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Serie A : il n’en restera qu’un
Photo Panoramic

Serie A : il n’en restera qu’un

A l’heure où le Paris-Saint-Germain, Manchester City, le FC Barcelone et le Bayern Munich semblent foncer tout droit vers un (énième) sacre national, la Serie A nous offre (en compagnie de la Liga Sagres) une lutte de tous les instants en haut du tableau. Entre un Inter revanchard (et invaincu), une Juventus tenante du titre, un Napoli tant attendu et deux rivaux romains qui ont encore un match à jouer pour se rapprocher du trio de tête, le top 5 du championnat italien a rarement été aussi serré ces dernières années. Tour de table du principal quinté italien.

Inter Milan (1er, 40 pts)

Leader invaincu de Serie A, l’Inter Milan a aujourd’hui son destin en main pour être la première équipe à mettre fin à 6 saisons d’hégémonie turinoise. Huit ans après l’historique quadruplé et 7 ans après le dernier trophée glané (Coupe d’Italie 2011), les coéquipiers d’Antonio Candreva signeraient à coup sur le retour au premier plan d’un géant du football italien.

La victoire sur la pelouse de la Roma (3-1) et les matches nuls 0-0 récupérés à Naples et au Juventus Stadium ont étalé au grand jour les principaux atouts de cet Inter 2017-2018 : de Handanovic dans les buts à Icardi devant, la colonne interiste est impressionnante. Le bloc défensif, porté par Joao Miranda, fait de cette équipe la plus imperméable d’Italie (avec Naples). Et avec le duo Candreva/Perisic sur les ailes, qui accompagnent l’attaquant argentin, le trio offensif nerazzuri n’a rien à envier à la concurrence italienne.

Tendance : sans Coupe d’Europe, cet Inter a le calendrier le plus abordable dans ce quinté de tête. Si Mauro Icardi maintient son niveau et que l’Inter se montre aussi solide défensivement lors des grands rendez-vous nationaux, les hommes de Luciano Spalletti se mêleront jusqu’au bout à cette lutte finale… Verdict le 28 avril à San Siro face à la Juve ?

Naples (2ème, 39 pts)

L’année ou jamais. Durant l’intersaison, Maurizio Sarri et ses joueurs auraient conclu un pacte officieux : celui de ramener le premier championnat en terre napolitaine depuis 1990, avant une probable saignée au prochain mercato estival. Si la disette interiste semble longue, celle du Napoli parait interminable. Sa qualité de jeu est reconnue dans toute l’Europe, mais sa capacité à tenir au très haut niveau pose question.

Les promesses entrevues lors de la double confrontation face au Real Madrid en février/mars 2017 se sont légèrement dissipées après les déconvenues face à Manchester City cette saison (deux défaites) ou plus récemment face à la Juventus au San Paolo (0-1 le 1er décembre dernier). Mais ceci, conjugué au manque de profondeur du banc de touche, ne doit pas faire oublier que ce Naples 2017-2018 possède, en plus de son trio offensif magique (Mertens/Callejon/Insigne), l’un des meilleurs milieux d’Italie (la paire Jorginho/Hamsik est resplendissante techniquement). Et cette équipe semble (enfin) avoir soigné ses maux défensifs, qui lui ont tant fait défaut ces dernières saisons, en atteste son statut de co-meilleure défense de Serie A (avec l’Inter).

Tendance : reversés en Europa League, les coéquipiers de Pepe Reina devraient favoriser la quête du Calcio dans les mois à venir. Et à la moindre faiblesse interiste, Naples devra tout donner pour marquer par le sceau du succès ce jeu si séduisant… et enfin récompenser plusieurs saisons de travail du chef d’orchestre Sarri.

Juventus (3ème, 38 pts)

Et si cette saison marquait la fin d’une des périodes les plus fastes de l’Histoire de la Juve ? Actuellement troisièmes de Serie A et finalement deuxièmes de leur groupe de C1 derrière le FC Barcelone, les finalistes de la dernière Ligue des Champions semblent moins impériaux que d’habitude.

Une défense vieillissante et amputée d’un titulaire indiscutable (Bonucci) ? Benatia fait plus qu’assurer l’intérim et la Juve est la seule équipe italienne à n’avoir pris aucun but contre les deux premiers du classement. Devant, les coéquipiers de Gigi Buffon peuvent se vanter de posséder la meilleure attaque du championnat, portés par un Dybala de plus en plus convaincant. Sans oublier l’apport de Blaise Matuidi, reconnu en Italie comme le couteau-suisse infatigable (et indispensable) du XI de Max Allegri.

Tendance : marqué par la non-qualification au Mondial russe de son équipe nationale, le football italien pourrait ressentir une seconde secousse avec la perte du titre de la Juventus en mai prochain. Mais à l’image du Real Madrid en Espagne, l’automne moyen sur le plan comptable devrait laisser place à une véritable montée en puissance qui fera que cette équipe devrait défendre son titre jusqu’au bout.

AS Rome (4ème, 35 pts et un match en retard)

En début de saison, de nombreux observateurs prédisaient une saison de transition pour la Roma. Pourtant, malgré la présence de Chelsea et de l’Atletico dans leur groupe de C1, la fin officielle de près de deux décennies des “années Totti” et les ambitions affichées par la concurrence (le Milan AC ou Naples), les hommes d’Eusebio Di Francesco ont su faire taire les sceptiques et peuvent s’offrir une seconde partie de saison palpitante.

Premiers de leur groupe en Ligue des Champions et plutôt bien lotis au tirage (ils affronteront le Shaktar Donetsk au prochain tour), les Romains peuvent ambitionner une présence dans le top 8 continental. Ils sont également au pied du podium italien, avec un match en retard à jouer qui pourrait les rapprocher du trio de tête… et ainsi rattraper en partie les 6 points perdus à domicile face à Naples et l’Inter Milan.

Tendance : le duel face à la Juve donnera une réponse définitive sur la capacité des Romains à répondre présent dans les grands rendez-vous italiens. Mais avec une telle concurrence, un premier sacre national depuis 2001 et pour l’année des 90 ans du club ferait office d’exploit.

Lazio (5ème, 32 pts et un match en retard)

Doublement sonnée en championnat avec une débâcle 4-1 à domicile contre Naples et la défaite face au rival romain lors du derby, la Lazio semble être l’équipe la moins armée de ce top 5. Mais la victoire 2-1 au Juventus Stadium et les statistiques hallucinantes de Ciro Immobile font de cette équipe un redoutable adversaire, qui sera au moins le meilleur arbitre d’un éventuel passage à quatre dans cette lutte finale.

Ces superlatifs ne peuvent toutefois pas masquer certaines limites, à savoir un effectif où très peu de joueurs créent des différences de façon régulière et, point commun avec son rival romain, une incapacité à saisir l’opportunité de recoller au peloton de tête (la défaite 1-3 à domicile face au Torino le 11 décembre le confirme).

Tendance : le déplacement sur la pelouse de l’Inter Milan avant la trêve sonne comme la dernière chance pour cette Lazio de se mêler à la course au titre. En cas de contre-performance, les laziales pourront toujours se consoler avec l’Europa League et la lutte pour une place dans le top 4, où chaque équipe sera directement qualifiée pour la prochaine Ligue des Champions.

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