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Denis, le petit prince du tennis
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Denis, le petit prince du tennis

Parmi les promesses de la « next gen », nombreux sont ceux qui le considèrent comme le plus grand talent. Gaucher de 18 ans à la gueule d’ange, doté d’un subtil revers à une main et, surtout, d’un jeu aussi spectaculaire qu’imprévisible, voilà comment on pourrait brièvement vous présenter celui qui est entré dans la lumière l’année dernière en s’offrant le scalp de Rafael Nadal à l’occasion du Masters 1000 de Montréal. Le genre de gamin dont le tennis mondial a infiniment besoin à l’heure où le BIG 4 s’apprête à le laisser orphelin.

Il y a des actes qui peuvent parfois coûter très cher et vous suivre longtemps… Cette phrase aussi banale que pleine de bon sens, Denis Shapovalov en a désormais totalement pris conscience. Il y a tout juste un an, frustré par la tournure d’une rencontre de Coupe Davis qui l’opposait à l’Anglais Edmund, le jeune Canadien avait en effet littéralement pété les plombs.

Après avoir concédé un énième break, il avait balancé de rage une balle en pleine tête du malheureux Arnaud Gabas, l’arbitre tricolore du match, qui était reparti avec un bel œil au beurre noir ! Ce geste aussi involontaire qu’irréfléchi avait enflammé le monde de la petite balle jaune tout en faisant le tour de la planète via le net… Mais 365 jours plus tard, la donne a changé et la leçon a (semble-t-il) été bien enregistrée par l’ancien disqualifié.

Le gamin qui bat Nadal à Montréal

Car depuis lors, c’est uniquement pour ses performances sur le terrain qu’on a de nouveau entendu parler du grand espoir nord-américain. Bénéficiaire d’une wild-card à l’occasion du tournoi de Montréal, « Denis La Malice » y avait crevé l’écran en battant d’abord Juan Martin Del Potro avant de terrasser Rafael Nadal au terme d’un match tout bonnement phénoménal pour se hisser jusqu’en demi-finale.

Sur sa lancée, la pépite d’outre-Atlantique avait poursuivi son opération-rédemption en enchainant six victoires de rang à l’US Open, sortant d’abord des qualifications pour finalement atteindre pour la première fois de sa jeune carrière les huitièmes de finale en Grand Chelem, où il buta in fine sur Carreno-Busta, non sans avoir étrillé Kyle Edmund, Daniil Medvedev et Jo-Wilfried Tsonga.

Vainqueur de Wimbledon juniors en 2016

Revenu dans la lumière de la plus belle des manières, le grand public a alors découvert ce tennisman fantasque, offensif et doué à souhait. Né en Israël de parents russes, Shapovalov n’a que neuf mois quand sa famille débarque au Canada en l’an 2000. C’est là, à Vaughan, dans la banlieue-nord de  Toronto et sous l’égide de sa maman prof de tennis (ancienne 300e joueuse mondiale), que le petit blondinet fait ses premières gammes.

Et ce, jusqu’en 2016, où tout s’accélère brusquement : après un stage auprès de Gunther Bresnik, Denis respire pour la toute première fois l’air du grand tennis en s’entrainant notamment aux côtés de Dominic Thiem. Vainqueur de Wimbledon juniors, Shapovalov passe alors sous la tutelle de Martin Laurendeau (à l’époque également capitaine de l’équipe canadienne de Coupe Davis). Et en quelques mois, le prodige saute de la 250e place au Top 50 mondial !

Un véritable diamant brut

Techniquement complet, pourvu d’un style de jeu panaché et résolument tourné vers l’attaque, le garçon à la crinière doré ne demande qu’à progresser encore et encore. Pas avare d’efforts à l’entrainement, selon les dires de ses coaches successifs, ce fan de Roger Federer n’a d’autre ambition que de devenir un jour le meilleur joueur du monde. Fort de ses succès face à des top-players du calibre de JMDP, JWT ou Rafa, le teenager élevé au sirop d’érable a déjà prouvé ce dont il était capable.

Reste à canaliser la pression pour exploiter à 100% un potentiel énorme mais encore parfois un peu trop brouillon, à l’instar de sa fin de match complètement raté face à Tsonga lors du dernier OA… Un an (jour pour jour) après avoir failli ruiner une carrière qui n’avait pas encore vraiment commencé, Denis a déjà réalisé de gros progrès dans sa tête. La suite, il l’a dans sa raquette.

