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Indian Wells / Miami – Chroniques du “sunshine double” (2000-2017)
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Indian Wells / Miami – Chroniques du “sunshine double” (2000-2017)

A la veille des deux premiers Masters 1000 de la saison, retour sur les enjeux pour 2018, la place qu'occupent ces 2 tournois et les grandes histoires qu'ils ont engendrées.

Deux Masters 1000 à part, des conditions opposées

Les Masters 1000 sont de grands tournois, la 2ème catégorie la plus prestigieuse après les GC. Certains, par leur histoire, leur palmarès, leur cadre, en font même des tournois mythiques comme Monte-Carlo, Rome, l’Open du Canada, Bercy… et peut-être surtout Indian Wells et Miami. Ces tournois ont toujours une “optique préparatoire”, ceux sur terre visent à préparer Roland-Garros ; le Canada et Cincinnati ont pour horizon l’US Open ; Shanghai puis Bercy préparent le Masters (si bien que Bercy est souvent le sacrifié du calendrier).

Seuls Indian-Wells et Miami n’ont pas de “carotte” plus grosse au bout, ils sont donc en soi les 2 gros événements majeurs du début de printemps et la conclusion de la première partie de saison sur dur. Ajoutons à cela leur format, 96 joueurs engagés, 32 têtes de série (bye au 1er tour certes) et une durée de 15 jours, cela donne même un petit parfum de grand chelem… Et quel regret de ne plus avoir de finales au meilleur des 5 sets…

La transition entre les 2 tournois est toutefois difficile, from West Coast to East Coast, du désert aride de Californie (le cadre de ce tournoi est assez incroyable) à la moiteur humide de Floride, les joueurs doivent jongler avec des conditions de jeu assez opposées, de l’avis global avec une surface plus lente à Miami qu’à Indian-Wells. Voilà pourquoi gagner les 2 d’affilée, même si l’exploit a été fréquent, reste une performance rare, qui doit nous rappeler la période dorée que nous vivons tennistiquement.

Le “sunshine double”, un véritable exploit pourtant banalisé

Depuis 2000, ils sont 3 à avoir réalisé le sunshine double :
- André Agassi en 2001
- Roger Federer en 2005, 2006 et 2017
- Novak Djokovic en 2011, 2014, 2015 et 2016

Ajoutons à cela au siècle précédent 4 joueurs : Jim Courier, Michael Chang, Pete Sampras et Marcelo Rios.

L’exploit du Serbe est rare, il a réussi à “tripler le doublé”, restant invaincu entre sa défaite surprise à Miami en 2013 face à Tommy Haas jusqu’à celle, logique, face à Nick Kyrgios en 2017 à Indian-Wells. Djokovic est le roi incontesté de cette période de la saison avec 5 titres à Indian Wells (2008, 2011, 2014, 2015, 2016) et 6 à Miami (2007, 2011, 2012, 2014, 2015, 2016). Même Roger Federer n’a pas fait mieux avec 5 titres à Indian-Wells mais “seulement” 3 à Miami, où l’humidité et la lenteur relative des courts le desservent quelque peu.

Si on va plus loin, l’Open d’Australie étant LE gros tournoi d’un début de saison qui se clôt à Miami, on constate que ces 3-là ont poussé le vice et l’excellence jusqu’à réussir le triplé Melbourne-Indian-Wells-Miami : Agassi en 2001, Federer en 2006 et 2017 (grand écart temporel magistral là aussi), et Djokovic en 2011, 2015 et 2016. Là encore, le Serbe a une longueur d’avance sur tout le monde.  Vainqueur à Melbourne et Indian Wells en 2009, Nadal a calé à Miami ensuite… Djokovic/Federer/Agassi : et si on tenait là les 3 meilleurs joueurs sur dur extérieur du 21ème siècle ?

Autre particularité statistique étonnante, ces 2 tournois ne s’offrent pratiquement qu’aux cracks, pas ou très peu de vainqueurs surprises comme c’est parfois le cas à Bercy, Toronto ou Cincinnati. Depuis 2000, sur 36 éditions confondues, seuls 3 joueurs ont gagné sans avoir jamais été n°1 mondial : Corretja à Indian Wells en 2000, Davydenko à Miami en 2008 et Ljubicic à Indian Wells en 2010. Ajoutons que ces 3 joueurs ne sont pas non plus les premiers venus de leur époque… Sur les 33 autres éditions, le nombre de vainqueurs est très limité et parle de lui-même… Sampras, Agassi, Hewitt, Federer, Roddick, Nadal, Djokovic, Murray : que des cracks on vous dit !

