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Et puis 20 Federer…
Photo Panoramic

Et puis 20 Federer…

Un an après son come-back victorieux à Melbourne, c’est en expert que Federer a réalisé son premier back-to-back (conserver son titre) depuis dix ans (US Open 2007-2008). Vingtième titre en Grand Chelem… simplement Magique !

On ne s’en lasse pas. L’image fait à chaque fois le tour du monde. Quand Federer gagne un Grand Chelem, l’évènement dépasse aujourd’hui le simple cadre du tennis. Et cette douce sensation, c’est de nouveau d’Australie qu’elle nous est venue. Là même où il avait signé son retour homérique en 2017, Le Maestro est donc allé chercher cette 20e couronne en Grand Chelem que d’aucuns qualifiaient encore de douce hérésie il y a seulement un an et demi…

Un parcours taillé sur mesure

Le Slovène Bedene, le trublion teuton Struff, l’éternel bleuet Gasquet, Fucsovics, un Berdych à la sauce hongroise, puis Berdych lui-même, Chung, le Chang coréen et enfin Marin Cilic… Avouons-le d’emblée, sur le papier, Federer a déjà connu pire. Rien à voir ou presque (Berdych) avec sa chevauchée fantastique de l’année passée où il avait dû se coltiner Berdych, Misha Zverev, Nishikori, Wawrinka et un Fedal… Cette année ? Pas de Nadal donc, pas de Djokovic, même pas un « petit » Del Potro à l’horizon… En somme, une aubaine ! N’est-ce pas Rafa ? De là à comparer Marin Cilic à Kevin Anderson ? Non, restons courtois.

Bousculé par Cilic

Car le grand lauréat de l’US Open 2014 n’est pas qu’un simple livreur de parpaings vainqueur d’une poignée de 250… Non, le sapin croate est avant tout un redoutable tennisman, gros serveur certes mais aussi bon relanceur, capable d’imposer ses frappes même en retour comme en attestent ses sept matchs gagnés face aux membres du BIG 4 (Federer, Nadal, Djokovic, Murray). Bref, un sérieux client, d’abord timoré, malmené par Sa Majesté, puis chirurgical au tie-break du 2e set avant de se montrer carrément étincelant pour renverser le 4e acte via cinq jeux remportés d’affilée ! Marin Cilic semblait même parti pour gagner !

RF#20

Oui mais voilà, comme l’an dernier, c’est finalement une fois au pied du mur que l’alpiniste suisse a fini par sursauter. Dans le dernier set, contraint à sauver plusieurs balles de break d’entrée, le chocolatier s’en était sorti in-extremis d’un subtil revers praliné, court-croisé. Libéré et plus que jamais poussé par une Rod Laver Arena acquise à sa cause, Fedex allait dès lors dérouler pour s’imposer (6-2, 6-7, 6-3, 3-6, 6-1) après un peu plus de trois heures de jeu. Incrédule et ému comme un jeune premier, Papy Roger n’a pourtant plus vingt ans… mais son 20e (plus grand) fait d’arme valait sans doute bien quelques larmes.

Quelques chiffres qui donnent le tournis…

Via ce nouvel exploit, « Rodgeur » a encore amélioré certains de ses records. Il en profite notamment pour devenir le 4e athlète (avec Margaret Court, Serena Williams et Steffi Graf) et surtout le premier homme à briser le mythique plafond de verre des 20 titres en GC, tout en devenant également co-détenteur du record de victoires à l’Open d’Australie avec Novak Djokovic et Roy Emerson.

Tennismen et golfeurs confondus, RF dispose en outre désormais d’une avance de deux unités sur Jack Nicklaus, de quatre sur son rival Nadal et de six sur le tandem Pete Sampras – Tiger Woods.

De surcroît, ce nouveau « Major » permet aussi au Suisse de passer définitivement devant le légendaire Ken Rosewall et ses 25 trophées de prestige amassés entre 1953 et 1972.

Enfin, avec maintenant 96 titres ATP au compteur, dont plus de la moitié (53) ont été glanés sur des tournois importants (26 Majeurs et 27 Masters 1000), Roger Federer semble à présent voué à franchir sous peu la barre mythique des 100 trophées. Et même le record de Connors parait de nouveau à sa portée. Bref, on peut d’ores et déjà vous l’annoncer : l’histoire n’est pas terminée !

Lionel Ladenburger
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  1. Pingback: Les larmes d’un vingtième sacre - beIN SPORTS Your Zone - Partagez votre passion et votre expertise du sport

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    30 janvier 2018 a 18 h 30 min

    Tout simplement bluffant !!

    Ou s’arretera-t-il ??

    Pourquoi pas 21 ou 22 ? Rien ne garantit un retour à court terme de Djokovic au top niveau (Nadal a mis 3 ans à regagner en GC entre 2014 et 2017, pour d’autres raisons), idem pour Murray et Wawrinka, et aucun “jeune” ne convainc vraiment.

    Tour à tour on a cru que c’était l’heure de Raonic, Zverev, Thiem, Dimitrov ou Goffin … Il faudra voir comment Chung gère la pression après son superbe parcours australien.

    Restent Nadal voire Del Potro avec le feu sacré façon US Open 2009.

    Un 21e GC dès juillet à Wimbledon est donc tout sauf utopique pour Rodgeur, et s’il continue comme ça il aura meme sa médaille en 2020 à Tokyo (je vais loin exprès pour provoquer), à 39 ans façon Jimbo en 1991 avec ce baroud d’honneur à New York …

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      31 janvier 2018 a 18 h 15 min
      Par Guga57

      Difficile à dire Axel. Evidemment, comme tu le dis, sauf blessure, Federer sera de nouveau le favori à sa propre succession du côté de Wimbledon. Et vu le flou actuel qui plane sur ses principaux rivaux et la nouvelle génération, on peut effectivement penser que RF pourrait bien avoir encore une poignée d’opportunités d’aller au bout que ce soit à Melbourne, Londres ou New-York (j’exclus volontairement, et logiquement je pense, Paris de la liste). Après, faut pas (trop) rêver non plus, Federer a bénéficié durant la dernière quinzaine australe d’un alignement planétaire à peu près semblable à celui qu’a connu Nadal lors du dernier US Open. Une chance comme celle-là ne se représentera pas deux fois. En tant que puriste, ce qui serait fort, ce serait de le voir encore gagner deux fois à Wimbledon pour qu’il ait lui-aussi droit à sa décima dans son jardin londonien. Un 7e titre en Australie aurait aussi de la gueule, ça permettrait de dépasser Emerson et Djoko là-bas. A titre perso, si Fed devait s’arrêter à 21 titres du GC, c’est en Australie que j’aimerai qu’il le fasse. Si c’est 23, alors je rajoute les deux Wimbledon en plus. Par contre je ne sais pas trop pourquoi mais je ne le vois plus gagner l’US Open. Et pour Roland-Garros, comme évoqué maintes et maintes fois ici et là, tout le monde sait que lorsqu’il y remettra les pieds, ce sera très certainement pour sa tournée d’adieux (en 2020 ou 2021 au plus tard je dirai). Un mot quand même sur ta petite provocation olympique Axel, personnellement, je garde un gout amer de son forfait à Rio ou la médaille d’or en double mixte avec Martina Hingis lui tendait les bras. En simple, difficile de savoir s’il aurait pu aller au bout sachant que Murray et Del Potro avaient quand même joué le feu en terres cariocas. Pour Tokyo donc je ne sais pas, déjà c’est très loin, en particulier pour un joueur qui aura 39 ans d’ici là et puis qui sait quelles seront les forces en présence à ce moment-là ? Sinon, un petit mot sur Del Potro, je pense qu’il ne regagnera jamais de titre du Grand Chelem. L’équation semble insoluble pour JMDP, il peut sans problème passer deux-trois tours mais sept matchs potentiellement en cinq manches c’est trop pour le géant de la pampa. En revanche, s’il se qualifie pour le Masters, il pourrait être un sérieux client pour le tournoi des maîtres. Cinq matchs en deux sets gagnants, avec un joker sur la phase de poule, voilà un format qui lui convient assurément mieux que celui des autres Majeurs.

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        1 février 2018 a 12 h 32 min

        Salut Guga,

        Oui d’accord pour Del Potro, j’ai bien peur qu’il ne reste bloqué à 1 seul GC, comme Roddick ou Ferrero, d’autres qui méritaient 3 ou 4 majeurs.

        Pour Roland-Garros, Federer reviendra quand il sentira vraiment son déclin histoire de dire au revoir. Donc pas en 2018 et sans doute pas en 2019, plutôt 2020.
        Si je me trompais, alors j’aurais eu le privilege de voir le dernier match du maestro sur l’ocre parisien, contre Wawrinka en 2015 (défait en 3 sets secs par le Vaudois).

        Pour L’US Open c’est très exigeant pour les articulations, mais why not ? En 2015 seul Djokovic et son niveau monstrueux le privent d’un 6e titre à NYC.
        Ne disons jamais plus jamais avec Fed !

        Il est un peu le Greg LeMond du cyclisme, celui qui cible ses objectifs comme jadis l’Américain sur Tour et Mondial cyclist (LeMond n’étant pas pionnier en la matière).

        Ivan Lendl avait zappé RG en 1990 et 1991 pour viser Wimbledon, mais il avait accentué la pression sur le rdv londonien … Federer, lui, ayant tout gagné sauf les JO, envisage chaque nouveau GC comme un bonus, une cerise de plus sur ce gateau gigantesque.

        Pour les JO de Tokyo, oui provoc’ de ma part car c’est dans 2 ans et demi donc une éternité. Si d’ici là un nouveau monster né après 1990 n’a pas emerge comme alternative credible au Big Five, c’est à desespérer.

        Mais d’un autre côté, ça laisserait l’opportunité de revoir des duels Federer / Nadal, Djokovic / Nadal et Djokovic / Federer, avec Murray et Wawrinka en arbitres.

        Pour Cet OA 2018, oui et non. Federer a certes eu de la chance mais il a fait le job contre BErdych au 1er set, et en finale contre Cilic. A chaque fois qu’il a été menace (trop peu souvent c’est vrai), le Suisse a sorti le bleu de chauffe. Meme Remarque pour Nadal à Flushing il y a 5 mois, il avait géré Del Potro en demie façon taille patron.

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          1 février 2018 a 23 h 35 min
          Par Guga57

          Tokyo 2020 sera à la croisée des chemins entre la génération BIG 4 et la génération 1990 dans son ensemble (de Dimitrov à Shapovalov). Ce sera la dernière chance de gagner l’or olympique en simple pour Federer et Djokovic. Mais je pense que ce sera un “jeune” qui s’imposera au Japon. Plus généralement dans l’optique de la saison 2020, je mettrai bien une petite pièce sur Chung, Rublev, Shapovalov et Tsistipas en Grand Chelem. J’y crois moins en revanche pour Coric, Khachanov, Medvedev et Tiafoe.

