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JO Sydney 2000 : l’incroyable histoire d’Eric Moussambani
Photo Panoramic

JO Sydney 2000 : l’incroyable histoire d’Eric Moussambani

Son nom ne vous dit peu-être rien, mais il y a quinze ans, lors des JO de Sydney 2000, le "nageur" Eric Moussambani entrait dans l'histoire du sport et des olympiades grâce (ou a cause, c'est selon) sa course en série du 100m nage libre, où il va nager seul en un temps record dans le monde olympique. Un temps record car excessivement long. En effet, il a parcouru les 100 mètres en 1 minute 52 secondes et 72 centièmes soit plus d'une minute de plus que le record du monde de l'époque . Sans le vouloir, Eric Moussambani devient alors "l'anguille" et devient un des symboles contemporain de l'esprit olympique. Flash back.

Eric, l’apprenti nageur qui s’envole pour les JO

Eric Moussambani est né en Guinée Équatoriale, ce petit pays du centre de l’Afrique enclavé entre le Cameroun et le Gabon qui est l’un des plus pauvres et les moins développé du monde. Certaines légendes urbaine nous font croire qu’il n’a appris à nager que quelques mois avant les JO de Sydney. C’est faux, car c’est à la sortie du lycée l’année de ses 17 ans qu’il va apprendre à nager, dans les rivières ou en bordure des plages guinéennes. Pour autant, inutile de dire qu’au pays, les piscines ne courent pas les rues, encore moins des piscines aux dimensions olympiques (50 mètres) et c’est bien quelques mois avant son départ pour Sydney qu’il va nager pour la première fois dans une piscine. Eric s’entraine même dans la plus grande piscine du pays : le bassin privé d’un hôtel de la capitale, long de…13 mètres, soit 37 mètres de moins qu’un bassin règlementé pour les compétition internationales dites “en grand bassin” comme les JO. L’intéressé raconte : “je m’y entraînais seul, je n’avais aucune expérience de la natation. Le bassin était disponible seulement de 5h à 6h du matin avant que les clients ne se lèvent, je ne pouvais donc m’entraîner que 3h par semaine. Mais je continuer aussi de nager dans les rivières et à la plage comme pendant mon enfance. Là, les pêcheurs m’expliquaient comment utiliser mes jambes, comment nager. Rien de professionnel“.  Eric n’a alors évidemment pas le niveau de qualification requis pour espérer participer aux JO, mais il avait reçu son carton d’invitation pour Sydney grâce à une dérogation qui permettait aux pays émergents de participer aux Jeux Olympiques. En effet, au printemps 2000, la Fédération équato-guinéenne de natation – qui vient d’être créée – reçoit une invitation du Comité international olympique (CIO) pour participer aux JO de Sydney. Seul problème : elle manque de nageurs. Un appel est alors lancé à la radio pour dénicher la perle rare. « J’ai entendu le message et je me suis présenté quelques jours plus tard au rendez-vous, raconte Eric Moussambani avec son large sourire. Sur place, j’étais le seul candidat ! Les dirigeants m’ont quand même demandé de plonger dans la piscine pour vérifier si je savais nager. Et ils ont dit : “C’est toi qui part aux Jeux !” » Eric sait nager et cela ne fait aucun doute. En 2000 il a 22 ans et a appris cinq ans plus tôt pour faire taire les railleries de ses cousins qui le taquinaient quand ils allaient ensemble à la rivière et qu’il restait seul sur le bord. « Les dirigeants de la fédération m’ont dit que j’avais seulement quatre mois pour me préparer et que je devais y aller à fond… » se souvient-il. A 22 ans, il s’envole donc pour les Jeux Olympiques de Sydney 2000. « Je n’avais jamais entendu parler de Sydney ou de l’Australie, c’était la première fois que je sortais de mon pays. Le voyage a duré trois jours, avec de nombreuses escales ». La délégation équato-guinéenne – composée de quatre athlètes et d’autant de dirigeants – s’envole début septembre pour l’Australie. Eric Moussambani découvre alors cet immense barnum que sont les Jeux. Il s’émerveille en arpentant le village olympique, discute avec des athlètes venus du monde entier. Il se souvient comme si c’était hier du fameux jour. « J’avais mis mon short de plage, comme d’habitude. Mais en sortant des vestiaires, l’entraîneur de l’équipe sud-africaine m’a dit que je pouvais être disqualifié car celui-ci arrivait à mi-cuisses, raconte t-il. Il m’a alors prêté un maillot et des lunettes, car je n’en avais pas. Outre le village Olympique, il est tout bonnement émerveillé par la piscine de Homebush Bay, théâtre des épreuves de Natation. Rien de plus normal quand on sait que c’est alors la première fois qu’il voit un bassin de 50m. « J’étais effrayé ! C’était le bassin dans lequel j’allais courir ! ».  Comme ses horaires d’entraînement correspondent avec ceux des nageurs américains, il les observe, tente de comprendre comment plonger, comment coordonner ses gestes. Il reçoit l’aide d’un entraineur sud-africain qui commence par lui demander s’il est bien un nageur, s’il est bien là pour disputer une course, puis lui prête un maillot de compétition, une paire de lunettes, et lui consacre du temps pour l’aider à se forger une technique. Conséquence logique, Eric n’a jamais nagé un 100m en une fois et il n’a donc pas la moindre idée de la distance véritable que représente 100m dans l’eau. La première fois qu’il va parcourir une telle distance ? C’est celle de sa première et unique course olympique : sa série du 100m nage libre, le 19 septembre 2000.

