann, Flamini, Gilberto Silva, Senderos, 2009 Kolo Touré, Adebayor, 2010 Gallas, Mickael Silvestre, Senderos, 2011 Fabregas, Nasri, Clichy, 2012 Van Persie, 2013 Arshavin, Gervinho, Squillaci, Chamakh, 2014 Sagna, Vermaelen, 2015 Podolski)

-  La manne financière de l’abandon de la charte Gamper interdisant tout sponsor sur le maillot blaugrana, avec de juteux contrats signés avec le Qatar en 2010.  Restée utopique sous les présidences Nuñez (1978-2000) et Gaspart (2000-2003), cette décision s’est concrétisée sous les mandats de Joan Laporta puis Sandro Rosell, offrant en plus de la part du lion des généreux droits TV partagés avec le Real Madrid dans un système déséquilibré permettant aux deux grands d’Espagne, telles deux orgueilleuses têtes d’un aigle bicéphal, de dominer les autres clubs de la péninsule.

-  Les erreurs colossales du Real Madrid galactique de Perez en 2003, année médiatrice où les Merengue se trompent de cible en recrutant David Beckham plutôt que Ronaldinho, tout en laissant filer deux pierres angulaires de leur succès récents, le milieu de terrain Claude Makélélé et le coach Vicente Del Bosque. En 2004, l’écart se creuse encore et au lieu de faire venir Patrick Vieira clé de voûte de l’entrejeu d’Arsenal, le tonneau des Danaïdes castillan casse sa tirelire pour Michael Owen (Liverpool) tandis que le Barça construit autour de son virtuose brésilien une équipe cohérente, avec Deco, Ludovic Giuly, Edmilson, Henrik Larsson tout en faisant monter les jeunes issus de la Masia, tels Andres Iniesta, Victor Valdes et bientôt Lionel Messi, qui rejoignent leurs aînés Carles Puyol et Xavi en équipe première. L’anecdote raconte qu’un jour à Bangkok, un chauffeur de taxi thaïlandais conduisant Florentino Perez à l’ambassade d’Espagne, l’interpella en ces termes : Président, à quand un milieu récupérateur ? Pour justifier la vente de Claude Makélélé vers Chelsea à l’été 2003, Florentino Perez préfère le vendre aux Blues avec cette argumentation surréaliste qui résume à elle seule sa logique : Makélélé ne nous manquera pas. Sa technique était moyenne, il manquait de vitesse et de talent pour effacer les adversaires et 90 % de ses passes étaient dirigées vers l’arrière ou les côtés. Le départ de l’ancien Nantais précipite la fin des Galactiques. Le Real ne remportera plus le moindre trophée jusqu’en 2007. En 2009, pour le début de la deuxième ère galactique, Perez vend au Bayern Munich et à l’Inter Milan deux joueurs qui se retrouveront en finale de C1 en mai 2010, à Santiago Bernabeu : Arjen Robben et Wesley Sneijder. En 2014, le jeune Alvaro Morata est poussé vers la sortie. Comme Fernando Morientes dix ans plus tôt avec Monaco, l’ancien Merengue est le bourreau du Real sur la scène européenne, marquant un but décisif pour la Juventus Turin à l’extérieur. La Vecchia Signora retrouve la finale pour la première fois depuis 2003, et le Real Madrid voit la perspective de la Undecima devenir utopique.

Quelques ombres au tableau sont bien entendu à signaler du côté de Barcelone, le puzzle n’est pas parfait. Opposant de Nunez dans le groupe Elefant Blau soutenu par un certain Johan Cruyff, l’avocat Joan Laporta prend la présidence en 2003. UN partenariat avec l’UNICEF est signé mais Laporta entame une relation de plus en plus forte commercialement avec le régime dictatorial d’Ouzbékistan, dirigé d’une main de fer par Islam Karimov et sa fille Gulnara Karimova. Via Veneto, célèbre restaurant huppé de Barcelone, vendredi 16 mai 2008 … C’est dans cet établissement portant le nom d’une magnifique rue de Rome que Joan Laporta, le président du Futebol Club Barcelona, doit rencontrer un certain Miradil Djalalov, directeur général de Zeromax, via un agent turc.  Djalalov n’est autre que le bras droit d’une certaine Gulnara Karimova, qui va bientôt rentrer dans le cercle des contacts privilégiés de Joan Laporta.

