• Grille TV beIN SPORTS
Remember Wimbledon : les trois finales bijoux du roi Roger
Photo Panoramic

Remember Wimbledon : les trois finales bijoux du roi Roger

Le 6 juillet est une date à marquer d'une pierre blanche dans l'histoire de Wimbledon. En effet, historiquement, le Grand Chelem londonien était un peu plus avancé dans le calendrier annuel et le 6 juillet marquait régulièrement son dénouement. Ce fut notamment le cas en 2008, 2009 et 2014. Trois dates pour trois finales exceptionnelles avec un protagoniste commun : Roger Federer. Deux défaites pour une victoire, on a connu des plus beaux ratios mais c'est en grande partie grâce à lui que ces finales ont atteint une telle intensité et sont rentrées dans la légende. Le Vestiaire du Sport vous propose, à quelques heures de France-Uruguay, un retour en arrière comme on les adore.

2008, Nadal bat Federer 6-4 6-4 6-7 6-7 9-7 : le match du siècle 

Ce match-là, on en a parlé, re-parlé, re-re-parlé, c’est notre grand classique. Certainement, l’un des plus grands matchs de tous les temps. Tout y était : le niveau de jeu, la rivalité, le scénario, l’intensité dramatique. Cette finale était un match hors du temps que personne ne pourra oublier.

4h40 de combat mettant fin à 5 ans d’invincibilité de Roger à Londres. Après deux finales perdues face au King en 2006 et 2007, Rafa avait enfin pris sa revanche. Et de quelle manière ! Deux premiers sets parfaitement maitrisés, un 3ème set se jouant à rien finalement perdu au jeu décisif, et un tie-break du 4ème set atteignant des sphères insoupçonnées -on se souvient évidemment de ce passing de revers stratosphérique du Suisse pour sauver une balle de match-. Enfin, une dernière manche jouée au bout de la nuit, à la lumière des smartphones, bouclée par le taureau sur sa 4ème balle de match. Juste, wouah !

Après coup, Federer est obligé de confesser qu’il s’agit de la défaite la plus dure de sa carrière. Celui qui l’avait torturé quelques jours plus tôt sur le court Philippe Chatrier ne lui laissant que 4 jeux avait également pris le dessus sur son terrain de jeu préféré. Quel affront !

2009, Federer bat Roddick 5-7 7-6 7-6 3-6 16-14 : le match qui ne se termine jamais

Federer-Roddick en finale de Wimbledon, c’est du déjà-vu. On connaît la domination psychologique du Suisse sur l’Américain. Mais, ce match-là ne se déroula pas du tout comme prévu. Andy prend le meilleur départ pour empocher la première manche et se procure même 4 balles de set dans le tie-break du deuxième acte. Mais à 6-2 pour lui, il s’écroule complètement et rate même l’immanquable à 6-5. Une volée haute de revers collée au filet qu’il sort du court. Il doit encore en faire des cauchemars de celle-ci… C’est clairement le tournant de cette rencontre.

Ensuite, Federer s’impose une fois de plus au tie-break avant que l’Américain ne se révolte et se donne le droit de disputer une manche décisive. Et quelle manche décisive ! Un dernier acte interminable, irrespirable, légendaire qui se conclura par le seul break du match de Roger. Et oui, niveau cruauté, on est dans une autre dimension. Roddick, intenable sur sa mise en jeu jusque-là, a craqué au pire des moments. Certainement la défaite la plus tragique qu’il nous ait été donné d’observer.

Grâce à ce succès, le Suisse est redevenu numéro 1 mondial et est devenu le joueur le plus titré de l’histoire en Grand Chelem avec 15 trophées. Ciao Pete, un nouveau King est arrivé sur le trône.

2014, Djokovic bat Federer 6-7 6-4 7-6 5-7 6-4 : le tennis total 

On ne va pas se mentir. La dramaturgie de cette finale de Wimbledon ne vaut pas celle des deux précédemment mentionnées. Mais, le niveau de jeu atteint lors de ce match a été stratosphérique. Comme si on pouvait maintenant jouer sur gazon comme sur n’importe quelle autre surface. Et à ce jeu-là, c’est le Serbe qui a eu le dernier mot.

La stat’ qui a fait la différence est claire et limpide : le pourcentage de points gagnés derrière la 2ème balle. D’ailleurs, pour l’anecdote, c’est systématiquement la statistique que le Suisse demande à l’issue de ses matchs. Elle s’inscrit comme le baromètre de son jeu. Et ce jour-là, Djoko a été beaucoup plus fort avec une qualité de retour juste hallucinante. 65% de réussite pour le Serbe, et seulement 44 pour le Suisse. Il n’y a pas à chercher ailleurs. Service et retour, les deux coups les plus importants du tennis.

Djoko a mis fin à un an et demi de disette en Grand Chelem et a récupéré le fauteuil de leader à l’ATP à l’issue de ce chef d’oeuvre.

Après ce petit moment de douceur made in Wimbledon, va en double fenêtre au bureau ou pose ton aprem et hurle pour supporter nos Bleus !

  1. avatar
    6 juillet 2018 a 17 h 03 min

    Sauf que le 6 juillet 2009 c’était un lundi, la finale avait lieu dimanche 5/7.

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Retrouvez Your Zone sur

Compatible Smartphone & Tablette

Iphone & iPad

Abonnez-vous à la Newsletter