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Novak Djokovic : Une cuvée 2016 à nouveau millésimée ?
Photo Panoramic

Novak Djokovic : Une cuvée 2016 à nouveau millésimée ?

Nous sommes le dimanche 31 janvier. Le premier mois de l’année vient à peine de s’achever, et, déjà, la suite de la saison semble s’écrire sous nos yeux. Sur la Rod Laver Arena, la scène a de quoi marquer les esprits. Novak Djokovic, le taulier du circuit, vient de coller trois petits sets au numéro 2 mondial pour s’adjuger son onzième titre du Grand Chelem. Pourtant, la joie du Serbe est sobre. Tout juste distingue-t-on un sourire derrière ce point brandi. En patron, Novak Djokovic a fait le job. Si l’Open d’Australie vient à peine de s’achever, il est déjà temps de se projeter vers la suite de la saison tennistique, et plus particulièrement celle du Serbe. Peut-il réaliser une saison 2016 plus impressionnante que la précédente ?

Des progrès dans tous les compartiments du jeu

Ce qui impressionne d’emblée chez Djokovic, c’est cette capacité à progresser encore et encore, alors qu’il se trouve déjà au sommet du tennis mondial. On le sait, le Serbe possède depuis de nombreuses années un revers à deux mains quasi parfait. Ce qu’on réalise parfois moins, c’est que tous ses coups se sont nettement améliorés au cours des dernières années. Djokovic peut désormais tout faire avec son coup droit. On le savait capable de trouver des angles croisés très intéressants, mais on découvre depuis quelques mois sa capacité à accélérer la balle et à jouer long de ligne ou décroisé. Au service aussi, le Serbe a consciencieusement gommé ses lacunes. C’est d’ailleurs tout sauf un hasard si son Open d’Australie 2016 s’est achevé sur un ace. Qu’il semble loin, le temps où, en 2010, le numéro 1 mondial avait complètement perdu confiance en ce coup après avoir voulu modifier son geste… Le Serbe sert de mieux en mieux. Il varie les zones et les effets avec une aisance déconcertante. Jugez plutôt : sur toute l’année 2015, Djokovic a remporté 60% des points lorsqu’il a servi une seconde balle, soit une hausse de quatre points par rapport à 2014 (56)%. Djokovic continue donc de progresser, alors même que ses adversaires peinent à le rattraper. Il est parvenu à lisser son jeu, à travailler sur ses points faibles, comme l’a justement fait remarquer Roger Federer après sa défaite en demi-finale de l’Open d’Australie contre l’ogre serbe.

Un joueur qui donne l’impression de tout maîtriser

Djokovic est avait tout un grand professionnel. Il a poussé le souci du détail  un point probablemet jamais vu dans le tennis, et surveille tout ce qui est susceptible d’améliorer ses performances, de sa préparation mentale à son alimentation. Depuis 2015, le Serbe donne l’impression d’un joueur tout en contrôle, qui maîtrise chacun de ses coups lorsqu’il se trouve sur un terrain. Le Djokovic version 2011, lui aussi très dominateur, était un joueur sur un nuage, à qui tout réussissait. Après le mois de septembre et sa victoire à l’US Open, cet état de grâce s’était d’ailleurs dissipé. Il avait ensuite traversé la fin de la saison avec beaucoup de difficultés. Depuis 2015, rien de tout cela : le Serbe gère ses matchs et ses efforts avec une froideur déconcertante. De janvier à septembre 2015, le jeu du Djoker n’est d’ailleurs pas monstrueux. Certes, il domine un à un (presque) tous ses adversaires, mais il le fait avec contrôle, sans que son niveau de jeu ne marque réellement les esprits. La donne est différente depuis la tournée asiatique 2015. Cette fois, sa victoire à l’US Open, contre tout un stade acquis à la cause de son adversaire, semble l’avoir libéré. Et le début de cette année 2016 apparaît comme la confirmation de ce constat…