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    31 janvier 2018 a 18 h 00 min
    Par Cullen

    Encore et toujours la dictature des chiffres… Wikipédia, c’est bien beau mais ça manque très souvent de nuance. Dans ton tableau, on pourrait remettre en cause le nombre de titres obtenu pour presque chaque joueur. Rosewall par exemple, dont j’ai toujours pointé le manque de reconnaissance, aurait surement remporté un très grand nombre de tournois du GC s’il n’avait pas été banni pour être passé professionnel entre 1956 et 1967, mais de la même manière, ses titres acquis alors qu’il était amateur peuvent être critiqués du fait que les meilleurs joueurs de l’époque (Gonzales, Segura, Trabert ou Sedgman, tous pros) n’étaient pas présents. Pareil pour Emerson, au-delà de son style très emprunté, ses 6 titres glanés en Australie dont tu fais part sont une vaste blague car non seulement les pros n’étaient pas conviés mais en plus, le tournoi n’ayant pas la même renommée qu’aujourd’hui, et les déplacements étant beaucoup plus périlleux, les Américains et les Européens ne s’y rendaient jamais.

    Federer est surement le joueur qui a le plus marqué sa discipline mais pas tant pour ses stats stratosphériques que par ce qu’il a apporté dans le jeu. Et au passage je ne vois pas bien le rapport non plus avec le Golf… Sans jouer la groupie de service, Federer c’est le prototype même du joueur (presque) parfait. C’est l’un des meilleurs serveurs du circuit mais, contrairement à Karlovic ou Isner qui misent tout sur la puissance, lui tire son efficacité de ses innombrables variations grâce à une palette extrêmement riche. Même chose en coup droit, en revers, à la volée, en retour de service où son œil avisé, sa capacité de jugement, son sens créatif et son jeu aérien en font à la fois un modèle d’élégance et d’efficacité. Mais comme tout mécanisme – même proche de la perfection – a forcément une faille, la sienne a été son revers à une main lorsqu’il a dû affronter un certain gaucher Espagnol sur terre battue. Mon rêve serait de le voir s’aligner une dernière fois à Paris et qu’il batte le majorquin dans son jardin mais au fond de moi je crains fort qu’on ne le revoit plus jamais à RG.

    Pour revenir à l’Open d’Australie, le tournoi n’a pas atteint le niveau de l’an passé et d’une manière générale, il n’y a pas eu de matchs vraiment exceptionnels depuis l’édition 2017 justement. La faute à qui ? Difficile à dire mais les nombreux forfaits enregistrés à chaque levée du GC sans parler des autres joueurs en méforme doivent interpeler les autorités sur les cadences du calendrier, et quand on voit les résultats de Federer depuis qu’il a ciblé un nombre restreint de tournois dans la saison, sans passer sans cesse d’une surface à une autre, d’un continent à l’autre, il y a vraiment des choses à revoir si l’on veut que le Tennis continue de nous offrir des duels homériques.

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      1 février 2018 a 12 h 50 min

      Cullen,

      Pas d’accord avec toi. Federer est hyper-complet, sans doute le plus complet depuis Mathusalem en tennis, mais il n’a pas créé de coup à part son fameux SABR de 2015.

      Connors et Borg ont initié le revers à 2 mains en 1974 sans oublier que le Suédois a véritablement fait décoller le lift, Becker a fait rentrer le service dans une autre dimension …

      Je ne dirais pas qu’il a fait évoluer le tennis à titre personnel. Djokovic avait expliqué combine le niveau d’exigence pour le batter (ainsi que Nadal) l’avait conduit à travailler façon Stakhanov en 2010 avant de tout casser en 2011.

      Mais c’est plus le talent du Suisse, combine à cet amour visceral du jeu et la variété de ses entraînement, son intelligence tactique, qui le rende imbattable. Pas un coup en particulier, sa panoplie de coups étant classique mais executee à la perfection.

      Sauf ce fameux revers pilonné par le gaucher majorquin qu’il ne battra jamais à Roland : primo car je pense qu’il ne reviendra pas sauf tournée d’adieux, secondo car s’il n’a pas réussi entre 2005 et 2007 au faîte de sa gloire, ce n’est pas réussir maintenant LE défi ultime, que seuls Soderling et Djokovic ont relevé, mais à chaque fois avec un Nadal pas à 100 %.

      Pour moi, la plus grosse performance contre Nadal sur terre battue c’est le Serbe en demie de RG 2013. Il mène 4-2 au 5e set avant de s’incliner 9-7. Mais en 2013 Nadal était à 100 %, pas en 2015 où il se fait démolir en 3 sets par Nole qui lui voltige.

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      1 février 2018 a 13 h 32 min
      Par Guga57

      Salut Cullen, oui bon c’est toujours la même chose, chaque classement chiffré est toujours soumis à caution par l’œil des puristes. Aucun doute là-dessus, ceci étant, le classement tel qu’il est à quand même le mérite d’établir une hiérarchie qui me semble logique. Avec Federer, Rosewall, Sampras, Laver et Nadal aux cinq premières places… Par exemple, le brave Roy Emerson et ses 12 GC amateurs ne figurent qu’en 12e position alors qu’il est toujours 4e si l’on prend en compte uniquement les GC. Après, évidemment, on peut toujours pinailler sur tel ou tel tournoi en tant que Majeur ou pas. Les Grand Chelem pros que Laver et Rosewall ont amassés à la pelle dans les années 1960 ne seraient même pas du niveau des Masters 1000 de nos jours. C’est un fait, les époques ont changés, les formules et les règles aussi, mais les titres resteront quand même. Le Madison Square Garden Pro que Laver et Rosewall ont tous deux remportés était aussi un tournoi très médiatique mais pas considéré comme un Majeur (un peu comme Indian Wells aujourd’hui qui génère plus de couverture et de retombées économico-médiatiques que RG par exemple). Bref, tout ça pour dire que selon moi la liste des titres majeurs avant et pendant l’ère-open telle qu’elle est établie sur la page Wikipédia en question me semble quand même relativement cohérente dans son ensemble…

      Sinon pour la comparaison avec le golf, c’est là aussi un truc de puriste, les golfeurs et les tennismen se côtoient souvent, leurs sports sont « cousins » et ce sont les deux seuls sports individuels avec 4 titres du Grand Chelem par an. En somme, la comparaison n’a aucune valeur sportive en tant que tel, mais en termes de prestige il existe bel et bien une officieuse compétition entre golfeurs et tennismen. Tiger Woods qui était notamment proche de Federer dans les années 2000 a depuis changé son fusil d’épaule pour soutenir Nadal. Le tigre a certainement mal vécu que Federer continue d’engranger des GC en tennis (un sport bien plus dispendieux physiquement que le golf) alors que lui est resté bloqué depuis des années a 14 titres du fait de ses blessures à répétition.

      Enfin, concernant le niveau général de l’open d’Australie, je suis d’accord avec toi par rapport à 2017, 2018 n’a pas été aussi exceptionnel. Mais 2017 était un grand cru, le genre de tournois que l’on ne voit p-e qu’une seule fois par décennie. Cette année, y a quand même eu quelques beaux matchs : Halep-Kerber et Wozkiacki-Halep chez les femmes notamment et puis Tsonga-Shapovalov, Tsonga-Kyrgios, Kyrgios-Dimitrov, Chung-Djokovic, Sandgren-Thiem, Nadal-Cilic et Federer-Cilic valaient quand meme le coup d’œil je dirai ;)

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        2 février 2018 a 9 h 39 min

        Pour le golf, oui il y a cette comparaison de chiffres et Federer a donc dépassé les 18 GC de Jack Nicklaus.

        Mais les 2 sports sont tellement différents que toute comparaison sensée est impossible.

        Tiger Woods a écrasé son sport en 2000-2001 plus encore que Federer en 2005-2006, mais n’a pas durer autant, c’est ainsi.

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    31 janvier 2018 a 20 h 46 min
    Par the sampras

    Je fais juste une remarque sur le classement des tournois majeurs avec lequel on essaie de comparer les joueurs avant et après l’ère open.
    Comparaison quasi impossible tant il y a de paramètres à prendre en compte mais que l’on aime tous faire.
    Dans ce classement, je suppose que dans les 7 autres titres majeurs de Sampras on doit lui compter ses 2 coupes du Grand Chelem. Même en tant que fan inconditionnel de Pistol Pete comme mon nom l’indique, je ne peux pas considérer ces 2 titres comme majeurs. Compétition controversée, boycotté par de nombreux joueurs, non reconnu par l’Atp et qui disparaît au bout de 10 ans. C’était un peu la coupe de la Ligue de foot aujourd’hui.
    Tout sauf un titre majeur.

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      1 février 2018 a 12 h 35 min

      +1 sur la Coupe du Grand Chelem. Pour moi Sampras c’est 19 majeurs, 14 GC et 5 Masters Cups …

      Quant à Rosewall, certes il est mené 26-25 par Federer mais l’Australien n’avait pas le Masters à son époque (créé en 1970). Hors Masters Fed Ex reste bien loin de l’Aussie (25-20), voilà déjà pourquoi parler de GOAT pour le Bâlois me semble encore prématuré.

      Plus grand du XXIe siècle devant Djokovic et Nadal -> Ok pour moi depuis dimanche meme si débat à clore à la fin des carriers des 3 monstres. Plus grand tout court -> attendons encore …

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        1 février 2018 a 23 h 13 min
        Par Guga57

        @Axel, ton argument des 25 Majeurs de Rosewall est tiré par les cheveux. D’une part si tu enlèves les 6 Masters de Federer, tu dois également enlever les 2 WCT Finals de Rosewall ce qui replace le rapport non pas a 25-20 mais a 23-20, en somme pas si loin que ça vu le rythme auquel tourne à nouveau Federer. Et même indépendamment de cela, Rosewall a gagné 4 Open d’Australie a une epoque ouu (excepté les australiens) les meilleurs mondiaux ne faisaient pas le déplacement en Océanie. Pire du début des années 1970 à la fin des années 1980, le Masters avait même plus de prestige que l’AO… Enfin, dernier argument, sans revenir sur le niveau des GC amateurs (bien moindres par rapport à aujourdhui) les 15 Grands Chelems Pros que Rosewall a gagné ne seraient même pas du niveau des Masters 1000 aujourdhui… Bref, je ne remets pas en cause les 25 Majeurs de Rosewall, l’époque était différente il les a gagnés, tant mieux pour lui. Mais enlever les 6 Masters de Federer juste pour pouvoir arguer que Federer n’est encore pas totalement le GOAT, je trouve ça “fort de café” pour reprendre une de tes expressions préférées ;)

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          2 février 2018 a 17 h 21 min

          Salut Guga,

          Parler de GOAT pour Federer est compkiqué puisqu’on ne peut baser cette conclusion que sur des palmarès et des titres …

          Attendons déjà la fin de la carriere du Suisse pour voir à combien il finit.

          Mais comment comparer Tilden, Rosewall, Borg, Sampras, Federer ?

