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France – Irlande, l’analyse
Photo Panoramic

France – Irlande, l’analyse

A trois semaines du coup d'envoi de la Coupe du Monde, les Bleus débutaient lundi soir au Stade de France face à l'Irlande leur campagne de matchs amicaux. Sous une pluie battante, les hommes de Didier Deschamps devaient rassurer sur leur niveau de jeu après un précédent rassemblement peu convaincant (défaite 2-3 face à la Colombie et victoire 1-3 en Russie). Avec un onze de départ en partie remanié, l'équipe de France s'est imposée sans trembler face à un groupe irlandais impuissant.

Un début de match assez fermé

Si les Bleus ont été assez séduisants offensivement en montrant des séquences de jeu intéressantes, les véritables opportunités ont été assez rares avant l’ouverture du score. Face à un bloc irlandais très bas et compact, un premier frisson parcourt le Stade de France à la 22ème minute après un coup-franc de Fekir qui frôle le montant droit de Doyle. Mbappé (31ème) puis Giroud (32ème) tentent leur chance sans succès, avant que Tolisso ne voit sa frappe s’écraser sur le poteau à la 37ème minute. Malgré une forte domination technique et tactique, le verrou irlandais ne cède pas. Les Bleus s’en remettent alors aux coups de pieds arrêtés et à leur homme providentiel, Olivier Giroud, qui ouvre le score à la 40ème minute en deux temps sur un corner frappé par Nabil Fekir, égalant par la même occasion le record de buts de Zinedine Zidane. Le Lyonnais doublera la marque à la 44ème minute, bien aidé par une faute de main du portier irlandais.

Au retour des vestiaires, les Français ont contrôlé la rencontre en imposant leur maîtrise technique mais ne sont pas parvenus à enfoncer le clou, malgré 8 frappes cadrées sur l’ensemble de la rencontre. Dans le dernier quart d’heure, avec une pluie de plus en plus forte, impossible pour les 22 acteurs de pratiquer un véritable football.

En restant sérieux et appliqués durant les 90 minutes, les Bleus n’ont pas commis les mêmes erreurs que contre la Colombie. Une mentalité qu’il faudra emmener dans ses bagages lors du voyage en Russie.

Des doublures très en vue

Les conditions climatiques difficiles n’ont cependant pas empêché certains joueurs de montrer l’étendue de leur talent, et peut-être de semer le doute dans la tête de Didier Deschamps.

Dictant le tempo de la rencontre et très juste techniquement, Nabil Fekir a su déséquilibrer la défense irlandaise par des changements de rythme soudains. Le capitaine des Gones a livré une prestation de haute volée, ponctuée par de très belles combinaisons avec Kylian Mbappé. Il a prouvé sa qualité d’alternative de luxe pour l’animation du secteur offensif.

De son côté, l’attaquant parisien a une nouvelle fois enchanté le Stade de France avec sa palette technique, en alternant dribbles déroutants et accélérations fulgurantes.

Le trio offensif Fekir-Giroud-Mbappé s’est très bien trouvé tout au long de la rencontre, proposant des séquences de jeu très intéressantes, comme à la 51ème minute où seul le dernier geste fit défaut à une sublime action collective. Après les entrées de Griezmann et Dembélé, le match s’est quelque peu ralenti, la faute à la pluie s’abattant de plus en plus fort sur la pelouse de Saint-Denis. Malgré cela, l’attaquant de l’Atletico s’est tout de même montré dangereux sur une frappe repoussée à la 90ème minute.

Architectes du jeu français, Fekir et Mbappé furent bien épaulés par Tolisso dans l’entrejeu. Montrant une grande application dans ses transmissions, une forte présence dans le milieu de terrain ainsi qu’un apport conséquent sur le plan offensif comme défensif, le bavarois a fait parler son volume de jeu impressionnant.

A ses côtés, Matuidi s’est montré assez discret mais toujours efficace lors de la récupération. Capitaine du soir, le Turinois s’est illustré à la 61ème minute par une tête plongeante repoussée par Doyle.

Pour compléter l’entrejeu français au poste de sentinelle, Nzonzi était aligné pour la première fois en tant que titulaire. Apportant calme et sérénité, Didier Deschamps a certainement apprécié la qualité de passe et le sang-froid du Sévillan.

En somme, le secteur offensif et le milieu de terrain ont pleinement donné satisfaction hier soir. En ce qui concerne le secteur défensif, c’est essentiellement l’état de forme de Benjamin Mendy et de Djibril Sidibé qui ont été scrutés, faute de réel danger provenant des attaques irlandaises. Remplacés respectivement aux 63ème et 82ème minutes par Hernandez et Pavard, les latéraux français semblent être presque prêts à s’envoler pour la Russie. Si l’on a senti un Mendy quelque peu en retenue afin de ne pas risquer une rechute, malgré quelques belles incursions dans le camp irlandais, Sidibé a de son côté pris pleinement part aux attaques des Bleus. Seules quelques passes ou centres mal exécutés sont venues entacher une belle performance.

L’arrière-garde française a quant à elle passé une rencontre plutôt tranquille. Presque pas mise à l’épreuve, la charnière Rami-Umtiti n’a pas eu à s’employer et n’a donc pas pu fournir de garanties quant à une éventuelle future association. Même constat pour Mandanda, qui a cependant eu le mérite de répondre présent au bout du temps additionnel (93ème minute) en détournant une frappe irlandaise.

Si ce match ne restera pas dans les mémoires, on peut tout de même noter le sérieux et l’application dont a fait preuve l’équipe de France. Intéressants offensivement et dans leur organisation, les Bleus engrangent ainsi de la confiance, ce qui n’est jamais de trop avant une Coupe du Monde.

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