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Les enseignements de la saison sur gazon
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Les enseignements de la saison sur gazon

Ca y est : les portes du All England Club viennent de se refermer. Tournoi de Newport excepté (auquel aucun des meilleurs joueurs mondiaux ne prend part), la fin du tournoi de Wimbledon marque donc la fin de la (trop ?) courte saison sur gazon. Si elle n’a duré qu’un mois, elle aura néanmoins été riche en enseignements. Quelques semaines avant le début de la saison nord-américaine, retour sur les informations distillées au cours de ces quelques semaines.

Le gazon, une surface définitivement à part, où tout devient possible

A l’heure où on parle de plus en plus d’une uniformisation du jeu et du ralentissement des surfaces rapides, force est de constater que la saison sur gazon reste un moment où tout est possible. Quoi qu’on en dise, le jeu sur herbe favorise toujours le jeu d’attaque et les grands serveurs. Ce n’est pas un hasard si un joueur comme Stepanek a brillé contre Murray et donné du fil à retordre à Djokovic, au tournoi du Queen’s puis à Wimbledon. Le gazon reste donc la surface la plus propice aux surprises. Si l’édition 2014 de Wimbledon n’a pas été marquée par le même vent de folie que l’année dernière, les éliminations précoces de Rafael Nadal et de David Ferrer à Wimbledon viennent rappeler que, sur gazon plus qu’ailleurs, rien n’est jamais acquis. Le cas de Rafael Nadal est d’ailleurs particulièrement saisissant : après avoir atteint cinq fois la finale à Wimbledon (de 2006 à 2011, en excluant 2009, où il avait déclaré forfait), le Majorquin n’arrive plus à rééditer les mêmes performances depuis trois ans. Sorti au deuxième tour en 2012 et au premier en 2013, il a fait un peu mieux cette année en atteignant les huitièmes de finale. Mais ses sets perdus contre des joueurs comme Kukushkin n’ont pas rassuré grand monde quant à sa capacité à rejouer à nouveau à un bon niveau sur gazon.  2014 vient donc confirmer que l’Espagnol a désormais beaucoup de mal à bien figurer sur gazon. Faut-il  y voir là une gêne physique sur cette surface, après de nombreux problèmes aux genoux, ou bien un manque d’implication ? Après tout, Nadal a déjà remporté deux fois le tournoi et dépense, chaque année, beaucoup d’énergie dans la saison de terre battue. Les difficultés de Rafael Nadal sur gazon associées à tout un tas d’autres arguments, tendent en tout cas à montrer que l’ère du « Big 4 » (Nadal, Federer, Djokovic et Murray), débutée en 2008, est belle et bien révolue.

Le Big 4 ? Quel Big 4 ?

Qu’il semble loin, le temps où les « Quatre Fantastiques » se partageaient tous les titres d’envergure et se retrouvaient régulièrement dans une lutte à quatre pour la victoire finale. La saison sur gazon est venue rappeler que ces quatre joueurs ne dominent plus le monde du tennis de manière aussi systématique qu’avant. Alors que Nadal est resté en retrait au cours du mois écoulé, c’est Federer qui a revêtu ses habits de lumière pendant quelques semaines. Avec un titre à Halle et une finale homérique à Wimbledon, il a prouvé à ceux qui en doutaient encore que, malgré des performances en berne sur surfaces lentes (huitième de finale à Roland Garros), il reste éminemment compétitif sur gazon. La perspective de le voir glaner un dix-huitième titre du Grand Chelem sur cette surface ne semble pas si utopique. Andy Murray, lui, a confirmé qu’il avait du mal à gérer l’après-Wimbledon 2013. A le voir contre Stepanek au Queen’s, ou contre Dimitrov à Wimbledon, apathique et résigné, on ne pouvait qu’être inquiet pour le Britannique. Souffre-t-il d’une préparation physique trop faible après sa blessure au dos, en septembre 2013, ou bien accuse-t-il le coup au niveau de sa de motivation, après avoir réalisé le rêve de sa vie en gagnant Wimbledon, il y a tout juste un an ? Une chose est sûre : en descendant à la dixième place mondiale pour la première fois depuis 2008, Murray vit une année (très) compliquée. Reste le cas de Novak Djokovic à aborder : le Serbe a confirmé qu’il était bien le seul membre de l’ex Big 4 capable de dominer durablement le circuit, grâce à ses performances sur toutes les surfaces. Qu’importe l’adversité, qu’importe son niveau de jeu, il parvient à s’en sortir (presque) à chaque fois. Depuis l’US Open 2010, Djokovic est parvenu à jouer la finale de 12 des 16 derniers tournois majeurs. Si rien ne permet d’affirmer qu’il finira l’année numéro 1 mondial, il est en tout cas le seul joueur du monde à pouvoir très bien jouer sur toutes les courts, de janvier à décembre. Sa victoire en finale de Wimbledon, après trois échecs consécutifs en finale de Grand Chelem, lui a également fait un bien fou. Cela dit, ses sautes de concentration étranges aperçues pendant certains matchs, notamment contre Cilic et Stepanek, sont sources d’interrogations… Et pourraient faire, dans un avenir plus ou moins proche, les affaires de  la nouvelle garde qui approche…

