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Les 20 plus grands routiers-sprinters de ces 20 dernières années (2/2)
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Les 20 plus grands routiers-sprinters de ces 20 dernières années (2/2)

Deuxième partie de notre classement de 20 routiers-sprinters de ces 20 dernières années. Que du lourd, et même quelques légendes du cyclisme…

Rappel de la première partie du classement :

20 – Stuart O’Grady
19 – Alexander Kristoff
18 – Edwald Boassen-Hagen
17 – Jan Svorada
16 – Marcel Wust
15 – Jan Kirsipuu
14 – Tom Steels
13 – Marcel Kittel
12 – John Degenkolb
11 – Djamolidine Abdoujaparov

10 – Peter Sagan (Slovaquie – pro depuis 2009)

Quintuple champion de Slovaquie, Vainqueur de Gand Wevelgem en 2013, Vainqueur de 4 étapes sur le Tour de France et 3 sur la Vuelta, Vainqueur du classement par points sur le Tour de France de 2012 à 2015.

83 victoires.

Dur à classer. Mais Sagan est un phénomène et mérite sa place dans le top 10. Il a perdu de sa pointe de vitesse initiale qui lui permettait parfois de dominer les purs sprinters dans les arrivées massives, mais Sagan c’est bien plus qu’un sprinter. Bien parti pour gagner plus de maillots verts qu’Erik Zabel, il n’a pas beaucoup de faiblesses si ce n’est la haute montagne, ce qui fait de lui une bete noire et un coureur marqué à la culotte comme personne aujourd’hui. A peine 25 ans et déjà un palmarès très impressionnant pour un coureur à part.

9 – André Greipel (Allemagne – pro depuis 2005)

Double champion d’Allemagne, Vainqueur de 10 étapes sur le Tour de France, 3 sur le Giro et 4 sur la Vuelta, Vainqueur du classement par points sur la Vuelta en 2009.

139 victoires.

Le Gorille mérite son surnom, sans doute des 20 classés celui au physique le plus impressionnant et la machine à gagner la plus prolifique de ces dernières saisons. Un coureur révélé sur le tard, qui a déjà glané 10 succès sur la grande boucle, lui qui y participa pour la première fois à 29 ans. Un pur sprinter, difficile à remonter quand il est lancé. Son nombre impressionnant de victoires cache une faiblesse dès que la route se torture un peu, avec un ou deux succès de prestige, il aurait pu taquiner le top 7…

8 – Thor Hushovd (Norvège – pro de 1999 à 2014)

Champion du monde en 2010, triple champion de Norvège, Vainqueur de Gand Wevelgem en 2006, Vainqueur de 10 étapes sur le Tour de France, 1 sur le Giro, 3 sur la Vuelta, Vainqueur du classement par points sur le Tour de France en 2005 et 2009 et sur la Vuelta en 2006.

76 victoires

Le modèle du routier sprinter qui a su s’adapter pour continuer à gagner toute sa carrière durant. Sprinter de très bon niveau au début de sa carrière, il s’est mué en tout terrain ensuite. Coureur complet, gros rouleur, excellent descendeur, capable même de franchir seul en tête le col des Saisies sur la route du Tour, le norvégien a un palmarès complet. Intelligent, il ne faisait pas bon le voir dans une échapée pour ses camarades de fuite

7 – Oscar Freire (Espagne – pro de 1998 à 2012)

Triple champion du monde, triple vainqueur de Milan San-Remo, Vainqueur de Paris-Tours en 2010, de Gand Wevelgem en 2008, Vainqueur de 4 étapes sur le Tour de France et de 7 sur la Vuelta, Vainqueur du classement par points sur le Tour en 2008.

77 victoires.

Le maillot arc en ciel était son fétiche. Si Freire figure si haut au classement, c’est forcément grâce à faculté à se transcender dans les grands moments, quel exploit de gagner 3 fois les championnats du monde dans le cyclisme moderne, Freire l’a fait ! Sprinter de poche, malin, qui ne lâchait rien, capable de sauter Zabel sur la ligne lors de la primavera quand le Teuton, imprudent, levait les bras, l’Espagnol a privilégié la qualité à la quantité. Un palmarès rare.

