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Espagne : une première encourageante malgré le nul ?
Photo Panoramic

Espagne : une première encourageante malgré le nul ?

Vendredi soir, l'Espagne affrontait le Portugal pour l'ouverture du groupe B. Plus qu'une entrée en lice pour les deux équipes, il s'agissait là du premier véritable choc de ce Mondial. Au terme d'un match nul de folie ponctué par un triplé de Cristiano Ronaldo, les premiers commentaires relataient essentiellement la nouvelle prouesse du quintuple Ballon d'Or. Pourtant, la Roja a envoyé un signal fort à ses concurrents au sacre final durant cette rencontre. Retour sur une performance collective de haute volée.

Un jeu des plus séduisants

Confiscation du ballon, accélération, efficacité. Ces quelques mots résument grossièrement le jeu espagnol, développé par le FC Barcelone puis appliqué par Vicente Del Bosque à la tête de l’équipe nationale. Si ce style a porté la Roja au titre de champion d’Europe en 2008 et 2012 et au triomphe mondial en 2010, l’élimination dès les phases de poules du Mondial en 2014 ainsi que la défaite face à l’Italie en huitième de finale de l’Euro 2016 ont remis en question l’efficacité du Tiki Taka.

Pourtant, la performance de la Furia Roja lors de ce premier match a mis en exergue leur maîtrise totale de ce style aux succès si nombreux. Si l’équipe actuelle ne compte que quatre membres de l’épopée de 2008 (Ramos, Iniesta, Silva et Reina), le Tiki Taka semble être dans l’ADN de la sélection espagnole et de tous les joueurs qui la composent. 10 ans plus tard, les statistiques sont semblables, et la Roja semble avoir retrouvé de sa superbe.

Portée par le trio d’architectes formé par Isco, Silva et Iniesta, la qualité de conservation de l’Espagne a une nouvelle fois brillé aux yeux de la planète football. Face au Portugal, le ballon a été dans les pieds hispaniques pendant 61% du temps. Mais c’est avant tout la justesse des transmissions qui impressionne autant les aficionados que les experts : sur 727 passes effectuées, 677 ont atteint leur cible, soit un taux de réussite de 93%. Et si ces données peuvent parfois laisser deviner un jeu monotone au faux rythme, la réalité fut toute autre. Brillant par ses passes en une touche et son jeu dans les petits périmètres, le trio cité plus haut a su apporter percussion et vitesse dans les trente derniers mètres, comme lorsque la frappe d’Isco s’est écrasée sur la barre transversale à la 26ème minute. En combinant à merveille avec des latéraux à l’apport offensif très intéressant, les divers assauts espagnols ont fait passer plusieurs frissons dans la défense de la Seleção das Quinas.

Un autre homme s’est particulièrement illustré au cours des offensives ibériques : Diego Costa. Souvent bien placé, très juste techniquement et pesant sur la défense portugaise par son physique, l’attaquant de l’Atletico a inscrit un doublé au cours de la rencontre, balayant ainsi les critiques de ses détracteurs quant à sa titularisation. Le Brésilien de naissance fait peu à peu oublier le fantôme de ses maigres performances lors de la Coupe du Monde 2014.

De plus, la Roja peut aussi s’appuyer sur un banc bien fourni. Thiago Alcantara a notamment fait une entrée très intéressante en prenant pleinement part aux actions dans l’entrejeu ibérique.

La force collective de l’Espagne a impressionné tout au long de la rencontre, chaque joueur ayant un rôle dans la construction des actions. De la rampe de lancement qu’est Busquets jusqu’à Diego Costa, en passant par les trois meneurs de jeu et les latéraux Jordi Alba et Nacho (qui a inscrit le troisième but), les hommes de Fernando Hierro s’appliquent à la tâche et font tous preuve d’une grande justesse.

Des derniers remparts décevants

Si sur le plan offensif, l’Espagne a rendu une copie presque parfaite, la Roja a en revanche montré quelques failles défensives, notamment face à Cristiano Ronaldo.

Ainsi, le penalty concédé dès la troisième minute de jeu a pu nourrir de nombreux regrets au sein de la Selección. S’il est incontestablement très compliqué de stopper le Ballon d’Or en titre dans le respect des règles, on peut reprocher à Nacho de ne pas avoir su anticiper les gestes de son coéquipier au Real Madrid, avec lequel il s’entraîne tous les jours.

Le constat est semblable concernant Gerard Piqué : fort de sa grande expérience, on ne peut que déplorer sa faute inutile sur CR7 à vingt mètres de ses buts en toute fin de match. Face à un joueur qu’il affronte régulièrement lors des Clasicos, l’intervention du Barcelonais était particulièrement inappropriée, Ronaldo étant dos au jeu.

Mais les deux défenseurs espagnols n’ont pas été les seuls à plier face au natif de Madère. Dans les cages, David De Gea a commis une terrible faute de main sur le second but du Portugais et n’a pas rassuré en ce début de Coupe du Monde.

Au delà des difficultés rencontrées face à Ronaldo, l’Espagne s’est également montrée assez vulnérable face aux contres portugais. Très rapides et se projetant vite vers l’avant à la récupération du ballon, les lusitaniens ont eu à plusieurs reprises l’opportunité de punir la Roja qui ne s’est pas replacée assez rapidement.

A l’issue de cette première rencontre, l’Espagne ressort donc comme un favori incontestable au titre mondial. Après un match nul mais très convaincant face au Portugal, la Roja est pleinement rentrée dans la compétition, contrairement à ses principaux concurrents comme le Brésil, l’Allemagne ou encore la France qui ont rencontré d’importantes difficultés lors de leurs débuts. Cependant, la Selección présente encore quelques failles défensives qu’il  faudra corriger pour orner son blason d’une seconde étoile.

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