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Le Havre AC, c’est la Star Academy !
Photo Panoramic

Le Havre AC, c’est la Star Academy !

A la mi-saison en Ligue 2, le Havre AC est encore dans le coup pour retrouver la Ligue 1 la saison prochaine - le club est 4ème avec 31 points, à égalité avec Clermont le 3ème - mais l'équilibre reste encore bien fragile pour un club secoué ces derniers mois par des affaires en interne. Cependant, comme pour le RC Lens, autre place forte du foot français - échec de la reprise de Maillol qui promettait d'amener Adriano dans ses valises, puis reprise entérinée pour l'industriel américain Volpe - il est une chose qu'on ne peut lui enlever : son centre de formation est l'un des meilleurs du pays, voire d'Europe. Pour vous en convaincre, voici un petit tour d'horizon des joueurs formés au HAC durant au moins 2 années au début de leur carrière. Si le club avait eu les moyens de les garder, cette équipe aurait certainement de quoi concurrencer l'hégémonie du PSG sur notre triste Ligue 1. Quelques noms pour vous le prouver ? Mandanda, Payet, Lassana Diarra, Pogba ou encore Mahrez... Ah la formation à la française...

GB – Steve Mandanda 

Né à Kinshasa en République Démocratique du Congo (ex-Zaïre), le petit Mandanda et toute la famille débarquent en France du côté de la Haute-Normandie et D’Évreux alors que Steve n’a que 2 ans. C’est dans cette ville qu’il va faire la rencontre du ballon rond : il signe sa première licence en poussin 2ème année. C’est tout naturellement vers le centre de formation du Havre, le plus grand club de la région, qu’il va se tourner à l’âge de 15 ansen l’an 2000. Il devient vite le dernier rempart des U17 havrais qui brillent notamment en Coupe Gambardella puis de l’équipe réserve qui officie en CFA2. A 19 ans, il intègre l’équipe première à la retraite de l’emblématique gardien numéro un du Havre, le slovaque Alexander Vencel. Mandanda débute comme doublure du nouveau n°1, Olivier Blondel, lui aussi formé au club. Mais après plusieurs prestations moyennes de la part de celui-ci, Mandanda s’empare du poste de titulaire de la formation havraise. Il dispute son premier match en pro – en Ligue 2 – le 26 août 2005 face à Valenciennes lors qu’il n’a pas encore 20 ans. Durant 2 saisons, il est le portier numéro 1 des ciel et bleu, et dispute 67 matchs de Ligue 2. A l’orée de la saison 2007, Mandanda, considéré comme l’un des meilleurs espoirs français du poste, est sollicité de toutes part notamment par les clubs français de l’élite. Et après un essai infructueux dans le club anglais d’Aston Villa, il est prêté à l’OM pour une saison avec option d’achat. Il débarque sur la Canebière dans la peau d’un numéro 2, derrière le titulaire du poste Cédric Carrasso, mais ce dernier se blesse en août et Steve Mandanda dispute son premier match de Ligue 1 le 25 août 2007. Huit ans plus tard, il en est à 316 matchs de Ligue 1 sous le maillot olympien….2008 est l’année de la consécration : il est appelé pour la première fois en équipe de France – par Domenech – le 27 mai où il honore sa première sélection face à l’Équateur en remplaçant Sébastien Frey à la mi-temps. En mars de la même année, l’OM lève donc logiquement l’option d’achat de 2,92 millions d’euros et le 11 mai, il reçoit le titre de meilleur gardien de Ligue 1 aux trophées UNFP. Sept ans plus tard, Mandanda est toujours le portier de l’OM et a été élu deux autre fois meilleur gardien de Ligue 1 (2011 et 2015). Si en Équipe de France il reste la doublure d’Hugo Lloris (il compte toutefois 21 sélections), il est assuré sauf blessure de participer à l’Euro 2016 en France et reste l’un des gardiens les plus convoités en Europe pour le prochain mercato d’hiver. Direction l’Angleterre ?

AD – Benjamin Mendy (arrière gauche de formation)

