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La désillusion africaine
Photo Panoramic

La désillusion africaine

Pour la première fois depuis 1982, l'Afrique n'aura aucun représentant en huitièmes de finale de la Coupe du Monde.

Égypte, zéro pointé malgré Salah

Vingt-huit ans après sa dernière participation à une Coupe du Monde, l’Égypte débarquait en Russie pleines d’ambitions et emmenée par sa superstar Mohamed Salah. Las, pas encore totalement remis de sa blessure à l’épaule, le joueur de Liverpool ne participe pas au premier match contre l’Uruguay lors duquel les Pharaons s’inclineront dans les derniers instants (1-0) et ce malgré la belle prestation du gardien Mohamed El Shenawy, élu homme du match.

De retour pour la rencontre face à la Russie, Salah marque sur penalty mais ne peut empêcher un nouveau revers (3-1) qui sonne le glas des ambitions des hommes d’Héctor Cúper. Lors d’un dernier match pour l’honneur qui les oppose à l’Arabie Saoudite, les Pharaons pensent enfin remporter leur première victoire en Coupe du Monde grâce à un merveilleux lob de Mohamed Salah, mais ces derniers s’inclinent finalement 2-1 et concèdent leur troisième défaite en autant de rencontres.

Petite consolation : le gardien Essam El Hadary est devenu au cours de ce match le joueur le plus âgé à disputer une rencontre de Coupe du Monde à 45 ans, 5 mois et 10 jours. De plus, le vétéran égyptien a réalisé un bon match, arrêtant même un penalty. Du changement est intervenu puisque le sélectionneur argentin Cúper, en fin de contrat et dont la stratégie défensive est assez critiquée en Égypte, a été remercié par ses dirigeants.

Maroc, le réalisme a fait défaut

En dépit d’avoir hérité d’un groupe relevé (Portugal, Espagne, Iran), les Lions de l’Atlas furent loin d’être ridicules dans cette Coupe du Monde et ont joué crânement leur chance. Le fait est qu’ils n’auront pas su être suffisamment efficaces. Dès leur premier match, les marocains ont montré un jeu attractif et porté sur l’attaque mais ces derniers se sont finalement inclinés à la dernière minute contre l’Iran suite à un but contre son camp d’Aziz Bouhaddouz (0-1).

En dépit de ce coup dur, les joueurs d’Hervé Renard veulent y croire au moment de défier le champion d’Europe portugais. Une nouvelle fois le Maroc s’est bien battu, a fait jeu égal avec son adversaire en se créant plusieurs occasions mais il a une nouvelle fois perdu à cause d’un but rapidement inscrit par Cristiano Ronaldo (1-0). Cette deuxième défaite officialise l’élimination des Lions de l’Atlas. Après ce match, le capitaine Medhi Benatia dénonçait l’attitude de personnes proches de l’équipe.

Éliminés, les marocains tiendront pourtant la dragée haute à l’Espagne contre qui ils obtiennent un match nul lors de l’ultime journée après avoir mené au score à deux reprises suites à des réalisations de Khalid Boutaïb et Youssef En-Nesyri (2-2). Vingt ans après leur dernier Mondial, les marocains n’ont pas à rougir de leur performance et quittent la Russie la tête haute.

Nigeria, à quatre minutes près

A cinq minutes du coup de sifflet final, le Nigeria tient en échec l’Argentine et est qualifiée pour les huitièmes de finale, Victor Moses ayant répondu à l’ouverture du score de Lionel Messi. Une minute plus tard, Rojo inscrit le second but pour l’Albiceleste et vient crucifier les Super Eagles (1-2). La formation dirigée par Gernot Rohr avait pourtant les cartes en main pour franchir ce premier tour, mais aura été pénalisée par ses erreurs de concentration.

Les nigérians arrivaient en Russie avec des ambitions. Mais le premier match n’avait pas été à la hauteur de leurs espoirs. Contre la Croatie, les Super Eagles avaient été clairement dominés par leur adversaire. Ajoutez à cela un but contre son camp d’Oghenekaro Etebo ainsi qu’un penalty concédé par William Troost-Ekong et cela donne un logique revers (2-0).

La rencontre suivante fut d’un autre tonneau pour les hommes de Gernot Rohr. Face à l’Islande, le Nigeria est supérieur aux Vikings et concrétise sa domination en seconde période grâce à un doublé de son attaquant de poche Ahmed Musa (2-0). Cependant, les Super Eagles ne sauront pas conclure face à l’Argentine et devront rentrer plus tôt que prévu au pays.

 

Tunisie, quand ça ne veut pas

Durant cette Coupe du Monde, une pluie de blessures s’est abattue sur la Tunisie puisque pas moins de quatre joueurs (Hassen, Ben Mustapha, Bronn, Syam Ben Youssef) furent indisponibles pour l’ultime match contre le Panama, remporté par les tunisiens (buts de Khazri et Fakhreddine Ben Youssef) qui signent là leur premier succès en Coupe du Monde depuis 1978.