6 – Robbie McEwen (Australie – pro de 1996 à 2012)

Double champion d’Australie, Vainqueur de 12 étapes sur le Giro et 12 sur le Tour de France, Triple vainqueur du classement par points sur le Tour de France (2002, 2004 et 2006).

122 victoires.

Une teigne. McEwen n’avait pas de train pour l’emmener et malgré son gabarit moyen, n’avait jamais peur de jouer des coudes dans l’emballage final. Un tempérament aussi, capable de dire sa façon de penser à Lance Armstrong quand ce dernier soutenait Erik Zabel dans la course au maillot vert. Maillot qu’il a ramené 3 fois à Paris en mettant d’ailleurs fin au règne du recordman Zabel. Une belle longévité.

5 – Tom Boonen (Belgique – pro depuis 2000)

Champion du monde en 2005, double champion de Belgique, triple vainqueur du Tour des Flandres, quadruple vainqueur de Paris-Roubaix, 6 victoires d’étapes sur le Tour, 2 sur le Vuelta, vainqueur du classement par points sur le Tour en 2007.

117 victoires.

Un pur sprinter seulement au début de sa carrière. Puis ensuite… Un monstre de la route, ce à quoi peut aspirer Peter Sagan. Tom Boonen, c’est une longévité et une capacité hors norme à revenir de l’enfer. L’enfer il connaît, surtout celui du Nord où il est co-recordman. Il ne manque pas grand chose au palmarès de ce géant. Si il a sacrifié un peu de la pointe de vitesse de ses débuts, il reste un des grands routiers sprinters des années 2000, voire plus…

4 – Alessandro Petacchi (Italie – pro de 1996 à 2015)

Vainqueur de Milan San Remo en 2005, de Paris-Tours en 2007, Vainqueur de 22 étapes sur le Giro, 6 sur le Tour et 20 sur la Vuelta, vainqueur du classement par points sur le Giro en 2004, sur le Tour en 2010 et sur la Vuelta en 2005.

157 victoires.

Le successeur de Super Mario. Quand le train de la Fassa Bortolo se mettait en route, on voyait venir la suite… Parfois insolent de puissance et de facilité, Petacchi pouvait se relever à 100 mètres de la ligne et regarder ses adversaires se déchirer pour la 2ème place. Un vrai pur sprinter qui totalise 48 succès d’étapes sur les grands tours et la collection des 3 maillots du classement par points. En grande forme, il ne laissait strictement rien à la concurrence, comme sur le Giro 2004 où il gagna pas moins de 9 étapes ! Sur le Tour 2003, il ne resta en course que 7 jours, le temps de mettre KO tout le monde et de rafler 4 bouquets. Une bête.

3 – Erik Zabel (Allemagne – pro de 1992 à 2008)

Vainqueur de la Coupe du Monde en 2000, double champion d’Allemagne, quadruple vainqueur de Milan San Remo, triple vainqueur de Paris-Tours, vainqueur de l’Amstel Gold Race en 2000, vainqueur de 12 étapes sur le Tour, 8 sur la Vuelta, sextuple vainqueur du classement par points sur le Tour de 1996 à 2001 et sur triple vainqueur sur la Vuelta de 2002 à 2004.

151 victoires.

Le sprinter peut-être le plus complet de l’histoire, celui qui a su le mieux concilier son coté tout terrain tout en conservant un jump suffisamment rapide pour régler les arrivées massives. Quel sprinter passait mieux les bosses et mêmes les cols, qu’Erik Zabel, dont l’image reste viscéralement liée au maillot vert PMU du Tour de France. Il n’a jamais écrasé sa discipline mais était toujours là, n’a jamais eu de coup de moins bien. Un professionnalisme reconnu par tous. Un seul gros regret en 2006 aux championnats du monde, où échappé aux cotés de Paolo Bettini, il laisse échapper le seul titre qui manquait à son immense palmarès…

2 – Mark Cavendish (Grande Bretagne– pro depuis 2006)

Champion du monde en 2011, vainqueur de Milan San Remo en 2009, vainqueur de 15 étapes sur le Giro, 26 sur le Tour et 3 sur la Vuelta, vainqueur du classement par points sur le Giro en 2013, sur le Tour en 2011 et sur la Vuelta en 2010.