Dernier point à souligner sur le “cas Nadal” : l’Espagnol, vainqueur 3 fois à Indian Wells en 2007, 2009 et 2013, préfère nettement l’air californien à l’air floridien. Une petite anomalie dans son palmarès, Miami (au même titre que Bercy, Shanghai et le Masters) fait partie des tournois de prestige qui lui échappent encore. Pire, Rafa a même la vilaine habitude de perdre la finale à Key Biscayne tous les 3 ans : en 2005 face à Federer (après avoir mené 2 manches à rien), en 2008 surpris par Davydenko, en 2011 puis 2014, maltraité par “Cosmic Djokovic”, et en 2017 victime du retour en grâce de Roger Federer. Gentil, le Suisse lui dira qu’il est trop bon pour ne pas gagner un jour ce tournoi, revanche en 2020 ?!

Federer pour surfer sur la vague, Nadal pour reprendre le trône

La place de n°1 est encore en jeu : forfait à Acapulco, Nadal peut quand même espérer reprendre le trône. Mais Federer a son destin en main : s’il conserve son titre en Californie, il rempilera provisoirement pour au moins 2 semaines. L’état de forme de Nadal restant incertain, malgré ses 2000 points à défendre, Federer a des chances raisonnables de quitter Miami sur le trône mondial. Autrement dit, de passer la saison sur terre tranquille sur son canapé en étant assuré de rester n°1 mondial…

A part le Suisse invaincu, personne ne se détache vraiment sur ce début de saison, voici donc les forces en présence pour ces 2 tournois :

***** : Federer, vainqueur à Melbourne et Rotterdam, il tentera de surfer sur la vague dans des conditions de jeu où il excelle. Favori à Indian-Wells, peut-être un peu moins à Miami…

**** : Nadal, impossible de le sous-estimer, même diminué.

*** : Cilic, finaliste à Melbourne et n°3 mondial, il a prouvé qu’il peut être un client dans les grands rendez-vous.

** : Leur état physique, leur forme et leur niveau de jeu posent questions en ce début de saison, mais ce sont des outsiders inévitables : Djokovic, Thiem, Dimitrov, Del Potro, A. Zverev, Kyrgios.

* : Ils ont réussi leur début de saison et espèrent légitimement frapper un grand coup dans la catégorie au-dessus : Pouille, Chung, Schwartzman, Khachanov, Tiafoe, Edmund.

Top 5 des plus grands matchs

Petite rétro forcément subjective…

5/ Federer bat Kyrgios 7/6 6/7 7/6 (Miami 2017, 1/2 finale)
Une night-session, une ambiance électrique, un choc entre sa majesté Federer et le joueur le plus charismatique de la Next-Gen, le tout au bout du suspense. Chaud bouillant, vainqueur deux fois de Djokovic, Kyrgios frôle l’exploit mais Federer est intouchable en ce début de saison : un dernier service gagnant, une raquette fracassée et une poignée de main virile pour clore un gros combat. Le Suisse gagnera le titre le lendemain en battant facilement Nadal.

4/ Djokovic bat Nadal 4.6 6/3 7/6 (Miami 2011, Finale)
Les H2H de Nadal face à Djokovic en 2011 sont un cauchemar, 6 défaites en finale à Indian Wells, Miami, Madrid, Rome, Wimbledon et Flushing ! Celle de Miami est sans doute la plus disputée et celle où Rafa pousse Nolé le plus dans ses retranchements. Globalement dominateur, il ne peut rien faire face au Serbe dans un tie-break chirurgical qui transpire la confiance. Ce dernier était en route pour renverser le n°1 mondial dans quelques mois dans cet inclassable cru 2011 pour lui.

3/ Nadal bat Del Potro 4/6 6/3 6/4 (Indian Wells 2013, Finale)
Le retour en grâce ! Blessé et écarté des courts pendant 7 mois, Nadal, vainqueur à Rio sur terre juste avant, valide définitivement et de quelle manière son retour au premier plan. Une finale d’une qualité de jeu exceptionnelle face au tout meilleur Del Potro. Rafa peut tomber à la renverse : il réalisera en 2013 une de ses plus belles saisons, restant invaincu sur le ciment extérieur américain !