La jeunesse au pouvoir ? Pas si vite…

A Wimbledon, les jeunes joueurs et joueuses ont franchi une étape supplémentaire dans leur affirmation. Du côté de la WTA, ce sang neuf a été apporté par la Canadienne Eugénie Bouchard, tout juste vingt ans, qui ne cesse de progresser et a atteint sur gazon sa première finale majeure. Son adversaire en finale, Petra Kvitova, a déjà remporté Wimbledon il y a trois ans mais, du haut de ses 24 ans, elle fait encore figure de jeune face à la trentenaire Serena Williams, numéro 1 mondial en souffrance sur les dernières semaines.

Du côté des hommes, les demi-finales de vendredi ont revêtu une valeur hautement symbolique : Federer et Djokovic ont chacun affronté une  valeur montante du tennis : Milos Raonic pour le premier, Grigor Dimitrov (tombeur d’Andy Murray au tour précédent, excusez  du peu !) pour le second. Si Federer a contrôlé le match du début à la fin contre le nouveau numéro 6 mondial, le Serbe n’était pas loin de se faire embarquer dans un cinquième set plus qu’indécis par son talentueux adversaire… Mais comment ne pas évoquer Nick Kyrgios, 19 ans à peine, auteur de deux exploits dans ce tournoi ? Au second tour déjà, l’Australien s’était payé le luxe de remonter un handicap de deux sets à zéro et de sauver neuf balles de match contre Richard Gasquet, avant de l’emporter. Le Français avait alors déclaré que son jeune adversaire représentait l’avenir du tennis, provoquant quelques réactions circonspectes. Mais, quand il a sorti Rafael Nadal en quatre sets en huitième de finale, avec une insouciance saisissante, il a bien fallu reconnaître que ce garçon avait quelque chose de spécial. Ce serait lui faire injure que de retenir uniquement son impressionnant service : pour réussir deux telles performances à quelques jours d’intervalle, à moins de 20 ans, il faut avoir un mental hors normes. Faut-il voir dans ce parcours un simple coup d’éclat ou le début d’une grande carrière ? On ne peut préjuger de rien, mais quand on sait que le dernier jeune de moins de 20 ans à avoir fait tomber le numéro 1 mondial se prénommait Rafael Nadal (Roland Garros 2005, contre Federer), on ne peut qu’être impatient de voir la suite. La saison sur gazon a peut-être révélé au grand public un futur grand joueur, à qui rien ni personne ne fait peur.

Alors,  à quand un Milos Raonic ou un Grigor Dimitrov numéro 1 mondial ? Les résultats des demi-finales hommes sont venus rappeler que ce ne serait pas pour tout de suite. Roger Federer lui-même a déclaré que cette nouvelle génération ne lui faisait pas peur. En rappelant que lui, Nadal ou encore Djokovic avaient déjà percé à 23 ans (âge de Dimitrov et Raonic), il a subtilement sous-entendu que sa génération n’avait rien à envier à la nouvelle garde du tennis. Si le Big 4 s’est éteint, il y a fort à parier que Nadal et Djokovic vont encore  cadenasser les reines du circuit ATP pour quelques temps encore… Reste que Wimbledon est le tournoi du Grand Chelem qui a le plus de chances d’échapper au duo, pour, pourquoi pas, tomber dans l’escarcelle d’un joueur plus offensif (Federer ?).Du côté de la WTA, tout paraît plus ouvert. Mais malgré ses contre-performances récentes, on aurait tort d’enterrer Serena Williams trop tôt : l’Américaine a déjà réalisé plus d’un retour gagnant.

  1. avatar
    9 juillet 2014 a 15 h 22 min

    Rétrospective sympa.

    Juste : “Reste que Wimbledon est le tournoi du Grand Chelem qui a le plus de chances d’échapper au duo”

    Et l’open d’Australie alors???