Lionel Ladenburger

  1. avatar
    6 février 2018 a 22 h 47 min

    Guga,
    Excellente idée cet article. J’avoue que Shapo est le jeune qui m’impressionne le plus depuis Nadal il y a 15 ans. Quand ce dernier arborait déjà ses biceps, corsaires et Marcel lors de ses premiers pas en coupe Davis. Je m’en souviens avoir dit autour de moi : mais c’est quoi ce truc?! Bref, Shapo, c’est une energie, une volonté et une technique deja impressionnantes et sauf blessures précoces c’est sur lui que je mise le plus. J’avoue l’avoir regardé avec plaisir bombarder le revers et le coup droit de Nadal avec son énorme revers de gaucher. Presque le nemesis inversé de Fed par rapport au Majorcain. Même s’il est peut-être encore un peu tendre j’aimerais le voir sur tb, et si possible face à l’ogre de l’ocre. (Je vois mal comment il pourrait faire moins bien qu’un Thiem ou Wawrinka l’an dernier à RG. ). Il y apprendrait beaucoup et vite. ..

  2. avatar
    7 février 2018 a 12 h 24 min
    Par Guga57

    Merci Lauchou ! Je constate qu’on apprécie tous les deux (énormément) les revers à une main. Très juste de dire que Shapo pourrait être le « Némésis inversé de Fed » pour Rafa. Sur dur c’est possible, on l’a vu à Montréal l’an dernier. Sur terre en revanche, je pense que ça prendra encore une paire d’années avant que Shapo comprenne toutes les spécificités de la surface. Comme Dimitrov, il a tout pour faire un bon joueur sur ocre mais entre la théorie et la pratique, il y a souvent un gouffre… Sinon pour revenir sur tes remarques, oui, je trouve aussi que le jeune canadien dégage une énergie impressionnante. On sent que le gamin a envie et qu’il aime le tennis. Perso, il me fait penser à Hewitt dans l’attitude (en plus policé quand même depuis sa boulette de l’an dernier) et a un mix (qui demande bien évidemment encore pas mal d’améliorations) entre le revers de Fed d’une part et le jeu de gaucher de Nadal d’autre part. Bref, sur le papier, il a tout pour réussir. Et comme toi, parmi les membres de la « nextgen » (Zverev, Chung, Rublev, Khachanov, Coric, Medvedev, Tiafoe, Tsistipas et Shapovalov donc), le « petit » blond est celui qui m’enthousiasme le plus (et de loin). Et puis comme je le sous-entend dans l’article, je pense qu’en terme de maturité, sa gaffe en Coupe Davis a été une sorte de booster mental. En l’espace de quelques heures/jours, en voyant l’image qu’il avait pu donner de lui, je pense qu’il a pris cinq ans d’un coup dans sa tête. De surcroît, avec sa mère et son coach auprès de lui, il a l’air plutôt bien entouré. Bref, j’ai envie d’y croire. J’adorerai qu’il fasse rapidement un gros coup.

  3. avatar
    7 février 2018 a 16 h 23 min

    Oui, sa fougue est belle à voir. C’est bien de souligner l’incident avec la balle l’année dernière. Cela semble lui avoir servi de vaccin. Espérons qu’il poursuive sur la voie de la raison.

    Le point positif est son très jeune âge pour la période actuelle dominée par des trentenaires ou presque, probalement aidés par une meilleure mise en forme que par le passé.

    Évidemment le plus dur sera de confirmer en continuant sa progression. Comme objectif, je pense qu’il doit viser avant tout la régularité sur les grands tournois; il n’ participé qu’à 3 M1000 en 2017, avec en point d’orgue sa demie à Montréal avec au passage une victoire sur Nadal.

    En GC il a atteint le 4e tour (huitièmes) au dernier US Open, ce qui égale la meilleure performance en GC de l’autre jeune talentueux, Alexander Zverev.

    Ce dernier devra absolument atteindre plusieurs les quarts en GC (ou une demie) car il a déjà remporté 2 M1000 en 2017.

  4. avatar
    7 février 2018 a 18 h 14 min

    Shapovalov a tout du prodige mais bon attention on a déjà écrit cela tellemetn de fois que cela mérite confirmation sur le moyen terme et en GC !

    Zverev dégouline de talent mais en GC ça casse, idem pour Goffin, Thiem, Kyrgios ou Dimitrov qui ne parviennent pas jusqu’à une finale majeure.

    Plus globalement, il leur manque 2 choses : mentalement, la capacité à gérer la pression de ces matches particuliers et de battre systématiquement des joueurs moins bien classes qu’eux.

    Ce que Federer, Nadal et Djokovic ont fait 95 % du temps depuis 15 ans !