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            2 février 2018 a 17 h 35 min

            @Guga,

            Pour aller plus loin …

            Déjà plusieurs niveaux de débats :
            - Qui est le plus grand du XXIe siècle entre Fed, Rafa et Nole ? Depuis dimanche, le Suisse est pour moi repassé de la 3e à la 1re place dans ce trio.
            Même question pour chaque période : Budge ou Perry ? Rosewall ou Laver ? Connors ou Borg ? McEnroe ou Lendl ? Becker, Wilander ou Edberg ? Sampras ou Agassi ?
            Je mets plus Rosewall Borg Lendl Becker Sampras … Pour Budge ou Perry, impossible …

            - Sur quels critères compare-t-on les candidats au GOAT, de Tilden à Federer (si l’on admet donc qu’il est le plus grand de sa generation devant le Taureau et le Djoker) en passant par Gonzales, Rosewall, Borg et Sampras ? Palmarès brut, concurrence, longévité, mental, technique, sens tactique, apport à l’évolution de son sport ??

            - Enfin, une fois qu’on a tranche les 2 questions precedents, Federer est il le GOAT en espérant pouvoir noter objectivement chaque joueur à étudier pour chaque critère ?

            Les possibilites sont infinies …

            Et tout dépendra aussi de à qui on pose la question. Remember Pelé vs Maradona. En 2000 Pelé est élu meilleur footballeur du XXe siècle par la FIFA avec un college technique relativement age, là où Maradona avait été plebiscite par les Internautes sur fifa.com, avec un échantillon de votants bien plus jeunes !

            Pelé avait aussi gagné le vote fin 1999 du plus grand sportif sur L’Equipe et du plus grand footballeur sur France Football (élu par les Ballons d’Or).

            Qui est candidat au GOAT est déjà une question en soi … Prends le foot par exemple. Qui prends-tu comme roi des années 50 ? Puskas ou Di Stefano ? 60s ? Pelé, Garrincha ou Best ? 70s ? Cruyff ou Beckenbauer ? 80s ? Maradona, Zico ou Platini ? 90s ? Van Basten, Romario ou R.Baggio ? 2000s ? Zidane, Ronaldinho ou Ronaldo ? 2010s ? Messi ou CR7 ?
            Perso ce serait Di Stefano / Pelé / Cruyff / Maradona / Van Basten / Ronaldo / Messi mais comment pourrais-je blamer celui qui me dirait Puskas / Garrincha / Beckenbauer / Platini / Romario / Zidane / CR7 ?? Impossible, car ils sont tous légitimes …

            Et c’est pareil dans chaque sport … F1 Fangio vs Ascari pour les 50s, Lauda vs Stewart pour les 70s, Prost vs Senna pour les 80s, Alonso et Hamilton pour les 2010s (pas de débat pour Clark et M. Schumacher) ou je voterais Fangio Lauda Senna Alonso, vélo LeMond vs Indurain pour les 90s, Contador vs Froome pour les 2010s (pas de débat pour Bartali, Coppi, Anquetil, Merckx et Hinault) ou je voterais LeMond Contador plutot qu’Indurain Froome.

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            7 février 2018 a 12 h 07 min
            Par Guga57

            @Axel, pour moi le meilleur palmarès = le GOAT. Pour faire le parallèle avec d’autres sports individuels : en Formule 1, je considère que Senna était plus fort que Schumacher… Mais si l’on me demande qui est le GOAT de la F1, je dirai quand même que c’est Schumi. Idem en ski alpin, en attendant de voir si Hirscher va enfin réussir à grappiller une ou deux médailles d’or à Pyeongchang, le GOAT demeure Stenmark à mes yeux même si je pense que Herman Maier et Kjetil-Andre Aamodt lui étaient supérieurs.

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      1 février 2018 a 13 h 36 min
      Par Guga57

      Je trouve ça bien moi que les Coupes du Grand Chelem soient considérés comme des Majeurs a posteriori. OK le tournoi a été décrié à l’époque mais l’ATP a fini par le reconnaitre. Que ce soit sur la page francophone des titres majeurs ou directement sur le Wikipédia US/UK en anglais, la Grand Slam Cup est considérée comme l’équivalent d’un Masters. C’est d’ailleurs en fusionnant avec le Masters qu’elle a disparu en l’an 2000.
      https://en.wikipedia.org/wiki/Pete_Sampras

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        1 février 2018 a 21 h 27 min
        Par the sampras

        Fusion avec le masters pas vraiment : le masters a existé avant, pendant et après la coupe du Grand Chelem. Et la disparition de celle-ci n’a entrainé aucun changement sur le tournoi des maîtres. Donc moi j’appelle pas ça une fusion.

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    1 février 2018 a 17 h 00 min

    C’est vrai que cette période (2017-2018) est fascinante car nous avons un papy extraterrestre qui a remporté 3 des 5 derniers majeurs. “Normalement” (s’il n’avait pas cette longévité exceptionnelle) nous serions dans une période inter-règne avec des vainqueurs de GC plus variés.

    Certes Nadal aurait remporté l’OA 2017 en plus de RG et USO, mais nous aurions eu d’autres vainqueurs comme par exemple Cilic à Wimbledon l’année dernière et en Australie cette année. Et surtout avec la méforme (ou blessure) des 3 plus jeunes du Big 4* (Nadal, Djoko, Murray), les perspectives seraient plus ouvertes pour cette année. Au lieu de cela, nous sommes forcés de considérer Fed comme favori objectif au moins à Wimbledon, qui en passant sera certainement son objectif majeur cette année. En effet ça aurait de la gueule d’y posséder 9 titres, se rapprochant de la decima de Nadal à RG.

    Par la suite, je ne sais pas s’il est intéressé à dépasser Connors et Sampras, qui comme lui comptent 5 titres à l’USO (3 américains dont Tilden l’ont remporté 7 fois avant les années 1930).

    Cullen, l’utilisation de chiffres est inévitable, mais les gens plus éclairés (comme nous ;) ) n’en font qu’un point de départ pour les discussions qui ne peuvent pas évidemment jamais être conclues.
    Très bon point de souligner la valeur moindre de ses GC avant sa carrière pro (“seulement” 4 cependant). Il faut appliquer le même raisonnement à Laver qui a remporté 6 GC (dont son premier Grand Chelem calendaire) justement en l’absence de Rosewall.

    * J’ai changé d’avis et considère à présent que Murray fait légitimement partie du Big 4 car il a été #1 mondial, a remporté 2 de ses 3 GC contre Djoko, et a perdu 8 finales seulement contre Federer ou Djoko, ce qui le place nettement au dessus des autres prétendants.

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      2 février 2018 a 9 h 42 min

      Salut Fabrice,

      C’est une façon de voir les choses. Murray pour moi a trop souvent perdu contre eux pour faire partie d’un vrai Big Four. Moi je préfère parler de Big Three, avec juste derrière Andy Murray puis Stan Wawrinka.

      Ensuite Del Potro, Nalbandian, Roddick, Hewitt et Soderling juste en-dessous, enfin Berdych, Tsonga, Davydenko et Ferrer.

      On verra à quel palier les jeunes se mettront

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      2 février 2018 a 16 h 24 min

      Salut Cullen,

      Oui Federer dépasse le simple cadre du tennis comme Pelé, Fangio, Jordan, Merckx, Senna, Bolt, Phelps ou Lewis dans d’autres sports.

      Là dessus nous sommes bien d’accord

      McEnroe l’a bien indiqué sur Eurosport, Federer est plus bankable que n’importe quel autre joueur, meme Djokovic le pitre et autre génie du jeu !
      Même en France, patrie de Poulidor, le Suisse est adore. Mais il a 2 atouts : il parle français et dans le contexte terrien de RG, il était le dauphin recurrent du roi Nadal …

      Pour en revenir aux coups, là dessus nous sommes OK il a tout optimisé : service meilleur que Sampras, coup droit ravageur (moins puissant que certains cependant dont F. Gonzalez), retour meilleur qu’Agassi (moins bon que Djokovic cependant), lift excellent pour un non pur terrien, amortie virtuose, vole de grande classe, passing fabuleux, lob, revers à 1 main (moins bon que celui de Wawrinka cependant) et j’en passe !

      Je voulais juste rappeler qu’il n’a pas été un pionnier comme Connors ou Borg sur le revers à 2 mains.

      Mais à la façon d’un Michael Schumacher en F1, à qui je le comparerais en terme de longévité et de statistiques dignes de Pantagruel, le Suisse s’est créé un système pour devenir ce monstre du jeu : entraînement varié et toujours plus perfectionné, réflexion sur son calendrier, remise en question chaque année …

      La façon dont il est revenue 2 fois au top, de 2013 à 2014 mais surtout de 2016 à 2017, montre son intelligence de gestion de carrier tout autant que son sens tactique sur le court.

      Il a su faire les bons choix, comme un pilote de F1 doit choisir la bonne écurie au moment d’un transfert.

      Zapper Roland en 2017 était osé. En cas d’échec à Wimbledon, personne ne l’aurait rate. On l’aurait traité de poule mouillée ayant eu peur d’un bagel contre Nadal …

      Mais il a su atteindre al cible en plein mille, sans perdre un set.
      Quant à ce back to back australien à 36 ans, remarquable aussi !

      J’aimerais tant revoir Djokovic au top pour contrer ce Federer là, car Nadal n’en semble pas capable du fait du changement de filière de jeu du Suisse depuis 2017 …

      A suivre !

  6. avatar
    2 février 2018 a 14 h 46 min
    Par Cullen

    Axel,

    Federer n’a pas inventé de nouveaux coups c’est vrai (en même temps ça devient difficile aujourd’hui, je pense qu’on a fait le tour) mais comme tu l’as toi-même confirmé, il les a tous perfectionné. Au passage, Becker non plus n’a rien inventé, d’autres avant lui avaient fait du service une arme plus qu’un simple engagement. Roscoe Tanner bien sûr mais en remontant plus loin encore dans le temps, Pancho Gonzales avec pourtant une raquette d’un tout autre calibre et qui, parce qu’il dominait trop ses adversaires sur ses jeux de service, avait obligé à l’époque les instances du Tennis à modifier les règles du jeu en interdisant le service-volée !

    Je referme la parenthèse et pour revenir à Federer, on voit bien qu’il dépasse désormais le cadre du simple Tennis et même du sport en général. C’est devenu une icône, une star que tout le monde veut absolument voir et que tous les médias s’arrachent. Dernier exemple en date, à Melbourne quand une polémique a éclaté du fait que le Suisse disputait tous ses matchs en soirée alors que ses adversaires jouaient en plein cagnard et sous 40 degrés. On a dit que Federer était avantagé, qu’il choisissait lui-même l’horaire de ses rencontres etc.. Mais en réalité ce sont les organisateurs qui tenaient absolument à faire jouer le Suisse en night session pour faire grimper l’audimat.

    PS : en phase avec le commentaire de Sampras qui dit en substance la même chose que moi sur les stats/palmarès largement à nuancer.