Reversés dans un groupe difficile, les Aigles de Carthage entamaient leur Mondial en défiant l’Angleterre. Ferjani Sassi répond sur penalty à l’ouverture du score anglaise. Malgré tout, l’équipe tunisienne est acculée dans son camp par les Three Lions et s’incline dans les derniers instants de la partie (1-2), loin de sa réputation d’équipe joueuse.

Les joueurs de Nabil Maâloul se montreront beaucoup plus offensifs contre la Belgique. Or, leurs bonnes intentions ne les empêcheront pas de prendre l’eau face aux Diables Rouges et d’encaisser un sévère 5-2, atténué par les réalisations de Dylan Bronn et Wahbi Khazri. Le sélectionneur présentera même ses excuses aux supporters présents sur place. Des supporters qui se consoleront avec le succès final de leurs protégés.

Sénégal, une histoire de cartons

Les Lions de la Teranga retrouvaient le Mondial pour la première fois depuis leur épopée en 2002 et ne venaient pas en Russie pour faire de la figuration. Les sénégalais l’ont prouvé dès leur première rencontre en venant à bout de la Pologne, l’un des favoris annoncé de sa poule. Deux buts de Thiago Cionek (contre son camp) et de Mbaye Niang lançaient parfaitement la sélection d’Aliou Cissé (capitaine 16 ans auparavant).

Contre le Japon, les partenaires de Sadio Mané peuvent prendre une belle option sur la qualification. Le Sénégal mènera par deux fois dans cette rencontre (réalisations de Mané et de Moussa Wagué). Toutefois, les nippons rattraperont leur adversaire à deux reprises et les deux équipes se quittent sur un score de parité (2-2).

C’est ainsi qu’un nul face à la Colombie suffit aux sénégalais pour accéder aux huitièmes de finale. Ces derniers tiennent ce résultat, notamment grâce à un pressing mettant à mal les sud-américains, mais vont craquer dans le dernier quart d’heure lorsque Los Cafeteros trouvent l’ouverture sur corner. Les hommes d’Aliou Cissé s’inclinent (0-1) et restent à quai, malgré le soutien indéfectible de leurs supporters. A parfaite égalité avec le Japon, le Sénégal est éliminé pour avoir pris deux cartons jaunes de plus que les asiatiques. Forcément cruel.

  1. avatar
    29 juin 2018 a 11 h 16 min
    Par Guga57

    Un peu scandaleux la manière de laquelle le Sénégal s’est fait sortir de ce Mondial. Alors certes, on peut dire que les Lions de la Terenga ont laissé passer leur chance contre le Japon, mais on peut aussi regretter la décision finale de l’arbitre par rapport au penalty d’abord accordé puis annulé via l’assistance-vidéo. Sur les images, on voit bien que le Colombien touche d’abord le genou de Sadio Mané avant de toucher le ballon… Le penalty était donc légitime. Et avec un match nul, le Sénégal se serait qualifié aux dépens du Japon qui n’a même pas cherche à égaliser contre la Pologne, se contentant d’une immonde passe-a-dix en croisant les doigts pour que la Colombie tienne son résultat. En outre, à égalité parfaite (même nombre de points, même goal-average, même nombre de buts marqués), je trouverai plus logique que l’on regarde (par exemple) le nombre de corners obtenus plutôt que le nombre de cartons jaunes reçus. Les cartons sont toujours plus ou moins subjectifs car ils dépendent d’un jugement humain. Le nombre de corners en revanche traduit de réels faits de jeu et récompenserait l’équipe ayant été la plus offensive. Bref, pour toutes ces raisons, je comprends totalement l’amertume du continent africain au lendemain d’une élimination si cruelle (pour ne pas dire « injuste »).

  2. avatar
    29 juin 2018 a 12 h 18 min

    Bonjour à tous

    Le Nigéria et le Sénégal méritaient de passer en 1/8mes. Le premier, méritait au moins un nul face à une Argentine qui a encore montré un visage minable pour ne pas dire déguelasse (comme lors des qualifs AmSud (je souhaite de tout coeur son élimination face à la France, même si c’est très loin d’être gagné pour cette dernière)). Mais alors pour le Sénégal, oh mon Dieu! Un arbitre qui utilise n’importe comment le VAR, alors qu’il y avait clairement péno et surtout le sacré coup de poker japonais et il est certains qu’il se feront sortir par les Diables Rouges s’ils ne ne se remobilisent pas rapidement. Je ne suis pas forcément hostile à l’arbitrage vidéo mais à condition de l’utiliser que lorsqu’une situation est vraiment critique (hors-jeu difficile à juger, penalty difficile à juger), et surtout d’arrêter le chronomètre comme au rugby. Il est certain que cette Coupe du Monde n’est vraiment pas comme les autres, je la trouve vraiment bizarre.

  3. Pingback: Sénégal : Aliou Cissé, entre Bielsa et Simeone - beIN SPORTS Your Zone - Partagez votre passion et votre expertise du sport

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