 

19 septembre 2000, le tourbillon médiatique

Le matin du mardi 19 septembre 2000, c’est l’heure. Eric Moussambani entre dans la piscine olympique pour courir la première série du 100m nage libre, en compagnie de deux autres nageurs “invités” comme lui par le CIO, le Nigérien Karin Bare et le Tadjik Farkhod Oripov. Ignorant la règle qui élimine tout nageur coupable d’un faux départ, tous deux – emportés par le stress et l’envie de trop ben faire – font un faux départ alors qu’Eric reste calé sur son plot. Ils sont disqualifiés : le voilà seul à la ligne 5 pour disputer sa course dans cette immensité d’eau. Il se rappelle « J’ai très bien nagé les premiers 50m » se souvient-il. « J’ai utilisé toute mon énergie en pensant dans ma tête : « go, go, il faut finir ! » Je savais que tout le monde me regardait,  ma famille, mon pays, ma mère, ma soeur, mes amis. C’est pourquoi je me disais qu’il fallait faut continuer, qu’il fallait finir, même si j’étais seul dans la piscine. Je ne me préoccupais pas du chrono, mais seulement de compléter ce 100m ». Oui mais voilà, une fois attaquée la deuxième longueur, Eric Moussambani commence à payer sa débauche d’efforts et son manque de pratique. Les jambes deviennent dures, il a le sentiment de faire du sur-place, de ne plus avancer. On craint alors pour lui qu’il ne finisse pas la course. « Et puis j’ai commencé à entendre le public hurler, m’encourager «  go go go ! », cela m’a donné la force de finir. Quand j’ai touché le mur, je me suis dit « Oh, je l’ai fait ! J’avais l’impression d’avoir remporté la médaille d’or” ».  J’étais le premier nageur de mon pays à disputer un 100m nage libre dans une compétition internationale.  J’étais si heureux de l’avoir fait ! Mon chrono de 1:52 était mauvais, mais l’esprit olympique, ce n’est pas que la compétition, c’est aussi participer, et cette force, cet esprit que l’on transmet aux gens, c’est je crois ce qui m’a rendu célèbre ». Eric Moussambani vient donc de nager seul en un temps record dans le monde olympique. Un temps record car excessivement long : il a parcouru les 100 mètres en 1 minute 52 secondes et 72 centièmes. Pour comparaison, le record du monde de la discipline était à l’époque, de 47 secondes et 84 centièmes et celui du 200 mètres était de 1 minute 42 secondes et 96 centièmes. Cet évènement va ravir les médias qui se sont empressés de surnommer Eric Moussambani, “l’anguille”, certainement pour son style de nage pas très académique et peu semblable aux véritables champions. Néanmoins, le public présent dans les gradins du Centre Aquatique International de Sydney n’a pas cessé d’encourager ce nageur inexpérimenté. Au terme de sa course effrénée, il est sorti de l’eau sous un tonnerre d’applaudissements. A son plus grand étonnement, Eric est alors emporté dans un tourbillon médiatique. Le monde entier veut en savoir plus sur le nageur de la Guinée Équatoriale. Dans le village olympique, il signe des autographes. « Puis j’ai commencé à me voir et à voir ma course sur toutes les télévisions, CNN, les grandes chaines internationales. J’ai aussi donné de nombreuses interviews. Cela a totalement changé ma vie ». Tour à tour moqué, adulé ou applaudit Eric a fait le tour des télévisions du monde et des Unes des journaux à l’International. Il a même attiré les intérêts de certains sponsors tel que Speedo, la marque australienne spécialisée dans….la natation.