    • avatar
      2 février 2018 a 16 h 24 min

      Salut Cullen,

      Oui Federer dépasse le simple cadre du tennis comme Pelé, Fangio, Jordan, Merckx, Senna, Bolt, Phelps ou Lewis dans d’autres sports.

      Là dessus nous sommes bien d’accord

      McEnroe l’a bien indiqué sur Eurosport, Federer est plus bankable que n’importe quel autre joueur, meme Djokovic le pitre et autre génie du jeu !
      Même en France, patrie de Poulidor, le Suisse est adore. Mais il a 2 atouts : il parle français et dans le contexte terrien de RG, il était le dauphin recurrent du roi Nadal …

      Pour en revenir aux coups, là dessus nous sommes OK il a tout optimisé : service meilleur que Sampras, coup droit ravageur (moins puissant que certains cependant dont F. Gonzalez), retour meilleur qu’Agassi (moins bon que Djokovic cependant), lift excellent pour un non pur terrien, amortie virtuose, vole de grande classe, passing fabuleux, lob, revers à 1 main (moins bon que celui de Wawrinka cependant) et j’en passe !

      Je voulais juste rappeler qu’il n’a pas été un pionnier comme Connors ou Borg sur le revers à 2 mains.

      Mais à la façon d’un Michael Schumacher en F1, à qui je le comparerais en terme de longévité et de statistiques dignes de Pantagruel, le Suisse s’est créé un système pour devenir ce monstre du jeu : entraînement varié et toujours plus perfectionné, réflexion sur son calendrier, remise en question chaque année …

      La façon dont il est revenue 2 fois au top, de 2013 à 2014 mais surtout de 2016 à 2017, montre son intelligence de gestion de carrier tout autant que son sens tactique sur le court.

      Il a su faire les bons choix, comme un pilote de F1 doit choisir la bonne écurie au moment d’un transfert.

      Zapper Roland en 2017 était osé. En cas d’échec à Wimbledon, personne ne l’aurait rate. On l’aurait traité de poule mouillée ayant eu peur d’un bagel contre Nadal …

      Mais il a su atteindre al cible en plein mille, sans perdre un set.
      Quant à ce back to back australien à 36 ans, remarquable aussi !

      J’aimerais tant revoir Djokovic au top pour contrer ce Federer là, car Nadal n’en semble pas capable du fait du changement de filière de jeu du Suisse depuis 2017 …

      A suivre !

  7. avatar
    4 février 2018 a 13 h 41 min

    Axel
    Encore bravo pour le remaniement de ton goat big3! Je note juste que comme dit Guga il fallait nous dire avant que tu attendais que Fed explose le plafond de verre (que personne n’aurait imaginer fixer à ce stade il y a encore un an ) des 20 gc. Plutôt que de toujours mettre en avant un h2h qui, paradoxalement n’a pas évolué, si ce n’est sur dur face à Nadal depuis un an. A ta décharge personne n’aurait non plus imaginé qu’il y ait un petit risque que Noël en reste là, ou presque niveau palmarès. Ce que, pour l’instant j’ai du mal à imaginer pour Nadal. Pour 2020, je suis d’accord avec vous tous. J’imagine un 22/18/14, tout en réalisant que cela impliquerait que les 3 monstres squattent 6 des 11 prochaines places…Pas impossible, juste difficile de cocher qu’elle cases…
    Fed 2 WIM ou 1 Wim un ao?
    Nadal 2 RG ou 1 RG 1 USO?
    Djoko 1 RG 1 août?
    Si tout le monde va mieux ça fait à nouveau quelques miettes pour les jeunots…décidément

    • avatar
      6 février 2018 a 10 h 23 min
      Par Axel Borg

      Salut Lauchou,

      Ce qui m’a fait changer d’avis pour Federer par rapport à Nadal et Djokovic, c’est 2 choses. Primo le fait que Federer gagne 3 GC sur 4 disputes à 35 ans, donc la théorie du coup de chance ou du tableau facile ne marche pas …

      Secundo l’écart qui était bloqué à +3 sur Nadal pendant plus de deux ans et demi (17-14) est désormais de +4 (20-16), potentiellement +3 si Rafa nous fait la Undecima à Paris dans quatre mois

      Mais +3 entre 20 et 17 ou +3 entre 17 et 14, ce n’est pas pareil du tout. Et cela laisse l’ancien recordman, Pete Sampras, à 6 longueurs du Suisse.

      Alors je veux bien que les têtes de series passes de 16 à 32 et l’uniformisation des surfaces aient aide, mais franchement ENORME ! Donc pour moi malgré les H2H favorable de Nadal et le Djoko Slam de Nole, Rodgeur a retrouvé (pour le moment) sa place de n°1 du Big Three.

      Pour le GOAT en revanche, je ne sais pas mais si je devais vraiment donner un nom ce serait toujours Rosewall je pense.

      • avatar
        6 février 2018 a 10 h 26 min

        Ce qui me dérangeait c’est que sur 17 GC, Federer en avait gagné 12 entre 2003 et 2007, soit avant l’éclosion de Nadal et Djokovic en 2008 puis 2011, et donc seulement 5 à partir de 2008.

        Désormais c’est 12 + 8 soit deux carriers. Une à la Borg (à une unite près) jusqu’en 2007 où il détruit sur son passage, et une à la Agassi (8 GC) où il défie le temps …

        Chapeau bas !

      • avatar
        6 février 2018 a 10 h 28 min

        Ce qui m’a fait changer d’avis c’est 2 choses par rapport à NAdal et Djokovic.

        3 GC sur 4 joués en 1 an, ce n’est pas un heureux accident mais un vrai retour du patron.

        Et l’écart est passé de 17-14 soit +3 à 20-16 soit +4 (ou 20-17 si Nadal nous sort la Undecima dans 4 mois), mettant l’ancien recordman (Sampras) à -6.

        Malgrré le passage d”e 16 à 32 tetes de série, malgré l’uniformisation des surfaces, c’est juste ENORME !

      • avatar
        7 février 2018 a 16 h 18 min

        Salut Lauchou,

        Attention Sampras reste 5e en réussite relative en GC ramené au nombre de participations, devant Djoko justement ! Mais oui j’espère que le Serbe ira au moins jusque 15 GC.

        1er Bjorn Borg 40.72 % de réussite (11 victoires en 27 participations, 1 en Australie en 1974, 8 à Roland-Garros de 1973 à 1976 puis de 1978 à 1981, 9 à Wimbledon de 1973 à 1981, et 9 à l’US Open de 1973 à 1981)

        2e Rafael Nadal 31.37 % de réussite (16 victoires en 51 participations, 13 en Australie en 2004-2005, de 2007 à 2012 et de 2014 à 2018, 13 à Roland-Garros de 2005 à 2017, 12 à Wimbledon en 2003, de 2005 à 2008 puis de 2010 à 2017 et 13 à l’US Open de 2003 à 2011, en 2013 et de 2015 à 2017)

        3e Roger Federer 27.77 % de réussite (20 victoires en 72 participations, 19 en Australie de 2000 à 2018, 17 à Roland-Garros de 1999 à 2015, 19 à Wimbledon de 1999 à 2017, et 17 à l’US Open de 2000 à 2015 et en 2017)

        4e Rod Laver 27.50 % de réussite (11 victoires en 40 participations, 9 en Australie entre 1956 et 1962, en 1969 et 1971, 8 à Roland-Garros en 1956, 1958-1962 puis 1968-1969, 11 à Wimbledon en 1956, 1958-1962 puis 1968-1971 et 1977, et 12 à l’US Open en 1956, 1958-1962 puis 1968-1970, 1972-1973 et 1975)

        5e Pete Sampras 26.92 % de réussite (14 victoires en 52 participations, 11 en Australie en 1989-1990 et de 1993 à 1998 puis de 2000 à 2002, 13 à Roland-Garros en 1989 puis de 1991 à 2002, 14 à Wimbledon en 1989 à 2002, et 14 à l’US Open de 1988 à 1998 puis de 2000 à 2002)

        6e Novak Djokovic 23.07 % de réussite (12 victoires en 52 participations, 14 en Australie de 2005 à 2018, 13 à Roland-Garros de 2005 à 2017, 13 à Wimbledon de 2005 à 2017 et 12 à l’US Open de 2005 à 2016)

        7e Ken Rosewall 19.04 % de réussite (8 victoires en 42 participations, 14 en Australie entre 1951 et 1956, en 1969, 1971-1973 et 1976-1977 (janvier) puis 1977 (décembre)-1978, 5 à Roland-Garros en 1952-1954 puis 1968-1969, 11 à Wimbledon en 1952-1956, 1968-1971 et 1974-1975, et 12 à l’US Open en 1952-1956, 1968-1970, 1972-1974 et 1977)

        8e John McEnroe 15.55 % de réussite (7 victoires en 45 participations, 5 en Australie en 1983, 1985, 1989, 1990 et 1992, 10 à Roland-Garros en 1977, 1980-1981, 1983-1985, 1987-1988 et 1991-1992, 14 à Wimbledon de 1977 à 1985 puis de 1988 à 1992, et 16 à l’US Open de 1977 à 1992)

        8e (ex aequo) Mats Wilander 15.55 % de réussite (7 victoires en 45 participations, 11 en Australie en 1981, 1983-1986, 1987-1991 et 1994-1995, 12 à Roland-Garros en 1982-1989, 1991 et 1994-1996, 10 à Wimbledon de 1981 à 1989 puis 1995, et 12 à l’US Open de 1982 à 1990 et 1993-1995)

        10e Ivan Lendl 14.03 % de réussite (8 victoires en 57 participations, 12 en Australie en 1980, de 1983 à 1985 puis de 1987 à 1994, 15 à Roland-Garros de 1978 à 1989 puis de 1992 à 1994, 14 à Wimbledon de 1979 à 1981 puis de 1983 à 1993 puis de 1998 à 2003 et en 2006, et 16 à l’US Open de 1979 à 1994)

        11e Jimmy Connors 13.79 % de réussite (8 victoires en 58 participations, 2 en Australie en 1974-1975, 13 à Roland-Garros en 1972-1973, de 1979 à 1985, 1987, 1989 puis 1991-1992, de 1998 à 2005, 21 à Wimbledon de 1972 à 1989 et en 1991-1992, et 22 à l’US Open de 1970 à 1989 puis en 1991-1992)

        12e Andre Agassi 13.11 % de réussite (8 victoires en 61 participations, 9 en Australie en 1995-1996 et de 1998 à 2005, 17 à Roland-Garros de 1987 à 1992 puis de 1994 à 1996, de 1998 à 2005, 14 à Wimbledon en 1987, de 1991 à 1996 puis de 1998 à 2003 et en 2006, et 21 à l’US Open de 1986 à 2006)

