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Michael Schumacher : le Baron Rouge de la F1
Photo Panoramic

Michael Schumacher : le Baron Rouge de la F1

À l’heure actuelle, lorsqu’on évoque Michael Schumacher, on pense forcément à son terrible accident de ski sur les pentes de la station de Méribel. Mais Schumi, ce n'est pas ça. Ce n'est pas qu’une faute de carres sur une piste bleue qui lui a valu un arrêt aux stands plus long que prévu. C’est avant tout un pilote hors pair qui a aligné les victoires comme les plantés de bâton. Le Vestiaire du Sport remémore en quelques chiffres la carrière monstrueuse de cet as du volant... qui n’a jamais joué au mille bornes, pour connaitre cette expression.

3 janvier 1969

Le petit Schumacher sort du ventre de sa mère assez précocement lors de l’année 1969. Trois jours après le réveillon de la Saint-Sylvestre, notre futur légendaire pilote sort quasiment avec un volant dans les mains… enfin une main sur le levier de vitesse et une autre pour contrôler. Très vite, il va montrer des prouesses énormes, d’abord en karting puis en monoplace, avant de s’essayer aux voitures de sport. Mais c’est bien en fusée télécommandée que Schumacher va toucher le graal puisque celui-ci va très vite avoir un volant de Formule 1 entre les mains.

17

C’est le nombre de saisons passées par Michael Schumacher au plus haut niveau du sport automobile. En 1991, il pilote pour la première fois une Formule 1 dans l’écurie Jordan Grand Prix mais n’y reste que pour une course (et encore… il a abandonné dès le départ, ne savant pas allumer sa machine) puisqu’il est directement recruté par l’écurie Benetton Formula. En 1996, il signe chez Ferrari en tant que n°1. Il va rester dix ans au sein de l’écurie italienne avant de prendre sa retraite pour la première fois.

Pendant deux ans, il reste consultant chez sa mère spirituelle avant de retrouver un baquet en 2010 chez Mercedes. Le 4 octobre 2012, en marge du Grand Prix du Japon, il annonce qu’il arrêtera définitivement sa carrière à la fin de la saison. Un mois et demi plus tard, le 25 novembre 2012, il réalise ses derniers tours de piste avant de raccrocher définitivement le volant lors du Grand Prix d’Interlagos où il finit 7ème, loin derrière Sebastian Vettel, qui glanera cette année-là son troisième titre de champion du monde.

307

C’est le nombre de fois où Michael Schumacher a vu, en tant que pilote, les feux rouges puis les feux verts s’allumer pour lancer le départ d’une course. 307 fois, Michael a appuyé avec force sur la pédale d’accélération, tantôt pour dépasser ses adversaires, tantôt pour caracoler en tête, tantôt pour faire n’importe quoi et rétrograder au classement… mais ça, c’était quand même rarissime.

68

C’est le nombre de pole-positions signées par Michael Schumacher durant sa carrière. Selon un calcul savant, que seul le Vestiaire du Sport sait faire, cela fait 22% de pole-positions sur l’ensemble de ses courses. Sur un peu plus d’un cinquième de ses courses donc, il est parti devant tout le monde. Personne devant lui, un peu seul au monde, il était obligé de regarder dans ses rétroviseurs pour vérifier qu’il n’était pas en exhibition… parce que bon, parfois, c’était à se demander s’il ne fallait pas obliger Schumi à réaliser sa course à l’envers pour croiser du monde tellement il était au-dessus. Malheureusement, cette possibilité n’existait que dans Mario Kart, en 150cc, avec Bowser comme pilote. Autant dire que, même en 150cc et avec ce gros tas, tu n’avançais pas et tu avais largement le temps d’éviter tes adversaires en contre-sens.

5 111 / 16 699 / 80 599

Le tiercé gagnant. On se voyait mal vous faire une rubrique pour chaque nombre tellement c’est monstrueux de les rassembler ensemble. Ca ne nous fera pas gagner à l’Euromillions, ni au Quinté de demain à Vincennes mais bon… Le premier nombre, c’est le nombre de tours réalisés en tête par Michael. Encore une fois, le Vestiaire du Sport s’est muni de sa calculette et après un calcul digne des plus grands mathématiciens du continent européen, voilà la conclusion : il a passé 30% de ses courses en tête. Un tour sur trois, dans toute sa carrière, il n’avait personne devant lui. Enfin si… ceux à qui il mettait des tours dans la vue. Et ce n’était vraiment pas sport de faire ça ! Imaginez-vous en voiture, vous vous faites doubler par une voiture qui est parti 3 heures après vous et qui vous redouble 2 heures plus tard, après s’être arrêtée sur le bas-côté pour changer une roue… Tout le monde ne roule pas en Ferrari en même temps. Quand tu penses que les mecs avaient la pédale pied au plancher, le vent dans la gueule, et qu’ils voyaient passer Schumacher en 5ème à 300 km/h qui leur faisait un petit geste de la main pour les saluer… ils devaient avoir le moral au fond du moteur.