Quant à son successeur Sandro Rosell, il a dû quitter le club après le scandale du transfert du prodige brésilien Neymar en 2013, mais l’arrivée de l’ancien dirigeant milanais Ariedo Braida devrait aider notamment pour les dossiers chauds du Calcio.

Un Calcio que la Juventus domine de la tête et des épaules depuis 2012 en ayant surmonté le guêpier que fut la descente en Serie B après le scandale du Calciopoli (2006). Mais avec cette défaite au stade Olympique de Berlin, la Vecchia Signora et ses petits-fils bianconeri ont battu un triste record : celui du plus grand nombre de défaites en finales européennes de C1, six (1973 à Belgrade contre l’Ajax Amsterdam, 1983 à Athènes contre Hambourg SV, 1997 à Munich contre le Borussia Dortmund, 1998 à Amsterdam contre le Real Madrid, 2003 à Manchester contre le Milan AC, 2015 à Berlin contre le FC Barcelone) contre cinq au Bayern Munich (1982 à Rotterdam contre Aston Villa, 1987 à Vienne contre le FC Porto, 1999 à Barcelone contre Manchester United, 2010 à Madrid contre l’Inter Milan, 2012 à Munich contre Chelsea) et au Benfica Lisbonne (1963 à Londres contre le Milan AC, 1965 à Vienne contre l’Inter Milan, 1968 à Londres contre Manchester United, 1988 à Stuttgart contre le PSV Eindhoven, 1990 à Vienne contre le Milan AC).

Le Barça, lui, avait perdu trois finales sur quatre jusqu’en 1994, étant un des chats noirs du XXe siècle (1961 à Berne contre le Benfica Lisbonne, 1986 à Séville contre le Steaua Bucarest, 1994 à Athènes contre le Milan AC) avant de gagner quatre finales sur quatre disputées au XXIe siècle, dans une décennie de rêve entre 2006 et 2015, celle qui fait de l’ogre catalan le troisième club le plus titré d’Europe avec Liverpool, derrière le grand rival du Real Madrid et le Milan AC.

  1. avatar
    1 juillet 2015 a 11 h 05 min

    Barcelone a maintenant 3 grands défis

    - Un premier à court terme, faire le doublé C1 jamais réalisé depuis l’AC Milan de Sacchi en 1990. Mais ni le Milan de Capello, ni la Juventus de Lippi, ni le MU de Ferguson, ni le Real galactique de Del Bosque, ni les ogres barça et Bayern des dernières saisons n’ont pu atteindre cet Everest.

    - Un deuxième à moyen terme, passer l’orage de l’interdiction de transferts prononcée par la FIFA, notamment en arrivant à un précontrat avec la Juventus pour Paul Pogba en vue de l’éte 2016.

    - Un troisième à long terme, rattraper l’ennemi du Real Madrid au nombre de trophées en Liga et en C1. 32 titres nationaux et 10 européens pour le Real, 23 et 5 pour Barcelone.

    En 1990, après les 5 titres nationaux consécutifs du Real Madrid période Quinta del Buitre et juste avant que la Dream Team de Cruyff ne relance les Blaugrana, le rapport de force était bien plus en faveur des Castillans
    25 / 6 contre 10/ 0 …

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    1 juillet 2015 a 12 h 18 min
    Par Cullen

    Bonjour Axel,

    la comparaison avec le grand Liverpool de la fin des années 70’ / début des années 80’ n’a vraiment pas lieu d’être. A l’époque le club emmené par Bob Paisley avait remporté 4 coupes des clubs champions avec des équipes à chaque fois très différentes et la concurrence était autrement plus forte, tant sur le plan domestique ( Leeds, Tottenham, Everton, etc… ) qu’international.

