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Islande : ce n’est qu’un au revoir
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Islande : ce n’est qu’un au revoir

Deux ans après son formidable parcours à l'Euro, l'Islande prenait part à sa première Coupe du Monde avec l'envie de rééditer l'exploit de 2016. Las, les Vikings sont éliminés mais ce Mondial est loin d'être un échec pour la formation d'Heimir Hallgrímsson.

La révélation

En 2016, l’Islande avait écrit une belle page de son histoire en se qualifiant pour son premier tournoi majeur. Pour y parvenir, les Islandais s’étaient octroyés la deuxième position de leur groupe éliminatoire derrière la République Tchèque et en devançant la Turquie, les Pays-Bas, le Kazakhstan et la Lettonie.

En France, la formation alors dirigée par Lars Lagerbäck et Heimir Hallgrímsson avait réussi à s’extirper d’une poule où elle avait dû affronter le Portugal, la Hongrie et l’Autriche. Une victoire face aux Autrichiens ainsi que deux scores de parité acquis contre les Hongrois et les lusitaniens (futurs lauréats du tournoi) ont ouvert aux Vikings la voie des huitièmes de finale.

Les Islandais croisèrent alors le fer avec l’Angleterre. Menés dès la quatrième minute, Strákarnir okkar (nos garçons) l’emportèrent finalement 2-1 pour réaliser un nouvel exploit dans un Euro riche en surprises. Le beau voyage des joueurs et supporters nordiques (10% de la population islandaise avait fait le déplacement dans l’Hexagone) a ensuite pris fin contre le pays hôte, qui leur infligea un 5-2 qui n’a rien enlevé à leur épopée nordique. De quoi faire un dernier clapping.

Une qualification maîtrisée

L’Islande veut alors écrire une autre page de son histoire : se qualifier pour sa première Coupe du Monde. Les Islandais l’avaient manqué d’un rien il y a quatre ans, échouant en barrage face à la Croatie. Et cette fois, les Vikings se sortent brillamment d’un groupe éliminatoire comportant quatre nations ayant participé au dernier Euro, dont leur bourreau de 2014 (Croatie, Ukraine, Turquie et donc l’Islande), ainsi que la Finlande et le Kosovo.

Le quart de finaliste du dernier championnat d’Europe s’est donc qualifié directement pour le Mondial russe en se classant en tête de son groupe et en présentant un bilan éloquent de sept victoires, un match nul et deux défaites. De plus, l’équipe islandaise fut la meilleure attaque de sa poule (16 buts marqués) et la deuxième meilleure défense (7 buts encaissés, soit trois de moins que la Croatie). L’Islande est ainsi devenu le plus petit pays à se qualifier pour une phase finale de Coupe du Monde.

Une stabilité certaine

Entre l’Euro 2016 et le Mondial 2018, il n’y a presque eu aucun changement. Avec le départ de Lagerbäck, c’est Heimir Hallgrímsson qui a pris seul les rênes de l’équipe nationale. Une juste récompense pour celui qui fut d’abord adjoint du technicien suédois avant que ce dernier ne décide de le promouvoir au rang de co-sélectionneur en 2014.

Hallgrímsson, qui exerce encore le métier de dentiste à temps partiel, sait qu’il peut compter sur une génération exceptionnelle. La preuve : parmi les vingt-trois joueurs appelés pour disputer la Coupe du Monde, quinze avaient pris part à l’épopée de 2016. Parmi ces quinze éléments, on retrouve les cadres tels le capitaine et spécialiste des touches Aron Gunnarsson, le gardien Hannes Halldórsson, le meneur de jeu Gylfi Sigurdsson, le milieu Birkir Bjarnason ou encore le buteur Alfred Finnbogason.