        13e Boris Becker 13.04 % de réussite (6 victoires en 46 participations, 12 en Australie de 1984 à 1985 puis en 1987, de 1989 à 1993 et de 1995 à 1997, 9 à Roland-Garros de 1985 à 1991 puis en 1993 et 1995, 14 à Wimbledon de 1984 à 1997 et en 1999, et 11 à l’US Open de 1985 à 1995)

        14e Stefan Edberg 11.11 % de réussite (6 victoires en 54 participations, 13 en Australie de 1983 à 1985 puis de 1987 à 1996, 13 à Roland-Garros de 1984 à 1996, 14 à Wimbledon de 1983 à 1996, et 14 à l’US Open de 1987 à 1996)

  8. avatar
    5 février 2018 a 19 h 30 min

    “Comment comparer Borg et Federer” ai-je lu à nouveau plus haut ? Tout simplement à l’aide des palmarès respectifs, des multiples retour de l’un quand il était menacé puis battu à répétition par 2 joueurs, au retrait très précoce de l’autre quand un joueur l’a fait vaciller (j’aime citer son autobiographie : ” j’avais été numéro, devenir numéro deux ne m’intéressait pas”.
    Enfin, sur un concours de circonstances, certes mais face au bourreau de son bourreau habituel, Fed à vaincu son signe indien alors que Borg à buté sur Connors et Mac à 4 reprises. J’ai même tendance à penser que le temps venu de la domination de Lendl (Borg à peut-être loupé de belles occasions en 82 et 83) il se serait heurté à un 3e mur sur dur…
    Ailleurs, Fed à tout et plus gagné que le suédois et à choisi de mener une carrière déjà 2 fois plus longue :
    2 WIM de plus (en attendant d’autres peut-être ?) ,
    5 uso (0 Borg en 7 tentatives) ,
    6 OA (ou le suédois ne daignait pas se rendre alors qu’il aurait pu briller sur le gazon australien, contribuant peut-être à la banalisation (minoration?) de ce gc auquel les natifs – au moins Laver et Rosewall- avaient donné quelques lettres de noblesse.
    Oui, définitivement je veux bien que le débat du GOAT continue de nous stimuler le ciboulot, mais le cas Fed /Borg est pour moi réglé depuis longtemps . Je place personnellement même Nadal au dessus, aux côtés de Laver . Et je n’ai pas changé d’avis, je laisse encore Fed et Rosewall à égalité jusqu’à en haut de l’Olympe tennistique jusqu’à ce qu’eventuellement Fed remporte un ou deux majeurs de plus, le tout à un âge aussi canonique que le grand petit Australien . Pour le suédois, il reste l’indetronable place d’être le 1er à avoir eu un tel impact sur son sport. Ça c’est à tout jamais puisque ces cadets, par définition ont porté le tennis au pinacle après lui. Mais c’est juste une question de chronologie. Federer et plus encore Nadal ont porté tout simplement plus haut que le suédois une forme d’humilité et le refus de la défaite. Le secret de leur carrière et de leur longévité…

  9. avatar
    6 février 2018 a 23 h 02 min

    C’est vrai que 75% de réussite en gc entre 35 et 36 ans ça laisse un peu baba…Même le grand Ken n’en faisait pas autant, ne parlons pas de l’autre célèbre papy, Jimbo qui voguait plutôt dans les derniers carrés. Et je regrette encore a ce jour cet orgueilleux calcul québécois l’été dernier. Qui a enrayé la belle mécanique qui aurait pu le conduire jusqu’à une finale historique face à Nadal à l’USO…Et là…
    Oui, Sampras mis respectivement à 6 et 3 de ses récents poursuivants, là aussi c’est fou. Bien moins fan de Djoko que toi Axelborg, je trouverais néanmoins juste que le serbe égalise voire dépasse l’américain…

  10. avatar
    6 février 2018 a 23 h 04 min

    Pardon 6 et 2 entre Fed, Nadal et Pete ! J’en perd mon latin moi avec ces “monstres “!

  11. avatar
    8 février 2018 a 16 h 14 min

    Axel, très intéressant la liste avec le pourcentage de GC remportés par rapport aux GC disputés.

    Deux bémols: Borg est premier de loin certes, mais nous savons tous qu’il est parti au faîte de sa gloire, à 26 ans.

    Par exemple si l’on calcule pour Nadal jusqu’en 2014: 14 GC sur 39 disputés = 35,9%; Federer jusqu’en 2010: 16/46 = 34,8% (j’ai pris les années consécutives avec GC). Et encore ces deux-là ont fait 4 GC par an, pas juste 3; Nadal par exemple toujours présent en Australie, même si peu de victoire.

    L’opposition maintenant: Nadal s’est presque toujours tapé soit Federer soit Djokovic dans ses finales; Borg, surtout Connors et McEnroe, certainement un cran en dessous des 3 fantastiques.

    Deuxième bémol, à l’opposé de Borg, nous avons Laver et Rosewall, qui, comme nous le savons, ont eu leur pic de niveau avant l’ère Open, ce qui est d’autant plus vrai pour Rosewall. Mais d’un autre côté, chacun d’eux a remporté plusieurs GC en début de carrière quand les meilleurs joueurs étaient sur le circuit pro.

    Pour conclure, ceci est quand même un bon indicateur de l’importance historique d’un joueur car tous les GOAT potentiels sont dans les 7 premières positions.

    • avatar
      9 février 2018 a 12 h 50 min
      Par Cullen

      Pour rebondir sur ce que disait Fabrice, et mesurer un peu plus le poids qu’ont pu avoir les deux grands oubliés de l’Histoire, voici les stats de Pancho Gonzales et Ken Rosewall sur le circuit pro et que l’on peut comparer avec celles, mêmes exceptionnelles, de Borg en GC.

      Gonzales 46% de réussite soit 12 titres sur 26 tournois majeurs disputés entre 1950 et 1965 (8 US Pro et 4 Wembley – il n’a jamais gagné le French Pro)

      Rosewall 56% ! soit 15 titres sur 27 tournois disputés entre 1957 et 1967 (8 French Pro, 5 Wembley et 2 US Pro)

  12. avatar
    9 février 2018 a 12 h 47 min

    Salut Fabrice,

    Oui l’opposition rencontrée par Borg est moindre que celle de Nadal. Le Suédois n’allait jamais en Australie, a perdu 4 finales d’US Open et on ne sait pas ce qu’il aurait fait par la suite dans les années 80. S’il avait gardé sa motivation, je l’aurais bien vu gagner plein de Roland-Garros, par contre à Wimbledon il aurait souffert face à McEnroe mais aussi Becker ou Edberg.

    Le probleme de Borg c’est que la nation de record n’était pas aussi importance, c’est Sampras qui l’a relance en 1999 et 2000 en égalant puis battant les 12 GC de Roy Emerson.

    Borg pour moi c’est Anquetil qui part en 1965 faire son double Critérium du Dauphiné Libéré / Bordeaux Paris. Vexé de voir ses primes diminuer, le Normand avait zappé le Tour de France. Quintuple maillot jaune alors que Thys et Bobet n’en avaient que 3, auteur du double Giro Tour comme Fausto Coppi avant lui, Maître Jacques n’avait plus besoin de courir la Grande Boucle, souffrant de plus de la popularité insolente de Raymond Poulidor.

    C’est par la suite que Merckx, Hinault, Indurain, Armstrong (et non Ullrich), Contador puis Froome ont chasse ce record.

    Pour Borg, 1982 détruit sa motivation avec ce quota de tournois mineurs à disputer qui fait qu’on lui met des batons dans les roues pour jouer à Monte-Carlo puis à Roland. Voyant cela, le Suédois a abandonné le tennis pro, sachant qu’il s’entraînait comme un damné depuis sa toute tendre enfance.

    Peut-être pas le GOAT, mais quel joueur ; première star mondiale du tennis, pionnier du lift et du revers à deux mains, trois doubles RG / Wimbledon de rang (comme entre 2008 et 2010 mais partagés entre Nadal et Federer).

    Le Big Three, malgré son niveau hallucinant, a eu plusieurs avantages : harmonization des surfaces, passages à 32 têtes de série et notion de record très présente donc impensable de boycotter l’Australie comme McEnroe ou Borg, voire meme Agassi jusqu’en 1994 (sa victoire de 1995 se fait pour ses débuts à Melbourne !)

    Et tout cela est vrai dans tous les sports, F1 avec les 5 titres de Fangio relancés par le duel Prost Senna entre 1988 et 1993 avant que le Kaiser Schumacher n’égale puis ne batte le mythe argentin en 2002-2003.

    Pour le cyclisme, si Merckx et Hinault n’avaient pas couru de février à octobre en voulant tout gagner façon boulimiques de l’asphalte, ils auraient gagné 7 voire 8 ou 9 Tours de France. Et n’oublions pas Coppi ou Bartali qui ont perdu 7 Tours de France de 1940 à 1946 du fait de la guerre, meme si Robic, Vietto ou Kubler auraient pu en chiper un ou deux. L’accident de chasse de Greg LeMond qui le prive certainement de 2 titres en 1987 et 1988.

  13. avatar
    12 février 2018 a 17 h 33 min

    Oui, bien vu Axel, la notion de record n’était probablement pas omniprésente comme dans les 2-3 dernières décennies.

    Je pense que l’exploit était célébré comme tel.
    Maintenant que l’historique de l’ère Open est plus long, c’est plus facile d’encercler les records.

    Ce qui me fascine le plus avec le tennis, c’est la diversité des surfaces et donc la variété des profils des joueurs, et par conséquent virtuellement tous les grands champions ont été maudits à un des “3″ GC, Borg à l’US Open donc, Rosewall (et Lendl) à Wimbledon, Sampras à RG. Federer et Djoko ont selon moi eu un peu de chance en profitant de l’absence ou de la méforme de Nadal pour remporter RG (on peut aussi dire qu’ils ont eu la malchance de se coltiner le meilleur joueur de TB de l’histoire).

  14. avatar
    13 février 2018 a 17 h 01 min

    Salut Fabrice,

    On peut rajouter McEnroe et Becker à Roland meme si Sampras leur est supérieur historiquement.

    Ce qui me gene pour Federer c’est qu’il n’a jamais battu Nadal, ni meme réussi à le pousser à 5 sets sur l’ocre parisien.
    Djokovic a réussi à vaincre Rafa en 2015, sans oublier cette demie perdue en 5 sets en 2013.
    Même en 2006 et 2007 à son climax, Federer perd en 4 sets contre le Taureau de Manacor. En 2011 où il sort Nole après un match de phénix, le Suisse trebuchet encore en finale alors que Nadal reprend peu à peu confiance après ses défaites sèches de Madrid et Rome devant le Serbe.
    Certes Fed menait 5-2 et certes Nadal très peu fair-play a fait appel au soigneur dans ce 1er set de la finale 2011.
    Mais bon le seul match en 3 sets gagnants où Federer fut vraiment à la hauteur contre Nadal fut la finale de Rome en 2006.