Symbole contemporain de l’olympisme

Dans le monde du sport professionnel, la quête du graal, de la performance et l’homogénéisation des modes de préparation conduit de plus en plus à un aplanissement des performances, où tous les athlètes se tiennent dans un mouchoir de poche -quelques centièmes même en Natation comme en Athlétisme -. Ce phénomène de mondialisation et de globalisation des comportements établi de manière arbitraire ceux qui sont acceptés, encouragés voire adulés par l’opinion publique. Dès lors, comment réagir face à celui dont les codes, les référents et les moyens mis en œuvre pour réussir ne sont plus dans les clous de la “normalité”  ? En somme comment réagir face à la différence dans un monde du sport aseptisé et rationalisé ? Dans le cas de la course d’Eric Moussambi, une triste réponse nous a été donné en direct sur une chaine publique de télévision française, du service public qui plus est. Et bien que l’on puisse aisément accepter que ces images puissent faire sourire certains, elles ne méritent pas que l’on se moque ouvertement d’un homme qui s’est donné corps et âme pour réussir son rêve, car combien d’entre-nous en sont capables au cours de leur vie ? La course d’Eric l’anguille doit être considérée comme le symbole de ce que le sport peut créer de meilleur : des hommes et des femmes qui se surpassent, font voler en éclat leur propres limites et tentent de repousser avec courage les limites de la stupidité. Car comme Einstein l’a dit : « il n’y a que deux choses infinies, l’univers et la stupidité humaine. Et encore pour l’univers, j’ai des doutes… ». On peut donc dédicacer cette citation en honneur des deux personnes du service public qui commentaient ce moment où l’Olympisme avait un nom : Eric Moussambani. Dans la vie parfois, au hasard des rencontres, des voyages, des discussions, deux mondes se télescopent. Deux univers, deux réalités différentes s’opposent. Dans ces moments où l’émotion ressentie et la force du symbole prennent le pas sur l’instant que nous vivons, il faut savoir parfois prendre du recul et savoir adopter la pudeur nécessaire.

After Sydney, what else ?

