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Les larmes d’un vingtième sacre
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Les larmes d’un vingtième sacre

De quelle manière El Maestro s'est-il adjugé sans concurrence, un historique vingtième titre du Grand Chelem ?

Après une saison 2017 marquée par un incroyable ratio de 52 victoires pour 5 défaites, et deux victoires en Grand Chelem (Wimbledon notamment), le Suisse faisait son retour en terres conquises. Une quinzaine de rêve, tels peuvent être les mots de Roger Federer après son incroyable performance à Melbourne lors de l’Open d’Australie. Déjà vainqueur l’an passé, après une finale des plus disputées face à Rafael Nadal, remportée au cinquième set, le Suisse a réédité ce succès ce dimanche… mais celui-ci vaut très cher. Malgré quelques éliminations précoces de joueurs prétendants à la victoire finale, comme Djokovic, Federer n’a laissé aucune chance à ses adversaires à chacun de ses sorties.

Trois premiers tours parfaits

Tête de série n°2 et second au classement ATP, le Suisse était promis à un nouveau duel face à Rafael Nadal en finale. Dans sa partie de tableau, la réelle menace s’appelait David Goffin ou Tomas Berdych. Lors de sa première rencontre, Roger n’a fait qu’une bouchée du Slovène Aljaz Bedene. Une victoire 6/3 6/4 6/3, avec un break réalisé dans chaque set, pour se mettre à l’heure australienne. El Maestro a su s’adapter à la chaleur de Melbourne et ses matchs rapides lui ont également permis de mieux récupérer.

Au deuxième tour, c’est l’Allemand Jan Struff qui se présente. Là aussi, l’ancien n°1 mondial breake son vis-à-vis au moment parfait, pour s’adjuger les deux premières manches (6/4 6/4). Mais le germanique a repoussé le Suisse dans ses doutes en l’emmenant jusqu’au tie-break lors du troisième set. Coup droit, revers, volée, rien à faire face à un Federer extrêmement performant dans le money-time, qui se qualifie ainsi pour le troisième tour (7/6).

Face au Français Richard Gasquet, que Roger connait bien, il n’y a pas vraiment match. Une première manche parfaitement gérée, une deuxième plus équilibrée qui va jusqu’au tie-break, une troisième remportée sur break, et voila qu’El Maestro renvoie le biterrois en France (6/2 7/6 6/4). Le plus dur de la compétition reste à venir car le tableau se resserre de plus en plus.

Un numéro de soliste jusqu’à la finale

Arrivé en huitième de finale, il sait qu’il est presque à mi-parcours. Toujours très calme et agréable avec ses fans, il affronte le jeune Hongrois Fucsovics, qui a notamment fait tomber l’Américain Sam Querrey au second tour. Le déroulement de la rencontre est inverse à celui du match face à Gasquet. Un temps d’adaptation est nécessaire dans l’entame de partie. Après deux premiers sets plutôt accrochés (6/4 7/6), Roger Federer déroule dans la troisième manche pour écraser son adversaire du jour (6/2). Un succès qui l’envoie en quart de finale, face à Berdych, joueur qui promet une rencontre serrée. Mais le Suisse en décide autrement.

De manière incroyable, il montre qu’il en a encore sous la pédale pour les grands matchs. Il ne laisse aucune chance au tie-break du premier set, ne lâchant qu’un petit point sur le service adverse (7-1). Dans les deuxième et troisième manches, avec 74% de points remportés sur son service, le Suisse se hisse dans le dernier carré et se rapproche d’un vingtième sacre (6/4 6/3). Au tour suivant, lors de la demi-finale, nous nous attendions à un gros combat face à Chung, qui a fait chuter des prétendants comme Zverev ou encore Djokovic. Malheureusement pour le Coréen, il se blesse dès l’entame de la seconde manche. Une grosse blessure au pied l’empêche de rivaliser face à un Roger hors normes (6/1 5/2 ab). Le voilà à un match du graal.

La victoire est encore plus belle

Central de Melbourne, 15 000 personnes, tout était réuni pour que la fête soit belle. Roger Federer devait faire face à un grand joueur du circuit, le Croate Marin Cilic, qui a battu Rafael Nadal dans le tournoi. Dans une première manche largement maitrisée, remportée 6/2, le Suisse comptabilise 89% de points gagnés sur son service, dont deux jeux blancs. Dans la deuxième manche, le match est plus équilibré. Malgré 74% de points remportés, Roger est emmené jusqu’au tie-break… pour le perdre. C’est son premier set perdu dans ce tournoi (7/6).

Cependant, il rectifie le tir dans la troisième manche. Une balle de break remportée a suffi. Aucun jeu perdu sur son service, et voilà que Federer reprend l’avantage (3/6). Mais Marin Cilic n’est pas l’actuel n°3 mondial pour rien. Au mental, il breake le Suisse pour égaliser à deux manches partout (6/3). Dans le dernier set, El Maestro est impressionnant dans le jeu et ne laisse aucune chance au Croate avec deux breaks réalisés (6/1).

Victoire finale pour Roger Federer, qui fond en larmes lors de la remise du trophée. C’est donc son vingtième Grand Chelem et le sixième acquis du coté de Melbourne. Et maintenant, objectif numéro 1 ?

Quentin Jacquet (@q_jcqt)

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