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Paris FC : été agité, débuts encourageants
Photo Panoramic

Paris FC : été agité, débuts encourageants

Invité de dernière minute en Ligue 2, le Paris FC réalise un début de saison honnête compte tenu des circonstances. 13ème à la trêve internationale, les Parisiens ont bien conscience qu’ils n’ont rien à perdre cette saison. Retour sur un été agité et un premier mois de compétition honorable.

Les dirigeants parisiens le redoutaient et ont tenté de l’esquiver, il est malgré tout – en partie – advenu. Le mercato de l’été 2016 leur avait fait comprendre qu’un grand chamboulement de l’effectif ne permettait pas de bien débuter la saison, et que conserver l’ossature de l’équipe relevait non pas du souhaitable mais bien du nécessaire. De la saison dernière, il ne reste aujourd’hui qu’une dizaine de joueurs.

Entre les retours de prêt (Ribelin, Madiani) et les départs « logiques » (Pierazzi, Massouema, Marie…), l’ossature de l’équipe s’est craquelée, mais pas brisée.  En soi, c’est déjà une réussite. Conserver son dernier rempart et sa charnière (Demarconnay – Lybohy – Bong) ainsi que quelques joueurs potentiellement titulaires (Alami Bazza, Nomenjanahary ou Robail) permet de construire un effectif sur une base, une assise défensive que l’on sait déjà solide.

Les forces en présence

Au cours de la saison 2016-2017, le Paris FC s’est doté d’une véritable cellule de recrutement, spécialisée notamment sur la région parisienne. Cela allait dans le sens du rapprochement de la section féminine avec le club de Juvisy afin de devenir LE club du bassin parisien qui donne une chance aux joueurs locaux. Les premiers rapports de cette cellule de recrutement ne se sont pas faits attendre : parmi les joueurs recrutés, cinq sont issus d’Ile-de-France, plus particulièrement des divisions amateurs : Karamoko et Etshimi proviennent de l’Entente Sannois-Saint Gratien (ESSG), Guillaume Khous arrive de la JA Drancy, Redouane Kerrouche était jusqu’à l’an passé une pièce maitresse du Saint-Maur Lusitanos, et Cyril Mandouki portait les couleurs de l’US Créteil.

A ces régionaux se sont ajoutés Samuel Yohou, Edmond Akichi et le virevoltant Rayane Aabid en provenance de l’AS Béziers, Julien Lopez (GS Consolat), Malik Tchokounté (USL Dunkerque), Thomas Delaine (Arras), Didier Ovono (KV Oostende), Martin Mimoun (SC Bastia), Dylan Saint-Louis (ASSE) ainsi que Valentin Lavigne, prêté par le FC Lorient. Quelques-uns en ont profité pour signer leur premier contrat professionnel, ce qui représente, dans une carrière de footballeur, une étape décisive.

Le point sur le début de saison

Le onze titulaire qui semble se dégager sur ce début de saison s’articule dans un 4-3-3 à pointe basse. L’an passé, Réginald Ray avait opté pour un véritable 4-2-3-1, probablement à cause du nombre de joueurs offensifs dans l’effectif. Mais rajouter des attaquants ne permet pas mécaniquement de marquer plus de buts. C’est ce que semble avoir compris Fabien Mercadal. Tout en s’appuyant sur les acquis de l’année dernière, il a cherché à renforcer son milieu de terrain (qui a été renouvelé à 100 %) pour bonifier la possession de balle : il s’agissait en réalité du défaut majeur – au-delà du cruel manque de finition – du Paris FC.

Les deux relayeurs sont amenés à organiser le jeu plus qu’à se projeter. En revanche, sur phase défensive, il semblerait que ce soit à eux de définir l’intensité du pressing en fonction de la hauteur à laquelle ils se trouvent sur le terrain. Depuis le début de saison, on a ainsi pu voir Cyril Mandouki (relayeur droit) se rapprocher sensiblement de Malik Tchokounté (attaquant de pointe) à la perte du ballon.

Enfin, les trois offensifs ont des rôles assez distincts. Alami-Bazza, récemment supervisé par le staff technique de l’équipe nationale du Maroc selon Le Parisien, est chargé d’évoluer comme un meneur de jeu excentré. Hors de question pour lui de rester coller à la ligne de touche : d’abord car il est sur son mauvais pied, mais surtout parce que le PFC a besoin de lui au cœur du jeu. Ses dézonages permettent de créer de l’espace sur le côté gauche pour le latéral qui, grâce à sa qualité de centre, peut trouver un attaquant dans la surface. A droite, Lalaina Nomenjanahary (ex-Lens) a davantage un profil de joueur de débordement. Cependant, sa place de titulaire semble menacée par les arrivées de Valentin Lavigne et Dylan Saint-Louis.