2/ Sampras bat Kuerten 6/1 6/7 7/6 7/6 (Miami 2000, finale)
Un classique pas si fréquent des années 90/2000 mais une opposition de style hyper-plaisante. N°1 mondial cette saison, Guga, pourtant pas sur sa terre fétiche, oppose une magnifique résistance à Pete Sampras, pas loin de faire chavirer Crandon Park dans un 5ème set. Une affiche vintage à se remémorer.

1/ Federer bat Nadal 2/6 6/7 7/6 6/3 6/1 (Miami 2005, finale)
A peine âgé de 18 ans et sans référence sur le grand circuit, le petit Majorquin au pantacourt et aux gros biscotos pose déjà d’énormes problèmes au maitre incontesté du circuit. Ecoeuré par la défense adverse, mené 6/2 7/6 4/1, Federer en fracasse même sa raquette de rage (un geste très rare chez lui, qu’il réitérera ici-même 4 ans tard pour les connaisseurs…). Pourtant, inexplicablement, le match va basculer et le Suisse, prêt à mourir avec ses idées, chaparde le 3ème set et se jette à l’attaque de plus belle pour renverser un Rafa épuisé. Un match mythique de leur rivalité.

  1. avatar
    1 mars 2018 a 16 h 52 min

    Très bon article, merci M. Stellon !

    De mémoire, ces deux tournois ont souvent eu des velléités pour devenir des GC à part entière.

    Je me demande s’il serait pertinent de créer une distinction entre ces super-tournois et les autres M1000, surtout Bercy qui est souvent zappé, probablement de par son positionnement dans le calendrier.

    Peut-être l’un des M1000 pourrait être “élevé” à ce statut, Rome ou Monte-Carlo (lequel est le plus “gros” ?).

    Cela permettrait aussi d’élever un tournoi sur gazon au statut de M1000, le Queens par exemple. Je suis sûr que cela motiverait plus de joueurs à y participer.

    • avatar
      2 mars 2018 a 10 h 37 min

      Salut Fabrice,

      Oui le gazon devrait avoir un tournoi en Masters 1000 si le calendrier était coherent, le Queen’s par exemple, idéalement place à Londres juste avant Wimbledon.

      Bercy devrait lui passer en février mais il y a la concurrence de la saison de tere battue sud-américaine.

      Mais bon, en tennis c’est comme en foot, on prefere avoir plus de matches et plus de blessures avec moins de spectacle …

      Business As Usual …

      Espérons que l’hécatombe actuelle des stars (hors Federer) avec Wawrinka, Murray, Nishikori et Djokovic en mode intermittents du spectacle, Nadal sur le fil, fera réfléchir un peu l’ATP.

      Mais j’en doute …

    • avatar
      2 mars 2018 a 12 h 29 min

      Merci Fabrice ;-)
      Plutôt Rome car MC n’est même plus obligatoire, oui ce serait bien de valoriser davantage le gazon avec un M1000, Queen’s par son cadre est plus prestigieux mais Halle a aussi ses partisans… et Roger en ambassadeur !

  2. avatar
    1 mars 2018 a 17 h 22 min

    Djokovic/Federer/Agassi : et si on tenait là les 3 meilleurs joueurs sur dur extérieur du 21ème siècle ?

    Totalement d’accord !

    Pour Federer, il sera intéressant de voir s’il va aller loin dans ces 2 tournois pour deux raisons. Primo pour garder sa place sur le trône de l’ATP, secundo car s’il devait perdre tôt, il viendrait peut-être à Roland-Garros comme il l’a expliqué en marge des Laureus Awards, avec un tournoi de preparation qui sera sans doute Madrid ou Rome.

    • avatar
      2 mars 2018 a 12 h 31 min

      Bonjour Axel je reste intimement convaincu qu’il n’ira pas à Roland ni à aucun tournoi sur terre et va se concentrer sur Wimbledon et Flushing, de même qu’il zappera sans doute le Canada, choix qui lui a couté cher l’été dernier…

      • avatar
        6 mars 2018 a 9 h 12 min

        Salut Jstellon,

        Sauf cataclysme avec double élimination précoce à Indian Wells et Miami, je vois mal Federer venir s’aventurer dans la fosse aux lions de la terre battue.