De plus, l’équipe d’Islande possède un style caractéristique au sein duquel tous les joueurs font les efforts pour l’autre, basé entre autres sur une solide assise défensive. Un groupe uni où règne la bonne humeur comme le prouve la réaction du sélectionneur lorsque celui-ci avait oublié sa valise dans un bus avant de partir en Russie : “c’était bien pour les gars, ils ont pu se moquer de moi.”

Argentine, premier match et premier exploit

Reversée dans ce qui fut sans doute le groupe le plus relevé du Mondial, l’Islande a débuté sa Coupe du Monde en croisant le fer avec l’Argentine de Lionel Messi. Les Vikings concédèrent l’ouverture du score de Sergio Agüero mais réagirent vite en égalisant quatre minutes plus tard par l’intermédiaire d’Alfred Finnbogason. Le joueur d’Augsburg est ainsi devenu le tout premier buteur de l’histoire de son pays en Coupe du Monde. Mais les Islandais ont ensuite obtenu d’autres occasions en première mi-temps.

Lors de la seconde période, l’équipe subit mais la formation du coach Heimir Hallgrímsson, solidaire et solide, repousse les timides assauts argentins. Le gardien Hannes Halldórsson connaît même son heure de gloire en arrêtant un penalty de Messi. Poussée par ses formidables supporters, que ce soit sur place ou au pays (99,6% de parts de marché pour la chaîne de télévision islandaise diffusant la rencontre), l’Islande tient son premier exploit sur la scène mondiale en tenant en respect l’Albiceleste (1-1).

Nigeria, la folie retombe

Au moment de défier les Super Eagles, les joueurs d’Hallgrímsson doivent confirmer suite à leur exploit du premier match. Le début de partie est à leur avantage mais ils ne parviennent pas à concrétiser leur domination et ce en dépit de quelques situations dangereuses. La suite des événements tourne alors en faveur du Nigeria puisque Ahmed Musa trouve la faille suite à un magnifique enchaînement.

L’Islande doit réagir mais elle n’arrive pas à forcer la décision et se fait une nouvelle fois surprendre par Musa, qui passe en revue toute l’arrière-garde nordique avant de tromper Halldórsson pour la deuxième fois de la partie. Les Vikings auront l’occasion de relancer le match : las, Gylfi Sigurdsson envoie son penalty dans les nuages. Les Islandais ne sont pas éliminés au terme de cette rencontre mais le revers (2-0) leur complique la tâche.

Croatie, en manque de réalisme

Troisième et dernier match de poule, les Islandais affrontent la Croatie. Pour se qualifier, l’Islande doit l’emporter en espérant que l’Argentine vienne à bout du Nigeria avec un faible écart. Mais l’entame de match est difficile face à une équipe croate déjà qualifiée et fortement remaniée. L’équipe d’Heimir Hallgrímsson ne voit pas le ballon et ne cesse de subir. Pourtant, les Vikings reprennent du poil de la bête à l’approche de la mi-temps et commencent à pointer le bout de leur nez sur les cages croates.

Lors du second acte, l’Islande continue de se créer des occasions mais ne sait les convertir. Et ce qui doit arriver arrive : Milan Badelj ouvre le score pour la Croatie. Poussée par les clappings de leurs supporters, l’équipe nordique égalise à l’aube du dernier quart d’heure grâce à un penalty converti par Gylfi Sigurdsson. Elle pousse ensuite pour obtenir la victoire. Mais Ivan Perišić vient les crucifier à la dernière minute, brisant leur rêve de qualification (1-2).

Quel bilan ?

L’Islande quitte la Russie avec un match nul et deux défaites, le tout en ayant marqué deux buts et en ayant concédé cinq. En dépit de ces statistiques guère flamboyantes, les Islandais n’ont pas à rougir de leur Coupe du Monde. Ils doivent désormais continuer de progresser sous la houlette de Heimir Hallgrímsson pour aborder l’échéance de l’Euro 2020 et revenir encore plus forts dans quatre ans afin de franchir un nouveau palier et pourquoi pas passer le premier tour.

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