    Dominer l’Europe ça n’est plus si compliqué aujourd’hui pour le Barça tellement la concurrence a été réduite à peau de chagrin. Entre la réforme des coupes européennes qui a détruit la part d’incertitude du sport avec les phases de poule, les tours préliminaires pour les petits clubs, l’arrêt Bosman qui permet aux grosses cylindrées d’acheter ce qui se fait de mieux sur le marché, la répartition plus que discutable des revenus des droits tv en Espagne, les interdictions de recruter non respectées par le Barça, l’absence de DNCG européenne permettant aux clubs espagnols de s’endetter autant qu’ils le souhaitent et le fair-play financier mis en place… pour les autres évidemment, j’ai bien du mal à voir où se situe l’exploit.

  3. avatar
    1 juillet 2015 a 13 h 43 min

    Salut Christian,

    La C1 et le foot européen ont bien changé entre Liverpool époque 77-84 et Barcelone époque 2006-2015.
    La rupture se fait entre 1991-1992 et 1997-1998 avec 3 changements : la C1 en mode “phase de poules”, l’arrêt Bosman puis l’élargissement aux 2e, 3e voire 4e des meilleurs championnats à l’indice UEFA.

    Avant cette rupture, la difficulté était surtout de gagner son championnat national, ce que Liverpool fit tant de fois avant que le Heysel ne vienne à bout du bel élan des Reds.
    Désormais, les rapports de force font que les championnats européens se jouent toujours entre les mêmes clubs (Bayern en Allemagne, MU Chelsea ou City en Angleterre, Real ou Barça en Angleterre, AC Milan puis Juventus puis Inter puis encore Juventus en Italie).
    Mais pour gagner la C1, tu ne peux plus éviter de cadors avant la finale.
    En 1991, l’Etoile Rouge Belgrade bat le Bayern Munich en 1/2 finale mais l’OM bat le Spartak Moscou, pas vraiment le meilleur club d’Europe mais les Phocéens s’étaient justement ouvert le tableau vers Bari en sortant l’ogre milanais.

    Mais autant le championnat espagnol est une course biaisée par les droits TV colossaux dont bénéficient le Barça et le Real Madrid, autant Bosman a permis à l’ex-G14 de prendre un avantage décisif sur le reste de l’Europe, autant je ne te rejoins pas sur la facilité de gagner la C1 actuelle.

    Si c’était si simple, pourquoi alors Arrigo Sacchi et Milan AC sont les derniers à avoir réalisé le doublé en 1989 et 1990 ?

    La densité à partir des 1/4 est quand même vraiment monstrueuse.

    Pas de DNCG espagnole nous sommes d’accord, mais le Real Madrid s’est pris 6 éliminations de suite en 1/8e de finale entre 2005 et 2010, avant 3 demi-finales en 2011, 2012 et 2013 puis la fameuse Decima conquise en 2014.

    Le Real Madrid est justement l’exemple qui montre que gagner la C1 n’est pas si facile que cela. Entre 2002 et 2014, le contexte financier était réuni et la Casa Blanca s’est lamentablement plantée, même avec Mourinho aux commandes entre 2010 et 2013.
    Idem en Liga, comme je le dis dans mon précédent post, en 25 ans le Real Madrid n’a gagné que 7 titres de champion d’Espagne contre 13 au Barça. OK Florentino Perez et sa politique sportive absurde n’a pas aidé le club merengue, mais Barcelone n’y est pour rien …
    Real Madrid en Espagne, M.City et à un degré moindre Chelski en Angleterre montrent que l’argent roi ne fait pas tout, et depuis 2000 deux clubs utilisent mieux leur cash que les autres, le Barça et le Bayern, moins titré mais hyper régulier aussi … La Juventus semble rejoindre ce duo, Turin a rapidement retrouver sa place dans les top clubs vu la gestion impressionnante depuis le Calciopoli, à part 2-3 ans de stagnation entre la remontée de 2007 et 2010.