136 victoires.

Le sprinter moderne par excellence, et sans doute la pointe de vitesse pure la plus impressionnante de tous les prétendants de ce classement. Pendant 5 ans, il a dominé son sujet de façon magistrale sur le Tour, devenant le sprinter moderne le plus capé en victoires d’étape sur la grande boucle. Son attitude et son caractère bien trempé n’ont pas toujours fait l’unanimité dans le peloton où fut souvent accusé de s’accrocher aux voitures dans les cols… Aujourd’hui un peu en dedans, il a subi la concurrence des Kittel et des Greipel avec humilité et continue d’être un finisseur redouté. Un palmarès riche et complet avec en point d’orgue le maillot arc en ciel obtenu en 2011 à son firmament.

1 – Mario Cipollini (Italie – pro de 1989 à 2008)

Champion du monde en 2002, champion d’Italie en 1996, vainqueur de Milan San Remo en 2002, triple vainqueur de Gand Wevelgem, vainqueur de 42 étapes sur le Giro, 12 sur le Tour et 3 sur la Vuelta, triple vainqueur du classement par points sur le Giro (1992, 1997 et 2002).

166 victoires.

Il fut finalement facile de trancher. Cipollini est celui qui a le plus souvent levé les bras de nos 20 routiers sprinters, il est celui qui a gagné le plus d’étapes sur les grands tours (57) et qui le plus marqué le sprint ces 20 dernières années. Cipollini c’était une gueule, un charisme, un peu de folie dans un peloton aseptisé qui vivait les heures sombres de la suspicion, capable de se déguiser en Jules César, ou de se plaindre qu’on parle davantage du retour de Pantani que de ses victoires sur le Giro… Le train rouge de la Saeco et le démarrage tout en puissance de Super Mario, c’était quelque chose, et malgré une concurrence compacte (Steels, Zabel, Kirsipuu etc.), il était très difficile de prendre la roue de Super Mario dans l’emballage final. Sa seule faiblesse dans les cotes ne lui a pas empêché de chasser les classiques ainsi que le maillot arc en ciel. Sur la route du Tour, on se souviendra de son accomplissement resté unique dans l’histoire : en 1999, il remporte 4 étapes consécutivement. Allez, on va quand-même chipoter : dommage qu’il n’ait pas ramené le maillot vert à Paris…

Merci de vos commentaires, vos apports, vos souvenirs, merci aussi de me dire ce que vous auriez corrigé dans ce classement forcément un peu subjectif. J’ai essayé au mieux de recouper les faits : le nombre de victoires en carrière, les performances sur les grands tours, les classiques, les maillots distinctifs, les titres mondiaux et nationaux etc.

  1. avatar
    16 août 2015 a 11 h 23 min

    Cipollini était le meilleur, et comme Hushovd, Freire et Cavendish l’un des rares à avoir su gagner le titre mondial, ce que Zabel n’a jamais pu faire par exemple.

    Gros bémol sur le Lion, jamais de maillot vert et même jamais d’arrivée à Paris donc pas de bouquet sur les Champs-Elysées, ses abandons étant programmés et peu respectueux du Tour de France.

    Mais quel coureur, autant par son talent, sa longévité que son charisme !!!

    Si Cavendish tient quelques années face à Kittel et Degenkolb, alors peut être pourra-t-il détrôner Cipollini dans le sprint moderne.

  2. avatar
    16 août 2015 a 11 h 33 min

    Pour Freire, il fut en plus 3e de l’édition 2000 à Plouay derrière Vainsteins et Spruch.

    En 1999 et 2001, il s’impose alors qu’Ullrich est le meilleur mais ne peut faire la sélection dans les circuits de Vérone et Lisbonne / Monsanto.

    Vérone où Freire regagnera une 2e fois en 2004 …

    Quant à Zabel, gros regret en 2006 à Strasbourg mais aussi en 2001 à Lisbonne où il se plante au sprint derrière Freire et Bettini notamment. L’Allemagne s’est plantée ce jour là au Portugal, tout comme l’Italie où Lanfranchi roula derrière Simoni échappé avant que Bettini ne soit le dauphin de Freire … Tout bénéfice pour l’Espagne et Oscar Freire, double champion du monde à seulement 25 ans.

