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Volvo Ocean Race : Brain drain français
Photo Panoramic

Volvo Ocean Race : Brain drain français

Franck Cammas, champion en titre de l’épreuve avec Groupama, a fait des émules et aiguisé l’appétit des sponsors pour les skippers français. Les talents tricolores, au cœur des projets étrangers, brillent lors de cette édition.

Charles Caudrelier était déjà aux côtés de Franck Cammas lors de sa victoire à bord de Groupama en 2012, sur la Volvo Ocean Race, tour du monde en équipage et avec escales. Il navigue lors de cette édition comme skipper de l’équipe chinoise « Dongfeng » au milieu d’une équipe au fort accent tricolore et breton avec notamment Pascal Bidégorry en navigateur.

Les autres bateaux ne sont pas en reste avec trois Français sur Mapfre (vainqueur de la dernière étape à Auckland) dont Michel Desjoyeaux, marin le plus titré en solitaire. On en compte aussi un sur Team Brunel et un sur Alvimedica. Un contingent français impressionnant dispute la course, pas étonnant vu la qualité des marins tricolores et la reconnaissance dont ils bénéficient surtout en Chine où l’on n’hésite jamais à faire appel à des compétences extérieures pour atteindre l’excellence sportive (c’est le cas en cyclisme sur piste ou en escrime notamment).

Le fameux transfert de compétence

La France est en avance avec ses structures fédérales et le soutien de marques comme MACIF qui ont permis de révéler François Gabart, le skipper français du moment (vainqueur de la Route du Rhum et du Vendée Globe).Comme le constate Mark Turner, président d’OC Sport, un des instigateurs du projet chinois : « la Chine est en voile au niveau de la France en 1960, c’est encore un sport de niche. » Les talents manquent, les structures se développent à peine mais les ambitions sont importantes.

Une aubaine pour des Français à même de monnayer leur participation et d’opérer la formation de l’élite des quelques « 1000 personnes en formation dans le système fédéral de voile chinois. » De là à dire que les élèves dépasseront bientôt les maitres ou qu’ils pourront les copier, il y a un pas qui laisse Mark Turner dubitatif car « il leur manquera toujours le feeling, le flair des européens. Les chinois apprennent la voile à l’école depuis leurs 14-15 ans sur une seule catégorie de voile et n’ont jamais grandi en mer. Il y a très peu de vrais marins en Chine. » Les marins français ont toujours une manœuvre d’avance et exporte de plus en plus leur savoir faire à l’étranger. Cependant, leur attrait pour la Volvo Ocean Race cache une autre raison.

« Les français sont fascinés par la course en solitaire, c’est dans la culture française là où les anglo-saxons préfèrent suivre la Volvo Ocean Race », assène Mark Turner. A l’instar des ingénieurs qui vont chercher meilleur salaire dans des Biotechs outre-Atlantique, les marins français offrent donc leurs services aux nations émergentes de la voile. Mais le plus souvent pendant les périodes creuses du calendrier français axé lui sur la course en solitaire, le graal tricolore.

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