    Au niveau style de jeu, Barcelone version Guardiola a inspiré la Roja de 2010 et 2012 lauréate de la Coupe du Monde puis de l’Euro, avant que le football de possession trop extrême prôné par Pep ne se fasse balayer par le Bayern Munich de Heynckes en 2013.

    Luis Enrique a justement réussi à relancer la machine blaugrana que l’on pensait sur le déclin après l’humiliation face aux Bavarois en 2013 (0-4 puis 0-3) et la saison blanche de 2014 (2e en Liga, finale perdue en Copa del Rey, 1/4 de finale de LDC).

    Pour moi, Barcelone fait partie des 4 plus grandes équipes européennes de l’Histoire, avec le Real Madrid époque Di Stefano, le Liverpool époque Dalglish et le Milan AC époque Baresi.

    Ce qui est un corollaire logique du palmarès de titres totaux en C1, où ces 4 clubs occupent justement les 5 premières places, avec le Bayern Munich.

    Arsenal et Chapman ont amené plein de choses au football danes les années 1930, idem pour l’Ajax de Cruyff dans les années 1970, le Milan de Berlusconi et son professionnalisme (gestion façon entreprise), MU puis le marchandising, désormais Barcelone a apporté quelque chose de supérieur au niveau technique, avec comme base ce trident Messi Xavi Iniesta qui devra résister à la retraite de Xavi.
    Mais avec Neymar, Rakitic et Luis Suarez, le Barça a très bien recruté sur les mercatos estivaux de 2013 et 2014. Si Pogba les rejoint, ils auront les moyens de contrer.

  4. avatar
    1 juillet 2015 a 15 h 00 min

    Une autre question est de savoir ce qui va vraiment mettre fin à cette période d’hégémonie catalane, alors qu’on pensait que le 7-0 aggregate de 2013 face au Bayern Munich était justement l’irréversible crépuscule des Blaugrana.

    Pour le Real Madrid de Santiago Bernabeu, ce fut l’âge avancé de Puskas et Di Stefano, respectivement 35 et 36 ans en 1962 lors de la finale au stade Olympique d’Amsterdam qui confirmait que le Benfica Lisbonne était le nouveau roi d’Europe, un an après son titre contre le Barça de Kocsis, Czibor, Kubala et Suarez. Contraste avec les deux titans hongrois et argentin, Eusebio n’avait que 19 ans lui en 1962 …

    Pour l’Ajax Amsterdam, ce fut bien sur le départ de Cruyff en 1973 pour le Barça, suivi en 1974 en Catalogne par son lieutenant Johan Neeskens.

    Pour le Bayern Munich, ce furent les départs vers la NASL en 1977 des deux stars Franz Beckenbauer (Cosmos New York) et Gerd Muller (Fort Lauderdale Strikers)

    Pour Liverpool, ce fut le Heysel bien sûr avec la suspension européenne imposée par l’UEFA entre 1985 et 1990, puis au plan national l’émergence du grand MU de Ferguson à partir de 1993 dans une PL qui allait booster la croissance financière des Red Devils

    Pour l’AC Milan, ce fut l’usure du pouvoir et surtout des erreurs de transferts au début de l’ère Bosman avec de jeunes espoirs pas assez matures pour Milanello, comme Edgar Davids et Patrick Kluivert, talentueux mais pas assez solides mentalement comparés aux Desailly, Boban, Savicevic, Papin, Van Basten, Gullit, Rijkaard qui apportaient une vraie valeur ajoutée face aux Italiens du club (Baresi, P.Maldini, Costacurta, Donadoni, Albertini …)

    Pour le Real Madrid galactique, ce fut la catastrophique suite de décisions prises par Perez à l’été 2003 : vente de Makélélé, achat de Beckham plutôt que d’un défenseur ou un milieu défensif, renvoi de l’entraîneur Vicente Del Bosque malgré 2 C1 et 2 Ligas en 4 saisons, capitaine Fernando Hierro poussé vers une retraite forcée …

  5. avatar
    1 juillet 2015 a 15 h 31 min

    Pour le MU de Fergie époque CR7, ce fut tout simplement le fait que le Barça de Guardiola était le plus fort, même si après 2009 le Portugais ne fut jamais remplacé, même si Rooney ou Berbatov firent du mieux qu’ils pouvaient au sein de l’attaque mancunienne.