Le deuxième nombre, c’est le total de ses tours en carrière, ce qui correspond au troisième nombre si on convertit les tours en kilomètres. Le tour de la Terre, c’est environ 40 075 kms quand tu vas tout droit sur l’Equateur. Cela veut dire que, dans sa monoplace, il a fait deux fois le tour de la planète bleue durant sa carrière. Alors que pour toi, c’est déjà une énorme expédition que de faire 60 bornes entre Bordeaux et Libourne, d’autres comme Schumi ont avalé la Terre deux fois.

155

Parce que lorsqu’il y a un départ, il y a forcément une arrivée. Michael Schumacher a passé plus que de raison le drapeau à damiers à l’une des trois premières places : 91 victoires, 43 deuxièmes places, 21 troisièmes places qui font 155 podiums. Le Vestiaire du Sport, fan inconditionnel de l’émission « Des Chiffres et des Lettres ». Ca fait quand même énormément de bouteilles de champagne ouvertes cette histoire. En plus, il a aligné 7 victoires consécutives entre les grands prix d’Europe et de Hongrie en 2004. Sept fois, le mec n’a pas voulu entendre parler de la concurrence. On avait beau lui dire que la « concu le cherchait », il faisait mine de ne pas comprendre.

7

Et pour terminer ce petit portrait, comment ne pas parler de ses titres de champion du monde. Il a commencé par un doublé en 1993 et 1994 avec l’écurie Benetton Formula avant d’enchainer cinq titres consécutifs de 2000 à 2004 avec la Scuderia Ferrari. Ce n’est pas pour rien qu’il était surnommé le « baron rouge ». Pour les incultes, on lui donnait cette couleur parce que la couleur de sa monoplace était rouge, pas parce qu’il adorait les pâtes à la tomate. Pendant cinq ans, Schumi était seul, tout en haut, sans concurrence. Qu’est ce que ça devait être pénible pour ses adversaires… Récolter des miettes sur un circuit, c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin.

29 décembre 2013

Un dimanche comme un autre en apparence, mais seulement en apparence… Ce jour-là, vers 11 heures, Michael Schumacher subit un grave accident de ski. Alors qu’il se trouvait en compagnie de son fils et d’amis, il chute entre deux pistes et sa tête vient heurter un rocher émergeant de la neige. L’Allemand subit plusieurs opérations et est plongé dans le coma. Michael ne sera plus jamais Schumacher le baron rouge, il se bat désormais contre lui-même pour survivre et récupérer ses facultés. On n’oubliera pas le grand champion qu’il était, parce qu’un champion reste un champion, même lorsque ses heures de gloire sont derrière lui.

  1. avatar
    5 janvier 2018 a 11 h 47 min
    Par birdy

    Sympa à lire !

  2. avatar
    6 janvier 2018 a 2 h 23 min
    Par the sampras

    Le plus grand palmarès de l’histoire de la F1, c’est incontestable. On peut également évoquer son talent sous la pluie (comme Senna) où la qualité du pilotage s’exprime le plus, avec des courses mémorables.Mais Schumi avait aussi une face sombre sur la piste qui fait qu’il reste pour moi loin d’un Fangio par exemple. 2 accrochages volontaires au dernier Grand Prix sur Damon Hill en 1994 et Jacques Villeneuve en 1997 : l’un a fonctionné, l’autre non. 5 titres consécutifs avec Ferrari pendant lesquels la Formule 1 était d’un ennui mortel, même si on ne peut pas reprocher à la Scudéria sa domination.
    Avec un 2ème pilote qui ne risquait pas de lui faire de l’ombre (pauvre Barricchello). A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

  3. avatar
    9 janvier 2018 a 16 h 25 min

    @The Sampras, lis ce vieil article que j’avais écrit en 2013 pour modérer ton opinion severe sur le Kaiser

    http://yourzone.beinsports.fr/formule-1-schumacher-et-le-prestige-ecorne-7826/

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