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Espagne – Portugal : un match nul de folie (3-3)
Photo Panoramic

Espagne – Portugal : un match nul de folie (3-3)

Lorsqu'on nous demande pourquoi nous crépitons d'impatience pendant quatre longues années, pourquoi nos cœurs s'emballent au fur et à mesure que le jour J approche, il suffit de montrer ces images dont la portée ne serait qu’amoindrie par les mots. La Coupe du Monde 2018 s'est véritablement lancée hier soir au cours d'un choc Espagne-Portugal des plus palpitants qui a tenu en haleine les fans de football du monde entier.

Un duel au sommet

C’était l’affiche de ce début de compétition ; ce fut l’une des plus belles de cette saison. Ronaldo et ses coéquipiers avaient rendez-vous avec la Roja dans le cadre de la première rencontre du groupe B. Nombreuses étaient les espérances avant ce match, et toutes furent contentées après quatre-vingt dix minutes de folie au stade Ficht.

C’est d’ailleurs le quintuple Ballon d’Or qui a ouvert le bal de cette soirée mémorable. Fauché dans la surface espagnole par Nacho dès la quatrième minute, Ronaldo se fait justice lui-même, entrant dans le cercle très fermé des joueurs buteurs lors de quatre Coupes du Monde différentes (Pelé, Seeler, Klose et maintenant CR7). Après ce coup reçu très tôt dans le match, l’Espagne prend le contrôle en conservant admirablement le ballon, fidèle à sa réputation. Mais la Roja n’insuffle pas un rythme assez soutenu pour mettre réellement le Portugal en danger, malgré une incursion dans la surface à la 21ème minute faisant suite à une belle séquence collective.

Sur le corner qui suit, les champions d’Europe enclenchent une contre-attaque d’école et l’Espagne ne doit son salut qu’à un manque de diligence de Guedes, parfaitement servi par Ronaldo, devant De Gea. Il n’en faut pas plus aux Espagnols pour mettre les bouchées doubles et revenir dans la partie grâce à Diego Costa qui, à la 24ème minute, joue de son physique pour se débarrasser de Pepe avant de se jouer de la défense portugaise puis tromper Rui Patricio d’une belle frappe croisée. Un enchaînement de grande classe suivi, deux minutes plus tard, d’une frappe stratosphérique d’Isco qui vient frapper le dessous de la barre transversale puis rebondir sur la ligne du portier lusitanien. Iniesta, trouvé seul dans la surface après une belle séquence collective, croise trop sa frappe (35ème minute) et Isco tente à nouveau sa chance à la 42ème minute, cette fois de l’extérieur de la surface, mais le rebond ne surprend pas Rui Patricio.

La possession face à la contre-attaque

On assiste alors à une confrontation de deux écoles : l’Espagne fait circuler le ballon et prône son jeu collectivement parfait, tandis que le Portugal fait parler sa vitesse d’exécution en contre-attaque. Et si la Roja se montre dangereuse avec un panel impressionnant de combinaisons dans des petits périmètres, c’est bien la Seleção das Quinas qui reprend l’avantage sur une frappe de CR7 à la 44ème minute, bien aidé par une faute de main grossière de De Gea. Le natif de Madère permet à son équipe de regagner les vestiaires en menant au score, malgré une domination technique espagnole.

Impressionnante par sa puissance collective (61% de possession à la mi-temps), les architectes du jeu hispanique que sont Isco, David Silva et Iniesta combinent admirablement bien, notamment avec Jordi Alba sur l’aile gauche, et peuvent s’appuyer sur un Diego Costa des grands soirs. Côté portugais, Ronaldo semble avoir décidé de marquer cette rencontre de son empreinte, bien épaulé par un Bruno Fernandes intéressant par sa vision du jeu et sa grinta, ainsi qu’un William Carvalho ô combien important à la récupération et lors des phases de transition. En revanche, Guedes, associé à CR7 aux avant-postes, peut s’en vouloir d’avoir gâché plusieurs opportunités. Défensivement, le côté droit portugais gardé par Cédric est à la peine et subit des vagues d’assaut successives menées par les joueurs ibériques précédemment cités ; dans l’axe, Fonte ne fournit guère plus de garanties.

De retour sur le terrain, l’Espagne reprend de plus bel son récital collectif et revient à la marque à la 55ème minute grâce une superbe combinaison sur coup-franc. Silva trouve Busquets au second poteau qui remise de la tête pour Costa ; ce dernier reçoit le ballon seul face au but et conclut parfaitement, balayant d’un doublé les critiques portant sur sa titularisation. Trois minutes plus tard, c’est Nacho qui donne l’avantage à son équipe d’une sublime demi-volée smashée aux abords de la surface. La maîtrise technique de l’Espagne, à l’image du trio Iniesta – Silva – Isco, est telle que tout espoir de match nul semble perdu pour les Portugais. Diego Costa a même l’opportunité d’aggraver la marque à la 71ème minute mais l’attaquant de l’Atletico Madrid croise trop sa frappe. Pourtant, alors que l’affaire semblait entendue, CR7 et sa haine de la défaite arrachent le match nul à la 88ème minute. Sur un coup-franc à 20 mètres, le pied droit du Madrilène envoie le ballon dans la lucarne de De Gea, qui ne peut qu’admirer le chef d’œuvre.

C’est quelques minutes après ce bijou que M. Rocchi met un terme à cette opposition de haute volée. Le jeu de l’Espagne, aussi exceptionnel soit-il, n’a pu résister à un Ronaldo décidé à rentrer encore un peu plus dans l’Histoire. Mais une chose est sûre : malgré le licenciement de leur sélectionneur Lopetegui ce mercredi, les Espagnols n’ont rien perdu de leur superbe, maniant toujours l’art de la circulation du ballon et du jeu rapide dans les petits espaces à la perfection, réhabilitant leur place parmi les favoris. De leur côté, les hommes de Fernando Santos savent qu’ils pourront s’appuyer sur un Cristiano Ronaldo très en jambes et paraissent nettement plus complets qu’en 2016, montrant leur aptitude à contre-attaquer mais aussi à initier des attaques placées.

Pas de vainqueur donc, au terme de cette rencontre complètement folle, mais des revirements de situations, des gestes de grande classe, des buts venus d’ailleurs : pas de doute, la Coupe du Monde a bel et bien débuté.

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