        Mais il me vient cependant un scénario intéressant à l’esprit. Si Nadal ne retrouve pas la forme et que ses blessures persistaient, il pourrait rater Roland-Garros pour la première fois depuis 2004 (blessé au pied à Estoril).

        Or, quand on voit le champ de ruines chez les autres membres du Big Five avec Djokovic, Wawrinka et Murray à l’infirmerie, on ne voit pas pourquoi le Suisse ne pourrait pas jouer un rôle dans un French Open orphelin de son décuple lauréat.

        Face à Zverev, Del Potro, Thiem, Dimitrov, Chung, Berdych, Fognini et autres Kyrgios, le virtuose de Bâle aurait ses chances pour un 2e titre parisien.

        Mais encore une fois, cette hypothèse ne vaut qu’en cas d’absence de Nadal. Car sinon en effet, à part faire ses adieux au public de la Porte d’Auteuil et/ou prendre de précieux points ATP pour viser la place de n°1 pour la fin de saison, je vois mal ce que Federer irait faire dans le XVIe arrondissement de Paris fin mai et début juin, à part se fatiguer et prendre des risques avant Wimbledon, son grand objectif de l’année.

      • avatar
        6 mars 2018 a 15 h 52 min

        Bien vu Axel, c’est sûr qu’en l’absence de Nadal (et vu l’absence/méforme des autres cadors) Fed aurait une bonne chance de décrocher un 2e RG, ce qu’un compétiteur comme lui ne dédaignerait pas (quoique… à vaincre sans péril…).

        Beaucoup d’inconnues cependant, il reste encore 2 mois.

  3. avatar
    7 mars 2018 a 8 h 29 min

    Salut à tous

    Je trouve que vous vous emballez beaucoup sur l’attelage Fed/RG…
    1) Nadal n’est pas encore out, ni pour la saison tb, ni , encore moins pour RG…
    2) Contrairement à Axel, sur cette surface sur laquelle il n’a plus de sensations depuis un bail, je ne suis pas sûr que le Suisse vienne facilement à bout d’un Fognini ou d’un kyrgios inspirés, ou surtout d’un Thiem qui a sorti avec la manière Djoko l’an dernier, mais à aussi maté Nadal sur cette surface…
    3) Fed n’est lui même pas, loin s’en faut, inscrit à RG et je ne sais même pas, contrairement à ce qui est avancé ici, s’il le fera en cas de déroute précoce (difficile à imaginer…) sur les 2 tournois qui étaient le sujet de cette article , sympa au demeurant

  4. avatar
    7 mars 2018 a 8 h 39 min

    J’ajoute ceci: comme je l’ai écrit ici il y a quelques temps, je pense que l’un de derniers objectifs secrets de Fed est de porter son nombre de trophées londonien à une hauteur quasi inégalable, en miroir de Nadal à RG. Cette année 9, donc et peut-être une petite obsession pour une impressionnante “tenth” à Wimbledon . Rappelons qu’il détient déjà le record de finales en gc d’un même tournoi: 11 et que les seuls qui l’y ont stoppé s’appellent Nadal et Djokovic…10 trophées, ce serait doubler le nombre de Borg et mettre Sampras à 3 unités…On n’y est pas mais….whaou !
    Un autre objectif qui aurait de la gueule ? Être le seul de l’érection open à conquérir 6 USO. A condition de se ménager une tournée préparatoire plus minutieuse que l’an dernier…
    Pour revenir à RG , je n’y crois pas pour cette année, et me demande même si je serais agréablement surpris qu’il y vienne…

  5. avatar
    7 mars 2018 a 11 h 45 min

    Je pense aussi que Fed, Nadal ou pas, n’a que peu de chances de gagner Roland, enchainer en 5 sets des adversaires styles Monfils, Goffin, Kyrgios, ou autres Thiem, sur un central qui dessert le style de jeu des attaquants, ça me parait compliqué… Et j’ai aussi dans un coin de la tete la décima à Wimbledon et le petit chelem comme en 2004, 2006 et 2007…
    Par ailleurs vu les difficultés de Rafa, meme en zappant la terre, il a ses chances de finir la saison numéro 1 mondial…
    Disons que le sunshine double nous donnera plus d’indications sur ses intentions…

  6. avatar
    7 mars 2018 a 17 h 34 min

    Tout à fait Lauchou et Stellon, j’ai déjà affirmé que Fed serait tenté de pousser le record de victoires à Wimbledon, même une seule unité de plus serait très positive par rapport aux 10 victoires de Nadal à RG.