    Et après, pas de secret pour gagner un GC il faut sortir THE match façon Wawrinka qui se paie Djokovic en finale de Roland-Garros 2015, ou Cilic qui écrase Federer en demie de l’US Open 2014, sans oublier Del Potro qui scalpe Nadal puis Fed à l’US Open 2009. Ou Soderling 2 années de suite à Roland meme si le husky suédois n’a jamais su conclure en finale …

    Mais le 1er stade c’est la régularité pour apprendre de ces gros matches. A condition donc de taper les moins bien classes. Ce que ces “jeunes” ne font que trop rarement !
    Ensuite, rien de honteux à perdre contre Rodgeur, Nole ou Rafa, le métier rentrera petit à petit sauf si vrai complexe mental façon Tsonga, Ferrer ou Berdych.

    Le tennis a tellement changé en terme de niveau d’expérience requis pour gagner un GC avec le Big Three que je me garderais bien de pronostiquer que Shapovalov sera le roi des années 2020 devant Zverev, Chung, Goffin ou Thiem.

    Tout dépendra de la résistance au temps de Nadal et Djokovic, voire de Murray et Wawrinka. Pour Federer, je pense qu’il arretera dès qu’il sera incapable de jouer physiquement, il ne retentera pas 2 fois une pause de 6 mois, la prochaine grosse blessure sonnera la fin de son parcours hors norms. En attendant, le Suisse peut viser soit Wimbledon soit l’US Open pour une 2e année de suite avec 2 GC au compteur, pendant que Nadal

  5. avatar
    7 février 2018 a 18 h 14 min

    pendant que Nadal visera une 11e Coupe des Mousquetaires

  6. avatar
    8 février 2018 a 0 h 46 min

    La grosse différence entre Shapo et les autres jeunes pousse c’est ces 2 à 3 ans d’écart. Il peut lui exploser sans trop s’user quand, cette fois ci Fed, Nadal et très probablement Djoko se seront retirés. Il aura 20-21 en 2020. C’est peut être aussi sur d’éventuels blessures qu’il faut avoir un oeil car beaucoup de jeunes joueurs se blessent tôt plus que jamais.
    Axel 2 GC pour Fed cette année?? Why not?

  7. avatar
    8 février 2018 a 13 h 04 min

    Oui mais le mettre trop jeune sur un piédestal ne va pas le server. Gasquet n’a jamais digéré cette une du Tennis Magazine quand il avait 12 ans …

    Idem pour Borna Coric laureat de l’US Open junior en 2013. Ou Monfils auteur du Petit Chelem en juniors en 2004.

  8. avatar
    8 février 2018 a 16 h 18 min

    L’avantage que Fed a sur tous les autres est que 1. sa saison est déjà réussie, comme l’année dernière. Donc tout le reste sera du bonus. Je suis certain que son succès en Australie en 2017 a contribué directement à son succès à Wimbledon a. au niveau de la confiance et b. au niveau de la décontraction

    2. sa carrière est déjà réussie (Nadal et Djoko sont dans ce cas également).

  9. avatar
    11 février 2018 a 14 h 21 min

    Tout en reconnaissant à Shapo des qualités indéniables pour son jeune âge, nul ne songe, Axel, à le “mettre sur un piédestal “…forts que nous sommes, en tout cas Guga et moi des récentes expériences de la next Gen. Peut être prendrions nous ce risque s’il venait à créer de grosses surprises cette année, mais là, “wait (write avec modération ) and see”…Je dirais juste que c’est sur l’esprit et l’esthétique celui que j’aimerais le plus voir réussir…
    Fabrice, la c’est moi qui modererait ton enthousiasme sur “la saison déjà réussie ” de Fed. Disons qu’elle est de nouveau très bien partie et le vrai premier bilan sera à faire entre la fin de Rotterdam et le début de la saison tb.

  10. avatar
    12 février 2018 a 9 h 03 min

    Salut Fabrice,

    Partiellement vrai pour Fed. Oui il a déjà réussi sa saison car à 36 ans gagner un GC relève de l’exploit.
    Mais d’un autre côté, si la Next Gen n’explose toujours pas en 2018, que Djokovic, Warwrinka et Murray ne reviennent pas à leur niveau d’ici Wimbledon ce qui semble probable vu leurs problèmes physiques, je vois mal Nadal concurrence le Suisse à Londres dans son jardin. Il restera peu de monde hors jeunes : Cilic et Del Potro …

    Il peut se passer beaucoup de choses en 5 mois, mais il y a aussi de fortes chances pour que Rodgeur soit (encore) le favori supreme dans le sud-ouest de la capitale britannique fin juin …

    Ne pas gagner son 9e Wimbledon dans de telles conditions serait un échec pour Fed Ex (meme Remarque peu ou prou concernant Rafa à Roland d’ailleurs pour sa Undecima). A suivre donc …

  11. avatar
    12 février 2018 a 17 h 40 min

    Merci Lauchou et Axel pour vos retours. Je précise: je ne pense pas que Fed va se la jouer “pré-retraité”, mais que ça va lui enlever de la pression. Et comme il sait qu’il peut jouer pour gagner (quelle que soit l’activité, c’est toujours plus amusant de gagner, hein) il risque effectivement d’être redoutable. Il est selon moi dores et déjà favori pour Wimbledon, et effectivement même s’il n’y a pas de symbole particulier à atteindre avec une victoire, remporter une 9e fois le même GC, le plus prestigieux en outre, serait intéressant, et comme j’ai déjà mentionné, lui permettrait de rester “au contact” des 10 (et peut-être 11) RG de Nadal. D’un point de vue du total des GC, cela lui permettrait de rester à distance de son rival.

