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Crise à Arsenal : un mal pour un bien ?
Photo Panoramic

Crise à Arsenal : un mal pour un bien ?

Encore battu ce week-end face à Brighton, Arsenal vient d’enchaîner un quatrième revers consécutif. Cette contreperformance vient un peu plus ternir le bilan des londoniens. Avec six défaites sur les huit derniers matchs, Arsenal compte déjà huit défaites en 2018. Souvent maître pour sauver les apparences, l’équipe d’Arsène Wenger est en pleine crise. Et c’est peut-être une bonne chose .

La destruction puis la reconstruction

33 points. C’est la différence qu’il y a entre Manchester City, leader du championnat, et Arsenal, 6ème. Un gouffre. Ce différentiel a été encore plus appuyé par la double démonstration des Citizens face à des Gunners impuissants (3-0 en finale de la Coupe d’Angleterre puis en championnat). Cette gifle vient couronner une saison cauchemardesque pour Arsenal. Rapidement distancé en championnat, les Gunners se sont fait piteusement éliminer de « leur » FA Cup par Nottingham Forrest. Dès lors, Arsenal n’a cessé de creuser. Et pour rien arranger, elle a perdu son meilleur élément en Alexis Sanchez, parti lors du mercato hivernal chez le rival de Manchester United. Il ne reste plus que l’Europa League pour sauver une saison noire. Et on est en droit de s’inquiéter vu l’état de forme des hommes d’Arsène Wenger. Ce dernier aurait d’ailleurs posé un ultimatum à ses joueurs : « soit vous finissez dans le top 4, soit vous dégagez tous. » Si l’information est à prendre avec des pincettes (tabloïds anglais), on sent le réel désespoir d’Arsène Wenger. Car pour la première fois depuis son arrivée au sein du club londonien, ses joueurs semblent l’avoir abandonné.

L’idée de Wenger de tout détruire pour reconstruire n’est cependant pas mauvaise. Au contraire, elle aurait dû être appliquée il y a déjà quelques saisons. Aujourd’hui, Arsène Wenger, homme d’ambition, se trouve dans une situation où il ne peut plus attirer de joueurs à la hauteur de son ambition. En premier lieu, ses choix sont très contestés et très contestables. La décision de miser 45 millions sur Granit Xhaka en 2016 s’avère particulièrement discutable au vu du rendement du joueur. Mais ce n’est pas la seule mauvaise décision de Wenger et de son board : l’achat de Petr Cech, immense gardien certes mais sur le déclin, et la décision de lui offrir un contrat de (très) longue durée, Mohamed Elneny qui n’apporte pas grand-chose dans l’entrejeu londonien, Rob Holding, défenseur recruté en provenance de Bolton, qui était alors la plus mauvaise défense de Championship et qui a été relégué… Autant de joueurs qui ont vite atteint leur limite. Et le centre de formation n’arrive pas à sortir de pépites, en témoigne le potentiel limité d’Alex Iwobi. Wenger a commencé sa « destruction » avec le départ de vétérans du club (en termes de durée au sein du club) comme Francis Coquelin, Theo Walcott ou Alex Oxlade-Chamberlain.

C’est pourquoi en second lieu, suite à tous ses choix qui n’ont pas porté leurs fruits, les joueurs ne cochent plus Arsenal en premier sur leur liste. Alexandre Lacazette rêvait de l’Atletico Madrid. Pierre-Emerick Aubameyang du Real Madrid. Les deux ont choisi Arsenal par défaut. Thomas Lemar, ardemment courtisé pendant tout l’été par Wenger, a même snobé le club londonien. Arsenal ne fait plus rêver. Et Wenger va donc devoir revoir ses ambitions à la baisse.

 

L’exemple de Liverpool

Si les joueurs sont bien évidemment responsables du marasme dans lequel se trouve le club du nord de Londres, son manager a également sa part de responsabilité. Arsène Wenger est un homme très critiqué. On ne peut rien lui enlever de ce qu’il a fait avec Arsenal, qu’il a quasiment bâti de ses propres mains. Mais il y a une chose que l’on peut lui reprocher, et qui a propulsé Arsenal dans sa situation actuelle : son manque de modernisme. Arsène Wenger est un « vieux de la vieille. » Ainsi, il n’a pas su comprendre les évolutions du football, et se retrouve un peu comme ce fan de rap des années 1990 qui ne comprend pas la musique actuelle. Il est vrai qu’Arsenal a dû rembourser son stade, ce qui a poussé le club à perdre ses meilleurs joueurs d’années en années. Mais depuis 2013, et la fin du remboursement du stade, on ne peut pas dire que le manager français ait fait des efforts pour recruter des top players. Et ce malgré l’inflation des prix. Aujourd’hui, Arsène Wenger se vante de diriger un club aux finances saines. Mais il dirige également un club au bord de l’implosion, qui ne peut pas se consoler avec trois petites FA Cup glanées depuis le titre de 2004.

Le temps est désormais au changement à Arsenal. Que ce soit au niveau des joueurs, mais également du staff. Arsène Wenger n’a plus que la confiance de l’actionnaire majoritaire américain Stan Kroenke. Ivan Gazidis, directeur général d’Arsenal, semble avoir perdu patience. Le club du nord de Londres peut prendre exemple sur Liverpool. Revenu au sommet, le club de la Mersey est également passé par des années très difficile. Entre 2009 et 2016, les Reds n’ont pas mieux fait qu’une sixième place (hormis en 2014 avec une deuxième position). Liverpool a longtemps tâtonner, entre changements d’entraineur (Rodgers, Dalglish) et paris sur les joueurs (Andy Carroll, Daniel Sturridge) avant de trouver la bonne formule. Aujourd’hui, l’avenir semble radieux pour Liverpool, entre entraîneur charismatique, jeu détonnant et public fervent.

Arsenal doit reconstruire, et cela peut demander du temps (peut-être beaucoup). Pour cela, le club doit revoir ses ambitions à la baisse. Accepter de jouer les seconds rôles en championnat, et oublier la Ligue des Champions, voir l’Europa League. Au niveau des recrues également, elles seront sûrement moins clinquantes que les cibles des mercatos précédents. Mais cette reconstruction est nécessaire pour retrouver les sommets. Egalement englués dans cette crise, les supporters semblent perdre patience, que ce soit en les joueurs ou le manager. De quoi propulser une certaine légende du club sur le banc des Gunners pour rebâtir un nouveau cycle ?

 

  1. avatar
    15 mars 2018 a 11 h 47 min

    Arsenal est géré par des financiers qui n’ont que faire des états d’âmes des fans.

    Ces gens là se fichent du sportif comme de l’an 40, donc tant que la billetterrie ne s’effondrera pas à l’Emirates, Wenger sera là.

    Mais ce club qui rivalisait avec le grand MU entre 1998 et 2004 fait peine à voir, dépassé par City, un MU toujours loin de l’ère Fergie, Liverpool, Tottenham et Chelsea …

    Quelle lamentable descente aux enfers !

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