Un prédateur qui prend sa victime à la gorge dès les premiers coups de raquette

La principale différence qui semble pour l’instant exister entre le Djoker cru 2016 et son pendant 2015 concerne la gestion mentale des matchs. L’année dernière, la « spéciale Djokovic » consistait à mettre un coup de collier supplémentaire au moment du set décisif. On se souvent par exemple des 6-0 infligés à Wawrinka et Murray à l’Open d’Australie ou encore du 6-1 qu’a dû subir ce même Murray au cinquième set de Roland Garros. Djokovic possédait indéniablement les ressources mentales (et les capacités physiques !) pour mettre un coup d’accélérateur lorsque le match s’éternisait. Et en 2016, me direz-vous ? Le Serbe a décidé de faire encore plus mal, puisqu’il attaque désormais ses matchs pied au plancher, histoire de tuer dans l’œuf les espoirs de ses principaux rivaux avaient même que ceux-ci aient pu commencer à l’inquiéter. En moins d’un mois, Djokovic a ainsi infligé un 6-1 à ses trois principaux rivaux du (désormais révolu) Big 4 : Nadal d’abord, puis Federer et enfin Murray. Lors de chaque match, ce 6-1 a été le score du… tout premier set. Comme si Djoko cherchait à faire perdre tous espoir à ses principaux rivaux avant même que ceux-ci aient pu rentrer dans le match. Contre Nadal et Federer, le Serbe s’est d’ailleurs mis en mode rouleau compresseur, en réalisant, à chaque fois, deux sets de grande qualité. Résultat des courses ? 6-1, 6-2, dans les deux cas. Circulez, la démonstration est terminée. On avait rarement vu le Serbe aussi dominateur contre ses principaux rivaux.

Une moisson 2016 annoncée comme exceptionnelle ? Oui, mais…

C’est pour cette raison que le Djokovic de 2016 a toutes les raisons de croire à un cru 2016 à nouveau historique. On ne voit pas qui pourrait réellement contrarier son règne sur le circuit. Mine de rien, en l’espace de deux tournois en 2016, le numéro 1 mondial a tout de même éparpillé façon puzzle ses deux principaux poursuivants au classement ATP (Federer et Murray), son prédécesseur sur le trône de numéro 1 mondial (Rafael Nadal) ainsi que l’un des deux derniers joueurs à l’avoir battu en Grand Chelem (Kei Nishikori), sans qu’aucun n’ait pu opposer le moindre signe de résistance.

Mais cela ne signifie pas pour autant que Djokovic est certain de tout rafler dans les mois à venir. D’abord, le Serbe est, comme tout joueur, susceptible de faire l’objet d’une sortie de route, notamment face à un gros serveur. En 2015, on se souvient par exemple de ses difficultés face aux géants Ivo Karlovic (défaite à Doha) et Kévin Anderson (victoire sur le fil au 5e set, à Wimbledon). Enfin, à l’heure où de nombreux spécialistes spéculent déjà sur les futurs accomplissements du Serbe (18 Grand Chelem en carrière ? Le Grand Chelem calendaire pour 2016 ?), il semble bon de rappeler que dans le monde de la petite balle jaune, la roue peut très vite tourner. Récemment, c’est ce que les jurisprudences Nadal et Federer sont venus nous rappeler. En janvier 2010, alors que le Susse remporte son quatrième Open d’Australie, il est le tenant du titre dans trois des quatre tournois du Grand Chelem. Six ans plus tard, Federer n’a ajouté qu’un seul titre majeur à son palmarès : Wimbledon, en juillet 2012. Pour Nadal, le constat est le même : lorsqu’il remporte l’US Open, en fin d’année 2013 (contre Djokovic, d’ailleurs), il semble au sommet de sa gloire et au sommet du tennis mondial. Lui aussi, depuis, n’a gagné qu’un seul Grand Chelem depuis cette époque glorieuse.

Ainsi, si le passé récent incite à la prudence concernant les résultats futurs de Djokovic, force est de constater que rien ne semble en mesure d’arrêter l’ogre serbe, cette saison. Le numéro 1 mondial a réussi à écarter un à un les obstacles qui se dressaient sur sa route. Songez plutôt : en Grand Chelem, cela va bientôt faire quatre ans qu’il n’a plus goûté à la défaite contre Federer (depuis juillet 2012). Face à Murray, Djoko reste sur 14 succès en 16 rencontres, dont un cinglant cinq sur cinq en Grand Chelem. Enfin, autre stat ahurissante, Nadal n’a réussi à décrocher qu’un seul succès (la finale de Roland Garros 2014) lors de ses dix derniers matchs face au Serbe, depuis Pékin 2013. Novak Djokovic n’a pas simplement surpassé la concurrence. Il est actuellement en train de l’anéantir, froidement et efficacement. Si rien n’est écrit à l’avance, la saison 2016 risque bien d’être –à nouveau- djokosmique.

  1. avatar
    19 février 2016 a 2 h 11 min
    Par Nicolas

    comme dans la rubrique foot je constate que Novak Djokovic a encore droit à un article cela devient du nombrilisme outrancier.

    Franchement les autres joueurs de Tennis sont VRAIMENT de la merde,

    • avatar
      22 février 2016 a 20 h 32 min
      Par the sampras

      c’est le n°1 quand même et de loin, donc normal qu’il prenne de la place

      en 2016, à part un Stéphane Robert qui revient en grande forme, ça restera très dur pour aller le chercher.

  2. avatar
    23 février 2016 a 2 h 13 min
    Par Nicolas

    franchement le Tennis c’est devenu de la teub aujourd’hui, on ne devrait même plus retransmettre les matchs.

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