Mais qu’est devenu Eric Moussambani après l’épisode Sydney ? En 2004, “l’anguille” a voulu se présenter à Athènes, mais un problème administratif du Comité olympique équato-guinéen (qui réussit l’exploit d’égarer la photo de son passeport) l’a empêché de montrer au grand public ses progrès spectaculaires. Effectivement, Eric Moussambani était parvenu à passer en dessous de la barre de la minute au 100 mètres nage libre. Pour autant, lors des Jeux Olympiques de Pékin en 2008, son peu d’entraînement et de compétition n’ont pas pu le qualifie pour la compétition. Montré en véritable figure symbolique des Jeux Olympiques dans le monde entier, Eric Moussambani est pourtant moqué dans son pays. En effet, le peuple guinéen s’est senti ridiculisé lors de la prestation de son nageur à Sydney, car personne ne savait réellement si les médias utilisaient cette image pour se moquer du nageur et de l’Afrique dans sa globalité ou s’ils voulaient réellement montrer l’image emblématique des Jeux. Si Eric Moussambani n’est  jamais devenu un nageur reconnu pour ses performances ni encore moins un champion olympique, il  aura nagé avec détermination et envie, et c’est bien là que se trouve l’essence même du sport et ce qui fait de lui le reflet des Jeux. Cette compétition antique devenue internationale qui ne cesse de faire découvrir au grand public des sports peu médiatisés, de nouveaux sportifs, voire même de faire découvrir des nations dont on a pas pour habitude d’entendre parler au quotidien – on a tous en tête l’exemple de l’équipe Jamaïcaine de Bobsleigh -. Mais pour Eric, le retour à Malabo est moins glorieux et n’a rien eu de triomphant. « A l’aéroport, il n’y avait que mes sœurs et ma mère pour m’accueillir », se souvient-il. Alors qu’il est considéré hors des frontières de son pays « comme un héros », Eric Moussambani est vu chez lui comme un athlète pathétique et ridicule. «A l’extérieur, j’étais une star, mais ici, tout le monde se moquait de moi, raconte-t-il. Ça m’a fait mal, j’ai eu beaucoup de peine…» Les sarcasmes de ses compatriotes vont durer plus d’une année. Le nageur trouve alors refuge en Espagne et dans l’entraînement. Celui qui est désormais sponsorisé par la marque Speedo enchaîne les longueurs d’un bassin de Barcelone tel un forcené. Il participe aux championnats du monde de Fukuoka en 2001 et, surtout, il progresse. Un jour, à l’entraînement, il boucle le 100 m en 57 secondes ! Alors forcément, Eric Moussambani rêve rapidement « de faire plus que participer » aux JO de 2004. Mais c’est un faux départ, et comme expliqué un peu plus haut il ne verra jamais Athènes pour ”raison administrative”…Depuis, Eric Moussambani n’a plus disputé les Jeux Olympiques ni aucune autre grande compétition internationale, mais il a porté le record national du 100m à 57 secondes.« J’essaye de promouvoir la natation dans mon pays. J’essaye d’aider les jeunes qui veulent devenir de bons nageurs. Je veux les encourager à nager, à faire du sport » explique-t-il en préparant son équipe pour les Jeux de Rio 2016. Aujourd’hui âgé de 36 ans, ”l’anguille” a rangé ses ambitions aquatiques mais pas son maillot. Ingénieur au sein d’une entreprise de gaz naturel (EG LNG), il nage toujours. « Je vais quatre fois par semaine à la piscine et je m’entretiens en faisant de la musculation ». Le 100 m ? « Je nage cette distance à chaque entraînement, lance-t-il dans un éclat de rire. Les gens doivent le croire : c’est devenu super facile pour moi… » Il faut dire qu’en vingt ans, son pays, petit Etat d’Afrique centrale de 800 000 habitants mais riche en pétrodollars, s’est développé à une vitesse supersonique. Depuis 2011, la Guinée équatoriale compte deux piscines de 50 mètres : l’une à Malabo et l’autre à Bata, sur la partie continentale du pays. En 2012 toujours, Eric Moussambani a été promu sélectionneur de la fédération de natation : « j’entraîne quatre nageurs dans un bassin olympique pour les préparer aux jeux de 2016, dit-il. Je me vois un peu comme le trait d’union entre Sydney et Rio. On peut raconter tout ce qu’on veut, j’ai quand même une expérience de l’olympisme».

Pierre de Coubertin n’aura jamais été aussi proche de la vérité que lorsqu’il disait, “l’important dans la vie, ce n’est point le triomphe, mais le combat. L’essentiel n’est pas d’avoir vaincu, mais de s’être bien battu”. Foi d’anguille.