Benjamin Mendy débarque en Seine-Maritime et au Havre en 2007 à l’âge de 13 ans, après des années à écumer les pelouses de l’Essonne avec l’US Palaiseau, face à des adversaires nommés Anthony Martial ou Yaya Sanogo. Comme eux, il était attaquant en benjamins. “J’ai passé toute une saison à lui expliquer qu’il était fait pour être sur un couloir, sa relation avec la balle étant très intéressante quand il est lancé, souffle Mohamed Sall, son premier formateur. Mais il ne voulait rien entendre, jusqu’à une finale de Coupe de Normandie où il m’a gonflé. Je l’ai mis à gauche à la mi-temps, il a tout cassé et m’a dit à la fin : Momo, c’est bon, j’ai trouvé mon poste”. Surclassé par rapport à son âge, que ce soit dans les équipes de jeunes du Havre (U15, U17) ou en équipe de France (international U 16, U17, U18 et U19 !), Benjamin Mendy est considéré comme l’avenir du couloir gauche en France. Conscients de tenir entre leurs mains une pépite, les dirigeants havrais n’hésitent pas et faire signer au joueur son premier contrat pro d’une durée de 3 ans en juillet 2011 à tout juste…16 ans ! Dans la foulée, il joue son premier match professionnel le 9 aout 2011 en Coupe de la Ligue contre Amiens, puis s’impose rapidement comme titulaire sur le flanc gauche de la défense havraise :  il joue son premier match de Ligue 2 de nouveau contre les Amiénois 3 jours plus tard. En deux saisons sous les couleurs havraises, il dispute 57 matchs de Ligue 2 et délivres 4 passes décisives en arpentant tout le flanc gauche du terrain. Les sirènes deviennent alors trop insistantes et le président Louvel est obligé d’accepter un transfert de son joyaux vers l’élite : un accord de principe concernant un transfert vers l’ OM – pour rejoindre Mandanda autre produit du cru – est annoncé le 9 juillet 2013. Le montant du transfert avoisinerait les 3,5 millions d’euros et il joue son premier match sous le maillot phocéen en Ligue 1 le 11 août 2013 contre Guingamp. Depuis, le joueur a déjà débuté 69 matchs de Ligue 1 sous les couleurs phocéennes, pour 10 passes décisives et en novembre 2014, il est logiquement devenu international espoir et fait désormais parti des meilleurs latéraux français au point que son nom ait été évoqué pour intégrer les A – son début de saison décevant avec l’OM et les critiques des supporters phocéens ont pour l’instant retardé l’échéance – le tout à seulement 21 ans.

DC – Jean-Armel Kana-Biyik

Jean-Armel Kana-Biyik est issu d’une famille de footballeurs camerounais : son papa André, milieu défensif, jouait même en Division 1 au FC Metz lors de sa venue au monde en 1989. Un an plus tard, toute la famille déménage en Haute-Normandie et André Kana-Biyik – appelé 42 fois sous le maillot des lions indomptables – est alors transféré au Havre HAC, où il jouera jusqu’à la fin de sa carrière en 1994. Souhaitant devenir footballeur comme son papa, le petit Jean-Armel débute sa formation avec le club havrais en 1999 à l’âge de 10 ans. Il va faire toutes ses classes au HAC jusqu’à intégrer l’effectif professionnel. Ce sera le cas dès le mois de février 2008, où à seulement 19 ans, il dispute son premier match professionnel dans l’axe de la défense havraise, face à Dijon lors d’une rencontre de Ligue 2. Cette saison là, il ne jouera que trois autres rencontres, dont deux comme titulaire, contribuant en douceur au titre de champion de France de L2 qu’obtient le club havrais. La saison suivante, le HAC ne parvient pas à se maintenir à l’échelon supérieur en Ligue 1 mais Kana-Biyik dispute dix rencontres, dont huit comme titulaire et en août 2009, il signe – enfin – un premier contrat professionnel de trois ans avec son club formateur. Son entraîneur de l’époque Cédric Daury lui fait alors confiance et l’associe à l’expérimenté Nicolas Gillet pour former la charnière centrale du HAC, pour un total de 28 matchs de Ligue 2.  Ses performances en club lui permettent d’intégrer l’Équipe de France Espoir dont il répond favorablement à la convocation alors que l’opportunité lui est également donnée de représenter le Cameroun comme l’a fait son père. En juin 2010, il aspire légitimement à jouer à l’étage au dessus et est transféré au Stade Rennais, club avec lequel il signe un contrat de quatre ans et où avait évolué son oncle – un certain François Oman-Biyik, 75 sélection et 45 buts avec le Cameroun (!) – vingt ans auparavant (38 matchs et 14 buts en une saison). Il y enchaîne les bonnes performances qui le propulse à une place de titulaire indiscutable dans la défense rennaise. Fin février 2012, après plusieurs mois d’hésitation, il choisit de porter le maillot de la sélection camerounaise, comme son père et son oncle avant lui.  Après 4 saisons en Bretagne, il est progressivement mis de côté par le nouvel entraineur rennais Philippe Montanier et décide donc de quitter le club et de s’engager pour deux ans et demi avec le Toulouse FC, qui cherchait un défenseur francophone pour stabiliser son arrière-garde. Il y est vite devenu le patron, avec en point de mire l’objectif d’éviter la relégation au TFC.

DC – Didier Digard (milieu défensif de formation)

