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Mes 23 Bleus pour l’Euro 2016
Photo Panoramic

Mes 23 Bleus pour l’Euro 2016

Didier Deschamps annoncera officiellement et en exclusivité sa liste jeudi 12 mai, lors du journal télévisé de 20 heures sur TF1. Celle-ci devrait bien attirer des millions des téléspectateurs mais près d’un jour avant, j’espère attiser la curiosité de certains avec la mienne : des surprises, il y en a quelques unes mais dans l’ensemble, une liste qui devrait ressembler très fortement à celle du sélectionneur. Sauf qu’il n’aura pas forcément le temps de l’expliquer, moi oui.

Et ces 23 Bleus, les voici : Hugo LLORIS (Tottenham Hotspur), Steve MANDANDA (Olympique de Marseille), Stéphane RUFFIER (AS Saint-Etienne) – Mathieu DEBUCHY (Girondins de Bordeaux), Lucas DIGNE (AS Roma), Patrice EVRA (Juventus Turin), Christophe JALLET (Olympique Lyonnais), Laurent KOSCIELNY (Arsenal FC), Jérémy MATHIEU (FC Barcelone), Loïc PERRIN (AS Saint-Etienne), Raphaël VARANE (Real Madrid) – Yohan CABAYE (Crystal Palace), Lassana DIARRA (Olympique de Marseille), N’Golo KANTE (Leicester City), Blaise MATUIDI (Paris Saint-Germain), Paul POGBA (Juventus Turin), Morgan SCHNEIDERLIN (Manchester United) – Kingsley COMAN (Bayern Munich), Kevin GAMEIRO (FC Séville), André-Pierre GIGNAC (Tigres UANL), Antoine GRIEZMANN (Atletico Madrid), Anthony MARTIAL (Manchester United), Dimitri PAYET (West Ham United).

Pas de surprise dans les cages

Hugo LLORIS : gardien n°1, incontesté et capitaine, il jouit du même statut en Angleterre où il est le patron de la meilleure défense de Premier League cette saison. Alors qu’ils ont craqué sur la fin  en championnat face aux surprenants Foxes, lui et ses Spurs ont tout de même réalisé une saison pleine, décrochant d’ailleurs il y a peu leur ticket définitif pour la prochaine Ligue des Champions, ce qui ne leur était plus arrivé depuis la saison 2010/2011. Et notre portier français n’y est sans doute pas pour rien.

Steve MANDANDA : en ce qui concerne le Marseillais – qui ne devrait plus l’être cet été à moins d’un énième revirement de situation – c’est tout le contraire avec une saison qui s’est plus apparentée à un chemin de croix mais, souvent délaissé par une défense aux abois, celui qu’on surnomme « El Fenomeno » sur le Vieux Port en a au moins profité pour rappeler que l’on pouvait compter sur lui dans les buts.

Stéphane RUFFIER : enfin, il ne veut pas être « le troisième » et peut-être Benoit Costil lui sera-t-il préféré mais en attendant, les faits sont là – les multiples sauvetages surtout – et le dernier rempart stéphanois a vraiment bien porté son nom cette saison en sauvant plusieurs fois les meubles ; il est notamment le cinquième de Ligue 1 au nombre de tirs arrêtés ou détournés (145). Et si le dernier des trois gardiens ne joue quasiment pas la moindre minute en compétition internationale, on ne sait jamais ce qui peut se passer…

Une défense équilibrée

Mathieu DEBUCHY : il est venu, il a vu mais il n’a pas vaincu. Mais le principal est ailleurs : alors qu’il ne jouait plus à Arsenal, l’ancien Lillois voulait retrouver du temps de jeu et l’attention du staff de l’Equipe de France. Il a trouvé le premier en Gironde quant aux avisés du sélectionneur, rien n’est moins sûr mais l’actuel Bordelais a sa chance.

Lucas DIGNE : le petit jeune a bien grandi ; il est déjà loin le temps lillois, depuis, un passage à moitié raté (plus une erreur de parcours) dans la capitale française et une nouvelle « jeunesse » dans la capitale italienne où il s’est imposé, à seulement 22 ans, et sous deux entraîneurs cette saison. Toujours plus d’expérience pour lui et, sur le banc ou en entrée de dernière minute, il saura assuré l’essentiel.

Patrice EVRA : titulaire et surtout expérimenté, il sera sans aucun doute sélectionné par DD et devrait formé une belle doublette avec son cadet romain. A 34 ans, ce sera peut-être sa dernière compétition internationale et seule option option sûre dans ce couloir gauche, il n’y a pas de raison qu’il ne fasse pas le boulot.

Christophe JALLET : il est mon titulaire dans le couloir droit de la défense même si pour son sélectionneur, il devrait être la doublure de Bacary Sagna. Toujours est-il qu’il est dans la liste et même s’il ne réalise pas sa meilleure (fin de) saison à Lyon, il mérite amplement sa place dans le groupe tant son sérieux est une valeur rare.