  6. avatar
    1 juillet 2015 a 16 h 37 min
    Par Cullen

    Tu trouves qu’il y a de la densité aujourd’hui ??? Depuis 5 ans ( au moins, je n’ai pas les stats exactes devant moi ) le Real, Barcelone et le Bayern n’ont pas du rater un seul quart de finale, idem pour le PSG depuis 3 ans, du coup ça ne laisse pas beaucoup de places pour les autres. L’Atlético, Dortmund et la Juventus ont tout juste joué les trouble-fêtes mais sans jamais vraiment se faire d’illusion sur le dénouement final.

    Même les clubs anglais auront bien du mal à l’avenir, et pas parce que la Liga est soit disant “supérieure” à la Premier League comme l’affirment certains à la simple lecture des résultats en coupes d’Europe… mais parce que si leurs revenus vont augmenter avec l’explosion des droits tv, ce sera le cas pour les cadors mais également pour les clubs de seconde partie de tableau qui risquent de se renforcer aussi, et comme le calendrier est déjà très lourd en Angleterre avec le traditionnel “boxing day”, les rencontres de FA Cup systématiquement rejoués en cas de match nul, la League Cup, etc… les équipes anglaises manqueront surement de fraicheur dans le money time de la Champions League.

  7. avatar
    2 juillet 2015 a 9 h 39 min

    Salut Christian,

    La LDC (en matches couperets) est devenue la compétition la plus relevée au monde, même la Coupe du Monde et l’Euro ne peuvent tenir la comparaison. La World Cup garde un prestige historique unique mais gagner la C1 est devenue l’objectif d’une carrière, ce n’est pas un hasard si Neymar et Suarez sont venus à Barcelone justement …

    En terme de densité, oui je pense que c’est plus difficile que dans les années 80 de gagner la C1 une fois qu’on est qualifié.
    C’est plus dur pour le Real, le Barça ou la Juventus d’affronter Dortmund ou l’Atletico Madrid en 2015 que le champion de Belgique ou de Suisse en 1990.
    Tu as encore des disparités avec des scores fleuves, notamment le Bayern qui a détruit le Sporting, Porto ou le Chaktiar Donetsk plus ou moins récemment. Ou le fameux 7-1 de MU contre l’AS Rome il y a 8 ans de cela.

    Après là où en effet le bât blesse, c’est que le petit groupe de 3 monstres (Real Barça Bayern) reste le favori immuable chaque saison depuis trop longtemps, avec un 4e larron qui tourne en fonction du temps depuis 15 ans, tour à tour Milan AC, Manchester Utd, Inter, Juventus ou Chelsea, pourquoi pas bientôt PSG ou City ?

    Je le répète, avant 1991 plus dur de gagner sa ligue nationale mais plus facile de gagner la C1 après, depuis 1991 c’est l’inverse. Sinon comment expliquer l’absence de séries de titres européens consécutifs ?

    Pour l’Angleterre, primo personne ne les empêche de se réformer, de virer leur League Cup (ce que nous devrions aussi faire ne France d’ailleurs), de mettre fin au système de matches A/R en FA Cup, secundo ce qui compte pour gagner en Europe ce n’est pas le niveau moyen d’un championnat mais son élite, même si bien évidemment la PL (et aussi la Bundesliga) est au-dessus de la Liga en niveau moyen.
    Très peu de championnats ont réussi à être les meilleurs à la fois sur l’élite et le niveau moyen, le Calcio du début des années 90 l’était, où l’AC Milan gagnait la C1 et Naples / Juventus / Inter la C3.