  3. avatar
    16 août 2015 a 12 h 27 min

    C’est vrai qu’il manque un maillot vert à Cipollini, mais il y a une année sur le Tour où il a quand même gagné trois où quatre étapes de suite.

  4. avatar
    16 août 2015 a 13 h 47 min
    Par fifou

    ouais Cipollini en n°1 évidemment. carrière très longue sur la durée, et comme tu dis il a dominé de la tête et des épaules une concurrence assez féroce, sur une génération et demi.

    Erik Zabel que je trouve un poil surcoté. En fait, visuellement il m’aura jamais laissé l’impression d’une puissance fantastique, et à aucun moment de sa carrière je pense il n’aura vraiment été “le” meilleur sprinteur du peloton. Contrairement à tous les autres coureurs de ton Top 6 (au moins).
    Une grande longévité, une grosse discipline (pour s’appliquer à aller faire tt le temps les sprints intermédiaires) et des saisons très longues et chargées (de Milan – San Remo aux Championnats du Monde, en doublant souvent Tour et Vuelta), lui auront perdu de décrocher une tonne de bouquets et de maillots.
    … bon pour contrebalancer ce que je viens de dire, il a ship quand même 4 fois Milan – San Remo (plus la cinquième qu’il perd de façon ridicule, mais où il est le plus fort), qui est la classique fétiche des sprinters (même remarque pour Paris Tours, même si moins prestigieux que la Primavera)… donc oui ça restait quand même un des coureurs les plus dangereux.
    Mais dans ce classement, j’aurais mis Pettachi devant.

    McEwen j’aimais bcp ouais. un serpent celui là. se démerdait tout seul dans les sprints, mais un peu tête brulée, trajectoires, et belle pointe de vitesse qui lui a permis de win pas mal d’étapes en sautant les mecs pas loin de la lignes.

    Freire rien à rajouter à ce que tu dis. palmarès light en nombre pour un finisseur, mais que de victoires prestigieuses.

    Greipel impressionnant visuellement. Son gabarit déjà, et la puissance qu’il dégage. Particulier sa carrière, qui écrase tout à l’âge où les sprinters commencent un peu à perdre du peps et collectionnent un peu moins de bouquets.

    sinon pas vraiment un sprinteur, ni un “costaud”, mais qui aurait limite pu figurer dans cette liste, c’est Paolo Bettini.
    ok il faisait pas (ou rarement) les sprints massifs. Mais quand t’avais une arrivée à 20 coureurs et qu’il était dans le tas, y avait pas trop d’illusions à se faire. De même, quand il décidait de se frotter aux sprinters en sprint massif dans les courses qu’il avait coché (Milan San Remo, Championnats du Monde), il était loin d’être ridicule

  5. avatar
    16 août 2015 a 13 h 58 min

    4 de suite en 1999

  6. avatar
    17 août 2015 a 15 h 47 min

    Salut,

    *Edvald Boasson Hagen et non Edwald.. dommage d’avoir trébuché sur lui en ayant brillamment franchi l’obstacle Djamolidine Abdoujaparov :)

    classement assez cohérent je trouve, on peut se questionner sur le choix de l’ordre entre Degenkolb et Kittel, en “pur-sprinteur”, le grand Marcel me semble une jambe au-dessus, mais la polyvalence de son compatriote lui procure un plus beau palmarès (2 Monuments cette année, rien que ça).

    Comme évoqué par Axel, à la liste des sprinteurs champions du Monde on peut ajouter Tommeke.. qui retrouve d’ailleurs un niveau digne de celui qu’il a été ces derniers jours. Toutes proportions gardées.

    Tout comme Fifou, j’avoue que j’avais un petit faible pour l’ami Robbie, et son incroyable capacité à frotter intelligemment, pour obtenir un placement souvent parfait, se faufilant entre les wagons de trains qui, à l’époque, étaient parfois encore mieux rodés que ceux d’aujourd’hui (notamment pour emmener les puissants sprinteurs italiens).

    Enfin, un mec comme Bennati aurait pu postuler à une place parmi les 10-15 premiers s’il ne s’était pas si vite accommodé du statut de capitaine de route pour des leaders depuis déjà plusieurs années, à “seulement” 34 ans

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