Laurent KOSCIELNY : avec 120 interceptions, il est de loin le meilleure défenseur de Premier League dans ce domaine et cela suffirait presque à justifier sa place dans le collectif France mais non, car on pourrait aussi dire que, parmi les joueurs ayant joué 32 matchs ou plus dans le championnat anglais, c’est aussi lui qui a le taux de passes réussies le plus élevé (87%). De toute façon, il fait partie des intouchables, notamment depuis que Mamadou Sakho s’est tiré une balle dans le pied.

Jérémy MATHIEU : il s’est engagé dans une longue course contre-la-montre pour revenir après son opération (lésion du ménisque au genou droit) et est aujourd’hui à disposition du sélectionneur. Comme Patrice Evra, c’est possiblement sa dernière chance de participer à une compétition sous le maillot bleu – ce qui serait une première pour lui, alors quelle plus belle récompense, que de disputer un championnat d’Europe chez lui, pour un défenseur exemplaire qui en a longtemps bavé pour en arriver là ?

Loïc PERRIN : autre récompense, autres circonstances. On est très loin des carcans du grand Barça mais à son échelle, et comme Jérémy Mathieu, Loïc Perrin mérite de connaître une grande compétition avec le maillot bleu. Les blessures, c’est toute sa carrière qu’il y a été confronté et alors qu’il est enfin libre de s’exprimer sur le terrain depuis maintenant 3-4 saisons, on peut aussi espérer que Deschamps lui donne sa place dans le groupe.

Raphaël VARANE : il n’a joué « que » 26 matchs de Liga cette saison (et c’est toujours un de plus que Patrice Evra), mais là encore, les chiffres parlent pour lui car un, c’est aussi le pourcentage qu’il faut ajouter au score de Laurent Koscielny pour obtenir celui du Madrilène pour les passes réussies (88%). Il est l’avenir de la sélection à ce poste, il l’a déjà en partie prouvé à la dernière Coupe du Monde, il n’y a donc aucune raison qu’il n’en soit pas cet été.

Les poumons du milieu sont là

Yohan CABAYE : pour lui aussi, le PSG a été un petit passage à vide et cette saison à Crystal Palace, il a retrouvé le goût du jeu, pas dans les meilleures circonstances mais c’est le principal. Et puis il fait toujours du bien au milieu même si cette fois, ce devrait être depuis le banc.

Lassana DIARRA : la révélation ? Non. On savait que Lass’ était un excellent milieu récupérateur et créateur de jeu, le problème c’est qu’on ne le savait presque plus, lui qui s’était perdu en Russie avant de revenir cet été en Ligue 1 et d’illuminer le championnat de France (et en partie, le triste jeu de jeu de son équipe). Il est désormais nécessaire à la plaque tournante que représente le milieu de terrain de cette Equipe de France.

N’Golo KANTE : la révélation ? Oui. De l’épopée de Leicester outre-Manche, il est un des pions de l’ombre, éclipsé derrière la resplendissante paire Mahrez-Vardy, mais le travail de sape effectué n’en est pas moins impressionnant : chez les milieux – comme Laurent Koscielny chez les défenseurs, c’est l’ex-Caennais qui mène les débats en termes d’interception (152, devant Cabaye et ses 120) tout comme dans les tacles tentés, il est le milieu qui en a tenté le plus (117). Il a été indispensable et est en passe de le devenir en sélection, il faudra confirmer.

Blaise MATUIDI : que dire ? On pourra presque se taire et dire qu’il n’y a pas besoin de justifier sa présence mais rappelons juste que « la pieuvre » a remporté près de 65% de ses duels en Ligue 1 cette saison tout en finissant bon nombre d’actions dans la surface adverse, comme en sélection d’ailleurs où il a déjà marqué trois buts en sept apparitions avec les Bleus cette saison. Que dire de plus quand il y a juste à regarder ?

Paul POGBA : on aurait pu en dire autant pour le milieu turinois mais là, c’est autre chose car il est encore plus l’avenir à seulement 23 ans. Lui aussi marque, même plus, avec 8 buts en Serie A, dont quelques pépites encore une fois, et s’est imposé comme le Parisien avec 61% de duels gagnés. Il a ce petit aspect technique en plus. Que dire de plus quand il y a juste à regarder ? (bis)

Morgan SCHNEIDERLIN : dans la hiérarchie, il sera derrière Yohan Cabaye mais participer à une compétition internationale, c’est quelque chose et il ne devrait pas cracher là-dessus. La saison n’a pas toujours été facile avec Louis van Gaal mais celui qui a été la révélation à Southampton il y a deux ans mérite au moins une place dans le groupe à défaut d’être sur le rectangle vert.