Didier Digard arrivé au centre de formation du Havre à 12 ans, coupé des siens, le gamin a dû lutter et se battre – au propre comme au figuré, jeune il était plutôt bagarreur – pour s’en sortir. Aujourd’hui, il n’oublie pas de remercier son premier éducateur, Mohamed Sall : “je l’ai eu en moins de 13 ans au Havre. L’année où je suis arrivé. À cette époque, j’avais des problèmes de comportement, il fallait que je m’habitue à une nouvelle vie sans ma famille, mes amis. J’étais avec des plus grands que moi et je voulais me faire respecter. Parfois, je me bagarrais. Le club s’est posé des questions. Mais Mohamed a fait le forcing pour que je reste. Il a cru en moi et, surtout, m’a compris. Pour ça, je le remercie”. Père à 16 ans, pro à 18 ans, il n’a jamais perdu de temps en route. Sur le terrain, Digard a toujours été un dur au mal, un leader. Au Havre, il s’impose vite dans l’entre-jeu, et devient capitaine de toutes les équipes qu’il côtoie – U17 et U19 au Havre mais aussi Équipe de France U16 à U19 avec qui il sera Champion d’Europe en 2005 -. De l’époque havraise et de la génération 85, il se rappelle : ”Steve (Mandanda), c’était un talent, il était vraiment au-dessus. Guillaume (Hoarau), lui, est arrivé très tard. Comme Lassana Diarra d’ailleurs. Il y avait de la qualité c’est sûr, avec Charles N’Zogbia aussi. Mais quand on est jeune, on ne pense pas vraiment à tout ça (la suite de leurs carrières respectives). On s’éclatait parce qu’on était entre nous, sans vraiment penser à ce qui allait se passer ensuite. Quand je suis devenu papa pour la 1èr fois j’étais très jeune, mais le Havre est un club très familial et ils ont vraiment tout fait pour moi, pour nous, pour le petit, et ça nous a vraiment facilité les choses”. Aprés 72 matchs de ligue 2 avec le HAC, il quitte son club formateur à 22 ans en juillet 2007 et rejoint le Paris-SG pour trois saisons (transfert estimé à 2,5 millions d’euros). Pour Digard le Parisien, c’est la consécration, mais blessé de nombreux mois, il joue peu et quitte la capitale seulement un an après son arrivée au Camps-des-Loges. En juillet 2008, il surprend tout son monde et rejoint l’Angleterre, en signant un contrat de 4 ans avec le club anglais de Middlesbrough pour 5 millions d’euros. À l’issue de la saison et  après 23 matchs de championnat joués, son club est relégué en Championship. Ne voulant pas rester en deuxième division, lors des premiers jours du mercato hivernal, il est prêté pour 6 mois avec option d’achat à l’OGC Nice. Après une bonne moitié de championnat, le club azuréen souhaite engager définitivement le joueur en fin de saison, mais l’option de 5 millions d’euros est trop élevée pour le club azuréen. Nice parvient tout de même à négocier un nouveau prêt avec option d’achat pour la saison 2010-2011. Malgré une première saison contrastée par des blessures – mal récurrent pour Digard qui a rarement fait des saisons à plus de 20 matchs – il s’impose comme titulaire au poste de milieu défensif axial et est définitivement transféré pour un montant d’environ 800 000 € et une durée de 3 ans. En janvier 2012, il est rejoint à Nice par  Kevin Anin, son ami de jeunesse qu’il a connu au HAC, et dont l’accident qui mettra un terme brutal à sa carrière quelques mois plus tard marquera également beaucoup Digard. Affichant quelques 161 matchs de Ligue 1 au compteur et libre de s’engager où bon lui semble fin 2015, il quitte Nice et s’engage au Bétis de Séville qui retrouve l’élite du championnat espagnol.  Plombé par des blessures depuis le début de la saison, l’ancien Niçois peine aujourd’hui encore à s’imposer en Andalousie.

AG – Frank Tabanou

C’est en 2002 à l’âge de 13 ans que Franck Tabanou intègre le centre de formation du Havre. Originaire de l’Ile de France, le joueur avait pourtant eu le choix entre le HAC et…le PSG, comme il le raconte lui-même : “j’ai eu la possibilité d’y aller (au PSG), à l’âge de 13 ans. Mais j’ai choisi le HAC. C’était une référence en centre de formation. Il y a beaucoup de joueurs de la région parisienne au final qui ne sont pas passés par le PSG »Il y passera 3 années avant que l’histoire ne se termine en haut de boudin, viré du club doyen français l’année de ses 16 ans pour son mauvais comportement. Archétype du joueur talentueux mais au comportement moyen, voire mauvais, Franck Tabanou sera en effet “invité” à quitter le centre de formation du Havre et ne jouera donc jamais en équipe première et n’a pas tout de suite fait l’unanimité au sein des jeunes pousses toulousaines. C’est finalement au détour d’une rencontre avec un certain «  M. Philippon  » , ancien joueur et, surtout, responsable au centre de formation de la ville rose, que le Francilien s’est assagit. Avec lui, Franck, qui se définit lui-même comme un “enfant nonchalant, difficile à motiver avant un match” , construit une relation privilégiée : “j’ai envie de vous dire que non, je n’étais pas son chouchou, mais vu que tous les autres passaient leur temps à dire que je l’étais…  ». A Toulouse, il se sent en confiance et va rendre celle-ci sur le terrain et il fait plusieurs apparitions dans le groupe professionnel à partir du début de la saison 2008-2009, à seulement 19 ans. Le 2 mai 2009, il remplace Moussa Sissoko lors d’un match contre l’OM au Vélodrome et dispute ainsi son premier match de Ligue 1. A partir de là, il s’installe peu à peu dans le groupe pro d’Alain Casanova. A partir de la saison suivante, il devient un titulaire n puissance au sein du onze toulousain, et enchaine les prestation de haute volée dans le couloir gauche du club de la ville rose. Au total, il jouera 138 matchs de Ligue 1 sous le maillot toulousain, pour 15 buts et 13 passes décisives en 4 saisons pleines. Le 29 juillet 2013, il s’engage avec Saint-Étienne, pour une durée de 4 ans et un transfert estimé à 5 millions d’euros, soit un des plus gros de l’histoire des verts.  À partir de l’été 2014, Franck Tabanou est (re)positionné comme arrière latéral gauche, par son entraineur Philippe Galtier. Après 82 matchs et 6 buts dans le Forez Tabanou quitte le Forez pour la Premier League et le Pays de Galles : il s’engage alors avec Swansea au terme de la saison et beaucoup voient alors en lui un international en puissance. Mais l’histoire d’amour avec l’Angleterre va tourner au vinaigre : 0 matchs lors de la première partie de cette saison, si bien que le joueur s’apprêterait à faire son retour en Ligue 1 dès janvier. A Saint-Étienne pour un come-back ?

