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Wondolowski, l’école de la patience
Photo Panoramic

Wondolowski, l’école de la patience

Dans un football qui va de plus en plus vite, le buteur de San José est la preuve qu'il vaut mieux parfois avoir la patience de saisir sa chance.

L’attaquant Chris Wondolowski (San José Earthquakes) pourrait effacer des tablettes la légende américaine London Donovan cette saison en devenant le meilleur buteur de l’histoire de la MLS. Pourtant, il n’aurait pu rien se passer de tel tant l’histoire de ce génial buteur est digne d’un roman.

Lorsqu’il est drafté, il n’est qu’en 89ème position, tout proche de ne jamais décrocher un premier contrat professionnel. Celui qui possède le meilleur ratio de buts par match en MLS a débuté sa carrière en passant plus de quatre saisons sur le banc de touche… plus de cinquante longs mois à regarder la carrière dont il rêvait défiler devant ses yeux.

C’est l’histoire du football : le bon club, le bon moment, le bon entraîneur, le bon match. Il ne tient à rien de réussir un début de carrière tout feu tout flamme… ou à l’inverse de s’enterrer loin des pelouses.

C’est ce que pense le spécialiste Sébastien Vidal : “en 2006 il y avait des attaquants déjà bien installés dans le onze de départ comme Mullan, Ching ou Moreno. Il était difficile pour Wondolowski de s’imposer avec un temps de jeu si faible. Dans une autre équipe il aurait pu avoir sa chance. Il n’a pas débuté sa carrière dans le bon club à mon sens.”

Pour sa part, le buteur reconnaît avoir connu des moments de doute, allant jusqu’à se demander s’il avait bien sa place au plus haut niveau. Mais ce manque de chance a peut-être fait de lui la star qu’il est aujourd’hui.

Nous connaissons tous des jeunes talents qui se sont brûlés les ailes car lancés trop tôt dans le grand bain. Combien de joueurs n’ont pas su franchir le cap du statut de superstar, trop lourd à porter pour leurs jeunes épaules.

Wondolowski a été à l’école de la patience, celle qui forge le caractère. Lors de la saison 2010, il a enfin sa chance et ne manque pas de la saisir pour devenir l’incroyable buteur que nous connaissons tous aujourd’hui. Avec son mental pour seule arme, il a faire taire tous les sceptiques. Car oui, il n’est pas le plus rapide, pas le plus technique, pas le plus physique. Mais il a un sens du but inné, celui de la race des grands, qui ne se travaille pas, qui est inscrit dans les gènes. C’est un génial finisseur , sans fioritures, sans spectacle inutile.

Sébastien Vidal apporte là encore une précision : “pour bien comprendre l’évolution de ce joueur, il faut regarder l’attitude de ses coéquipiers. Lors des premiers matchs, il recevait très peu de ballons mais marquait quand même des buts. Au fil du temps, il est devenu celui que l’on recherche, à qui il faut donner le ballon pour être sûr que l’action amène un but.”

Une chose est sûre , il est un exemple, un modèle de persévérance sur lequel bon nombre de jeunes joueurs devraient prendre exemple pour ne pas se brûler trop vite les ailes en voulant approcher le soleil trop rapidement.

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