• Grille TV beIN SPORTS

Un avertissement avant les Jeux Olympiques

L'équipe de France de basket a-t-elle du souci à se faire ?

Les Bleus ont eu beau revenir sur la fin après avoir été menés de 16 points dans le troisième quart, l’Australie s’est imposée lundi de deux unités (69-67) lors du dernier match amical de préparation avant les Jeux Olympiques. Ce match a permis de voir les deux visages de l’équipe de France. Même Vincent Collet, le sélectionneur de ces messieurs, l’affirmait lui-même en conférence de presse d’après-match : “On a fait preuve de beaucoup d’apathie défensive en début de match. C’est là-dessus que le jeu australien s’est installé. Quand on a retrouvé notre agressivité, on leur a posé des problèmes et réussi à trouver plus de vitesse. Les 12 dernières minutes du match ont failli rattraper les 28 premières, mais leur victoire est logique.”

On le sait tous très bien, un dernier match amical n’est pas forcément représentatif du jeu d’une équipe. On peut également trouver des excuses aux Bleus qui avaient sûrement déjà l’esprit de l’autre côté de la Manche, quelque part loin de Rhénus. On peut aussi se dire qu’ils n’avaient certainement pas envie de tenter le diable et de risquer une blessure pouvant entraver leur avenir lors des Jeux Olympiques. Sauf que les excuses c’est bien facile, non ? De plus, peut-on vraiment dire que c’est la première fois que l’équipe de France passe à côté de son match ? Trop de fois TP et ses partenaires ont connu des trous d’air avant de s’obliger à réagir et à inverser la tendance en toute fin de partie. Mais ce fonctionnement n’est pas toujours possible et le dernier match de lundi l’a parfaitement illustré.

“Une piqure de rappel”

“Il faut corriger des erreurs avant les JO. On a eu beaucoup de difficultés dans la préparation. Il y a eu une embellie contre l’Espagne, et une confirmation contre le Brésil. Ce soir, on a rechuté. C’est une bonne piqûre de rappel” a ainsi lâché Vincent Collet. Plus qu’une erreur, le sélectionneur évoque ici les différents facteurs affaiblissants qu’a connu l’équipe de France ces derniers mois. On pense notamment à Nicolas Batum, à Ali Traoré et à Tony Parker qui ont accumulé un retard durant leur préparation aux JO.

“Batman is back”, cette phrase était dans la bouche de tous les supporters français. Si Batum est apparu au point physiquement, il ne faut pas oublier qu’il s’agit là de sa première sortie en trois mois. Il est donc nécessaire de rester vigilant. “Je manque encore de rythme. C’est au niveau du timing, des lectures que je dois régler les problèmes” a confié le joueur de Portland.

A l’inverse, Ali Traoré reste limite physiquement et cela même s’il a pu prouver à son sélectionneur qu’il était indispensable au groupe en inscrivant 6 points face aux Australiens. Enfin, le cas Parker est particulier. Opéré sous anesthésie générale de l’œil gauche le 17 juin dernier, le capitaine de l’équipe de France peine à retrouver à la fois le rythme dans ses courses et la mire aux tirs, derrière des lunettes de protection qui semblent le gêner. “J’ai été maladroit ce soir, comme pendant toute la préparation”, a t-il confirmé devant les médias. “J’espère que ça va changer aux JO”. Nous aussi, parce que nous aurons besoin d’un Tony Parker au top niveau pour avoir une chance de monter sur le podium.

Le phénomène De Colo

Ainsi, l’équipe de France a embarqué dans l’Eurostar avec des incertitudes dans ses bagages. Une seule chose est sûre et ne peut être remise en cause : la montée en puissance de Nando De Colo. Appelé à sortir du banc et à prendre le relais de Nicolas Batum ou Tony Parker sur les deux postes d’arrière, le numéro 12 a encore une fois brillé face à l’Australie avec 17 points et 5 rebonds. C’est d’ailleurs lui qui a égalisé à la toute dernière minute avec son tir à trois points.

“Nando De Colo est quasi incontournable en équipe de France. Même s’il ne faisait pas partie du cinq majeur en 2011, c’était tout comme. Son rôle en 2012 ? Il sera prépondérant, primordial”. Vincent Collet l’a bien compris, le futur joueur des Spurs sera l’un des pions essentiels durant ces JO, au même titre que les cinq titulaires – Parker, Batum, Gelabale, Diaw et Turiaf. En attendant que des joueurs comme TP ou Batum soient de nouveau à 100%, le sélectionneur peut se féliciter de compter sur un joueur de ce rang parmi son effectif. C’est maintenant à De Colo de confirmer contre les Etats-Unis dimanche puis ensuite contre l’Argentine, la Lituanie, la Tunisie et le Nigéria dans le groupe A à Londres.

Pour conclure, il semble difficile d’émettre un avis unanime sur cette équipe de France aux deux visages, aussi séduisante en fin de match qu’invisible durant les premiers quarts-temps. Les paroles de Jacques Monclar, ancien basketteur professionnel et consultant pour RMC, confirme cette tendance : « On peut voir les choses des deux côtés de la lorgnette. Il y a certes du positif avec cette réaction qui montre qu’on peut bien jouer face à n’importe qui, mais le côté moins positif est qu’on est justement toujours dans la réaction et jamais dans l’action ». Les Bleus doivent impérativement se remettre en question car contre la Team USA, numéro 1 mondial, ce sera une toute autre histoire.

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Retrouvez Your Zone sur

Compatible Smartphone & Tablette

Iphone & iPad

Abonnez-vous à la Newsletter