    Globalement, Djokovic a toujours été meilleur que Federer sur terre battue, on le voit bien en terme de palmarès (4 victoires à Rome en 2008, 2011, 2014, 2015, 2 à Madrid en 2011 et 2016, 1 à Monte-Carlo en 2013 contre 4 à Hambourg en 2002, 2004, 2005 et 2007 et 2 à Madrid seulement pour Rodgeur en 2009 et 2012, dans des conditions spéciales, la 1re fois Nadal est épuisé par 4h02 la veille contre le Djoker justement et la 2e fois c’est la fameuse blue clay qui avait perturbé Nadal et consorts à la Caja Majica) ou de résultats contre Nadal.

    Dernier exemple en 2008 face au meilleur Rafa jamais vu à Paris, Djokovic prend 3 sets mais serrés 6-4, 6-2, 7-6, en tout cas moins expéditifs que la finale contre le Suisse 6-1, 6-3, 6-0 !!

    Nadal a perdu 35 jeux en 2008 en mode bulldozer, Djokovic lui en prend 12 de ces 41, Federer seulement 4, soit moins que Bellucci (9), Devilder (5) et Nieminen (5) en 1re semaine ! Le pire fut pour Verdasco (3) et Almagro (3) véritablement laminés chacun.

  15. avatar
    14 février 2018 a 16 h 53 min

    J’aurais plutôt eu tendance à mettre Federer devant Djoko sur terre battue.
    Sans fouiller, je dirais que Federer a affronté un Nadal plus fort que celui affronté par Djoko. Je pense qu’on peut affirmer que Nadal n’était pas au top de sa forme en 2015. D’ailleurs Djoko a par la suite perdu contre le Stanimal en finale. Les deux seuls hommes à avoir battu Nadal à RG ont donc atteint la finale avant de perdre, l’autre étant Soderling en 2009 naturellement. En 2016 Nadal avait abandonné avant son match contre Granollers.

    De plus Federer a battu Djoko à RG en demies en 2011 (wow le temps passe vite, je croyais que c’était plus récent) avant de perdre en 4 sets serrés (sauf le dernier) contre Nadal en finale.

    Ceci étant dit, Djoko est clairement extrêmement fort sur TB, et comme nous l’avons dit, pourrait viser un deuxième titre à Roland Garros.

    Au-delà de RG, je viens de remarquer que Djoko a toujours été en 1/2 de l’US Open depuis 2007 avec (seulement) 2 titres, 5 finales, 3 demies, sauf l’année dernière quand il était absent. Je pense qu’il doit avoir le record de finales perdues (Lendl en a perdu 5 aussi, mais a gagné 3 titres au milieu, soit 8 finales consécutives… Fed a seulement 6 finales consécutives, mais 5 titres de rang).

  16. avatar
    14 février 2018 a 18 h 28 min

    Salut Fabrice,

    Intéressant que tu trouves Djokovic moins bon que Federer sur terre battue. Le meilleur Nadal c’était 2008 et pour moi en terme de résistance on a vu la résistance du Serbe par rapport au Suisse.

    Certes Fed bat Nole en 1/2 de RG 2011 mais en 2012 c’est l’inverse. Et encore une fois en nombre de titres ou en nombre de victoires sur Rafa, il n’y a pas photo.

    J’ai toujours su depuis ce match de Madrid 2009 perdu par le Djoker en 4h02 et 3 sets contre le Taureau de Manacor qu’il finirait par le vaincre sur terre … Chose faite en 2011 à Madrid en 2 sets gagnants, et en 2015 à Roland en 3 sets gagnants il est vrai face à un Nadal pas à 100 % … Mais bon idem pour Soderling en 2009.

    Du coup, pour moi la plus belle perf de Djokovic contre Nadal sur terre c’est son double Madrid / Rome de 2011 pour les victoires, et sa défaite tres serrée en 2013 à Roland en 5 sets (9-7 au 5e).

  17. avatar
    14 février 2018 a 18 h 29 min

    Sachant que pour Federer, son top terrien contre Rafa est bien sur Rome 2006, malgré une défaite en 5 sets …

  18. avatar
    15 février 2018 a 9 h 58 min

    Fabrice, Axel

    Je prends le parti de Fabrice dans la hiérarchie Fed /Djoko sur tb (alors qu’en indoor je les mettrais à stricte égalité ) et voici quelques réflexions:
    - Fed à stoppé Djoko dans ce fameux match d’anthologie de 2011. Alors que le serbe produisait le meilleur tennis de sa vie et (avec 2015/16) l’un des meilleurs tennis jamais proposé, Fed à sorti le meilleur match sur tb de sa propre carrière (avec en effet Rome 2006) et peut-être même à eux 2 le plus beau match de tennis offensif jamais vu sur tb…Oui, définitivement de ce bras de fer significatif, le Suisse est sorti vainqueur alors que ce Djoko là aurait sûrement eu plus de chance que lui face à Nadal 2011 pour une fois en doute sur tb cette même année
    - Fed c’est 4 finales pour une victoire à RG , 3 pour 1 côté serbe mais cela s’équilibre dans la mesure où le Suisse ne s’est incliné que face à l’ogre de l’ocre quand Djoko à du manger sa casquette face à Nadal ET Wawrinka.
    - dans une faille temporelle ou Nadal aurait joué au foot (ou en concours mr univers ;-) ) Fed aurait remporté 4 ou 5 RG, fait remarquable et inédit pour un attaquant de sa trempe (d’ailleurs sans Nadal il y aurait gagné au filet, un peu à la Noah, ce que Mac, Edberg ou Sampras qui n’avait pas ses fabuleux fondamentaux de fond de court n’ont pu réussir) et Djoko 3 ou 4, dans une filière plus commune à son jeu.
    - Djoko a buté plus souvent que Fed contre Nadal en 1/2 qu’en finale et je refuse de n’y voir que les hasards du tirage au sort…
    - Les 2 hommes restent à égalité devant un fait un peu handicapant dans leur carrière respective (le tendon d’Achille de Fed qui l’humanise dans l’Olympe deux tennis ): si Djoko à battu un Nadal fantomatique en 2015, comme Fed il a échoué devant le patron au sommet de sa forme et il a fallu que les blessures de l’Espagnol ou un coupeur de têtes à la soderling fasse “le sale boulot ” pour que chacun trouve son graal, et vainc son signe indien. ..

  19. avatar
    15 février 2018 a 9 h 59 min

    Pfff, j’ai oublié de vous souhaiter une bonne St Valentin avec la petite balle jaune hier, bande de fetichistes! ;-)

  20. avatar
    15 février 2018 a 16 h 25 min

    Axel, j’ai bien dit “J’aurais plutôt tendance à mettre Federer devant Djoko”, mais clairement leur niveau sur TB est très élevé, et je pense que la différence entre les deux n’est pas significative d’un point de vue statistique. Comme il est difficile de comparer exactement, je pense que l’on doit les considérer comme égaux à ce niveau.

    Comme le précise Lauchou, c’est clair que les deux auraient remporté de multiples fois RG si Nadal avait été un tout petit peu moins exceptionnel sur TB.

    Tous deux doivent aussi être considérés comme parmi les meilleurs de l’histoire sur TB, derrière Nadal et Borg, peut-être Vilas. Qu’en pensez-vous ?

  21. avatar
    15 février 2018 a 18 h 14 min

    Salut Fabrice, Lauchou,

    @Fabrice, oui je comprends bien que tu mets Fed devant Nole de peu.

    Mais pour moi le critère, puisque chacun a gagné RG sans batter Nadal sur son chemin, c’est la résistance à Nadal.

    Djokovic a croisé 7 fois la route de Nadal à Paris, bilan 6-1 pour le Majorquin.

    Federer a croisé 5 fois la route de Nadal à Paris, bilan 5-0 pour le Taureau.

    Après en terme de jeu, oui Federer c’était plus offensive que Djokovic donc plus méritant d’un côté, mais pour moi Djokovic est meilleur physiquement et en fond de court compare au Suisse, donc meilleur terrien.
    Le seul domaine où Fed domine c’est la variété de coups notamment en amorties.

    Par rapport aux autres, non Borg c’est au-dessus désolé car meme si on consdière que Federer et Djokovic auraient chacun 3, 4 voire 5 GC chacun en l’absence de Nadal (lequel aurait pu suivre l’exemple de son oncle Miguel Angel libero dans la Dream Team barcelonaise de Cruyff), ils n’ont jamais mis des roustes comparables à celles que le Suédois mettait à son dauphin théorique, Vilas …

    Donc pour moi Borg c’est très au-dessus de Federer et de Nole sur terre, tout comme Ken Rosewall est lui aussi sans discussion sur le podium historique derrière Rafa et Iceborg.

    Par contre, Federer et Djokovic versus des triples vainqueurs comme Kuerten, Lendl ou Wilander, là oui le débat est intéressant.

    Je mettrais quand meme les 2 monstres modernes devant Guga, Ivan le Terrible et Mats Wilander pour une raison simple : aucun pur terrien – hors Nadal – n’a jamais pu vraiment barrer la route du Serbe et du Suisse à Paris, que l’on parle de Ferrer, Almagro ou d’autres Hispaniques …

    Allez je me mouille sur le top 15 Clay GOAT (depuis la guerre allez)

    1/ Nadal
    2/ Borg
    3/ Rosewall
    4/ Djokovic
    5/ Federer
    6/ Kuerten
    7/ Lendl
    8/ Wilander
    9/ Vilas
    10/ Muster
    11/ Bruguera
    12/ Nastase
    13/ Moya
    14/ Connors (dommage qu’il ait manqué RG de 1974 à 1978 …)
    15/ Agassi

  22. avatar
    15 février 2018 a 22 h 40 min

    Je n’irai pas jusqu’à mettre Djoko et Federer juste derrière Nadal, Borg et même Vilas…Peut être dans les 10 meilleurs? Devant je vois Kuerten, Muster, peut être Courier, Agassi, Lendl, Rosewall. Voilà…
    En revanche, je vois Fed et Rosewall comme les 2 meilleurs joueurs de TB portés vers l’avant…Il n’y qu’à considérer ceux que je viens d’énumérer.
    Et je reviens un peu à la Axel sur ce que j’ai dit il y a peu: Fed pour moi est passé devant Rosewall, pas parce qu’il l’a dépassé en titre majeurs mais parce que le “petit” Australien n’a jamais remporté Wimbledon, on l’oublie trop souvent dans les bilans…

  23. avatar
    16 février 2018 a 13 h 10 min
    Par Enzo29

    @Axel,

    Super Axel, la tentative de classement des GOAT sur terre, ça devient décidément trop intéressant ! Mais ça mérite quelques remarques tout de même…

    Tout d’abord tu mentionnes Connors. Mais soit tu comptes la terre battue américaine, le har-tru, surface de l’US Open entre 1975 et 1977, soit tu ne la comptes pas. Si tu la comptes, avec trois finales dont une victoire sur cette surface éphémère, alors Connors doit être bien plus haut dans ton classement, il me semble même mériter, tout simplement, la première place sur cette surface. Car ce n’est pas de la faute de Connors s’ils sont passés au dur ensuite ! Mais cette surface semblait assez différente de la TB européenne, et de toute façon elle a été utilisée sur une trop courte période selon moi pour pouvoir la prendre en compte. Et dans le classement sur la TB européenne, Connors ne doit même pas apparaître.