En pointe, Mercadal s’appuie sur plusieurs profils. Il alterne pour l’instant entre le pivot (Malik Tchokounté, 3 titularisations, 1 but et 1 passe décisive) et le joueur de profondeur (Patrick Etshimi, 2 titularisations, 1 but). Reste à savoir si l’arrivée de Dylan Saint-Louis (ex-ASSE) modifiera la donne. Il semble déjà plus capable, de par sa capacité à aussi jouer sur un côté, à participer au jeu de l’équipe, ce qu’Etshimi et Tchokounté ne peuvent assurer sur le plan technique.

Sur le banc, Mercadal ne manque pas de solution : inutile d’énumérer tous les noms, mais ceux de Julien Lopez (milieu offensif / attaquant), Mathieu Robail (milieu défensif / relayeur) ou encore Idriss Ech-Chergui (meneur de jeu) sont à retenir.

A la trêve internationale, le Paris FC est 13ème de Ligue 2 avec 7 points. Il a remporté deux matchs (contre Bourg-en-Bresse et Auxerre), fait un match nul (contre Clermont, en ouverture) et perdu à deux reprises (contre Le Havre et Ajaccio), a inscrit 4 buts (par Alami-Bazza, Etshimi, Tchokounté et Lopez) et en a concédé 7.

L’équipe-type du Paris FC sur ce début de saison :

Enjeux sportifs et attentes collectives

Contrairement à l’an passé, la politique de recrutement ne s’est pas orientée vers l’acquisition d’expérience. Le board a certainement estimé que l’équipe en était déjà suffisamment dotée, à juste titre. Il fallait remplacer au moins numériquement les départs et, si possible, faire en sorte que les recrues apportent une réelle plus-value sportive.

Au-delà des performances individuelles, l’esthétique collective sera également scrutée. Il s’agit de remédier aux 30 pauvres petits buts inscrits par le Paris FC l’an passé. L’espoir de voir l’équipe faire le spectacle, pratiquer un football offensif et efficace doit trotter dans un coin de la tête de chaque supporter. L’exercice précédent s’est conclu sur une fausse désillusion lors de deux matchs à enjeu, sous tension. Mais la saison régulière n’a été pour beaucoup qu’ennui et matchs pauvres en occasions. Demba Camara et Jonathan Nanizayamo, les deux attaquants de pointe, ont pesé à eux deux moins de 10 buts sur la saison. Là où l’on est en droit d’en exiger davantage offensivement du Paris FC, c’est qu’a priori, le secteur défensif est déjà solide et expérimenté, et n’est donc plus un axe de travail prioritaire.

Que faut-il donc attendre de cette équipe ? Le recrutement s’étant opéré dans l’optique de jouer les premiers rôles en National 1, la saison sera forcément compliquée pour le Paris FC. Pour rappel, le club évoluait déjà en Ligue 2 en 2015/2016 et avait terminé 20ème. Cette fois-ci, les circonstances sont différentes : deux semaines avant la reprise du championnat, le PFC ne savait toujours pas dans quelle division il allait jouer. De plus, comme on l’a précisé, plusieurs joueurs ont profité de cette montée en Ligue 2 pour signer leur premier contrat pro. Or, le Paris FC pourrait justement mettre à profit cette montée « inattendue » en jouant pleinement son rôle d’invité de dernière minute, pas forcément préparé aux joutes de Ligue 2, en proposant un football offensif et sans appréhension, en cherchant l’effet de surprise.

Dans un championnat où le physique prime globalement sur la technique, le Paris FC pourrait également privilégier le contenu au résultat, compte tenu d’autant plus de ses difficultés récurrentes dans la finition : ce qui est certain, c’est que les joueurs en sont capables. Ainsi, la progression globale de l’effectif passera à la fois par la bonification des individualités (positionnement, complémentarité) mais aussi et surtout par la création d’un collectif stable et équilibré (jeu sans ballon, phases de transition et repères communs).