MD – Dimitri Payet

Né à Saint-Pierre sur son île de la Réunion, le petit Dimitri tente une première expérience en métropole en 1999 lorsqu’il rejoint le centre de formation du Havre alors qu’il n’a que 12 ans. Malgré tout le talent du jeune homme – élu meilleur élément du centre de formation -, le joueur à le spleen de son île natale, et quatre années plus tard en 2003 il retourne à la Réunion, réconforté pour autant par le fait que son talent a été remarqué à sa juste valeur et qu”il a un avenir en tant que footballeur professionnel. De retour “au pays” dans sa ville natale de Saint-Pierre, il effectue ses débuts en première division réunionnaise en mars 2004 avec le club de l’AS Excelsior de Saint-Joseph contre l’AS Marsouins. Il sera l’une des révélations en championnat et aura disputé en tout près de 25 matchs sur 26 possible et inscrit 11 buts, à seulement 17 ans ! Le FC Nantes décide alors de le faire revenir en métropole pour parachever sa formation. Après deux années de CFA, Dimitri Payet devient lors de la saison 2006-2007 l’un des piliers des Canaris avec 4 buts en 30 matchs de Ligue 1 ce qui n’empêchera pourtant pas la relégation du club en Ligue 2. Le joueur de 20 ans attire la convoitise d’autres écuries de l’élite convaincues de son talent et Saint-Étienne dépense 4 millions d’euros pour s’attacher ses services. Vont s’en suivre 3 saisons (relativement) décevantes, pendant lesquelles l’attaquant joue régulièrement mais se montre trop peu décisif aux yeux des supporters des verts - 6 buts en 96 matchs de Ligue 1 -. Saint-Étienne laisse alors entendre à l’issue de la saison 2009-2010 qu’il est ouvert à un départ du joueur.  Mais Dimitri Payet ne veut pas entendre parler d’un départ sans avoir convaincu dans le chaudron de Geoffroy-Guichard. Bien lui en a pris : à l’orée de la saison 2010-2011, le joueur, qui est un affectif, s’entend beaucoup mieux avec le nouvel entraîneur Christophe Galtier qu’avec son prédécesseur – le “cassant” Alain Perrin limogé fin 2009 -. La mue des verts va accompagner la sienne. Une altercation stupide avec son capitaine, un certain Blaise Matuidi, en fin de saison, va lui servir de révélateur : pendant ses vacances familiales à La Réunion, cet été, il prend du recul. Fini les riches repas réunionnais, Payet fait appel à un diététicien. Il se promet aussi de “tout donner pour faire la meilleure saison possible avec Saint-Étienne”. Et la métamorphose est impressionnante : avec 13 buts et 4 passes décisives, il fait désormais parti des meilleurs joueurs de Ligue 1 et intègre l’Équipe de France. Le joueur aspire alors à jouer dans l’un des cadors de l’hexagone pour découvrir l’Europe : en juin 2011, il s’engage ainsi avec Lille, tout fraichement sacré Champion de France, pour 8 millions d’euros (+ 2 en bonus). En 2 saisons chez les dogues, Payet continue son ascension en Ligue 1 – 18 buts et 18 passes décisives en 72 matchs – mais également en Ligue des Champions – 12 matchs en 2 campagnes européennes -. En juillet 2013 il signe à l’OM pour 4 ans et 10 millions et devient vite l’un des chouchous du Vélodrome, notamment après une deuxième saison tout bonnement exceptionnelle où il marque 6 buts mais délivre surtout 16 passes décisives, devenant ainsi le deuxième performer de l’histoire de la Ligue 1 sur une saison derrière les 17  passes de Marvin Martin. A l’issue de cette saison où il marque également son 1er but sous le maillot bleu, le joueur cède aux sirènes anglaises et signe chez les londoniens de West Ham contre un chèque de 15 millions d’euros. Sa première partie de saison est à la hauteur des espoirs placés en lui par son coach Slaven Bilic (avec 5 buts et 3 passes décisives en 12 matchs) qui ne tarie pas d’éloge sur son poulain : “il est fantastique, car il fait la différence avec ses buts mais il est aussi très bon dans la conservation du ballon et rend les autres meilleurs”.