    Côté espagnol, le Real et le Barça depuis l’an 2000 sont meilleurs que tous les clubs anglais, excepté MU en 2007-2008.
    Les Anglais sont passés de 42 à 38 matches en 1995, mais ils n’ont pas été au bout de la logique en réformant leurs Coupes nationales. OK on sait bien quel est le lobbying des sponsors et surtout des TV pour accroître le nombre de matches, mais bon voir Chelsea, MU ou City en finale de C1 leur apporterait bien plus …
    Soit les Anglais sont pragmatiques et ils stoppent aussi leur tradition du Boxing Day, du 29/12 et du 1/1 pour laisser leurs joueurs se ressourcer physiquement et mentalement, soit ils continuent dans cette mauvaise direction et leur séléction nationale ne sera plus la seule victime de leurs erreurs locales en terme de gestion du calendrier.
    Albion a pris cher avec le Heysel mais avait bien réagi avec 4 C1 entre 1999 et 2012, dont deux pour leur fer de lance, Manchester Utd.
    Mais ils n’ont pas su se moderniser assez niveau calendrier, des budgets colossaux et des stades neufs à la Emirates ne suffisent pas pour gagner en Europe.

    Et ça, les Espagnols n’en sont nullement responsables, pas plus que des stupidités françaises qui n’aideront pas le PSG si on aménage pas le calendrier en sa faveur dans les années futures …
    Secundo, avec les effectifs qu’ont Chelsea et City, un turnover est possible pour limiter cet effet que tu mentionnes dans le money time, même si évidemment c’est avant tout un calendrier cohérent qui leur permettra de se refaire.

  8. avatar
    2 juillet 2015 a 9 h 59 min

    J’avais oublié le Milan d’Ancelotti des années 2000 plus haut dans l’analyse de la cause du déclin des grandes équipes de la C1, pour eux ce fut un triple effet avec l’affaiblissement du Calcio via le Calciopoli de 2006, puis le vieillissement de l’équipe (Maldini, Costacurta, Cafu, Inzaghi, Seedorf …) et le départ progressif de cadres (Shevchenko vers Chelsea, Kakà vers le Real Madrid

  9. avatar
    2 juillet 2015 a 13 h 27 min
    Par Cullen

    Les Anglais ne sont pas prêts de réformer leur calendrier. Le boxing day ça n’est pas simplement une journée de championnat disputée au lendemain de noël pour se démarquer des autres, c’est un jour férié, une tradition qui remonte au Moyen Age lorsque le personnel des familles aisées, après avoir servi le repas de Noël, était autorisé à prendre une journée de repos pour rejoindre leur famille.

    En football, c’est souvent à cette occasion que sont programmés les derbys, dont raffole le pays tout entier. Les fans de West Ham, d’Aston Villa ou même de Brighton n’en ont pas grand-chose à faire de savoir si Manchester Utd ou Chelsea seront affaiblies au mois d’avril pour disputer la Champions League, ils ne se priveraient pour rien au monde de ces matchs aux parfums si particuliers qui ressemblent souvent à des luttes de classes.

    Quant aux coupes nationales, les organisateurs ont déjà fait pas mal d’efforts, auparavant demi-finales et finales, disputées à Wembley, étaient également rejouées en cas de match nul, ce qui n’est plus le cas. Et puis la coupe de la Ligue est peut-être de trop aujourd’hui mais elle n’a pas tout à fait la même Histoire que la nôtre, totalement artificielle.

    Bref, l’Espagne vit depuis toujours ou presque sur ce clivage Real/Barça, et les résultats européens de ces deux clubs en sont sa vitrine dans le monde entier, du coup sauf réformes internationales communes, je ne vois pas le Barça faiblir dans les années qui viennent, tandis qu’en Angleterre, tradition oblige, les compétitions nationales seront toujours très denses et privilégiées sur le reste.