  7. avatar
    8 mars 2018 a 14 h 17 min

    Je pense aussi que Federer priviligéra une 9e victoire à Wimbledon à une 2e victoire à Roland, meme dans un scenario où Nadal se blesse.

    Et comme le Suisse va se decider début avril après Miami, il lui sera trop tôt pour évaluer le risqué de blessure de Nadal.

    Donc à 95 % je dirais qu’il ne viendra pas sur l’ocre parisien. Je pense d’ailleurs que le jour où il reviendra ce sera en mode tournée d’adieux, façon Agassi à l’US Open 2006.

    Quant à la Decima à Wimbledon, ce serait hallucinant mais bon voyons déjà s’il peut gravir une 9e marche.

    Quant à égaler le prestige de Nadal à Paris, là ne rêvons pas. Federer n’a pas été aussi dominateur sur le gazon anglais que l’Espagnol sur la brique pilée hexagonale.

    11 finales pour 3 défaites (8-3), quand Rafa fait du 100 % 10-0, ou meme Sampras 7-0 à Londres. Après Pistol Pete n’a jamais affronté Nadal ou Djokovic, mais bon entre Ivanisevic (1994 et 9198), Becker (1995), Agassi (1999) ou encore Rafter (2000) il a du se farcir parmi les meilleurs jardiniers de sa generation.

    Ce qui est surtout bluffant c’est qu’après le Djoko Slam, on pensait Federer et Nadal finis. A part Murray ou Wawrinka, on ne voyait pas qui allait arrêter le Serbe en GC avant l’émergence des jeunes. Nos fameux espoirs

    Un mot sur ces “jeunes” quand on évoque Paris. Le seul vrai client c’est Thiem, Nishikori à la limite mais le Japonais doit revenir à son top niveau et ce ne sera pas le cas d’ici le French. Les autres n’ont rien prouvé à Roland, pas plus Zverev, Goffin, Dimitrov, Kyrgios ou encore Chung.

    Restent Del Potro (une demie mais qui date de 2009 soit une éternité, Soderling jouait encore) et Cilic (meilleur résultat au French 1/4 de finale en 2017, défaite contre un Wawrinka clinique).

    Bref dans un Roland décimé (scenario fictif) par les absences du quatuor Nadal Djokovic Murray Wawrinka, je ne verrais aucune raison de ne pas faire de Federer l’un des grands favoris, avec Thiem, Del Potro, Cilic voire Dimitrov s’il continue ses progres sur le plan mental.

    Aux “jeunes” de se montrer dans le sunshine double, car le Bulgare avait gagné un Cincinnati au rabais l’an passé, sans oublier le hold-up romain de Zverev : il bat un Djokovic retombé dans ses travers, après que le Serbe ait scalpé Thiem lui meme bourreau de Nadal (seul défaite terrienne de Rafa en 2017) …

  8. avatar
    8 mars 2018 a 14 h 22 min

    Nos fameux espoirs calent toujours en GC, et celui qui en tire le plus profit depuis le Djoko Slam soit 7 GC c’est Federer : 3 titres devant 2 pour Nadal, 1 pour Murray et Wawrinka … Sans oublier les 2 finales de Cilic dans l’intervalle.

    Bref on voit bien que l’expérience est capitale, malgré le potentiel considérable des Goffin, Dimitrov, Zverev, Thiem, Kyrgios, Chung … A suivre donc.

    On a presque envie de dire que Djokovic a le temps de se reconstruire tant ils sont longs à conclure. Ce sont des Jean-Claude Duce du Grand Chelem, trop faibles face à ce Big Three qui a déjà martyrise Berdych, Tsonga, Ferrer, Davydenko ou Soderling.

    Seuls Murray, Cilic, Wawrinka et Del Potro sont passes entre les gouttes depuis 10 ans, c’est dire le niveau qu’i lfaut atteindre sur une quinzaine pour gagner.

  9. avatar
    8 mars 2018 a 15 h 55 min
    Par Cullen

    Je rejoins Lauchou sur les chances de voir briller Federer à Paris, même en l’absence (pas du tout certaine) de Nadal. Et j’ajouterai qu’on n’additionne pas les carottes et les patates. 10 victoires à Roland Garros ne vaudront jamais 10 victoires à Wimbledon. Question de prestige.