MC – Lassana Diarra 

Parisien pure souche où il a vu le jour un matin de mars 1985, Lassana Diarra fait la rencontre avec le football dans le 20ème arrondissement de la capitale au centre sportif de la Rue Julien-Lacroix, avant de faire ses gammes au Paric FC, à Nantes puis au Mans avant d’arriver au Havre l’année de ses 17 ans, en 2002. Le jeune joueur, d’origine malienne, fait ses classes durant 2 saisons chez les jeunes du HAC avant d’intégrer l’équipe fanion dès le débit de la saison 2004-2005 à seulement 19 ans. Cette année là, le joueur va vite s’imposer comme un titulaire en puissance dans l’entre-jeu des havrais, faisant une saison pleine – 29 matchs de Ligue 2 -  puis remporte le Tournoi de Toulon avec l’Équipe de France Espoir. Il n’en faut pas plus pour que de prestigieux clubs européens commencent alors à s’intéresser à lui : durant l’été 2005, et après seulement une saison en professionnel, Diarra est recruté par le club londonien de Chelsea d’un certain José Mourinho contre une indemnité d’environ 2 millions d’euros. N’étant principalement utilisé que pour les coupes nationales – sur 31 matchs disputés toutes compétitions confondues en deux saisons, il ne joue que 13 matchs de Premier League – , il demande à quitter les Blues et dans les dernières heures du mercato estival, “Lass” rejoint le rival londonien d’Arsenal. Mais l’aventure avec les Gunners d’Arsène Wenger tourne court : également peu utilisé et barré par une forte concurrence à son poste (Flamini, Gilberto Silva, Fabregas, Diaby) il quitte le club dès le mercato hivernal et signe en faveur d’un club plus modeste, Portsmouth. Il y devient un titulaire indéboulonnable et montre au foot anglais l’étendu de ses talents ce qui ne tarde pas d’attirer la convoitise du la part du Real de Madrid en personne qui lui fait les yeux doux. Le 22 décembre 2008, en plein mercato d’hiver, les Espagnols le recrutent pour une somme avoisinant les 20 millions d’euros, afin de remplacer notamment Mahamadou Diarra, le titulaire du poste, blessé de longue date.  En 4 saisons avec la maison blanche, “Lass” jouera quelques 117 matchs avec les Merengue et sera considéré comme l’héritier dans certain Claude Makélélé, tout comme sous le maillot bleus avec lequel il compte aujourd’hui 31 sélections. L’histoire avec Madrid se finira malheureusement en eau-de-boudin : devancé dans la hiérarche par Khedira, Granero et Sahin, le joueur ne joue plus à partir de l’hiver 2012, et après six mois sans pratiquement jouer, il signe en faveur du club russe d’Anzhi au mois d’aout pour environ 5 millions d’euros. Le club russe, racheté en 2011 par un milliardaire se veut alors ambitieux et recrute notamment Eto’o, Roberto Carlos ou l’entraineur néerlandais Guus Hidink. “Lass” y porte le numéro 85, en référence à son année de naissance et le club termine à la 3e place du championnat se qualifiant pour l’Europa League. Mais le président abandonne finalement son projet de grand club, et les “gros salaires” sont priés de partir voir ailleurs et rebondit au Lokomotiv pour 6 mois. À l’été 2014, le joueur se retrouve au cœur d’un gigantesque marasme : les dirigeants du club moscovite décident de baisser son salaire sans son accord. Le joueur se déclare alors libre de quitter Moscou et de s’engager où il le désire, à la suite de cette révision unilatérale de son contrat. Son club le licencie alors pour rupture abusive de contrat et bloquent le joueur en lui réclamant quelques 10 millions d’euros !  Fin juillet 2015, après être resté plus d’un an sans pouvoir jouer de match officiel à la suite de ce litige, il retrouve la France et la Ligue 1 et s’engage, libre de tout contrat, pour quatre saisons avec l’OMDepuis le début de saison et de l’avis de tous les spécialistes, le joueur illumine le milieu de terrain des marseillais au point d’avoir retrouvé une place en Équipe de France et de se positionner comme un titulaire en puissance pour l’Euro 2016.

