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Olympique de Marseille : la nuit des héros
Photo Panoramic

Olympique de Marseille : la nuit des héros

Vous le sentez ? Vous le reconnaissez ? Mais si ! Ce doux parfum d'une finale de Coupe d'Europe pour un club français. 14 ans que ça n'était plus arrivé, depuis Monaco en Champion's League et... Marseille dans l'ex-Coupe de l'UEFA. Grâce aux Phocéens, la France du football vibre de nouveau pour des exploits européens.

Jean-Michel Aulas ! Jean-Michel Aulas ! On va la gagner chez toi !” Ne cherchez plus le tube du printemps, ni le tube de l’été, puisqu’il est déjà là et chanté dans tout Marseille ! Et les joueurs de l’Olympique de Marseille ne sont pas loin de transformer cet hymne né sur la Canebière en une véritable prophétie.

Pourtant, que la soirée fut compliquée pour tout le peuple Ciel et Blanc. Malgré l’avantage de deux buts (2-0) acquis à l’aller, face à un adversaire dont la réputation en France est équivalente à celle de l’US Chantrigné, brillant demi-finaliste de la Coupe du District de Mayenne Bernard Poirrier, les Marseillais se sont faits peur. Comme ils disent dans le Sud, “ils se sont cagués dessus !

Le remake de 1993

Après une première mi-temps soporifique mais vierge en buts et qualifiant donc l’OM, les supporters olympiens restaient confiants. Mais, comme contre la Lazio en quarts de finale, la magie du Red Bull Arena a opéré. Les Autrichiens se sont donnés des ailes avec Haïdara et le pauvre Bouna Sarr, détournant une frappe de Schlager, en position de hors-jeu au départ de l’action… 2-0, balle au centre sur l’ensemble du match. Et une tension de plus en plus palpable. Et comme n’est pas Mitroglou qui veut, Germain a vendangé pour soulager Marseille.

Alors qu’un simple but éliminait l’OM, l’albatros Yohann Pelé a sauvé la maison phocéenne : une fois dans le temps réglementaire sur une frappe vicieuse de Hwang puis en prolongations sur une tête de Caleta-Car (Caleta-Car, ohé ohé !). Il est là le bonhomme du match. Avant que la star de la sélection du Portugal n’offre le Graal au peuple olympien. Sur un corner inexistant comme en 1993. Dimitri Payet joue le rôle d’Abedi Pelé. Et Basile Boli est joué par… Rolando ! Si, Rolando ! Une reprise talon-plat du pied-sécurité qui termine petit filet. C’est l’explosion !

Rolando, Ballon d’Or !

Le défenseur central marseillais, si souvent décrié mais pourtant en nette progression depuis plusieurs mois – malgré ses blessures -, est devenu décisif. Mieux, un héros. Mieux encore, le Ballon d’Or pour reprendre la Une de l’Equipe du jour. Oui, Rolando Ballon d’Or. Pas d’inversion de lettres. Pas de Ronaldo, son compatriote de la Selecção. Mais bien Rolando ! Improbable, mais vrai !

La finale à Lyon, au Groupama Stadium, lui tendait les bras. Marseille a longtemps semblé incapable de saisir cette main tendue. Mais l’orgueil, la fierté, le courage, la combativité, des valeurs si propres et chères aux Olympiens et aux Marseillais en général, ont payé. L’abnégation, aussi. Ne jamais rien lâcher. Toujours croire en ses rêves. Avec ce but, Rolando fait oublier la défaite du soir (1-2) en Autriche. Avec ce but, Rolando nous fait aimer l’Autriche (à l’exception des papys qui enferment les petites filles dans des caves pour leur faire des enfants). Avec ce but, Rolando permet à l’Olympique de Marseille de vivre la cinquième finale européenne de son histoire. Et peu de clubs français peuvent s’en targuer… le PSG en tête.

Une finale de Champions League

Certes, ce n’est pas la Ligue des Champions. Mais c’est une Coupe d’Europe. La C3. Et c’est tellement rare de voir un club français y parvenir qu’on ne peut pas bouder notre plaisir, n’en déplaisent à certains gugus supportant un club avec la Tour Eiffel sur leur écusson. Et quand on voit l’engouement suscité par cette épopée marseillaise, on ne peut que constater qu’une Coupe d’Europe reste une Coupe d’Europe. C’est un palmarès international et c’est toujours mieux que d’enfiler des perles en Coupe de la Ligue.

Le mercredi 16 mai prochain, l’Olympique de Marseille va donc défier, dans l’antre de son nouveau pire ennemi, l’Atletico Madrid. Une finale de niveau Champion’s League pour la troupe à Rudi Garcia face à Griezmann, Diego Costa, Oblak et consorts. Un sacré morceau. Une montagne même. Et il faudra un exploit pour renverser ce mastodonte européen, habitué à lutter et à faire jeu égal avec le FC Barcelone et le Real Madrid, c’est dire ! Qu’importe ! Le parcours des Marseillais est déjà assez exceptionnel, marqué par le quart de finale retour au Vélodrome contre Leipzig (5-2). Un match d’anthologie durant lequel les Olympiens ont prouvé qu’ils pouvaient repousser les limites de l’impossible en disposant du tombeur de Monaco en Champion’s League et du Bayern Munich en Bundesliga. Excusez du peu !

Une saison d’ores et déjà réussie

Toujours à la lutte pour le podium, l’OM chasse tous les lièvres : en championnat et en Coupe d’Europe. Marseille va connaître la fin de saison la plus excitante de tous les clubs français. Si Marseille peut toujours rafler la mise en allant chercher la deuxième place à Lyon et Monaco en Ligue 1 et le titre de l’Europa League, il peut aussi terminer quatrième – sa place actuelle – et s’incliner en finale. Et alors ? On ne pourra pas parler d’une saison ratée, comme certains osent déjà l’imaginer – ou même le rêver – sur les réseaux sociaux.

Comment parler d’échec après de telles émotions ? Comment parler d’échec après tant de liesse et d’engouement autour d’un club ? Comment parler d’échec pour un club à qui l’on promettait une saison moyenne, dans le ventre mou du classement ? Comment parler d’échec quand on est le seul représentant tricolore à défendre l’indice UEFA en Coupe d’Europe ? En parler serait se ridiculiser. Marseille réalise une saison exceptionnelle. Tellement exceptionnelle qu’aujourd’hui, les médias parlent de l’OM, reléguant le PSG aux brèves de comptoir. Marseille s’accapare l’actualité. Marseille fait rêver les minots. Marseille fait vibrer la France du football (leader d’audiences jeudi soir, fait rare pour un match diffusé sur la TNT !).

#AJamaisLesPremiers !

Ce 16 mai s’annonce intense. Palpitant. Chaud bouillant. Oui, les chants des supporters marseillais, qui veulent “tout casser” chez Jean-Michel Aulas ne sont peut-être pas malins. Mais ils font partie du folklore local. Ils font partie de la fête. Même si personne ne souhaite rendre le Groupama Stadium en ruines, Marseille entend bien tout casser à Lyon. Et surtout casser la baraque et braquer la banque madrilène de l’Atletico, bien gardée par Simeone. Là, la saison de l’OM frôlera l’exceptionnel. Les Marseillais en rêvent. J’en rêve. Un rêve en CDD de 12 jours, qui peut se transformer en CDI jusqu’à l’éternité. Car, n’oubliez jamais, l’OM, c’est #AJamaisLesPremiers !

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