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Tu es des leurs, Stan !
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Tu es des leurs, Stan !

En gagnant à Flushing un 3ème titre en grand chelem après Melbourne en 2014 et Roland-Garros en 2015, Stan Wawrinka a écrit une nouvelle page en or de sa carrière. Bon joueur du top 15 jusqu'à 28 ans, il est devenu un immense champion. Lui qui refusait obstinément qu'on l'insère dans le Big 4 va bien devoir s'y faire, il est des leurs !

Toujours là quand on l’attend pas

Dans un article où je livrais un panorama des forces en présence, je citais Stan parmi les joueurs dont on ne devait rien attendre de particulier au vu de la fameuse “forme du moment”. Je me suis planté et pourtant ce n’est pas la première fois que le vaudois nous fait le coup. Pourtant, son été n’avait rien de flamboyant : battu au 2ème tour à Wimbledon par Del Potro, forfait aux JO à cause d’une blessure au dos et rapidement bouté hors de Cincinnati par Dimitrov, on ne peut pas dire que la confiance rayonnait… Il en était de même, souvenez-vous, avant son sacre à Roland en 2015 où il ne sauvait que 3 pauvres jeux face à Dimitrov à Monte-Carlo et s’inclinait piteusement face à Delbonis à Genève, seulement quelques jours avant le début du tournoi… J’ai compris, la prochaine fois qu’il se fait sortir au 1er tour du Queen’s, j’en ferai mon favori pour Wimbledon quinze jours plus tard. Humour mis à part, cette faculté à se métamorphoser totalement dans les gros tournois et face aux tout meilleurs font clairement de Stan un immense joueur.

Trois titres majeurs, à chaque fois face aux meilleurs

Il est vrai que le tirage au sort, les blessures, les surprises, font que parfois la route vers un Grand Chelem se trouve plus dégagée, et même si chaque titre en Grand Chelem a de la valeur, ceux de Stan en ont une particulière. A l’Open d’Australie 2014, il domine le numéro 2 mondial Novak Djokovic en quarts pour ce qui est sa seule défaite en Australie en 6 ans. En finale, c’est tout simplement le numéro 1 mondial d’alors Rafael Nadal qui tombe sous les coups de boutoir de Staminal. Alors, certes, Nadal s’est blessé au dos pendant cette finale mais même sans cette gène, le Majorquin avait concédé la première manche 6/3 et ce sans contestation possible. Les mauvaises langues quant à ce sacre Australien soi disant tronqué en seront pour leur frais à Roland-Garros un an et demi plus tard où il concasse Roger Federer en quarts avant de dominer en finale un Novak Djokovic pourtant ultra-favori et invaincu depuis le tournoi de Dubai. Et de quelle manière, en livrant un tennis total et en ne tremblant quasiment jamais tout au long d’un match à l’enjeu pourtant si crispant… Son succès new-yorkais est de la même veine : une balle de match sauvée au 3ème tour face à Evans avant de finir en trombe avec pourtant un menu terriblement compliqué : Del Potro, l’homme en forme de l’été, Nishikori qui ne lui réussit pas souvent, puis Djokovic l’incontestable numéro 1 mondial pourtant bien plus frais physiquement, car ayant bénéficié d’un parcours en mode promenade de santé (1 forfait, 2 abandons).

Le doigt pointé sur la tempe

Wawrinka n’est pas Federer, il n’a pas la main ni le palmarès de son ami Suisse. Mais le voir être devenu un si grand champion la trentaine une fois atteinte ne peut que forcer le respect. Souvent timoré dans l’ombre si inconfortable de Roger, Stan s’est peu à peu émancipé et a pris conscience de son potentiel, de son revers à une main, véritable matraque et surtout de sa force mentale. Cet index qu’il pointe sur sa tempe, devenu son nouveau gimmick après chaque succès est un symbole d’un nouveau Stan : très fort mentalement mais aussi qui joue avec son cerveau. Tout sauf une brute qui frappe sur tout ce qui bouge. Stan le sait, il est capable de mettre n’importe qui en situation d’inconfort sur n’importe quelle surface, ses succès sur Djokovic pourtant au sommet de sa carrière en 2015 et 2016 en attestent et le Serbe en a pleinement conscience : demandez lui quel joueur il redoute le plus sur une fin de tournoi, il y a de fortes chances qu’il vous réponde Wawrinka. 

Quelques chiffres ahurissants

Stan Wawrinka n’a battu que 3 fois le numéro 1 mondial dans sa carrière : à chaque fois c’est en finale d’un tournoi du Grand Chelem.

Stan Wawrinka a remporté les 11 dernières finales qu’il a disputé, sans compter la finale de Coupe Davis 2014 et avec au passage le prestigieux Masters 1000 de Monte Carlo face à Roger Federer.