  10. avatar
    2 juillet 2015 a 15 h 28 min

    Hello Christian,

    Je sais bien que le Boxing Day, jour férie, est bien plus large que le seul contexte de la journée de championnat anglais, c’est le lendemain de Noel, les soldes exceptionnelles du 26/12 donc une institution.
    Mais la FA et la PL se doivent d’être pragmatiques si elles veulent profiter au mieux de la manne providentielle des droits TV sur la période 2016-2019.

    Supprimer déjà les matches A/R en FA Cup, faire une trêve du 27/12 au 10/1 et metttre fin à la League Cup serait déjà pour les Anglais un énorme pas en avant tout en gardant leur Boxing Day.

    Le Barça n’a pas hésité à revenir sur la charte Gamper et à toucher les bénéfices financiers d’un sponsor maillot.

    Rester compétitif c’est aussi savoir s’adapter au contexte du monde qui nous entoure et ne pas rester prisonnier de vieux postulats qui ont pu correspondre à une époque mais devenir totalement obsolètes. Ce qui est vrai pour le football anglais, comme pour l’économie française …

    Les fans anglais ont du football toute l’année, d’un point de vue extérieur cela ne me paraît pas démentiel d’avoir une trêve de 15 jours au lendemain du Boxing Day.
    Tu peux garder cette forte tradition tout en essayant de limiter la casse sur l’aspect calendrier.

    Ce serait vraiment dommage pour les clubs anglais qui avaient passé les années 90 à remonter la pente post traumatisme Heysel, bien utilisé les années 2000 (3 C1 en comptant celle de 1999 côté MU), malgré trop de finales perdues (2006 Arsenal, 2007 Liverpool, 2009 et 2011 MU).

    A un moment tu dois forcément choisir entre tradition et pragmatisme. Le tennis s’est mis au tie-break pour plaire aux TV, un jour peut être la FIFA et le Board valideront l’arbitrage video.

    La balle est dans le camp des Anglais. A trop attendre, ils vont voir le Barça, le Real et le Bayern poursuivre leur domination, potentiellement le PSG monter encore dans la hiérarchie européenne, et un beau jour les Italiens reviendront sur le devant de la scène continentale, cela prendra du temps mais la Juventus n’en est plus très loin, tandis que les deux ogres milanais reviendront forcément d’ici quelques années, bien que le chantier soit colossal que ce soit à Milanello côté AC Milan, ou Appiano Gentile côté Inter.

    Et si leurs clubs ne gagnent plus en Europe, les Anglais n’auront que leurs yeux pour pleurer sur leur île, car ce n’est pas la sélection des Three Lions qui va leur donner un Euro ou une Coupe du Monde, ils ont gâché une chance unique avec la génération dorée des Gerrard, Rooney, Lampard, Terry, Rio Ferdinand, Ashley Cole, et un coach du niveau de Fabio Capello aux commandes … Il ne reste plus que Rooney désormais, c’est trop tard

  11. avatar
    2 juillet 2015 a 15 h 39 min

    Et n’oublions pas que Liverpool FC est un mythe pas seulement à cause de la pléthore de couronnes nationales gagnées dans les années 70 et 80, mais aussi et surtout par les 4 C1 gagnées entre 1977 et 1984.

    Idem pour le MU de Ferguson, il est devenu légendaire avec le triplé de 1999, sa constance en finale entre 2008 et 2011 (1 victoire, 2 finales perdues) a renforcé sa place dans le gotha européen. Les 13 titres nationaux de Fergie et Giggs en Angleterre n’auraient pas suffi à réinstaller United dans la cour des grands, sans réussite internationale.

    Il ne faut pas oublier cela, et Berlusconi l’avait bien compris à Milan, où les Rossoneri ont gagné presque autant de C1 que de Scudetti depuis son arrivée en 1986 : 5 C1 entre 1989 et 2007, 8 Scudetti entre 1988 et 2011 …

    Sinon, les deux clubs rivaux Glasgow, les Rangers et le Celtic, avec leur cinquantaine de titres, seraient les deux clubs les plus prestigieux d’Europe.