MC – Paul Pogba

Né à Lagny-sur-Marne de parents Guinéens – d’ethnie Kpelle - Paul Pogba grandit dans la cité de la Renardière à Roissy-en-Brie en Seine-et-Marne (77). C’est sur place qu’il va commencer à jouer au football à l’US Roissy-en-Brie puis à l’US Torcy. En 2007, alors âgé de 14 ans, il intègre les équipes jeunes du Havre (U15, U17) où il devient capitaine de ses deux équipes, suscitant déjà les convoitises de grandes écuries européennes comme Manchester United. Il restera dans le club doyen français uniquement 2 ans, car durant l’été 2009, un conflit va opposer le HAC à MU lors d’un transfert qui va être pour le moins controversé. En effet, le club normand indique que le joueur est “sous accord de non-sollicitation” et que par conséquent il est “contraint de signer un contrat avec les ciel et marine”. Une autorisation provisoire de la FIFA est délivrée et Pogba rejoint le centre de formation du club anglais. Un accord à l’amiable sur une indemnité de formation accordée au HAC sera finalement trouvé en 2010 entre les deux clubs, mais cet épisode reste bien symptomatique de l’impuissance des clubs formateurs français face à la fuite à l’étranger des jeunes talents. En septembre 2011, il prend part à son premier match en équipe première des Red Devils à seulement 18 ans, en entrant en début de seconde période à la place de la légende Ryan Giggs lors de la rencontre de League Cup contre Leeds. Utilisé au total à sept reprises toutes compétitions confondues par son entraineur, la non-moins légende Sir Alex Ferguson, Pogba se blesse à la cheville au mois d’avril lors d’un match avec la réserve des mancuniens. Cette blessure met fin prématurément à sa saison mais l’entraîneur écossais fait part de son envie de conserver le joueur, dont le contrat arrive à expiration en juin. Sauf que Pogba ne sent sent pas assez désiré Outre-Manche et fait un véritable pieds-de-nez à la direction du club anglais en refusant le contrat qui lui est – tardivement proposé – : Ferguson annonce début juillet que le Français quitte Manchester United pour rejoindre l’Italie et la Juventus de Turin. Capable d’évoluer à tous les postes du milieu de terrain, aussi bien devant la défense, qu’en meneur de jeu, Pogba attire le fantasme de fantasme chez les tifosis qui voit en lui le joueur capable de redonner à la Juve son lustre d’antan, dans la lignées des success story de ses prédécesseurs français Platini, Zidane ou Trezeguet. Pogba s’engage officiellement pour quatre ans en faveur du club turinois le 2 aout 2013 et dès sa première saison il va impressionner les observateurs avec une saison pleine ponctuée d’un premier Scudetto de champion d’Italie pour 27 matchs et 5 buts en championnat, le tout à seulement 20 ans ! Au fil des mois, le jeune Turinois prend de plus en plus d’ampleur au sein du onze titulaire de Massimiliano Allegri, son nouveau coach qui en fait un pion essentiel de la vieille Dame : 36 matchs, 7 buts et 7 passes en 2013/2014 et 26 matchs et 8 buts en 2014/2015 pour deux nouveaux titres de Champion ! Pogba règne sur Turin et les distinctions ne manquent pas de tomber pour le jeune français : meilleur jeune joueur du monde de moins de 23 ans en 2013 (Golden Boy) et nommé au Ballon d’Or 2014. Sous le maillot de l’équipe de France, il remporte la Coupe du Monde des moins de 20 ans en 2013 (capitaine et meilleur joueur de la compétition) avec les “grands” il est un des pions essentiels du onze de Didier Deschamps (27 sélections à 22 ans) qui en fait un de ses hommes de base en vue de l’Euro 2016. Cette saison, avec le départ de Carlos Tevez de retour à Boca Junior, Paul Pogba a délaissé son no 6 pour le no 10 porté autrefois Platini… Et pour cette saison, son coach a choisi de faire jouer Pogba un cran plus haut pour évoluer en meneur de jeu et ainsi prendre les clés du jeu de la vielle dame, orpheline d’Andrea Pirlo.

MG – Charles N’Zogbia

Havrais pure souche – il est né à Harfleur à quelques kilomètres de la cité havraise – Charles N’Zogbia fait tout naturellement ses classes dans toutes les équipes du Havre HAC, qu’il intègre en 1998 à l’âge de 12 ans. U13, U15, U 17 et U19 avant d’intégrer le groupe pro avec un contrat stagiaire. Mais le joueur ne portera jamais le maillot de l’équipe première : à l’été 2004, alors qu’il n’a encore que 18 ans et pas le moindre matche de Ligue 2 à mettre à son actif, N’Zogbia traverse la Manche direction l’Angleterre et le club de Newcastle. Non sans remous : selon le règlement de la FIFA, le joueur – sans contrat pro – est libre de s’engager dans le club de son choix. Sauf que pour le Havre qui s’appuie sur la législation française, “tout joueur a l’obligation de signer son premier contrat professionnel avec son club formateur”. Pendant que le joueur débute en Premier League le 14 septembre 2004 à seulement 18 ans – en rentrant à la place d’un autre frenchie, Laurent Robert – son club formateur saisit le Tribunal Arbitral du Sport qui suspend temporairement la licence du joueur, proposant aux 2 clubs de s’entendre à l’amiable sur une indemnité de formation (comme pour le cas Pogba). Au final, le TAS et la FIFA donnent raison au Havre qui reçoit 4,25 millions d’euros de la part de Newcastle pour les droits de formation (alors que les anglais n’en n’avaient proposé “que” 50 000 à la signature du joueur). Une fois le litige réglé, le jour trouve peu à peu sa place du côté de St James Park et devient dès sa deuxième saison un titulaire en puissance sur le flanc gauche des Magpies, en tant que milieu ou arrière gauche. Au total, il restera 4 ans et demi au club, pour un total de 118 matchs de championnat et 9 buts. Alors qu’il intègre à cette époque l’Équipe de France Espoir, il va lors du mercato hivernal de la saison 2008-2009 faire ses valises direction Wigan contre un chèque de 6,7 millions. Il va y rester 3 saisons, devenant l’un des meilleurs joueurs de Premier League notamment lors de la saison 2010-2011 où il marque 9 buts en 34 matchs. Si bien que le sélectionneur anglais Fabio Capello s’intéresse au joueur pour une possible naturalisation (il a résidé plus de 5 ans en Angleterre) dans l’optique de le sélectionner avec l’équipe des Three Lions ! Le joueur n’est pas insensible à cet appel du pieds mais réitère son envie de jouer pour la France et le 11 août de la même année il est convoqué par Laurent Blanc et connait alors sa 1ère sélection en Équipe de France A contre la Norvège. En suivant, il quitte Wigan pour Aston Villa pour près de 11 millions d’euros où il sera repositionné au poste d’arrière gauche. Alors qu’il attaque en cette saison 2015-2016 sa 4ème saison au club (80 matchs de Premier League), N’Zogbia ne rentre tout à coup plus dans les plans de l’ entraineur Tim Sherwood, dans une équipe à la dérive et déjà condamnée à la descente en Championship. Espérons pour lui que l’arrivée au manettes de Rémi Garde pourra relancer l’ancien havrais, sans quoi le joueur qui jouit d’une belle côte outre-Manche pourrait décider aller voir ailleurs d’ici la fin du mercato le 31 janvier.