Stan Wawrinka a attendu l’US Open 2013 et l’âge de 28 ans pour atteindre pour la première fois le dernier carré d’un tournoi du Grand Chelem. Entre 2005 et 2013, il n’a jamais dépassé les quarts de finale en 34 participations. Depuis, il a remporté 3 titres et atteint 3 demi-finale en 12 participations.

  1. avatar
    13 septembre 2016 a 15 h 45 min

    Entìèrement d’accord !
    On ne peut que se réjouir d’une si belle éclosion tardive. Le plus incroyable est peut-être le fait qu’il n’ait pas atteint de demie en GC avant 2013. On peut probablement invoquer le “Big 4″ qui se retrouvait régulièrement en demies justement.

    Intéressant également que ses trois finales aient été remportées contre le no. 1 en exercice !

  2. avatar
    14 septembre 2016 a 17 h 05 min
    Par Guga57

    C’est clair, Stan merite d’etre considere comme le 5e homme. Il y a 5-6 ans, on pensait que ce 5e homme serait Del Potro, mais les blessures ne lui ont malheureusement pas laisse accomplir la carriere qu’il aurait merite, meme s’il lui reste encore un peu de temps pour reconquerir les sommets. Finalement c’est donc Wawrinka qui a pris cette place et qui meriterait vraiment (et je ne suis visiblement pas le seul a le dire) que les medias revisent l’appellation BIG 4 en BIG 5 ;)

  3. avatar
    14 septembre 2016 a 22 h 22 min

    De mon côté je trouve qu’il y a seulement un Big 3 avec 17, 14 et 12(+) GC. Les autres ne sont que des seconds couteaux avec 3 GC ou moins.

    • avatar
      16 septembre 2016 a 10 h 19 min
      Par Guga57

      Salut Fabrice, evidemment, je te rejoins totalement. La meilleure expression aurait ete BIG 3 mais vu que c’est la BBC qui est a l’origine du terme, la chaine britannique a logiquement fait preuve de chauvinisme en incluant Murray avec les 3 legendes (Fed, Nadal, Djoko).

      Perso je pense qu’on devrait parler, soit de BIG 3 (comme tu le dis Fabrice), soit de BIG 5 avec Stan Wawrinka au meme niveau qu’Andy Murray. Mais maintenant que l’expression BIG 4 est entree dans les moeurs, je pense que les medias auront plutot tendance a inventer l’expression BIG 5 plutot que faire marche arriere en admettant que le fosse est immense entre Wawrinka et Murray qui sont plus proches de Cilic et Del Potro en termes de palmares que des 3 monstres aux 43 GC ;)

  4. avatar
    17 septembre 2016 a 23 h 04 min
    Par the sampras

    Sur le terme Big 4, je crois qu’il y a une incompréhension. Pour moi ça ne veut pas dire que chacun devait avoir gagner 10 Grand chelem pour en faire partie. C’était surtout pour illustrer le fait que pendant plusieurs années on retrouvait les 4 mêmes joueurs en demi finales de presque tous les GC et Masters 1000. Pour qu’un autre joueur arrive en demi-finale, les Berdych, Tsonga, Ferrer, Wawrinka et compagnie devait taper un membre du big 4 et il faut le dire ça n’arrivait pas très souvent.
    Un peu comme le big 4 qui existait en 1ère League à l’époque avec Man Utd, Chelsea, Arsenal et Liverpool : ça montrait le fait que ces 4 là trustaient chaque année les 4 premières places, pas pour dire qu’en 8 ans ils devaient avoir 2 titres de champion chacun.
    Donc pour moi le big 4 a bien existé, mais ce n’est plus le cas depuis un certain temps, on est passé au big 1.

  5. avatar
    18 septembre 2016 a 1 h 27 min
    Par Nicolas

    Guga salut j’aimerais savoir combien de raquettes sont détruites par an parce que cela doit faire tout un magasin en entier.

    Stan serait encore plus sympa si il cesserait d’en péter justement

  6. avatar
    18 septembre 2016 a 12 h 15 min

    Stan a reconnu très humblement après son sacre à Roland en 2015 qui le faisait égaler Murray qu’il ne se sentait pas du tout à la hauteur de l’écossais dans la hiérarchie : effectivement si il s’est fait une place de choix dans le gotha en gagnant 3 titres majeurs dans cette époque où les cadors ne laissent que des miettes, il demeure la 5ème roue du Big 5 (mais déjà quel honneur d’en faire partie!).
    Effectivement, malgré leurs 3 grands chelems chacun, Murray a 2 titres olympiques, beaucoup plus de titres en Masters 1000 et de finale et de demi-finale en GC de Stan, ce que le Vaudois a très justement reconnu.

  7. avatar
    19 septembre 2016 a 15 h 12 min

    Bonjour Sampras, bien vu pour ton explication du Big 4.
    C’est vrai que Murray, bien qu’avec “seulement” 3 GC, il a aussi une pelletée de finales (perdues seulement contre Federer et Djoko), en plus de ses 2 titres olympiques.

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