    Je note que dans ton classement Muster apparaît devant Bruguera… C’est assez marrant, mais je suis plutôt d’accord car l’Autrichien a marqué durablement les esprits avec sa victoire à RG, mais aussi sa série de victoires consécutives sur TB. D’ailleurs tu places Vilas devant Muster, je ne suis pas forcément d’accord là-dessus. Certes Vilas a aussi une série record sur TB, mais son titre à RG est tout de même largement dû à l’absence de Borg cette année-là (1977). Mais l’un et l’autre n’ont pourtant qu’un titre à Roland, contrairement à Bruguera et à… Jim Courier, le grand oublié n°2 de ton classement.

    Le grand oublié n°1, il est tellement évident que je penche plutôt pour l’étourderie ! C’est bien entendu Rod Laver, non ? Deux titres à RG tout de même, + diverses finales perdues face à Rosewall dans les années 60, sauf en 67 où il bat Rosewall au French Pro, ce qui en fait un probable vainqueur cette année-là s’il avait pu disputer Roland… Tu places Rosewall dans le trio de tête (et je suis d’accord) mais dans ce cas il ne faut pas oublier Rocket, certes derrière Rosewall mais tout de même !

  24. avatar
    16 février 2018 a 15 h 07 min

    @Enzo,

    Oui en effet oublis de Jim Courier et Rod Laver mea culpa.

    Pour Connors, 1er sur har-tru ou 1er tout court pour toi ? Car OK pour le har-tru mais pas OK du tout sur la terre globale.

    J’ai mis Connors 14e car il était excellent sur har-tru oui. Mais in fine il n’a gagné qu’un seul GC sur terre, en 1976 à Forest Hills. Certes il a perdu 5 années, sans doute les plus belles, à Paris, mais pour moi le fait qu’il n’ait jamais pu atteindre la finale à Paris (notamment en 1979 où Victor Pecci le sort en demie) lui interdit le top 10 global.

    @Lauchou, Vilas c’est vrai gagne en 1977 sans nul doute du fait de l’absence de Borg. Mais l’Argentin a 2 stats qui tuent : recordman des titres sur terre avant l’avènement de Nadal, et cette série record de 53 victoires sur ocre là aussi avant que Rafa ne batte son record (81 pour l’Ibère).

    Mais attention cependant, la série de Vilas a pris fin lors du tournoi d’Aix-en-Provence début octobre 1977 face au Roumain Ilie Nastase, qui utilisa la fameuse raquette spaghetti …
    Sans cela, Vilas aurait rajouté 7 ou 8 Tournois en plus, donc se serait approché de 70 voire 80 victoires …
    En l’occurrence Téhéran, Bogota, Santiago, Buenos Aires en octobre / novembre 1977, et
    Hambourg, Munich en mai 1978 avant de perdre contre Borg à Roland en juin 1978.

    Alors OK sans croiser la route de Borg mais cela en fait un monstre de la terre à mes yeux.
    N’oublions pas qu’il perd 3 finales à RG, 1975 et 1978 contre Borg ce qui n’a rien d’infamant, 1982 contre Wilander ce qui là est moins bon pour sa place dans l’Histoire..

  25. avatar
    16 février 2018 a 15 h 28 min
    Par Cullen

    Lauchou,

    « En revanche, je vois Fed et Rosewall comme les 2 meilleurs joueurs de TB portés vers l’avant »

    J’aurais pas dit mieux, les classements virtuels – même bien argumentés – sont souvent subjectifs et dépendant de l’appréciation de chacun, en revanche cette remarque est très intéressante et ne souffre d’aucune contestation. Je suis beaucoup moins convaincu en revanche par la suite de ton commentaire, si Rosewall n’a jamais gagné à Wimbledon, ça n’est pas en raison de son profil (petit gabarit dont le service était le seul point faible) mais surtout parce qu’il en a été privé lorsqu’il était à l’apogée de sa carrière (1960-1964) et ses 5 succès à Wembley durant cette période (qui était l’équivalent de Wimbledon chez les professionnels) le confirment. http://yourzone.beinsports.fr/tennis-la-malediction-de-ken-rosewall-a-wimbledon-72301/

  26. avatar
    16 février 2018 a 17 h 18 min

    D’accord avec Enzo pour Courier ! Comment l’omettre dans un top t’en qui contrairement à la mention ne remonte pas jusqu’à la guerre.
    Pour Fed et djoko devant Wilander et Lendl j’ai du mal à comprendre, mais tout ça est sûrement très subjectifs.
    Quant à Connors devant Agassi (et ce dernier en numéro 15!), les bras m’en tombent …

  27. avatar
    18 février 2018 a 14 h 12 min

    Cullen,

    Ton article m’a rafraîchi la mémoire, et, si je n’ai pas fait de parallèle entre son jeu et son absence au palmarès, il est évident qu’avec 5 tentatives de plus le grand Ken aurait multiplié les chances…reste que ça n’a pas eu lieu et qu’il y a encore des chances que Fed améliore encore les marques, lors d’une carrière tout aussi longue, régulière et prolixe, qu’aucun amateur de tennis sérieux n’aurait envisagée dans le tennis moderne, si exigeant d’aujourd’hui….

  28. avatar
    18 février 2018 a 15 h 56 min

    @Lauchou, Rosewall gagne RG en 1953 …

    Avant 1953 désolé mais ni Bernard ni Drobny ne méritent pour moi de figurer dans ce top ten clay …

    Pour Jimbo, encore 1 fois je compte le har-tru. Sur la terre européenne, oui Connors est derrière Agassi …

    Quant à Courier, ce qui me gêne c’est qu’après Wimbledon 1993 (et plus encore Melbourne 1994) sa carrière s’arrête, comme si perdre devant Sampras pour lui en ces 2 GC avait représenté un mur …

  29. avatar
    19 février 2018 a 12 h 06 min
    Par Cullen

    Axel,

    Rosewall n’était pas le meilleur joueur de terre battue en 1953, il l’est devenu à la fin des années 50’, le meilleur à cette époque c’était sans conteste Pancho Segura, l’un des premiers à jouer son coup droit à 2 mains et surtout à utiliser le lift. Seulement comme la plupart des gens (et des amateurs de Tennis) tu l’oublies (il n’est même pas dans ta liste des 15 plus marquants…) parce qu’il ne figure pas au palmarès de Roland Garros… Une fois de plus, il faut prendre un peu de recul et se remémorer que les meilleurs joueurs du monde ne disputaient pas les Grands Chelems à l’époque, ça a commencé dans les années 30’ et ça s’est accentué dans les années 50-60’ où les vainqueurs de GC ne figuraient bien souvent même pas parmi les 20 meilleurs du monde.

    • avatar
      19 février 2018 a 13 h 12 min
      Par Cullen

      Après, on pourrait décliner ce petit jeu en dressant une liste des joueurs les plus hostiles à la terre battue, en tout cas ceux dont le rendement chutait lourdement à l’approche de cette surface. Il y aurait évidemment une majorité de grands serveurs-volleyeurs style Sampras, P. Gonzales, Roddick, McEnroe, Becker ou Edberg, et puis des joueurs pourtant “faits pour cette surface” car petits, couvrant bien le terrain et à l’aise en fond de court mais qui souffraient d’un manque de “culture” de la terre battue car pas du tout formé sur cette surface et à ses particularisme (patience, lift, amortis, etc…). Celui qui me vient en tête en premier c’est LLeyton Hewitt.

  30. avatar
    19 février 2018 a 14 h 52 min

    @Cullen, là c’est toi aussi qui manque de coherence. tu ne peux pas à la fois brander Rosewall (légitimement) comme obstacle à GOAT Federer car palmarès biaisés entre 1963 et 1967, et de l’autre nier que Rosewall est l’un des géants de l’ocre des années 50-60.

    Seulement 2 RG mais 8 French Pro … Bref, un monstre à la Borg ou à la Nadal.

    Pancho Segura était un immense joueur personne ne le conteste … Sa seule reference à Roland c’est un 3e tour en 1946, défaite devant Marcel Bernard, vainqueur cette année là de façon très particulière … Et sur terre battue en Slam Pro, il gagne l’US Pro en 1950. PAs de quoi en faire le titan de la brique pilee que tu decris …

    • avatar
      20 février 2018 a 10 h 46 min
      Par Cullen

      Encore pas mal d’approximations Axel. Segura a en effet remporté l’US Pro sur terre battue en 1950 (et aussi en 51 sur gazon et en 52 sur dur face au grand Pancho Gonzales) mais il a également gagné le French Pro en 1950 et s’il ne l’a remporté qu’une seule fois c’est parce que le tournoi parisien était organisé de façon très irrégulière à l’époque (pas d’éditions en 51 et 52, pas non plus en 54 et 55) et que les Tournées mettant aux prises 3 ou 4 joueurs tout au long de l’année étaient encore la référence chez les pros. Et dans ce domaine, c’est lui qui avait le meilleur ratio victoires/défaites sur ocre, même face à Gonzales, le meilleur joueur du monde à l’époque. Mais en analysant le sport uniquement par le prisme des résultats et du pédigré de chacun, ces choses-là on ne les ressent pas, il faut se documenter, s’imprégner du Tennis tel qu’il était disputé/organisé à ce moment-là.

      Quant à Rosewall, je ne vois pas la moindre incohérence dans mes propos. Il a dominé le circuit entre 1960 et 1965 et son règne s’est même étendue de 1958 à 1968 sur terre battue. Au passage, il n’a pas été privé de GC entre 1963 et 1967 comme tu l’écris (ça c’est Laver) mais de 1957 à 1967 soit 11 saisons dont ses plus belles. Ses 8 succès obtenus au French Pro à cette période sont d’ailleurs parfaitement transposables à Roland Garros (le vrai, l’officiel) car les Pietrangeli, Santana et autres Emerson n’auraient pas pesé bien lourds face à l’Australien. De là à en faire le meilleur de tous les temps sur cette surface je n’en sais rien (et je m’en fiche), le jeu sur terre a tellement évolué entre temps que c’est complètement illusoire de vouloir dresser une hiérarchie. En revanche, en 1953 il était encore un peu tendre et de nombreux autres joueurs (Kramer, Sedgman, Segura ou Gonzales) lui étaient supérieurs, y compris sur terre battue. Mais encore une fois, eux n’étaient pas conviés à Roland Garros et c’est malheureusement inscrit en trop petit dans les livres d’Histoire pour que les passionnés de Tennis s’en rendent vraiment compte aujourd’hui.