Geoffrey Lieutaud – @Geoffrey2b

  1. avatar
    9 novembre 2015 a 16 h 38 min

    Salut Geoffrey, excellente idée d’article, c’est bien d’avoir l’envers du décor pour cette histoire dont tout le monde avait entendu parler.

    Je dois confesser que j’étais plutôt du côté moqueur, mais c’est clair que pour les commentateurs c’est moins excusable (cela dit j’ai l’impression que les commentateurs français sont nettement moins bon que dans beaucoup d’autres pays, souvent trop partiaux, quand ils ne manquent pas de niveau/connaissances.

    Concernant son retour discret et moqué dans son pays, cela illustre à merveille l’adage selon lequel “nul n’est prophète en son pays”.

  2. avatar
    9 novembre 2015 a 18 h 38 min

    Oui histoire incroyable, merci pour l’article, au delà du gag de la video, cela montre aussi que les Jeux Olympiques ne sont pas qu’une machine à superstars …

    • avatar
      10 novembre 2015 a 11 h 47 min
      Par Guga57

      Yep, merci pour cet article ! excellentes anecdotes ! notamment celle concernant l’entrainement de Moussambani dans la piscine d’un hotel!!! c’en est presque incroyable mais c’est ce qui fait la magie des Jeux ;)

  3. avatar
    10 novembre 2015 a 19 h 49 min

    C’est quand même dommage qu’il n’ait pas pu participer à Athènes à cause d’un ridicule problème administratif.

    Au moins il aurait fait figure honorable dans les qualifs: avec un temps de 57″ il aurait devancé une bonne demi-douzaine de compétiteurs. Et encore, il se serait sûrement surpassé grâce à l’adrénaline olympique !

    https://en.wikipedia.org/wiki/Swimming_at_the_2004_Summer_Olympics_%E2%80%93_Men%27s_100_metre_freestyle

  4. avatar
    11 novembre 2015 a 18 h 02 min

    Salut les gars, Fabrice, Axel et Guga :) avec plaisir, ravi que cette petite histoire vous ait plu ! En effet, c’est aussi ça les JO, des histoires d’hommes, des anecdotes croustillantes, pas que des Records du Monde ou la course à l’or olympique…Fabrice tu as raison, c’est quand même dommage mais surtout aberrant pour ce problème administratif…Comme quoi les petits pays comme la Guinée Equatoriale, s’ils nous fournissent des histoires de ce genre digne du petit poucet, ils ne sont malheureusement pas capables d’assumer/assurer derrière….

  5. avatar
    12 novembre 2015 a 15 h 29 min
    Par Cullen

    Salut Geoffrey,

    Entre les récentes affaires de corruption protégeant des athlètes dopés, l’attribution des Jeux à Pékin en l’échange d’une soit disant amélioration des droits de l’homme – la blague, celle un peu plus ancienne offerte à Atlanta – la ville du Coca-cola – au dépend d’Athènes pour le centenaire des Jeux modernes, et le copinage qui continue, l’esprit olympique n’est plus tout à fait intact. Mais ce genre d’anecdote a le mérite d’entretenir un peu l’image malheureusement très écornée des JO. Dans le même genre, je me souviens d’une descente de Ski à Albertville : https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=O2X5goN9tEI

  6. avatar
    12 novembre 2015 a 15 h 58 min

    Salut Christian et merci pour ta contribution ! :)
    Oui en effet avec toutes ces récentes affaires plus moches les unes que les autres on a bien besoin d’un peu de fraîcheur et de (re)trouver des raisons de ne pas être dégoûté de l’univers du sport pro et de ses instances. Je ne connaissais pas cette vidéo de Ski lors des JO d’hiver à Albertville, j’aurai dû demander à être naturaliser le temps d’une descente, car je pense que j’aurai pu les battre haut la main ! :) On pense aussi évidemment à eux dans le même esprit : http://www.dailymotion.com/video/x1a20o1_l-equipe-jamaicaine-de-bobsleigh-de-1988-qui-avait-inspire-le-film-rasta-rockett_news

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