    Fin bref, c’est sur que sur les temps de parcours, aucun jeune actuel à l’ascension fulgurante d’un Roger, Rafa, Djoko ou Del Potro. On est donc obligé de se contenter de demis exploits par ci par là pour occuper les discussions, mais Roger a raison : ils ne font pas peur.

    Ce big 4+1 (Del Po) est vraiment impressionnant, tant en longévité qu’en intensité. Ils vont laisser un grand vide quand ils partiront je pense. Rien que quand Roger va s’arrêter, il y aura un psychodrame. Si lui, écrit 10 ans plus tard “qu’il n’aimait pas le tennis et que c’est son père qui l’a forcé”, bah pour sur on le croira jamais.

  2. avatar
    9 juillet 2014 a 16 h 22 min

    alcazar

    mon enseignement est que Federer pourra encore bien jouer sur gazon meme l an prochain sur les autres surfaces j en doutes Sur la domination de Nadal Federer car 14 et 17 GC je mets NOLE en retrait car il est a 7 GC oui le duo a dominé le tennis depuis 2005…..Nadal etant depuis 10 ans interrompu TOP 5 personne n a fait mieux

  3. avatar
    10 juillet 2014 a 14 h 14 min

    Faut arrêter à un moment Armand. 7 GC, c’est extraordinaire, ça compte.

    Murray n’en aura jamais 7, Del Potro non plus, Wawrinka pareil. Et dans le passé, combien n’ont pas dépassé ce stade??? Il est dans le top 10 des joueurs de l’histoire de l’ère Open, que dire de plus? Il est devant Edberg et Becker par exemple… Allons, t’es t-il impossible de dire : “Djokovic est au même niveau de que les deux autres, il est juste sur la 3ème marche du podium”.

    Non, la seule vraie question de la semaine est : Mahut va-t-il conserver son titre à Newport??? là, il y a du suspense!

  4. avatar
    11 juillet 2014 a 13 h 45 min

    ALCAZAR

    ce qui est excessif est inutile…J apprecie ton analyse mais mettre NOLE sur le meme plan que Federer et Nadal voila ce qui est excessif

    Si tu ne trouve pas de difference entre 7 et 14 entre 7 et 17 alors il y a un probleme

    Bien sur que dans l absolu 7 GC c est enorme mais fais un effort de voir ceux qui sont devant lui

    On ne lui enleve pas de credit…Ce que je dis depuis toujours est fort simple : vous lui accordez plus qu il ne meritea

  5. avatar
    11 juillet 2014 a 13 h 51 min

    je n ai jamais mis Murray et Del potro au même niveau que NOLE. C est toi qui voudrait a chaque fois mettre NOLE au meme niveau que Nadal et Federer…Et c est sur ce point que je te dis non…Nole a certe du talent et une aura mais pas autant que ces deux la ! Voila ce que je dis Et meme il n est pas encore au niveau de BORG ou LENDL

    Federer c est tout de meme 25 finales GC Nadal 1 GC gagné sans arrêt depuis 10 ans….. En face NOLE ne fais pas le poids.

  6. avatar
    11 juillet 2014 a 14 h 21 min

    Bah ouais, mais on pourrait dire qu’il y a ceux qui sont au-dessus de 15GC, et les autres, en-dessous… donc que Nadal ne sera jamais au niveau de Fed. Et ils sont nombreux à l’insinuer.

    Djoko c’est 14 finales de GC! c’est déjà considérable. Un nombre de masters séries et de masters déjà élevé, et il est de 87, il va finir normalement au niveau de 10 GC, c’est exceptionnel! Comparons ce qui est comparable, dans 6 ans il aura l’âge de Roger, s’il a 10 ou 11 GC à ce moment là, qui pourra dire qu’on ne peux pas les comparer…

    Il a 42 matchs contre Rafa et ça donne 19/23 en faveur de Nadal.

    35 matchs avec Roger pour 18/17 en faveur de Roger…

    Allons, le bilan des confrontations les met sur la même planète, évidemment Roger est premier avec 10/10, Rafa 2ème avec 9/10 et Novak a 6,5/10 sur cette planète, mais c’est un habitant de la galaxie des monstres du tennis, c’est impossible de dire le contraire.

  7. avatar
    12 juillet 2014 a 8 h 36 min

    Oui, je prédis aussi que ça va changer et que Nole sera dans la zone de Borg au moins voire plus.
    Mais pour l’instant armand a raison, ses 14 finales c’est énorme mais une finale perdue ça compte pour du beurre!

  8. avatar
    14 juillet 2014 a 10 h 34 min
    Par momie

    D’accord avec Alcazar, Djokovic est l’égal de Nadal et de Federer

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