    Fed et Nadal profitent pleinement de la méforme et des blessures de Djokovic pour le distancer au palmarès !

  12. avatar
    13 février 2018 a 10 h 19 min

    Pour Djokovic, qui va avoir 31 ans en mai 2018, il lui faudrait gagner 9 GC pour dépasser Federer en espérant que le Suisse n’enfonce pas encore plus le clou à 21, 22 voire 23 GC.

    Autant le record était un sujet pour le Serbe au moment de son Djoko Slam (17-12, et Nadal bloqué à 14 pendant 2 ans), autant désormais Nole peut se lancer d’autres defis.

    Etre le 1er depuis Roy Emerson à avoir gagné au moins 2 fois chaque GC, et le 1er dans l’ère Open, Nadal n’ayant qu’ 1 titre en Australei et Federer 1 seul à Roland-Garros. Au Belgradois de remporter une 2e fois RG pour cela …

    Dépasser Federer au nombre de titres au Masters, devenir champion olympique en simple à Tokyo en 2020, etre le seul à gagner tous les M1000 en gagnant enfin à Cincinnati, faire un double RG / Wimbledon …

  13. avatar
    13 février 2018 a 18 h 24 min

    Oui, le record de GC “semble” hors de portée pour Djoko.

    Le défi de gagner une deuxième fois RG est très intéressant effectivement, tout à fait réaliste à partir de l’année prochaine.

    Incroyable que personne n’ait encore remporté tous les M1000. Une titre olympique aurait aussi de la gueule sur son palmarès.

  14. avatar
    15 février 2018 a 23 h 08 min

    Je ne suis plus très “optimiste” pour le palmarès de Djoko…
    OUi, 9 titres pour dépasser Federer c’est mathématiquement inimaginable:
    Il faudrait qu’il regagne 2 titre par ans pendant plus de 4 ans!
    Un 2e RG? Oui, c’est réaliste. Mais Nadal déclinera t il avant lui? Là est la question. Et où en sera Thiem, qui l’a arrêté l’an dernier à RG? Et Goffin? Sur ce pari , pour moi c’est du 1 chance sur 3…
    Tokyo 2020? Oui, envisageable.
    Pour: ce sera sur dur et à 39 ans, c’est presque inimaginable d’y voire Fed au top.
    Contre: la next gen aura plus explosé sur cette surface et il faudrait que non seulement il ait retrouvé le plus haut niveau d’ici là (s’il ne revient pas courant 2018 ça va être très compliqué, trop long…), qu’il ne le lâche plus et ne soit plus trahi par ce curieux alliage blessure mentale/physique chez lui, l’homme élastique à l’âme slave…Idem: un chance sur 3…
    Sa plus grande chance parmi les défis sus-nommé? Cincinatti (enfin!) …
    Non cité: il peut porter à 34 ou 35 le M1000 et distancer Fed (voire Nadal) au moins sur ce point…qui ne marquera toutefois pas l’histoire de ce sport.

  15. avatar
    18 février 2018 a 15 h 57 min

    En effet Djokovic devrait s’approprier le record des M1000, qui malgré son prestige ne restera pas dans les livres d’Histoire, seuls les titres majeurs GC JO Masters Cup, plus Coupe Davis et nombre d’années bouclées comme ATP 1 faisant foi …

    Pour Tokyo c’est bien trop loin mais why not.

    Le vrai sujet pour Djokovic n’est pas de savoir combien mais s’il regagnera en GC. Car Fed et Nadal ont surmonté de longues périodes difficiles pour revenir, en vrais champions. A lui désormais de relever ce défi qui forge la noblesse de caractère.

  16. avatar
    19 février 2018 a 17 h 48 min

    J’ai commencé à poster un commentaire sur la période exceptionnelle en tennis depuis 15, et comme ça devenait un peu long, j’ai décidé de le transformer en article, mon premier sur ce site (et premier tout court d’ailleurs).

    Ce ne sera ni très long ni très fouillé, mais je vais tout de même le soumettre :) Au pire si ce n’est pas accepté je le posterai ici.

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