• Grille TV beIN SPORTS
Génération dorée !
Photo Panoramic

Génération dorée !

En pleine Coupe du Monde de football, impossible de ne pas repenser à France 98. Vingt ans après, les souvenirs restent intacts. Être champion du monde marque à jamais une vie. Chacun a le souvenir de ce jour de finale. Les drapeaux flottant dans le ciel, l’effervescence des supporters parés de leur tenue tricolore... Une Marseillaise chantée à plein poumon. Le stade à guichets fermés, l’intensité du match, la joie au coup de sifflet final. Les joueurs qui exultent, en pleurs, à genoux, se félicitant à tour de bras...

Doucement mais sûrement 

Vainqueurs du Tournoi des VI Nations en mars dernier, Arthur Coville et ses coéquipiers avaient à cœur de parfaire leur saison avec un titre de champion du monde. Au programme, deux semaines de compétition à domicile contre les meilleures nations pendant lesquelles les jeunes Bleus vont monter progressivement en puissance.

Premier rendez-vous : l’Irlande. Une rencontre qui ne va pas prendre le virage espéré. Trop fautifs, les jeunes Bleus vont rapidement déchanter : les Irlandais mènent à la mi-temps. Au retour des vestiaires, les Bleuets vont laisser parler leur talent et se lancer en quête de points jusqu’à signer leur première victoire, qui plus est bonifiée (26-24).

Face à la Géorgie, les jeunes tricolores vont s’appuyer sur leurs forces : mêlées, touches, ballons portés, vitesse. Dominateurs, les Français ne parviennent toutefois pas à aller chercher le bonus. Une deuxième victoire (24-12) toute aussi importante qui les laissent rêver de demi-finale.

Avant cela, il faudra passer par la case Baby Boks. Dès l’entame de la rencontre, les Bleuets vont prendre les choses en main. Ils démarrent forts avec le bonus en poche après seulement trente minutes de jeu. Les pieds en demi-finale, les coéquipiers de Romain Ntamack vont faire déferler la vague bleue sur les Sud-Africains avec six essais inscrits. Les Tricolores signent leur première grosse performance avec une large victoire 46 à 29. Ils sont en route pour les demi-finales.

Face au Haka

Jouer contre les Néo-Zélandais n’a jamais été simple. Une rencontre toujours particulière qui rend chaque match unique. Avec un Haka monstrueux, les Baby Blacks plantent le décor. Mais il en faut plus pour déstabiliser les Français. Dans les premières minutes, les deux équipes vont se jauger : on attend que l’adversaire commette des fautes, on tente sans trouver la faille. Bien déterminés à aller chercher leur place en finale, les Français vont pousser les Néo-Z à la faute et en profiter pour scorer. Le match est serré, le combat rude, la détermination des Tricolores intacte et leur mêlée dévastatrice. En seconde période, les Bleuets vont rester sur la même dynamique et franchir la ligne : 16-0 à dix minutes de la fin. L’exploit est presque acquis, les jeunes Français ont un pied en finale. Malgré un essai transformé, les Néo-Zélandais ne recolleront pas au score. Les Français exultent : ils signent l’exploit de battre les Néo-Zélandais, champions en titre.

Un remake ensoleillé 

En finale, les Tricolores retrouvent les Anglais qui les avaient privés de Grand Chelem il y a quelques mois. Une revanche aux consonances de titre mondial, dans le même stade, cette fois-ci à guichets fermés… en route pour ce qui doit être le plus beau jour de leur jeune carrière. A quelques minutes de la fin d’une compétition forte en intensité, les drapeaux flottent dans les airs. Les encouragements des supporters atteignent le tunnel des joueurs qui attendent de défendre leurs couleurs. D’aller chercher ce titre qui leur manque. Les joueurs s’élancent. Ils frôlent le trophée tant convoité.

Portés par 17 000 spectateurs, les coéquipiers de Demba Bamba vont réciter leurs gammes. Performants en touche, dévastateurs en mêlée, puissants à l’impact, défensivement bons tout en alliant jeu au pied, technique et vitesse, rien ne semble arrêter les Bleuets dans leur quête suprême. A l’heure de jeu, les Français mènent 23 à 8 grâce à l’essai de Cameron Woki et au pied de Louis Carbonel. La tête presque dans les étoiles, mais les pieds encore sur terre, les Français vont résister aux ultimes assauts anglais et inscrivent l’essai de la victoire par l’intermédiaire d’Adrien Seguret. Score final : 33-25.

Les Français exultent, se tombent dans les bras, les larmes aux yeux. Réalisant à peine qu’ils sont sacrés champions du monde, ils montent sur le podium… et soulèvent le trophée dont ils rêvaient tant.

Justes techniquement, efficaces en touches, dominateurs en mêlées, rapides et polyvalents, les Bleuets ont allié ballons portés, jeu au pied de précision et essais, sans rien laisser au hasard. Parce qu’il fallait être au niveau des meilleures formations du monde, les Tricolores ont prouvé qu’ils l’étaient. Prônant un jeu porté sur l’attaque sans oublier d’être bons défensivement, les coéquipiers de Jordan Joseph, élu meilleur joueur de la compétition à seulement 17 ans, ont déjoué les pronostics. Battant d’abord l’Afrique du Sud puis la Nouvelle-Zélande et enfin l’Angleterre, les Bleus ne peuvent que savourer leur titre de champion du monde. Parce qu’ils sont allés au bout de leur rêve.

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Retrouvez Your Zone sur

Compatible Smartphone & Tablette

Iphone & iPad

Abonnez-vous à la Newsletter