Le Paris FC doit jouer crânement sa chance cette année. Il peut tirer le meilleur de sa position d’invité de dernière minute en proposant un jeu offensif, en instaurant un effet de surprise. Son début de saison est plutôt réussi : avec autant de victoires que de défaites, le club de la capitale a déjà récolté sept points précieux. Il reste trois axes de travail pour Mercadal : intégrer les recrues dans le schéma tactique, remédier à l’inefficacité des attaquants et continuer à progresser dans l’établissement d’un collectif. Les trois étant éminemment liés…

Récapitulatif du mercato du Paris FC : 

DEPARTS ARRIVEES
E. Massouema (Dijon FCO, Ligue 1), R. Bongongui (Les Herbiers, National 1), J-J. Pierre (US Granville, National 2), D. Camara (Anorthosis, D1 Chypriote), T. Martin (US Créteil, National 1), J-B. Pierazzi (Alki Oroklini, D1 Chypriote), R. Marie (Les Herbiers, National 1), J. Nanizayamo (Gangwon FC, D1 Sud-Coréenne), G. Missi-Mezu (Dunarea Calarasi, D2 Roumaine), M. Mary (SC Bastia, National 3), S. Bakayoko (libre), A. Madiani (RC Lens, Ligue 2, rp.), A. Ribelin (Stade Rennais FC, Ligue 1, rp.). D. Ovono (KV Oostende, D1 Belge), R. Aabid (AS Béziers, National 1), S. Karamoko (Entente SSG, National 1), S. Yohou (AS Béziers, National 1), C. Mandouki (US Créteil, National 1), P. Etshimi (Entente SSG, National 1), G. Khous (JA Drancy, National 2), T. Delaine (Arras Football, National 2), M. Mimoun (SC Bastia, National 3), D. Saint-Louis (ASSE, Ligue 1), M. Tchokounté (USL Dunkerque, National 1), J. Lopez (GS Consolat, National 1), E. Akichi (AS Béziers, National 1), R. Kerrouche (US Lusitanos Saint-Maur, National 2), V. Lavigne (FC Lorient, Ligue 2, p.)
  1. avatar
    6 septembre 2017 a 15 h 15 min
    Par Guga57

    Franchement ce serait top si le PFC pouvait enfin franchir un cap. Se maintenir cette annee et construire ensuite pour arriver en L1 d’ici trois ou quatre annees… Ce serait le scenario reve! Un derby parisien en L1, ce serait quand meme kiffant !!!

    • avatar
      6 septembre 2017 a 16 h 16 min
      Par Cullen

      L’absence de derby dans la capitale est une vraie anomalie au regard de la démographie francilienne et c’est bien triste quand on voit la fièvre que ce genre de rencontre peut engendrer chez la plupart de nos voisins. Mais le Paris FC (en l’état) ne peut pas être une alternative crédible au Paris Saint-Germain, ce club n’est pas suffisamment fédérateur pour rassembler en nombre derrière lui. Pour qu’il y ait un processus d’identification important à un club, il faut nécessairement une dimension sociale, politique ou culturelle : http://yourzone.beinsports.fr/football-ligue1-psg-la-necessite-dun-deuxieme-club-a-paris-99916/

      • avatar
        6 septembre 2017 a 17 h 35 min
        Par Guga57

        Le PFC manque de moyens en l’etat. Mais dans l’absolu il suffirait que le PFC puisse jouer la premiere moitie de tableau en L1 pour rameuter du monde.

        • avatar
          6 septembre 2017 a 17 h 36 min
          Par Guga57

          Facile a dire, plus difficile a faire… je le concois ;)

        • avatar
          8 septembre 2017 a 9 h 44 min
          Par Cullen

          Pas certain que l’argent et les résultats suffisent. Après tout, pourquoi suivre une autre équipe alors que le Paris Saint-Germain est actuellement en pleine bourre ? Il faut surtout que le projet leur parle, que le club soit en adéquation avec leurs valeurs. Pourquoi crois-tu que certaines affiches suscitent toujours autant de passion à l’étranger alors que les joueurs qui composent les équipes ne sont plus aussi brillants qu’auparavant ? Tout simplement parce ces rencontres dépassent le cadre purement sportif, et que le club est placé au-dessus des joueurs par les fans, ce qui est rarement le cas en France où il n’y a pas ce rapport très particulier avec un club.

          • avatar
            8 septembre 2017 a 12 h 16 min
            Par el_zanque

            Juste une stat :

            Affluence moyenne du PFC depuis le début de saison : 1 828 spectateurs (pour une capacité de 18 000 places à Charlety)…

            http://www.lfp.fr/ligue2/affluences/journee

  2. avatar
    8 septembre 2017 a 15 h 14 min
    Par Cullen

    Salut le Zanck ça fait plaisir !

    Tiens, t’as déjà du le voir le p’tit Cordin mais on doit pas s’en lasser quand on est grenoblois : https://youtu.be/aCt03CryIhw

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