MOC Riyad Mahrez

C’est LA sensation de cette saison en Premier League ! Avec 13 buts et 7 passes décisives depuis le début de la saison, l’ancien havrais Riyad Mahrez est le joueur le plus décisif du championnat d’Angleterre, devant Romelu Lukaku et Mezut Ozil, rien que ça ! Mais avant de crever l’écran cette année, le joueur a eu du mal à percer au plus haut niveau. Né à Sarcelles dans le 91 d’un père algérien et d’une mère marocaine, c’est dans sa ville natale qu’il signe sa première licence. De 12 à 16 ans, le joueur ne crève pas l’écran dans les équipes de jeune qu’il côtoie, car bien que doté d’une technique au-dessus de la moyenne, il souffre d’un certain retard morphologique et d’une relative lenteur. En 2009 à 18ans, il est repéré par le club de Quimper qui évolue en CFA pour qui il joue 27 matchs et 2 buts. Durant l’été 2010, il signe au Havre et finit sa formation avec l’équipe réserve en CFA avec qui il marque 10 buts en une 1/2 saison, ce qui pousse les dirigeants havrais à l’incorporer peu à peu à l’effectif de l’équipe première en Ligue 2 (9 matchs), le tout assorti de son premier contrat pro début 2011. Lors de la saison 2013-2013, celle de ses 22 ans, le joueur devient un titulaire indiscutable sur l’aile droite du onze de départ havrais. En 34 titularisations, il marque 4 buts et délivre 6 passes décisives et devient un cadre de l’équipe. Lors de la 1ère partie de la saison 2013-14 il part sur des bases encore plus élevées avec 2 buts et 4 passes en une demi saison. Il n’en fallait padavantage pour que les sirènes anglaises n’arrivent jusqu’aux portes du stade Océane : en janvier 2014, il s’exile en Angleterre en signant en faveur du club de Leicester City. Le choix peut surprendre : quitter la Ligue 2 pour la 2ème division anglaise, sauf que le joueur sait où il pose les pieds, à savoir dans une équipe qui joue la montée en Premier League. Pour ses six premiers mois en Angleterre, il devient vite un titulaire dans le onze des Foxes et dispute 19 rencontres de Championship pour 3 buts et 4 passes : la blue army remporte le championnat et monte à l’étage supérieur. Lors de la saison 2014-2015, Riyad découvre ainsi le meilleur championnat du monde, la Premier League et participe au maintien du club en participant à 30 rencontres. Il est l’auteur de 4 réalisations ce qui lui permet de faire ses débuts avec la sélection algérienne. Mais c’est lors de cette saison 2015-2016 que le joueur prend littéralement son envol : profitant du fait que son équipe soit “en feu”, il martyrise les défenses anglaises avec son compère d’attaque Jamie Vardy – 15 buts en 18 matchs – et l’insouciance des Foxes les amène jusqu’à le 2ème place du championnat à mi-saison, devant tous les membres du Big Four, sauf les gunners d’Arsenal ! Impliqué sur 20 buts de son équipe – 13 buts et 7 passes -, Mahrez éblouit l’Europe du football de son talent, et les plus grands clubs européens lui font désormais les yeux doux. Une belle revanche pour un joueur dont le président de l’OM – à qui le joueur avait été proposé – avait affirmé au mercato 2014 que le joueur “n’avait pas le niveau pour évoluer à l’OM”. C’est ce qui s’appelle avoir le nez creux, alors que le prochain transfert du joueur s’élèvera à plusieurs dizaines de millions d’euros…

