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Le PSG met les choses au point

Samedi, pour la dixième journée de D1, le PSG recevait Ivry pour un deuxième derby francilien en une semaine. Après un début de match poussif, dans la lignée du match contre Créteil, le PSG a serré le jeu pour s’imposer 27-22. Avec cinq points d’avance sur son dauphin, le club de la Capitale s’est envolé.

Un début de match frustrant

Lors du premier derby francilien, le PSG s’était laissé entraîner durant 50 minutes dans un faux rythme qui avait bien failli lui-être fatal. Samedi, contre Ivry, nous avons bien cru vivre à nouveau ce scénario frustrant. Après avoir mené 2-0, le PSG s’est lancé dans un chassé-croisé d’une dizaine de minutes :+1, égalité, +1, égalité… Léthargique, il n’a pas su répondre à l’accélération d’Ivry au quart d’heure de jeu : 10-7. Des signes de frustration en attaque avec des tirs pris trop vite et parfois hors cadre, un manque de conviction en défense face à une équipe très homogène et où le danger peut venir de tous les joueurs. Car, contrairement aux Cristoliens chez qui cinq joueurs avaient inscrit la totalité des buts, les joueurs d’Ivry sont tous capables de marquer : ils ne sont pas moins de dix joueurs à avoir inscrit les 22 buts de leur équipe, dans le sillage de l’ancien Parisien Davor Dominikovic (2/2).

Paris a mis les barbelés

Mais cette fois Paris n’a pas attendu d’être au bord du précipice pour réagir. Le PSG a même livré à partir du quart d’heure de jeu sa plus belle prestation défensive depuis PSG/Montpellier (3ème journée, 38-24). Mené 10-7, le PSG a infligé un 9-2 à son adversaire en un quart d’heure. La prestation offensive est remarquable mais c’est surtout la métamorphose défensive qui impressionne. Dix buts encaissés en un quart d’heure… Puis deux buts encaissés en un quart d’heure. Le réveil a été soudain et sans concession : intensité dans les duels, variation tactique, agressivité et vivacité.

Tout d’abord, dans l’attitude, nous avons senti les Parisiens beaucoup plus dynamiques, comme après une piqûre d’adrénaline. Souples et vifs sur leurs appuis à l’image d’un duo d’ailiers internationaux déchaînés (Luc Abalo et Samuel Honrubia), ils ont imposé leur rythme à l’attaque adverse au lieu de le subir. On aurait pu voir en Luc Abalo un joueur de tennis effectuant sa reprise d’appui avant chaque frappe, voire un boxeur sautillant en permanence pour bondir et esquiver. Le trio de base Didier Dinart, Ibou Diaw et Marko Kopljar est devenu totalement imperméable et a étouffé la base arrière adverse en la privant de sa seule solution dans la profondeur : la passe au pivot. Les joueurs d’Ivry se sont alors vu contraints de faire circuler latéralement la balle sans inspiration.

Il ne leur restait que deux solutions. D’une part, écarter sur les ailes pour trouver le décalage, mais aux postes 1, 5 et 6, la vivacité des Parisiens les a pris de court. D’autre part, passer en force sur la base arrière (percussions et tirs à 9 mètres), mais la muraille Didier Dinart – Ibou Diaw en a décidé autrement. Même quand les remontées de balle d’Ivry étaient rapides, Mladen Dougy Bojinovic ou Marko Kopljar étaient capables d’assurer le repli défensif sur la même longueur d’ondes que Didier Dinart et Ibou Diaw, le temps d’effectuer les changements. Cela a aussi facilité le travail d’un José-Manuel Sierra retrouvé et auteur de parades étincelantes dans la cage avec treize arrêts comptabilisés (pour une vingtaine réalisés). Il a permis de valider la nouvelle donne défensive du PSG en contribuant à l’imperméabilité soudaine entre 7-10 et 16-12.

Nous avions aussi souligné combien ces derniers temps que la défense parisienne semblait se perdre en insistant plus que de raison sur le système en 0-6. Celui-ci exige un grand vécu et des automatismes. Surtout, il devient lisible pour des adversaires qui l’étudient à la vidéo et sont moins mis sous pression. Contre Ivry, le PSG n’a pas hésité à alterner avec la 1-5 (avec Luc Abalo avancé) voire la 2-4 (avec Luc Abalo et Samuel Honrubia avancé). De tels systèmes sont épuisants physiquement et très risqués : ils laissent des espaces derrière et si un joueur est éliminé, le chemin du but est ouvert. Néanmoins, le PSG a su les utiliser de manière très opportune contre Ivry.

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