  12. avatar
    3 juillet 2015 a 16 h 08 min
    Par Cullen

    Axel,

    Il n’y a pas de matchs aller/retour en FA Cup mais des “replay” et oui, le Celtic et le Rangers sont des clubs extrêmement prestigieux, personne au monde ne draine autant de supporters que ces deux mastodontes lors de chacun de leurs déplacements, ça n’est pas un trophée mais ça a bien plus de valeur encore.

  13. avatar
    3 juillet 2015 a 16 h 54 min

    Hello Christian,

    Matches A/R ou replays peu importe, ce sont des lourdeurs de calendrier qu’il faut virer côté anglais.

    Je ne dénigre nullement le prestige du Celtic et des Rangers, le fameux Old Firm reste mythique car comme Boca / River ou à dégre moindre Milan / Inter, City / United ou Real / Atletico, témoin d’une opposition dépassant le simple cadre sportif.
    Mais Liverpool et MU doivent la majorité de leur prestige à leurs palmarès monstrueux en Angleterre et surtout en Europe.

    Mais rien ne remplace la victoire sur le long terme pour garantir un prestige sans limites et une aura mondiale, le Real Madrid ne serait pas ce qu’il est sans les 5 titres inauguraux de la génération Di Stefano entre 1956 et 1960.
    Et je te dis ça en tant que supporter du Barça.

    Après, affirmer que 100 % du prestige vient de la victoire et du palmarès, c’est bien entendu complètement faux, je l’avais expliqué dans un interminable débat tennistique sur Nadal / Federer que le palmarès brut ne veut rien dire sans prise en compte de la concurrence et du contexte (cf Rosewall et Laver passés professionnels entre 1963 et 1967, Borg Boycottant l’Australie).
    De même, la vision d’un club, d’une équipe nationale ou d’un joueur par les fans en terme d’aura pure est importante.
    Les meilleurs exemples sont les inoubliables sélections maudites de la Coupe du Monde, l’Aranycsapat de Puskas en 1954 ou les Oranje de Cruyff en 1974.
    Ce dernier disait ainsi à propose de la défaite de Munich de 1974 “Malgré la défaite, les gens disaient que la Hollande avait joué le meilleur football du monde. C’est le plus beau trophée que l’on puisse recevoir”.

    Le point initial était cependant la capacité des clubs Anglais à gagner la C1 et à remonter dans la hiérarchie européenne, depuis l’affaiblissement de MU en 2012-2013, le titre de Chelski en 2012 étant un trompe l’oeil comme celui de l’Inter en 2010 pour les Italiens, un exploit isolé à la différence que les Nerazzurri bouclaient un cycle vertueux avec Mourinho via le triplé Scudetto – Coupe – C1, là où les Blues ont juste fait le parcours parfait sur une saison médiocre pour le reste.

    Soit ils font des choix douloureux en terme de tradition mais payants pour supprimer leurs freins, soit ils vont se laisser distancer par les deux ogres espagnols et le Bayern, mais aussi le PSG et les meilleurs clubs italiens, voire pourquoi pas le FC Porto ou Benfica si cela continue …
    L’argent ne fait pas tout, à un moment l’efficacité d’un système doit être repensée.

    Je ne souhaite personnellement que cela, plutôt qu’une élite qui se réduit petit à petit au trio Barça Real Bayern, avec juste le PSG et la Juventus en outsiders.

    Encore une fois, la balle est dans le camp des Anglais, pour que MU, City, Chelsea voire Liverpool et Arsenal puissent revenir plus fort entre 2016 et 2019.
    Le risque est qu’ils se laissent tous griser par leur nouveau pouvoir financier colossal, et que cela finisse en tonneau des Danaïdes à la Perez, acheter des joueurs sans réfléchir au lieu de bâtir un projet de club bien pensé tout en s’alliant pour peser sur une réforme de leur calendrier national face à la FA.

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