Des surprises face aux (autres) cages

Kingsley COMAN : autre révélation – longtemps retenue en laisse – qui a convaincu le gratin européen, Kingsley Coman était préféré au champion du monde et buteur en finale de Mondial Mario Götze au Bayern Munich, rien que ça. Au-delà de ça, après la Juventus, c’est en Allemagne qu’il s’est clairement épanoui et à 19 ans, avoir déjà joué dans trois clubs champions, ça se respecte.

Kevin GAMEIRO : c’est peut-être une surprise pour vous mais pas pour moi, avec d’autres dans le secteur offensif, il réalise sa meilleure saison à Séville (27 buts en 49 matchs, toutes compétitions confondues) et une convocation ne serait que logique. Il n’est plus convoqué depuis août 2012 et si Olivier Giroud lui sera sans doute préféré, c’est en courant que l’ancien attaquant du PSG irait à l’Euro, même pour une place au bout du banc de touche.

André-Pierre GIGNAC : lui devrait y être et pourtant, quelques mois avant, on en doutait quand il décidait de rejoindre le Mexique. Alors oui, sur le plan comptable, la saison de « Dédé » Gignac a été une franche réussite mais en plus de ça, quand le maillot bleu lui était confié, il poursuivait sur sa lancée avec deux buts contre l’Allemagne et la Russie. Il devrait en être et dans ma configuration, il ne serait pas loin du 11 de départ.

Antoine GRIEZMANN : lui, pour le coup, est aussi sûr d’être rappelé en France que d’y être, dans ce fameux onze type car « Grizou » est aussi de ceux qui réalisent leur meilleure saison. Aux yeux de l’Europe, il s’est révélé comme un attaquant redoutable (31 buts en 52 matchs, toutes compétitions confondues) et si l’on a retenu ses larmes après l’élimination face à la Mannschaft en 2014, on veut désormais le voir pleurer de joie, le trophée en mains dans deux mois.

Anthony MARTIAL : lui (aussi), a pris une dimension exceptionnelle en très peu de temps. Normal quand on est, hypothétiquement (avec les bonus), le joueur français le plus cher de l’histoire, cinq millions d’euros devant Zinédine Zidane. Pour ce qui est du talent, il l’a également et si aujourd’hui, 11 buts et 3 passes décisives en Premier League, pour une première saison avec ce poids sur les épaules, ne suffisent pas, c’est à n’y plus rien comprendre.

Dimitri PAYET : enfin, le véritable créateur de jeu, il est là ! En Premier League, avec West Ham et ses 12 passes décisives, c’est indéniable. En Equipe de France, cela a été une affaire plus compliquée mais le Réunionnais a su profiter des déboires de Mathieu Valbuena pour s’imposer aux yeux de Didier Deschamps et devenir indiscutable. Il est, pour moi, dans les 23 et même sur la pelouse au coup d’envoi.

  1. avatar
    12 mai 2016 a 11 h 06 min
    Par Cullen

    Voici la mienne.

    Gardiens : Lloris, Mandanda, Costil.
    Défenseurs : Debuchy, Sagna, Varane, Koscielny, Mathieu, Mangala, Evra, Digne.
    Milieux : Diarra, Cabaye, Matuidi (à qui je confirai le brassard), Pogba, Kanté, Schneiderlin, Payet.
    Attaquants : Griezmann, Giroud, Gignac, Martial, Coman, Ben Arfa

    Avec cette liste, Deschamps a plusieurs options possibles.

    Le 4-4-2 en losange avec Diarra (ou Cabaye) en sentinelle, Matuidi et Pogba en relayeurs, et Payet en meneur de jeu. C’est un schéma plutôt offensif avec deux pointes, et ça permettrait surtout à Payet d’évoluer à un poste qu’il affectionne (n°10). Problème, ni Matuidi ni Pogba ne sont des joueurs de débordement, pas plus que nos latéraux (excepté peut-être Debuchy). On risque donc d’avoir des soucis dans les couloirs.

    Le 4-2-3-1. Deschamps ne l’a pas souvent utilisé, de mémoire la dernière fois c’était lors du barrage en Ukraine, et ça n’avait pas été une franche réussite. Mais à l’époque, c’est Nasri qui était positionné en 10, désormais on a Payet (même si ça n’est pas encore Platini ou Zidane on est d’accord). Deschamps pourrait néanmoins y recourir si l’équipe mène au score, avec Giroud seul en pointe, en joueur d’appui.

    Le 4-3-3. C’est le schéma auquel il a eu le plus souvent recours et qu’il devrait logiquement continuer à utiliser. Avec un milieu à trois et de vrais joueurs de couloirs comme Coman et Martial, ça permettrait aussi de repositionner Griezmann dans l’axe, en pleine bourre actuellement à ce poste.

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