ATT Guillaume Hoarau 

Guillaume Hoarau est né sur son île de la Réunion, et comme Payet c’est donc tout naturellement là-bas qu’il fait la découverte du ballon rond, plus précisément à la JS Saint-Pierroise. Très vite, le garçon arrive à se faire un nom sur les terrains de son île natale en marquant de nombreux buts dans les compétitions régionales (15 buts en 29 matchs lors de sa dernière saison en 2013 à 19 ans). Bénéficiant d’un partenariat avec le club réunionnais,  le Havre HAC va faire venir Guillaume Hoarau et son mètre quatre-vingt-douze en métropole où il signe un premier contrat en janvier 2004 à presque 20 ans. Quelques années auparavant, c’est ce même partenariat avait déjà permis au club normand de recruter Florent Sinama-Pongolle… Hoarau peine à ses débuts Normandie, entre l’adaptation difficile à un climat plus rigoureux qu’à La Réunion (surtout en hivers), victime également d’un forte concurrence au sein de l’attaque havraise. En manque de temps de jeu, il est alors prêté au FC Gueugnon, qui officie aussi en Ligue 2 au cours de la saison 2006-2007. Ses bonnes prestations contribuent alors grandement au maintien des forgerons et permet à Hoarau de démontrer qu’il a le niveau – 9 buts en 23 matchs -. De retour au HAC, le numéro 9 se retrouve titulaire au sein de l’attaque havraise pour la saison 2007-2008 et entame alors une impressionnante série de buts. Avec 28 buts, il termine meilleur buteur de Ligue 2 et contribue grandement à la montée de son club en Ligue 1. Bon finisseur, Guillaume Hoarau brille par son jeu de tête mais aussi par son jeu en pivot et ses performances suscitent la convoitise de plusieurs grands clubs français et notamment du PSG. Le 18 janvier 2008, au cours du mercato d’hiver, le PSG anticipe pour la saison suivante et fait signer au joueur un contrat de quatre ans et demi. Désirant terminer la saison 2007-2008 avec le Havre, Guillaume Hoarau obtient d’être aussitôt prêté au HAC pour terminer l’aventure et aider le club a monter en Ligue 1. Comme le joueur arrivait en fin de contrat à l’issue de la saison, le club normand ne pouvait prétendre à aucune indemnité de transfert mais Guillaume Hoarau choisit de reverser à son club l’indemnité de transfert versée par le PSG, d’un montant de l’ordre de 500 000 €. Arrivé à Paris début juillet, Guillaume Hoarau reçoit son numéro 9 fétiche qu’il portait déjà au Havre, avec la lourde responsabilité de succéder à l’aigle des Açores, Pedro MIguel Pauleta, le meilleur buteur de l’histoire du club parisien prenant sa retraite…Sa première saison est une formidable réussite : Hoarau plane sur la Ligue 1 et termine la saison avec 17 buts en 33 matchs de Ligue 1 : le joueur fait alors son entrée dans le cercle des meilleurs attaquant français et connait même sa première convocation en Équipe de France en mars 2009. Sa saison 2009-2010 est plus compliquée que sa première au sein du club parisien et de nombreuses blessures vont le tenir éloigné des terrains une bonne partie de la saison (22 matchs, 6 buts). Son physique fragile lui joue alors des tours et l’empêche d’aligner les saison complètes, comme en attestent ses 20 matchs en 2011-2012 alors qu’il est encore le titulaire du poste. A compter de la saison 2012-2013, du fait notamment de la concurrence importante en attaque avec les recrues du PSG version qatarie, telles que Ibrahimovic et Lavezzi, le joueur ne joue quasiment plus et décide de quitter le club au mercato d’hiver : en janvier 2013, il signe un contrat de trois saisons au  Dalian Aerbin, club du championnat…chinois ! L’expérience, financièrement très lucrative, tourne vite au fiasco sportivement parlant – 2 buts en 20 matchs – et le joueur prend conscience de son erreur “‘j’ai flingué ma carrière en partant en Chine”. Il fait son retour en France un an plus tard presque jour pour jour, en signant aux Girondins de Bordeaux. 16 matchs et 3 buts plus tard il n’est pas conservé et libre de tout contrat il signe au club suisse des Youg Boys de Berne pour quatre mois, soit jusqu’à la fin de l’année 2014. Petit à petit, il s’impose dans le onze de son équipe, à tel point que son contrat est prolongé jusqu’en juin 2018. Au final, on retrouve le Hoarau du Havre et de Paris : il termine la saison avec 17 buts en championnat et 6 en Europa League et s’impose comme le leader de son équipe. Pourtant, le joueur n’en a pas fini avec les galères, lui qui est actuellement blessé depuis le début de la saison et qui espère faire son retour dans les semaines qui viennent…

Mais aussi….

Carlos Kameni (GB – Malaga/ESP – 71 sélections avec le Cameroun)

Christophe Mandanne (ATT – Al Fujirah/EAU – 11 buts en Ligue 1 en 204/2015 avec Guingamp)

Anthony Le Tallec (ATT – Atromitos d’Athènes/GRE – 31 sélections avec France Espoirs et 28 buts en Ligue 1 dans sa carrière)

Ryan Mendes (MOD – Nottingham Forest/ANG -25 selections avec le Cap-Vert) 

El Fardou Ben Nabouhane (ATT – Olympiakos/GREC – 25 buts en 61 matchs de championnat grec avec Veria)

El-Hadji Ba (MDC – Charlton/ANG – transféré à Sunderland à 19 ans en 2012)

Fayçal Fajr (MC – Deportivo La Corogne/ESP)

Olivier Ntcham (MC – Genoa/ITA (prêt) – transféré à Manchester City à 19 ans en 2015)

Prince-Désir Gouano (DC – Bolton/ANG – transféré à la Juventus de Turin à 18 ans en 2011)

Antoine Devaux (MC – Reims/FRA – 183 matchs de Ligue 1)

Gueida Fofana (MDC- Lyon/FRA – 72 matchs de Ligue 1, capitaine de la France U19 championne d’Europe en 200)

Sans oublier….Kevin Anin (MC – 89 matchs de Ligue 1, joueur génial mais fragile psychologiquement, jusqu’à l’accident de juin 2013…)

 

Geoffrey Lieutaud / @Geoffrey2b

 

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