  10. avatar
    8 mars 2018 a 16 h 19 min

    >11 finales pour 3 défaites (8-3), quand Rafa fait du 100 % 10-0, ou meme Sampras 7-0 à Londres. Après Pistol Pete n’a jamais affronté Nadal ou Djokovic, mais bon entre Ivanisevic (1994 et 9198), Becker (1995), Agassi (1999) ou encore Rafter (2000) il a du se farcir parmi les meilleurs jardiniers de sa generation.

    Axel, certes Nadal est plus dominateur sur terre que Federer sur gazon, mais il me semble que justement Nadal et Djoko sont d’un calibre supérieur aux adversaires de Sampras, surtout sur un gazon relativement ralenti.

    Cullen, je pense qu’en terme d’exploit, remporter 10 fois le même GC est spectaculaire, surtout si aucun n’a été remporté au rabais, c’est-à-dire avec des tableaux décimés par des exclusions/forfaits “politiques”.

    À mon avis, 10 RG > 8 Wimbledon, même si le tournoi anglais est plus prestigieux. Maintenant, est-ce que 10 RG < 10 WB ? Justement ce sont des pommes et des fraises. Je ne pense pas que l'on puisse comparer. En fait cela dépend de la définition que l'on donne à la "valeur".

  11. avatar
    8 mars 2018 a 18 h 21 min

    @Lauchou,

    Il ne s’agit pas de comparer 10 Roland-Garros et 10 Wimbledon mais de dire que Nadal a toujours été invulnerable à Paris ce qui n’est pas le cas de Federer sauf entre 2003 et 2007.

    Pour la concurrence, attention Ivanisevic c’était du très haut niveau dans les années 90 à Wimbledon. Pareil pour Becker en 1995 meme si ce n’était plus le grand Boum-Boum de la période 1985-1991.

    Federer n’a affronté un grand que Nadal que 2 fois à Londres : 2007 et 2008. Bilan 1-1.
    Pour Djokovic, il l’a joué 3 fois. Bilan ? 2-1 pour le Serbe entre 2012 et 2015.
    Si Nole avait battu Rafa en 2007 en demie, Rodgeur serait à 2-2. Mais à l’inverse si le Suisse n’avait pas été sorti par Tsonga en 1/4 en 2011, le Serbe mènerait 3-1.

    N’oublions pas que Fed s’est coltiné du super Roddick en 2004 et 2009, pas en 2005 où le match n’a pas eu lieu en finale (3 sets secs).

    Bref, personne de toute façon ne peut se comparer en terme d’hégémonie à ce que Nadal fait à RG : ni Federer, Sampras ou Borg à Wimbledon, ni Borg à Roland, ni Djokovic à Melbourne ni Tilden jadis à Forest Hills.

    Indépendamment du prestige évidemment supérieur du tournoi anglais par rapport à son homologue parisien !

    Ce ne sont pas les tournois que je comparais mais l’étendue de ladomination des deux champions dans leurs jardins respectifs. Et il n’y a pas photo.

    Soderling 2009 et Djokovic 2015 sont les 2 seuls vainqueurs de Nadal à Paris. Pour Federer, il faut 2 mains pour les compter et il n’a jamais eu ce mythe d’invincibilité sauf entre 2003 et la finale 2008.

  12. avatar
    10 mars 2018 a 8 h 30 min

    Cher Axel,

    Merci pour cette leçon/démonstration dont tu peux, décidément, être parfois un spécialiste…Et dans cette catégorie, je te placerais plus volontiers proche d’un Nadal a RG que d’un Federer a Wim…;-)
    A aucun moment je ne compare la suprématie de Nadal sur tb et celle de Fed sur gazon. L’une existe, l’autre pas. Nadal et RG c’est un écrasement, Fed et Wim c’est une construction sur la durée, faite de plus de “concessions”. Je souligne au contraire que secrètement Fed court après Nadal en terme de titres record sur UN GC, un peu comme un miroir de la course de l’Espagnol après le nombre de titres tout court. Malgré la queue devant l’infirmerie, 2018 va encore être passionnante (avec peut-être à souhaiter un vrai retour de Djoko pour l’été ?) alors dégustons…

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