    • avatar
      20 février 2018 a 12 h 46 min
      Par Cullen

      On ne pourra évidemment pas refaire l’Histoire mais si les GC avaient été ouverts à n’importe qui dès le départ, voilà à quoi auraient probablement ressemblé le palmarès des 3 principaux tournois entre 1950 et 1967 :

      1950 RG Segura W Sedgman US Segura
      1951 RG Segura W Gonzales US Segura
      1952 RG Segura W Gonzales US Segura
      1953 RG Sedgman W Sedgman US Gonzales
      1954 RG Gonzales W Gonzales US Gonzales
      1955 RG Trabert W Trabert US Gonzales
      1956 RG Trabert W Gonzales US Gonzales
      1957 RG Segura W Rosewall US Gonzales
      1958 RG Rosewall W Sedgman US Gonzales
      1959 RG Pietrangeli W Hoad US Gonzales
      1960 RG Rosewall W Rosewall US Olmedo
      1961 RG Rosewall W Rosewall US Gonzales
      1962 RG Rosewall W Rosewall US Buchholtz
      1963 RG Rosewall W Rosewall US Rosewall
      1964 RG Rosewall W Laver US Laver
      1965 RG Rosewall W Laver US Rosewall
      1966 RG Rosewall W Laver US Laver
      1967 RG Laver W Laver US Laver

      Soit (environ) 13 titres majeurs pour Gonzales, 19 pour Rosewall (15 en pro + 4 en GC à l’ère Open) et 13 pour Laver (8 en pro + 5 à l’ère Open), sans prendre en compte les titres acquis en amateur et avec seulement 3 tournois majeurs par an, l’Australie n’étant pas considéré comme tel à l’époque et le Masters n’étant pas encore disputé.

      • avatar
        20 février 2018 a 17 h 11 min

        @Christian,

        Pour 1953 désolé mais je n’approuve tjs pas tes propos … Tu peux considerer que Segura ou tout autre Tartanpion jouant de façon excellente sur terre aurait battu Rosewall cette saison là Porte d’Auteuil, c’est ton droit le plus strict, c’est ton opinion et je la respecte meme si je ne la partage pas.

        Car venir écrire de façon aussi affirmative que le 3e meilleur joueur de terre battue de tous les temps aurait perdu à Roland en 1953 parce qu’il n’était pas le meilleur sur la surface à l’époque, désolé je te trouve bien sur de toi …

        Tu me répondras que j’ai écrit voici quelques semaines que Borg aurait continue de domineer à Paris dans les années 80 contre Lendl et Wilander. Je maintiens ces propos mais jamais je ne l’affirmerais à 100 %, puisque la condition que j’avais mis et que je rappelled à cette occasion était le maintien d’une motivation suffisante pour Borg à se maintenir au top niveau …

        Je pourrais dire que Connors eut battu Borg en 1974 à Paris sans l’intervention politique (justifiée soit dit en passant) de Philippe Chatrier.
        Possible … Fort possible meme … Comme possible aussi que l’Américain se soit planté face au Suédois, qui montra d’incroyables qualites cette année là, à Paris mais aussi à Rome, à seulement 18 ans.

        Il est impossible de refaire l’Histoire. Classer les joueurs c’est subjectif, venir réécrire les palmarès c’est beaucoup plus dur …

        Et puis des stars de la terre qui ont perdu à Roland en étant favoris, je t’en trouve une liste longue comme le bras … Borg en 1976, Lendl en 1982 et 1989 pour ne pas dire 1988, Wilander en 1983, Agassi en 1990 et 1991, Courier en 1993, Kuerten en 1999, Ferrero en 2002, Nadal en 2009, Djokovic en 2011, 2014 et 2015 …

        Pareil à Wimbledon d’ailleurs … Connors en 1975, Borg en 1981, McEnroe en 1985, Becker en 1987, Edberg en 1989 et 1991, Sampras en 1996 et 2001, Federer en 2008 et 2010, Djokovic en 2016 …

        Idem à l’US Open encore … McEnroe en 1985, Edberg en 1990, Sampras en 1994, 1997 et 1998, Agassi en 1995, Federer en 2009 et 2017, Djokovic en 2012 et 2014 …

        Le statut de favori ne veut rien dire, en tennis, cyclisme, F1 ou foot ! C’est sur le terrain qu’on prouve sa valeur du moment, en conditions réelles. Djokovic en 2011 se plante royalement contre Federer alors qu’il avait tout pour gagner le French en finale contre Nadal. Idem en 2013 où il rate ce smash.

  31. avatar
    19 février 2018 a 17 h 29 min

    Bonjour à tous, les discussions sont ravivées par le sujet des chèvres qui mangent de la terre :P

    Je remarque aussi que notre bon ami Guga (Lionel !) est 2e au classement des commentaires (derrière Axel) et qu’il a dû dépasser SportThinker récemment (50 commentaires ici, 129 sur “Qui va gagner l’Open d’Sustralie).

    Bravo et merci !

  32. avatar
    20 février 2018 a 9 h 57 min
    Par Enzo29

    @Axel,

    On est en fait d’accord pour Connors. Il est n°1 incontesté sur une surface éphémère, le har-tru, qui me semble trop différente de la TB européenne pour être prise en compte dans ton classement. Par contre, sur la TB européenne, il n’a pas sa place dans ton top 15.

    D’une manière générale, je je m’attarde pas trop sur le nombre de titres sur TB, ou à RG, car comme déjà dit certains palmarès sont sujets à caution en raison de l’absence des principaux rivaux. C’est pour cela que je trouve la série de Muster plus impressionnante que celle de Vilas, car l’Autrichien a vraiment dérouillé tout le monde pendant sa série, alors que Vilas n’a pas eu à affronter Borg. Cela dit, si son titre de 1977 est sujet à caution, l’Argentin totalise 4 finales à Roland (1975, 1977, 1978 et 1982) pour une victoire, ce qui justifie largement sa présence dans ton classement.

    Un commentaire, enfin, sur Agassi. Pour moi il est tout à fait légitime dans ce classement. Avec une victoire, deux finales et deux demi-finales, le Kid de Las Vegas a une longue histoire avec ce tournoi. Il est beaucoup plus légitime que Moya par exemple.

    • avatar
      20 février 2018 a 17 h 18 min

      Salut Enzo,

      Le probleme d’Agassi est qu’il n’a qu’un titre à Paris. Et tant d’occasions manquées … Mais oui grand joueur sur terre, dès 1988 en 1/2 à 18 ans !

      1990 et la perruque. 1991 et le spectre du 3e Américain à lui passer devant en GC (Chang 1989, Sampras 1990 et donc Courier 1991).

      1995 sa meilleure année exception faite de 1999, il se plante contre Kafelnikov (un client c’est vrai) en 1/4 … Il aurait été intéressant de voir Agassi contre Musterminator en demi-finale pour une finale avant la lettre, voire contre Chang en finale en cas de success sur l’Autrichien.

      2000 là aussi quel gâchis dès le 2e tour contre Karol Kucera. Il aurait été intéressant de le voir contre Kuerten en finale théorique (à condition de batter Squillari, El Aynaoui, Albert Costa et Norman tout de meme jusqu’en 1/2), tout comme en 1999 si le Brésilien n’avait pas cede en 1/4 contre Medvedev.

      Pour 2001, je ne crois pas du tout à la legende de la déconcentration due à Bill Clinton, Grosjean a fait un gros match c’est tout. C’est la version de Dédé himself dans son livre “Open”. En 2002 et 2003, le Kid perd contre Ferrero et Coria soit deux monstres de la terre, rien d’infamant à 32 ans puis 33 ans.

    • avatar
      21 février 2018 a 17 h 04 min
      Par Axel Borg

      Cullen,

      Sur quoi je me base pour Rosewall 3e sur ocre ? Tout simplement le fait qu’il gagne 4 de ses 8 French Pro sur la terre battue de Roland-Garros en plus de ses 2 RG, pardi !!

      French Pro 1958, 1960, 1961, 1962, avec les 3 premières fois un cador battu en finale : Lew Hoad en 1958 et 1960, Pancho Gonzales en 1961 et Andres Gimeno en 1962.

      Cela donne 6 titres majeurs à Rosewall sur terre battue, soit plus que quiconque exception faite de Nadal (10) et Borg (6). Mais je mets le Suédois devant pour la violence de son hégémonie.

  33. avatar
    21 février 2018 a 11 h 04 min
    Par Cullen

    Axel,

    D’abord, expliques-moi sur quoi tu te bases pour affirmer que Rosewall est le 3ème meilleur joueur de l’Histoire sur terre battue. Pas 2ème, pas 4ème, mais 3ème… Parce que je suis d’accord avec toi quand tu écris qu’il est très difficile de réécrire les palmarès mais moi je m’appuie sur du concret, des faits réels. En dehors des années où le French Pro n’a pas été disputé (où j’ai du coup pris en compte les résultats des Tournées), tout le reste ce sont les résultats des trois principaux tournois professionnels disputés à cette période. Et qu’on ne me dise pas que c’était d’un niveau ATP 500, sous prétexte que les premiers tours se jouaient parfois au meilleur des trois sets ou qu’il n’y avait que 4 ou 5 matchs à disputer pour s’imposer parce qu’à l’époque, il y avait un tel écart entre les tout meilleurs et les autres à partir d’un certain seuil que disputer 2 ou 3 tours supplémentaires n’aurait strictement rien changé. Quant à savoir si les professionnels étaient vraiment au-dessus des amateurs, bah y a qu’à voir les résultats de ceux qui sont passés pros après avoir remporté des GC pour se faire une idée. En 1957 Rosewall qui restait pourtant sur un triplé simple messieurs, double messieurs et double mixte à Forrest Hills, perd sa série de face à face 50-26 contre Pancho Gonzales, pourtant en fin de carrière. Alors imagine en 1953 quand l’Australien n’avait que 18 ans et Gonzales était au top de sa forme… Idem pour Lewis Hoad la saison suivante ou pour Rod Laver en 1963 qui a remporté 2 matchs sur 24 lors de sa première saison pro après avoir réussi un soi-disant GC en 1962… Bref, Santana et Emerson ont bien fait de rester “amateurs”, ça leur a permis de garnir un peu leur vitrine et qu’on parle d’eux mais sans ces circonstances très particulières ils n’auraient probablement jamais rien gagné (en dehors d’1 ou 2 championnat australien pour Emerson vu que ça n’intéressait personne).

    • avatar
      21 février 2018 a 17 h 05 min

      Cullen,

      Sur quoi je me base pour Rosewall 3e sur ocre ? Tout simplement le fait qu’il gagne 4 de ses 8 French Pro sur la terre battue de Roland-Garros en plus de ses 2 RG, pardi !!

      French Pro 1958, 1960, 1961, 1962, avec les 3 premières fois un cador battu en finale : Lew Hoad en 1958 et 1960, Pancho Gonzales en 1961 et Andres Gimeno en 1962.

      Cela donne 6 titres majeurs à Rosewall sur terre battue, soit plus que quiconque exception faite de Nadal (10) et Borg (6). Mais je mets le Suédois devant pour la violence de son hégémonie.

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