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Les naufragés de l’Atlantic : qui réussira à en profiter ?
Photo Panoramic

Les naufragés de l’Atlantic : qui réussira à en profiter ?

On n’a jamais vu ça. A 8-12 les Celtics présentent un bilan piteux de 40% de victoires et…sont 4èmes de la Conférence Est ! Une anomalie rendue possible par les parcours jusqu’ici pitoyables des deux franchises new-yorkaises. Du coup, Boston au même titre que Philly ou Toronto, peut remporter cette division et donc s’assurer l’avantage du terrain au 1er tour des playoffs. Difficile d’y voir un favori mais la sélection se fait clairement par le bas cette année sur la côte Atlantic. Qui saura saisir cette chance ?

Hallucination collective. New York, Brooklyn, Philly, Boston et Toronto sont dans un bateau… et tout le monde coule ! Regarder le classement de l’Atlantic oblige à se mettre une petite gifle au visage pour s’assurer de ne pas être plongé dans une hallucination géante. Les Celtics ont perdu Pierce et Garnett, restent sur 6 défaites lors des dix derniers matchs et présentent un bilan négatif à domicile (4-5). Ils sont pourtant leaders de la division Atlantic. Hallucinant qu’on vous dit.

Raptors down. Jusqu’ici en tête, les Canadiens commencent à tanguer sévèrement avec 4 défaites de rang (6-11) et trois matchs très compliqués à venir : visites chez les Suns et Lakers puis réception des Spurs. Les Raptors peuvent voir ce maigre bilan se ternir encore un peu. Pourtant, avec un trio fort au scoring Lowry-Gay-Derozan, un pivot à fort potentiel (Jonas Valanciunas) et le dunker fou Terrence Ross, la saison avait plutôt bien débuté avec 2 succès sur leurs trois premières sorties, dont un face aux C’s. Mais un trop plein d’individualisme des extérieurs avec un Rudy Gay, 24e scorer NBA mais 5e au nombre de tirs tentés, en star boulimique, les Raptors sont simplement derniers au nombre de passes décisives (17,4). Difficile dès lors d’enchaîner les performances, surtout que la confiance commence sérieusement à s’effriter avec la série de revers en cours.

Le ver est dans la (Grosse) Pomme. La question ne devrait même pas se poser. Avant que la saison ne débute, il était clair que Boston, Philadelphie et Toronto se battraient éventuellement pour une 8ème place mais pas mieux. Les Knicks et les Nets avaient toutes les faveurs des pronostics. Après un peu plus d’un mois de saison, les analystes ont ravalé leurs previews et plus personne ne sait vraiment si l’une des franchises new-yorkaises peut encore relever la tête. Neuf revers consécutifs – série stoppée la nuit dernière face à Brooklyn – pour les coéquipiers de Melo, seulement un succès lors des dix derniers matchs pour Brooklyn. Les blessures expliquent bien sûr une partie de ces parcours catastrophiques. D-Will, Andreï Kirilenko, Jet Terry et maintenant Paul Pierce manquent à l’appel du côté des Nets (Brook Lopez est revenu mais a lui aussi manqué une dizaine de matchs), et le précieux Tyson Chandler ne devrait pas retrouver les parquets avant Noël pour les Knicks. Cela dit, il semble bien difficile de savoir si cela sera suffisant pour trouver enfin un fond de jeu, une identité collective et, surtout, un peu de défense…

Celtics & Sixers comme favoris ? Au final, l’équipe ayant le plus de marge de progression semble être Boston. Le retour de Rajon Rondo se précisant pour Noël, les C’s auront à nouveau un chef d’orchestre. Avec leur meneur all-star, c’est tout le dispositif des Celtics qui va prendre une nouvelle ampleur et les victoires pourraient s’avérer plus nombreuses. Surtout, Boston peut se targuer de quelques satisfactions avec la bonne saison (attendue) de Jeff Green, les révélations Jared Sullinger et Jordan Crawford et un collectif correct avec 5 joueurs à 11 points et plus de moyenne. Avec le retour de Rondo, les C’s ont donc clairement un coup à jouer. Il en va de même pour les actuels 2èmes de la division, les Sixers (7-12). Porté par le génial rookie Michael Carter-Williams, Philly bénéficie également de l’éclosion tant attendue d’Evan Turner. Plus surprenant encore, l’excellente saison de Spencer Hawes qui ne semble pas prêt de s’arrêter. Au final, les 76ers sont les seuls de la division à présenter un bilan positif à la maison (6-5). L’intensité, leur envie de partager la gonfle et l’entrain affiché tranchent totalement avec les prestations des Knicks et Nets. Bref, les deux formations que beaucoup voyaient tanker en début de saison sont en pôle pour le moment. Boston a sûrement une marge de progression que Philadelphie n’a pas… mais ces Sixers n’ont certainement pas fini de surprendre. Le vainqueur final de la division se trouve sûrement parmi ces deux franchises historiques.

Une pièce sur les Nets. Vu la faiblesse abyssale de cette division, il apparaît aujourd’hui impossible d’éliminer l’escouade des Nets. Trop de talent, d’expérience et de joueurs bourrés d’orgueil pour les enterrer définitivement. Cela dépendra beaucoup de la date de retour de Deron Williams qui tient le rôle-clé du système. Sans leur meneur star, les Nets n’ont jamais pu trouver ni automatismes ni cohésion. Pour peu que Terry et Kiri reviennent aussi, le mois de janvier pourrait bien être celui de la renaissance du côté du Barclay’s Center. Malgré leur affreux bilan et un manque d’intensité affligeant, les Nets sont encore loin d’être largués dans la course qui se joue à celui qui perdra un peu moins que les autres (5-13 contre 8-12 pour Boston). Les Nets seraient d’ores et déjà éliminés à l’Ouest mais l’Atlantic leur laisse un peu d’espoir vu qu’atteindre les 40% de victoires pourrait suffire à remporter la division. Plus de mal à y croire pour les Knicks qui, mis à part Chandler, sont au complet mais affichent simplement des lacunes collectives dantesques.

Tristesse. A voir J-Kidd virer son assistant Lawrence Franck sans trop de raison, à subir les matchs des Knicks comme des gages après un pari perdu, à se dire que ces Raptors sont bourrés de défauts ou que ces Celtics et Sixers qui ont rarement proposé un roster aussi pauvre peuvent gagner la division, le bilan de l’Atlantic est d’une tristesse absolue. Ce constat pourrait d’ailleurs s’apparenter à toute la conférence Est où la finale Indiana-Miami semble d’ores et déjà écrite. Faute d’outsider crédible. Pour en revenir à l’Atlantic, la seule bonne nouvelle reste un suspense garanti jusqu’au bout de la saison où les rencontres opposant deux franchises de la division coûteront doubles.

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